Article dans le Parisien

Hier, un journaliste m’a posé quelques questions au sujet d’un entourage Guimard précis. Je lui ai expliqué que l’entourage avait la particularité d’être signé « Hector Guimard architecte » car il datait de 1900, époque où Guimard et la Compagnie du Métropolitain de Paris travaillaient ensemble. En 1902, les deux parties se séparaient après accord financier, et la C.M.P., détentrice des droits, continua à reproduire des entourage Guimard…

Le journaliste a résumé ces propos, et le résultat peut porter à confusion :

« La plupart des bouches de métro que l’on peut voir de nos jours à Paris sont des reproduction, souligne Arnaud Rodriguez, spécialiste de l’Art nouveau et membre du cercle Guimard. La particularité de celle-ci est d’être signée de la main d’Hector Guimard.« 

L’article complet est dans le Parisien, édition du Val-de-Marne, de ce mercredi 5 mai 2010.

Article dans « Nogent Culture »

Les habitants de Nogent-sur-Marne peuvent lire ma prose dans le magazine « Nogent culture » qui est diffusé depuis ce mercredi 28 avril. J’y ai en effet écrit un article intitulé « L’Art nouveau, un centenaire en pleine(s) forme(s)« , qui tente de résumer ce mouvement en quelques paragraphes : ses variantes, ses influences et sa présence à Nogent. C’était une grande première pour moi : écrire un article sur ce sujet en dehors de ce blog, dans un magazine diffusé à 19 000 exemplaires… et écrire un article résumant l’Art nouveau, chose que je n’avais même jamais faite ici.

Quand au rapport avec Nogent… j’ai déjà semé ici quelques photos de l’Art nouveau de cette ville où je travaille depuis novembre, mais ce n’étaient que quelques tout petits exemples par rapport à tout ce qu’on peut y voir. L’article a donc aussi pour but d’annoncer le thème choisi par la ville de Nogent-sur-Marne pour les journée du patrimoine qui auront lieu les 18 et 19 septembre prochain… l’Art nouveau donc, avec une exposition (du 4 au 19 septembre) en partenariat avec le Cercle Guimard, des visites guidées et un spectacle haut en couleurs*.

Pour lire l’article en ligne… www.ville-nogentsurmarne.fr
* Je corrige ici la faute que j’ai faite dans mon article…

Des pages et des pages…

J’ai acheté il y a quelques temps un livre très intéressant, intitulé « Couleurs et formes, l’héritage du XVIIIème siècle dans l’école de Nancy« . Il permet de rappeler que non, l’Art nouveau n’a pas ignoré brutalement tous les styles précédents, mais qu’il s’est nourri de nombreuses influences chez certains artistes, Gallé et Majorelle pour n’en citer que deux. Je pensais trouver le temps de le lire et d’en parler assez longuement ici, mais non, j’abdique… un jour peut-être.

Je ne parlerai pas non plus de ce tout petit livre acheté ce mardi pour trois petits euros Paris belle époque, architecture 1890 – 1914 (aux éditions AAM – photo ci-dessous), petit livre indispensable puisque qu’il présente des photos et gravures qu’on n’a pas l’occasion de voir souvent… Je n’en parlerai pas car vous allez courir l’acheter chez Mona Lisait (celui de la fontaine des Innocents) !


Parlerai-je donc de ma dernière acquisition, le catalogue de l’exposition qui eut lieu aux Arts décoratifs en 1971 : « Pionniers du XXème siècle : Guimard, Horta, Van de Velde » ? Un peu plus. Parce qu’en le feuilletant, me voici plongé dans un rêve, celui qu’une telle exposition voie à nouveau le jour… Si je n’avais pas peur d’abîmer cet ouvrage, je le glisserai quotidiennement dans mon sac les jours qui viennent, pour m’abreuver d’images et de mots, de plans et de citations. De citations déjà lues, oubliées, et qu’il est bon de rappeler :

Abandonnons la feuille et la fleur, retenons la tige

(Horta, 1895)

Je répèterai toujours que 1900 a été une période d’affranchissement spirituel formidable : enthousiasme, ferveur, esprit constructif. Par exprit constructif, j’entends qu’ax pastiches et aux fossibles qui encombraient le marché à ce moment là, les novateurs de 1900 opposaient des créations totales, puisées aux sources vives de l’imagination et s’appuyaient sur la nature, sur les aspects les plus vivaces de la nature

(Le Corbusier, 1933)

Envie d’une table de milieu ?

