Guimard, Guimard, Guimard

Il faut bien reconnaître qu’il y a des blogueurs bien plus actifs que moi sur le sujet. Allez donc faire un petit tour sur http://www.hguimard.fr/ si vous voulez avoir un aperçu de la vie contemporaine des créations de notre cher Hector, entre ventes aux enchères, objets exposés dans les musées, ventes d’appartement, etc.

Du côté des articles de fond, Georges Vigne a offert au Cercle Guimard les fruits de ses recherches sur la tombe d’Albert Adès. C’est à lire ici :
http://www.hector-guimard.net/fr/

Et puis, évidemment, ne manquez pas le nouveau « Guimard, L’art nouveau du métro« , qui vient d’être réédité chez « La Vie du Rail ». C’est toujours aussi riche d’informations… et évidemment des nouveautés viennent compléter l’ouvrage, en particulier une superbe photo en double page du Pavillon de Bastille.
Pour en savoir plus, c’est par ici : http://laviedurail.com/0115-2911-Guimard-L-art-nouveau-du-metro.html

 

Attractions : Conférences de Pascal Rousseau

Le mercredi 17 octobre avait lieu au Palais de Tokyo la première des conférences du cycle « Attractions » de Pascal Rousseau. Il revenait ou plutôt allait et venait sur les origines de l’abstraction. Les origines, les prémisses, les balbutiements, la procréation… On est passé de Kupka aux toiles futuristes d’une peintre suédoise vers 1860, de Newton à Mondrian en passant par le spiritisme, la représentation du son, la photographie de la pensée (mais oui…) ou encore trois figures style Sécession (qui m’ont fait divagué un court instant en repensant à Liège). Évidemment l’Art nouveau a été cité en exemple : ses arabesques, ses motifs géométriques, Klimt ou Van de Velde. Évidemment Van de Velde ! Je crois qu’il a montré la pub pour Tropon, mais c’était il y a un mois et je n’ai pas pris de notes… Évidemment j’espérais bien un petit papier peint de notre ami Hector Guimard, mais qu’importe, l’essentiel était là, l’Art nouveau était cité.

L’autre point essentiel, c’est que cette conférence était absolument passionnante. D’abord parce que je suis curieux et que sur le sujet de l’abstraction j’ai presque tout à apprendre. Ensuite parce que Pascal Rousseau est brillant, captivant, un orateur sans le moindre de ces « heu » qui rognent un discours.

Rendez-vous donc demain, mercredi 14 novembre pour la suite. Sans Art nouveau mais avec tant à apprendre.

Pour en savoir plus sur le cycle de conférences :
http://www.palaisdetokyo.com/fr/conference/attractions-0

Douane ! Vos papiers (peints) s’il vous plait

Hop hop hop, Kyôto nous attend ! Eh oui, nous retournons là-bas quinze jours…

Je devais faire un retour sur la conférence de Jérémie Cerman sur le papier peint Art nouveau, conférence liée à la sortie du livre mais vous savez déjà tout ça… mais je n’ai pas eu le temps (vous êtes habitués). Malgré mon mutisme, c’était passionnant, et je laisse la parole à La Tribune de l’Art pour un long long article au sujet du livre :

http://www.latribunedelart.com/le-papier-peint-art-nouveau-creation-production-diffusion-article003861.html

 

Jules et Jim

Allez, encore du cinéma…

Jules et Jim, le célèbre film de François Truffaut, débute en 1912. L’Art nouveau laisse encore quelques traces sur les murs en cette période. Ainsi voit-on une enseigne d’hôtel en céramiques Art nouveau et deux affiches, mais comme j’ai oublié lesquelles, le billet sera définitivement très court.

Le fantôme de la Samaritaine

Hier soir, j’ai eu l’immense honneur de voir en avant-première le film de Léos Carax, Holy Motors. Je ne veux pas dévoiler le film (étonnant !) mais on peut y voir une scène magnifique (MA-GNI-FIQUE) dans la Samaritaine en travaux.

« Ils vont en faire un hôtel« , dit la femme à l’homme. Une simple phrase pour dévoiler aux spectateurs qui l’ignorent qu’il y a eu un avant et qu’il y aura un après, que donc le bâtiment est entre deux états.

Les lignes des rampes d’escalier sont assez longuement montrées et offrent un visage délicat à cet endroit vide et sombre (ben oui c’est la nuit), et l’on aperçoit même (très vite) quelques motifs Art nouveau sur les murs du dernier étage.

… Mais je n’en dis pas plus, d’abord parce que je n’ai pas le temps, ensuite parce que j’ai tout dit.

