Royan

Dès les années 1820, le tourisme balnéaire se développe sur les côtes de la Charente-Inférieure. Mais, en 1870, Royan est reliée à Bordeaux par le bâteau à vapeur et en août 1875, raccordée aux chemins de fer. Très rapidement, des dizaines de milliers de visiteurs – dont de nombreux parisiens – se rendent chaque année dans la petite cité côtière. 71 000 en 1881, 100 000 en 1900. Durant toutes ces années, l’urbanisme royannais va donc subir de nombreux changements, entraînant la percée de quelques avenues sur le front de mer et la construction de nombreuses villas vers Pontaillac au Nord ou sur le Parc au Sud. Les communes attenantes (St-Georges-de-Didonne et Vaux-sur-mer) sont également concernées par ce type de développement, ainsi que Saint-Palais lorsque le « petit train » la relia au bourg de Royan en 1897.
Leurs propriétaires étaient pour la plupart plutôt « sages », et firent construire de jolies bâtisses d’un style qu’on pourra, pour généraliser, qualifier de style « bord de mer » : régionaliste (s’inspirant des styles normands ou basques) et de ce style éclectique en vogue à l’époque. On trouve quelques exemples sur la plage de Pontaillac :

 

On retrouve tout de même quelques détails vraiment Art nouveau sur des ferronneries ou des céramiques du Front de Mer, côté Parc, surtout sur la villa Le Cygne que j’ai pu découvrir lors d’un passage à Royan fin décembre:

 

La maison la plus (d)étonnante du quartier du Parc en a été l’une des toutes premières constructions, bâtie en 1886 par Eugène Gervais… pour lui-même. Cette villa, la villa Koziki, est d’inspiration japonaise. On trouve des informations à son sujet :
– sur le site du Patrimoine royannais
sur le blog « Un voyage au Japon ».

Ayant improvisé ma visite à Royan, je n’ai pas trouvé cette villa dont je connaissais pourtant l’existence. Ni celle-ci, ni au demeurant les villas Orchidée ou Hélianthe et leurs détails art nouveau. Dommage, mais ce sera pour une autre fois.

Le bombardement du 1945 ayant détruit une grande partie de la ville (et les archives municipales), on peut être satisfait que la périphérie n’ait pas trop subi le même sort. La reconstruction de la ville a permis en tout cas de savoureux mélanges :
Mes sources :
– Guide « charente-Maritime – Saintonge », Gallimard
– « Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime », éditions Flohic.

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