Les ventes aux enchères présentant des objets Art nouveau sont légion, mais je signale celle organisée par Artcurial le 8 juin… On pourra en effet y voir (et acheter… qui ? qui ? qui ?) une table Hector Guimard qui – ô joie – est en photo sur leur site web… Il sera surtout intéressant pour le commun des mortels d’aller admirer cette pièce (mais également du Tiffany et du Van de Velde) lors de l’exposition :

Du 4 au 7 juin 2010, de 11h à 19h
Hôtel Marcel Dassault
7 rond-point des Champs-Élysées
75008 Paris

http://www.artcurial.com/fr/actualite/cp/2010/2010_06_08_1815_art-deco.asp

L’Art nouveau de Tunis à la télévision mercredi 28 avril 2010

L’émission « Des racines et des Ailes » comportera mercredi 28 avril un reportage sur l’Art Nouveau à Tunis.

Faute de temps, je recopie ici l’article de Judaïque FM http://rencontrejfm.blogspot.com/2010/01/emission-des-racines-et-des-ailes.html :

En cette fin du XIXe siècle, Tunis possède la vivacité spontanée d’un creuset d’ethnies et de traditions qui anime la vie sociale tunisienne, et qui lui vaut le qualificatif de « tour de Babel » ; c’est dans cette babélique atmosphère que l’Art Nouveau fait son apparition à Tunis, signe précurseur et authentique de modernité dans le domaine artistique. L’architecte français Jean Resplendy, né en 1866 à Perpignan et formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, a été le premier initiateur de ce style avec la réalisation de l’Hôtel de France, rue Léon Roches, l’actuelle rue Mustapha-M’Barek. A cet heureux début de l’Art Nouveau, s’ajoute un exploit encore plus important pour le profil dimensionnel de Tunis. Il s’agit du grand îlot au croisement des deux principaux axes de la ville nouvelle, destiné à accueillir un compact mais articulé complexe : le Théâtre municipal, le casino d’hiver « Le Palmarium » et l’hôtel Tunisia Palace. La réalisation de tout le complexe est confiée à Resplendy. De l’ensemble municipal, prévu et défini dans ses différentes parties depuis 1899, entamé en 1901 et terminé en 1904, il ne reste aujourd’hui que le théâtre. Le Théâtre municipal est certainement l’édifice le plus remarquable du complexe. Les divers espaces internes du théâtre, du vestibule au foyer, reflètent le langage Art Nouveau d’inspiration baroque. La salle de spectacle, les baignoires et le reste ont été confiés à l’architecte Lucien Voog , spécialiste des espaces théâtraux, ayant déjà travaillé à d’analogues typologies, successivement à Paris et à Vichy.

Et un lien vers un site pour quelques illustrations : http://1900.art.nouveau.free.fr/?Theatre-municipal-de-Tunis

Conférence-visite au Puy en Velay

Dimanche 25 avril, le Pays d’art et d’histoire de la communauté d’agglomération du Puy organise une conférence suivie d’une visite sur l’Art nouveau et l’Art déco, en présence de deux guides conférenciers.
Durée totale : 3h

Rendez-vous :à la Commanderie Saint-Jean au Puy-en-Velay, à 14h

Prix : 5€. Tarif réduit : 3 €
Renseignements : 04.71.09.38.41

Miroir, ô mon miroir, dis-moi qui peut me restaurer ?

Sophie a fait l’acquisition d’un miroir avec encadrement Art nouveau et en recherchant des informations sur Internet elle a découvert ce blog… Elle recherche surtout à savoir comment le faire restaurer .

Voici son message :
Le cadre de bois était recouvert de frises de plâtre aux motifs floraux qui se sont effritées dans leur plus grande partie. Le fronton, en plâtre lui aussi, est bien conservé. L’ensemble mesure 123 cm de hauteur et 83 de large. Je suis à la recherche de spécialistes de l’Art Nouveau qui pourraient me renseigner sur sa facture, et d’artisans staffeurs pour le faire restaurer (dans Paris ou ses environs).