Expo photo à Gérardmer

Je ne voudrais pas décevoir le maire de Gérardmer, mais je ne promets pas de venir dans les Vosges pour voir leur « été Art nouveau », mes destinations de vacances m’entraînant en d’autres contrées beaucoup beaucoup plus à l’est (puisque je retourne au Japon) et beaucoup plus au sud (puisque Saintes et Agen).

En revanche, cher lecteur, tu es chaleureusement invité à te rendre à la Médiathèque de cette jolie ville en juillet ou août (houhoutte ?) pour y découvrir des photographies de l’Art nouveau à Nancy et Strasbourg… et pour ensuite participer à ce blog en faisant une petite chronique. D’accord ?

À noter dans ce cadre une conférence sur l’Art nouveau le vendredi 27 juillet à 20h…

Voilà, j’ai presque tout dit, et tout le reste est par ici :

http://mediathequegerardmer.hautetfort.com

Sortie du livre « Le papier peint Art nouveau. Création, production, diffusion »

Je l’avais évoqué… Voilà voilà, c’est du concret, il est publié…

Jérémie Cerman
Le Papier peint Art nouveau
Création, production, diffusion

Beaux-Arts, 28 x 24 cm, 304 p., relié
200 illustrations tout en couleur
Prix public : 75 €, parution : mai 2012
ISBN : 978-2-84934-093-6 – Distribution Vilo

Alors voilà le texte du dossier de presse hop hop hop un petit copier-coller :

Depuis son renouvellement en Angleterre, grâce à William Morris et aux créateurs du mouvement Arts and Crafts, jusqu’à l’émergence de l’Art nouveau en Europe continentale, le papier peint fut le lieu de toutes les attentions sur les scènes artistiques européennes. Dans le même temps, les fabricants et les dessinateurs spécialisés qu’ils sollicitaient adoptèrent progressivement une esthétique inspirée par l’Art nouveau, jusqu’à ce que ces motifs constituent une part majoritaire des collections commercialisées à partir de 1900. Grâce à une investigation menée au sein des milliers de modèles générés par l’industrie du papier peint, Jérémie Cerman aborde, dans cet ouvrage, de nombreux aspects du phénomène : l’activité des manufactures, les pratiques des ateliers de dessin industriel, le contexte de mise en vente de ces produits… Il montre notamment comment ces articles bon marché ont contribué à une très large diffusion du goût moderne dans les intérieurs de la Belle Époque : cette nouvelle esthétique est venue agrémenter le quotidien de toutes les catégories sociales. D’un style bien marqué par la modernité ou d’un goût parfois plus consensuel, les papiers peints répondirent dans une certaine mesure aux idéaux sociaux de l’Art nouveau.

Spécialiste du papier peint Art nouveau, Jérémie Cerman a déjà publié des articles sur le
sujet, tant en France qu’à l’étranger (États-Unis, Angleterre, Suède et Suisse). Ce livre fait
suite à sa thèse de doctorat, menée sous la direction du Professeur Éric Darragon à
l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et lauréate en 2010 du Prix Richelieu de la
Chancellerie des universités de Paris.

Jérémie Cerman a également co-dirigé la publication des actes du colloque Visible et Lisible. Confrontations et articulations du texte et de l’image (Nouveau Monde éditions, 2007) et enseigné l’histoire de l’art dans les universités de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de Picardie Jules Verne à Amiens. Il est actuellement pensionnaire à l’Institut national d’histoire de l’art et rejoindra l’Université Paris IV en tant que Maître de conférences en septembre 2012.

Cet ouvrage a été publié avec le concours de l’École doctorale 441 Histoire de l’art (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), de l’espace culturel Les 26 Couleurs (Saint-Fargeau-Ponthierry), du Musée des Arts décoratifs de Paris et du Musée du Papier Peint de Rixheim.

L’ouvrage sera présenté mardi 19 juin et une séance de dédicace est organisée le 3 juillet.

Mardi 19 juin 2012 à partir de 18h :

Présentation de l’ouvrage

Institut national d’histoire de l’art, salle Jullian, 1er étage – 2 rue Vivienne – 75002 Paris

En partenariat avec l’ED 441 Histoire de l’art – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

En présence d’Éric Darragon (Professeur émérite d’histoire de l’art, Université Paris 1
Panthéon-Sorbonne) et d’Alain Bonnet (Maître de conférences HDR en histoire de l’art,
Université de Nantes).