Merci d’y répondre en laissant un commentaire ou en m’envoyant un mail si vraiment votre réponse est trop indiscrète…

Un autre blog

Encore un billet pour présenter un blog. Cette fois-ci, c’est celui d’Olivier, dessinateur fan d’Art nouveau… Il dessine beaucoup de personnages féériques entourées de jolies arabesques et d’arcs outrepassés à la Mucha, artiste qui inspire beaucoup le jeune homme (parce que je suppose qu’il est jeune…)

C’est par là que ça se passe :

http://art-nouveau.over-blog.com/

Guimard, encore !

J’ai profité de l’un de mes après-midi de congés de la semaine dernière pour (enfin) aller du côté du seizième arrondissement. Le temps incertain ne m’y a poussé qu’en fin d’après-midi, je n’ai donc fait qu’un petit tour…

… du côté de la rue La Fontaine tout d’abord, pour revoir l’hôtel Mezzara…


…Puis le Castel Béranger et voir l’entrée refaite…

… Puis encore un peu plus haut et l’ensemble de la rue Agar…


… ensuite 122 avenue Mozart et 124 avenue Mozart, adresses où je n’étais encore jamais allé (dingue, non ?)

… L’endroit est vraiment très intéressant, car permet de voir du Guimard de 1909 avec l’hôtel Guimard, et du Guimard de 1924 avec l’immeuble Houyvet.

… Et après un petit saut de métro et de RER, j’ai pu enfin, car j’avoue je n’y étais jamais allé non plus (dingue, non ?), oui j’ai pu enfin allé voir l’édicule de la Porte Dauphine…

… Sans oublier que le matin, j’étais passé rue Pavée, et que je m’étais évidemment arrêté faire… hop… un petit cliché !

Crime et châtiment – nouvelle exposition du musée d’Orsay

Le musée d’Orsay nous offre jusqu’au 27 juin 2010 l’exposition « Crime et Châtiment » que j’ai eu la chance de voir ce dimanche. Très belle exposition (dont le thème est clairement exposé dans le titre…. besoin d’un dessin ?), avec une scénographie agréable (en tout cas adaptée à la foule), même si c’est peut-être un peu fouilli, je ne sais pas, chaque salle thématique est un peu posée là sans nous offrir un fil conducteur ou un texte d’introduction, certes il ne faut pas prendre le spectateur pour un idiot mais bon… bref… parlons plutôt d’Art nouveau…

L’Art nouveau à proprement parler n’est que très très peu présent dans cette exposition puisque il est surtout question de peinture et de dessin. Son plus bel exemple est celui d’un papier peint Art nouveau sur une photographie de crime prise 129 avenue de Gennevillers le 2 janvier 1909. On retrouve également une forme d’arc outrepassé se terminant en volute dans un dessin de Schwabe.

Les artistes de la période Art nouveau sont cependant assez présents. Parmi les noms très connus :
– Victor Prouvé, avec une peinture de 1882 : « la Sorcière » ;
– Steinlen, célèbre auteur du « Chat Noir », avec quelques dessins ;
– Toulouse-Lautrec avec ce qui semble être une publicité pour un « feuilleton » dans le journal Le Matin (1893) intitulé : » Au pied de l’échafaud – Mémires de l’Abbé Fauré » ;
– Valloton et une gravure sur bois de 1894 ;
– Emile Friant, peintre naturaliste de l’Ecole de Nancy, avec un tableau de 1908 (La Peine capitale) ;
– Munch avec des oeuvres des années 1906 * 1907 (« Cupidon et Psyché« , « La mort de Marat » ;
– Schiele (Aaaah merveilleux Schiele !) et trois dessins ;

Parmi les noms que j’ai découverts (ou oubliés ?) : le nom déjà cité de Schwabe avec en particulier une étonnante toile symboliste de 1907 intitulée La Vague, Franz Von Stuck avec un Lucifer malhreureusement très mal exposé à côté de la guillotine, Lefy Dhurmer avec une Méduse ou une Sorcière des années 1897 ou encore Alfred Kubin et son « Le Sacrifice » de 1903.

Et puis je pourrais terminer en parlant de Gustave Moreau, symboliste présent à trois reprises dans l’exposition, mais j’ai déjà cité assez de noms, non ?
Voilà voilà pour cette liste un peu à la Prévert… Je vous laisse… Vous pouvez aller consulter les résultats des élections !

PS. Le catalogue coûte 49 euros… 49 euros de lectures interminables agrémentées de vignettes. Pfff…

PPS. Le Musée d’Orsay interdit dorénavant TOUTE photo dans TOUT le musée… Elle est pas moche la vie ?

Palissandre… un autre blog sur l’Art nouveau

Un nouveau blog sur l’Art nouveau vient d’ouvrir ses portes… Il s’appelle le blog de Palissandre, sous-titré « Chroniques d’un antiquaire passionné d’Art Nouveau ». C’est beaucoup plus « professionnel » que mon blog puisque l’auteur est antiquaire à Bruxelles…

L’auteur nous fera vraisemblablement découvrir d’autres périodes, puisque la période Art déco de Lalique et le mobilier années 50 de Arne Vodder sont à l’honneur dans les premiers articles.

Quoi qu’il en soit, bienvenue à ce nouveau blogueur…

http://palissandre.wordpress.com/

J’en profite pour faire un salut amical à un autre blogueur, le Mateur de nouilles…

Guimard dans le métro

J’ai reçu récemment un message avec une question pour un champion de l’Art nouveau… En effet, il cherche actuellement des informations sur la présence des entrées du Métro dans les films de cinéma.

Alors cher lecteur… Des réponses ?

… L’occasion de rappeler l’existence de la rubrique filmographie du site du Cercle Guimard… un cercle Guimard dont j’ai retrouvé quelques membres hier pour un projet commun lié à mon nouvel emploi. Plus d’informations bientôt !

Blog sur Eugène Grasset

Eugène Grasset est connu du grand public français pour la semeuse qui représenta les dictionnaires Larousse jusqu’en 1952. Il fut pourtant un artiste renommé, célébré et extrêmement complet : mobilier, reliure, affiches, illustrations, sculpture, vitraux, papiers peints, typographie… presque rien ne lui échappe.

Grasset commence sa carrière vers 1870, et se dirige principalement vers le graphisme dans les années 1880. On ne parlait pas encore d’Art nouveau, mais on baignait déjà dans ses influences : japonisme, art médiéval, retour du style gothique… autant d’influences capitales pour Grasset.

Il est donc un des artistes les plus intéressants de la période Art nouveau, car il est l’un de ceux qui débute sa carrière avant ce mouvement artistique… On peut donc voir l’évolution de son travail, où la ligne courbe se faufile délicatement pour arriver ici ou là à l’apogée d’un style à la ligne claire et aux formes douces, tel que l’on peut le voir dans la merveilleuse affiche pour le Salon des Cent (1898).

En dehors de son travail de graphiste, notons son travail de dessinateur de bijoux pour la maison Vever, qui fit appel à lui pour l’exposition universelle de 1900. A l’image de Mucha pour Fouquet, Grasset mit son imaginaire au service d’une joaillerie délicate, fleurie, féminine… et résolument moderne.

Je vous propose d’en découvrir plus par le biais d’un site web sur l’artiste…
http://eugene.grasset.perso.sfr.fr/EG/home.html

… Et d’un blog du même auteur, blog qui a vu le jour en septembre dernier, et qui est mis à jour de temps en temps … Encourageons donc son auteur pour nous faire découvrir plus régulièrement l’œuvre délicate d’Eugène Grasset :
http://eugenegrasset.blogspot.com/

Exposition Mucha à Mâcon

Le musée des Ursulines de Mâcon présente du 5 mars eu 16 mais l’exposition « Autour des affiches d’Alfons Mucha ». Les affiches du célèbre illustrateur seront présentées en regard d’autres pièces représentatives de l’Art nouveau que posséde le musée, à savoir des oeuvres réalisées par des artistes tels que F. Médaille, Elisabeth Sonrel, Emile et Gaston Bussière, Augustin Poupart, Jean Plumet et Jean Montmessin, Georges Mathey et des céramiques de la manufacture de Sèvres.

En parallèle sont proposées des conférences, en particulier :
– Dimanche 14 mars à 15h : Les collections Art nouveau du musée des Ursulines
– Dimanche 28 mars à 15h : Le mobilier Art Nouveau
– Dimanche 25 avril à 15h : Alfons Mucha, Gaston Bussière des carrières parallèles
– Samedi 15 mai de 19h30 à 23h : La nuit des Musées – Animation musicale : voyage à travers des concerts de musique de chambre en collaboration avec le Conservatoire à Rayonnement Départemental du Mâconnais-Val de Saône.