Mardi 3 juillet 2012 de 18h à 20h :

Dédicace à la Librairie du Musée des Arts décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris

Un joli petit tour à Nancy

Ah pour une surprise, ce fut une surprise ! Parce que mon anniversaire approchait, Ch. me fit une surprise, celle de m’emmener quelque part, sans que je sache où. Bon, évidemment, une fois arrivés à la Gare de l’est, l’interrogatoire est arrivé à son terme : le train était direct pour Nancy.

C’était donc la troisième fois que je me rendais à Nancy, le 30 mai dernier, après un week-end en groupe, en septembre 2008, et un aller-retour tout seul, en août 2009, pour voir surtout l’exposition Majorelle…

Au programme côté Art nouveau, la visite de la Villa Jika, toujours aussi merveilleuse… ET des photographies, évidemment :

Le chalet blanc fait grise mine

Dans un article intitulé « Comment sauver la maison d’Hector Guimard » sur un blog du journal Le Monde, la journaliste Pascale Kramer s’inquiète de l’état du la villa Le Chalet blanc (construite par Hector Guimard en 1908) qui se dégrade.

http://sceaux.blog.lemonde.fr/2012/05/29/comment-sauver-la-maison-dhector-guimard/

Embarras de la mairie, inquiétude du Cercle Guimard, problèmes financiers du propriétaire, l’article résume bien la situation et pointe du doigt le nœud du problème pour la sauvegarde de ce type de patrimoine : Comment conjuguer les coûts, les aspects administratifs (classement à l’inventaire, droit de regard de la Mairie) et le droit de propriété privée ?

Mais où étais-je donc passé ?

Bon bon bon, il serait peut-être temps de reprendre un peu les choses en main sur ce blog… Je sais, je le promets régulièrement…

En attendant quelques billets (approfondis ou pas), un petit quizz pour voir s’il y en a encore qui viennent par ici. Où étais-je dimanche vers 17h15 lorsque j’ai pris cette photo ?

 

Bye Bye Blondie

Retour du cinéma, où j’ai vu Bye bye Blondie, de Virginie Despentes, film lesbo-punk-mediatico-rock se passant en partie à Nancy. Alors… De l’Art nouveau dans quelques plans ? Heu… un coin de maison non identifié (voire peut-être pas Art nouveau tellement c’est passé vite) et un pignon qui m’a semblé venir de la Villa Bergeret (là encore c’est passé très vite, et après un dîner italien et un verre de vin l’image s’est déjà un peu troublée dans mes souvenirs…) en tout cas ça sentait le Weissenburger.

Et sinon ?

Sinon… Demain, peut-être, un autre jour, peut-être, vous parlerai-je du mobilier liberty dans Mort à Venise

D…Y

Debussy, Dessay.

Natalie Dessay vient de sortir un disque de mélodies de Debussy. Qui dit musique d’époque 1900 dit pochette vaguement inspirée de Mucha… et évidemment la police Böcklin ! Tant qu’à faire dans le cliché, allons-y franchement…
L’autre fonte, que j’oserai qualifier de « mackintoshienne », nous épargne heureusement une dégoulinade totale. Après une petite recherche, je découvre que c’est Copasetic : (www.dafont.com/fr/copasetic.font). Une police gratuite ? Ben oui…

Tiens à propos de police de caractères je n’ai jamais parlé de « Un Monstre à Paris« …

Fantômes ?

Mes billets, qui me permettent dorénavant, presque à chaque édition, de glisser l’adjectif « sporadique », sont parfois comme des fantômes. Planqués dans les placards, les voici qui, un jour, font surface, comme un drap blanc glissant dans un couloir au milieu des troiles d’araignées en faisant wooouuuhhh et peur aux enfants.*

Tout ça pour en venir à ces quelques photos d’Italie. Quatre ans ont passé depuis mon dernier séjour dans les Pouilles, et les bâtisses Art nouveau du coin étaient toujours en attente d’un petit (ou long) billet pour compléter celui sur Lecce. Bref… C’est vers Nardo, je crois, sur la route qui va vers la mer, qu’on peut apercevoir quelques très belles constructions du début du vingtième siècle. Les styles sont néo-classiques, mauresques, liberty, ou mélangent un peu tout cela… Voici en tout cas des photos des deux plus belles.

 

 

 

 

 

 

Je ne ferai aucun commentaire supplémentaire, mais n’hésitez pas…

Ah si en fait je vais faire un commentaire : la deuxième avait l’air un peu abandonnée, ne me demandez pas si elle l’est toujours.

* On notera au passage l’usage indélicat d’un zeugme. Vous n’êtes pas venus ici pour rien.