Musée des Ursulines
5 rue des Ursulines – 71000 MÂCON

Du mardi au samedi : 10h – 12h, 14h – 18h.
Dimanches et jours fériés : 14h – 18h.
Fermée les lundis et le 1er mai.

Tél. 03 85 39 90 38
Fax. 03 85 38 20 60
E-mail : musees@ville-macon.fr

www.musees-bourgogne.org

www.macon.fr

Conférence sur Alfons Mucha

L’Epopée slave d’Alfons Mucha
Samedi 27 mars (euh… à quelle heure ?)
Conférence de Bernard Michel, professeur émérite de la Sorbonne.
En collaboration avec l’Amitié Franco-Tchéco-Slovaque.

Entrée libre.

Centre Culturel tchèque Paris
(Salle Janáček)
18, rue Bonaparte 75006 Paris
Réservations par téléphone (08 99 65 15 40) ou par mail ccparis@czech.cz

De l’art nouveau chez Lubitsch !

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que la première scène du film « La huitième femme de Barbe bleue« , film d’Ernst Lubitsch de 1932, se passe dans un grand magasin à la décoration Art nouveau ! Le grand magasin en question est sur la Côte d’Azur et l’on peut se demander si le réalisateur a voulu ce décor en pensant à un magasin existant. Une réponse à cette question, cher lecteur ?

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…En fait je pense plutôt ce grand magasin existe… C’aurait été assez fou de construire de tels décors ! Non ?

Vente « arts décoratifs » chez Tajan

Tajan réalisera le 25 février (à 14h) une vente d’objets décoratifs du 20ème siècle. Pour la période Art nouveau, seront en vente de nombreux vases Daum, Gallé, Delatte, Legras, Muller, mais également du mobilier : fauteuils Kohn splendide en bois tourné, meubles attribués à Hoffmann… On retrouvera également Lalique période verrerie Art déco… et bien d’autres créations de l’entre deux guerre.

Les objets en vente sont exposés (entrée libre) chez Tajan jusqu’au 24 février… enfin normalement c’est le cas, mais il n’y pas cette info sur leur site… De surcroît le lieu (art déco) est splendide.

Télécharger le catalogue de la vente.

Tajan
37, rue des Mathurins.
75009 Paris. http://www.tajan.com

Où l’on parle de Lavirotte…

Le blog « Villabrowna, livres anciens » a rencontré Guillaume Virantin, auteur du site « Fragrance 1900 », avec qui je partage quelques amis et l’amour de l’art nouveau… quoiqu’à côté de ce passionné je fais bien pâle figure !

Voici donc ce blogueur amoureux des livres questionner Virantin, précisément sur Lavirotte et sur les ouvrages ou les sources bibliographiques relatives à cet artiste. Lavirotte est célèbre pour l’extraordinaire Ceramic Hotel de l’avenue Wagram… mais les recherches des amoureux de l’histoire de l’art sont parfois de véritables tribulations et c’est le cas pour cet architecte.
Je vous convie à lire ce billet et ces dialogues amusants et amusés.

http://villabrowna.blogspot.com/2010/02/guillaume-virantin-un-bibliophile-les.html

En attendant Camille Martin

En prévision de l’exposition sur Camille Martin qui aura lieu du 26 mars au 29 août 2010, cinq salles du musée de l’Ecole de Nancy seront fermées au public à partir du 17 février 2010. En conséquence, le tarif réduit sera appliqué pour tous à partir à partir de cette date.

Il s’agira de la première exposition consacrée à tous les domaines d’activité de l’artiste, avec la présentation d’une centaine d’oeuvres.
Camille Martin, moins renommé que Gallé ou Majorelle, fut, à l’image de Victor Prouvé, l’un des artistes les plus complets de l’Ecole de Nancy : peintre, relieur, décorateur, graveur, illustrateur… Et son travail ne se limita pas – loin de là ! – à cette merveilleuse affiche pour la première exposition de la future Ecole de Nancy.

Petit copier-coller depuis la page du Musée de l’Ecole de Nancy pour finir :
Nous ne possédons que très peu d’archives sur la vie et la carrière de Camille Martin , c’est pourquoi nous sommes à la recherche de toute oeuvre et information pouvant enrichir notre connaissance sur cet artiste. Nous remercions par avance toute personne pouvant nous y aider.

Alors cher lecteur, n’as-tu rien dans tes tiroirs ?

http://www.ecole-de-nancy.com/web/

Rotterdam

J’ai passé le week-end à Rotterdam, ville connue pour son architecture contemporaine. J’ai pourtant pu, durant ces 48 heures, croisées un peu d’Art nouveau sur mon chemin. Cela a commencé le premier soir avec deux façades discrètes mais je n’ai pas sorti mon appareil photo à ce moment… à tort !

L’art nouveau a eu d’abord sa place au musée Boijmans Van Beuningen, avec une jolie collection de vases et autres objets décoratifs de Daum, Lalique, Tifany… ou encore J. Loetz Witwe (vous le connaissiez, vous ?)… Le musée possède également quelques toiles de cette période, en particulier :
– un très beau tableau d’un peintre dont j’ignorais l’existence : Georges Hendrik Breitner. Ce tableau de 1893, intitulé La boucle d’oreille, représente une femme élancée mettant sa boucle d’oreille, elle est près d’un paravent japonisant dans une longue robe aux motifs délicatement fleuris.

– un Jon Toorop avec deux oeuvres : La nouvelle génération, 1892 et Trio fleuri, de 1895

Il y a sûrement quelques impressionnistes mais j’avoue avoir oublié (et je n’ai pas pris de notes). Je crois aussi qu’il y a un Kokoschka. Bref…

Le clou 1900 du week-end sera l’Hotel New York… qui est un hôtel mais aussi un très agréable restaurant. Le lieu était au début du 20ème un lieu où se reposaient ceux qui partaient pour l’Amérique. Arrivés à Ellis Island, il fallait en effet être en bonne santé pour ne pas être renvoyé dans son pays d’origine ! La bâtisse presque cubique, attire l’oeil de loin en raison de ses deux clochetons 1900 (on en devine un sur la photo):
Rotterdam - hotel New york Mais c’est surtout le hall de l’hôtel qui mérite le coup d’oeil, avec en particulier la rampe d’escalier :


Voilà, je conseille en tous les cas à ceux qui désirent aller à Rotterdam d’aller visiter la Villa Sonneveld, construite en 1933 et meublée époque. Aucun rapport avec l’Art nouveau, si ce n’est une rampe d’escalier tout en ondulations, mais qui aime le modernisme du style 1900 aime forcément celui de cette époque… ou en tout les cas s’y intéresse.

Mairies, des maisons peu communes

Le Musée et les Archives de Nogent-sur-Marne proposent jusqu’au 30 mai 2010 l’exposition « Mairies des maisons peu communes (Hôtels de Ville en Val-de-Marne (1800 – 1989)« .

Au musée, on retrouve l’histoire des hôtels de ville du département du Val-de-Marne. Certains ont été construits à la fin du 19ème siècle, mais aucun ne se démarque alors par son audace architecturale. On est dans l’éclectisme le plus pur, marqué par une certaine rigidité classique ou par un oeil tourné vers le souvenir de la surenchère baroque… Le préfet veillait d’un oeil stricte sur les concours qui régissaient les nouvelles réalisations, tandis que les municipalités n’avaient simplement aucun pouvoir. Evidemment, il y a sur ces panneaux quelques détails que l’on appréciera, quelques informations qui nous surprendront… des années 1900 ou de bien plus récemment. Cette exposition fort intéressante mérite vraiment une petite visite pour quiconque aime l’architecture !

Aux archives, la partie de l’exposition qui la complète, saura plus contenter les amoureux du style fin de siècle. Elle présente en effet les toiles marouflées réalisées par le peinte Karbowski entre 1889 et 1992, pour décorer le salon d’honneur de la mairie de Nogent-sur-Marne. D’un style agréablement naturaliste, elles tranchent fortement avec les autres propositions des finalistes du concours, présentées dans l’exposition.

Il ne reste plus qu’à vous rendre à Nogent (faites-signe,ej e serai peut-être dans le coin…), puisque de toute façon l’exposition est gratuite.

Musée de Nogent
36, boulevard Gallieni. 01 48 75 51 25.
Ouvert le mardi, mercredi, jeudi, dimanche de 14 à 18 h et le samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

Archives municipales
2, avenue du Maréchal Franchet d’Esperey. 01 43 94 95 94
Ouverture le lundi, mardi, mercredi, jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h et le vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

Le jardinier d’Émile Gallé

Quelques jours loin de ce blog, et me revoici avec un livre paru en septembre : Le jardinier aux fleurs de verre

… Un livre que je n’ai pas lu, peut-être sera-t-il le prochain à m’accompagner lorsque j’aurais terminé le roman « Kafka sur le rivage » de Murakami (sans aucun rapport avec l’Art nouveau… pas même une ligne de japonisme dans ce roman).

L’auteur, Michel Caffier, historien reconnu de l’histoire de la Lorraine, a été entre autres fonctions, rédacteur en chef adjoint à l’Est Républicain et critique littéraire.

Il nous raconte ici les relations entre Émile Gallé et Fritz Muller, son jardinier. Lorsque l’on connait l’influence de la nature sur le travail de Gallé, on ne peut qu’imaginer une relation forte entre les deux hommes, fait d’échanges et de respect. Voilà en tout cas un roman qui, semble-t-il, nous permet de respirer la foisonnante époque de l’École de Nancy…

A noter que la couverture est une partie du tableau de Victor Prouvé, représentant Gallé dans son atelier.

Le jardinier aux fleurs de verre
Presses de la Cité – Terres de France
(228 pages ; 19 euros)

Le réseau Bombyce.

Sous ce titre étrange se cache le nom d’une bande-dessinée, ou plutôt de deux tomes dont le premier est paru en 1999 et le deuxième en 2002. Le dessinateur avoua à la sortie des ouvrages son goût pour l’art nouveau, en particulier pour Victor Horta. Cela se retrouve dans l’ambiance des planches, que ce soit dans l’architecture de la ville où se passe le récit que dans les scènes d’intérieur aux décors foisonnants.

Je n’ai jamais lu cette bande-dessinée, je viens juste de découvrir son existence grâce à une recherche sur Internet, où l’on peut en savoir un peu plus ici ou là :

Interview de l’auteur en 2000 après la sortie du tome 1 :
http://www.bdparadisio.com/intervw/cecil/intcecil.htm

Interview de l’auteur en 2006 :
http://www.objectible.net/objectible/Interviews/InterviewCecil/body.html

Reste à aller du côté des librairies et des bibliothèques pour voir cela de plus près… et d’attendre le tome 3 (s’il sort un jour).

Séances cinéma

En parallèle à l’exposition « Art nouveau revival », le musée d’Orsay propose la projection de film des années 60 – 70. Cala commence ce vendredi soir à 20h avec Judex de Georges Franju. Je n’ai pas le temps d’être plus précis aujourd’hui, mais en attendant vous pouvez consulter le site du musée d’Orsay :
http://www.musee-orsay.fr

22 rue Greneta (75002 Paris)

Le bâtiment du 22 rue Greneta ne mérite pas vraiment qu’on lève la tête. Alors on regarde simplement la porte de gauche, on se demande si l’autre porte était, à l’origine, décorée, on remarque que la poignée est en tout cas équivalente… et l’on continue son chemin parce qu’il fait quand même un peu trop froid pour traîner.

Cognac, deux minutes d’arrêt !

Cognac n’est pour moi qu’un arrêt à la gare lorsque je prends le TER entre Angoulême et Saintes. C’est dorénavant un clin d’oeil sur ce blog grâce à ce cher OP qui m’a envoyé ceci :

Comme il dit : on a vu plus excentrique et surtout mieux entretenu mais bon c’est toujours amusant. Amusant visage souriant aux cheveux ondulants, mais jolies circonvolutions pour le balcon, qui pour une fois n’est pas (a priori) un modèle acheté à l’époque sur catalogue. Pas un modèle courant en tous les cas ! On peut également être satisfait que les porte-fenêtres n’aient pas été remplacées par quelques double-vitrage en PVC.

PS. Non je ne suis pas sponsorisé par Durex.

Un peu de Gallé

Au hasard du web, le site d’un commissaire priseur. Pour la vente du vase « Les hommes noir » de Gallé (estimé environ 70 000 euros mais vendu le double), la présentation dudit vase permet, en reprenant un texte de Philippe Thiébaut, de rappeler la collaboration de Gallé avec Victor Prouvé, la foi de l’artiste et surtout ses combats politiques.

http://www.ader-paris.com/

Guimard, Veules-les-Roses, etc.

Cette fin d’année 2009 aura été l’occasion pour moi :
– de finir la lecture de « l’Art nouveau en Europe » de Roger-Henri Guerrand ;

– de recevoir en cadeau le catalogue de l’exposition « Art nouveau revival » dont j’ai lu les trois premiers chapitres ;

– d’acheter sur ebay le catalogue de l’exposition sur Hector Guimard ayant eu lieu à New York en 1970 (puis à San Francisco, Toronto et enfin Paris en 1971). Il était dans un état impeccable et m’a coûté seulement 13 euros frais de port compris !

– d’aller à Veules-les-Roses. Les belles villas construites à la fin du 19ème sont moins nombreuses qu’avant la guerre, puisque 35 villas ont été détruites le 12 juin 1940 dans ce joli. (source http://www.veules-les-roses.fr/fr/dossiers/dossiers.php?val=21) Mais il reste quelques jolies constructions, en particulier la villa Plaisance et ses ferronneries Art Nouveau sur la grille.

– d’aller au musée de Dieppe où quelques vases de la manufacture de Sèvres ont mis du « vrai » style 1900 dans la visite. On retrouve également d’assez nombreuses toiles des années 1890 – 1910, de noms plus ou moins connus : Claude Monet (présent pour l’exposition temporaire actuellement présentée), Fernand Bruguière, Eugène Delabarre, Charles Lapostolet… et d’autres que je n’ai pas notés ! Mon oeuvre préférée sera celle de Kees Van Dongen : l’Ecuyère. Le tableau date de 1906. Ce peintre fauviste né en 1877 à Rotterdam a commencé à peindre en 1889, pour être connu quelques années plus tard avec en particulier l’illustration d’un numéro complet de « L’assiette au beurre » en 1901.

… Voilà, peut-être aurais-je l’occasion de revenir sur certains de ces points. En attendant, je profite de ce premier billet de l’année pour vous souhaiter une belle année 2010 pleine de couleurs et de découvertes !

Association AFIJAN 1900

Une association a récemment vu le jour : AFIJAN 1900, Association franco-internationale Japonisme, Art nouveau, années 1900. Son siège social est à Savins, aux environs de Provins. Cette association a réalisé début novembre une exposition : « Le Chrysanthème et son illustration en occident à la fin du 19ème siècle » avec comme point fort une conférence sur le chrysanthème du Japon, animée par Sophie LE BERRE ( conceptrice du site « les jardinsbotaniquesjaponais.fr« ).

L’association a pour but de promouvoir l’Art nouveau et le japonisme par le biais d’expositions, d’exposition-vente, de conférences et plus singulièrement par la création future d’un lieu d’accueil…

En savoir plus : http://afijan1900-artnouveau-japonisme.fr

Vanessa Paradis… encore !

Jamais deux sans trois ! Après une pochette d’album d’inspiration doucement klimtienne, après un live tout droit sorti de chez Mucha, l’Art nouveau est encore au rendez-vous pour le troisième disque successif de Vanessa Paradis. Elle a pioché cette fois, dans un style… mmm… plutôt jugenstil, non ?

Les éléments décoratifs sont repris de « Art nouveau designs » * paru chez Pepin Press (cf. ci-contre et page 23 du livre)… mais les sources ne sont pas citées dans cet ouvrage. La photographie est de Bettina Rheims…. Et Bettina Rheims, la célèbre photographe, est tout de même la fille de Maurice Rheims, l’un de ceux qui a redonné ses lettres de noblesse à l’Art nouveau dans les années 1960. La boucle est bouclée.
Le dernier clip de Vanessa Parais baigne d’ailleurs dans une ambiance très « vieilles images 1900″… Et j’apprends en cherchant un peu sur internet qu’elle incarnait la Loïe Füller dans un clip de 2007 (« Dès que j’te vois »).

Si des fans de la chanteuse lisent ce blog, peut-être peuvent-ils nous fournir plus d’informations sur l’amour de celle-ci pour le modern style ?

* tout comme la couverture de la réédition du livre de R.H. Guerrand d’ailleurs.

L’Art nouveau en Europe par Roger-Henri Guerrand

Le livre de Roger-Henri Guerrand sur l’Art nouveau, intitulé L’Art nouveau en Europe, paru il y a plus de quarante ans, vient d’être réédité chez Tempus (collection de poche des éditions Perrin). Je ne l’avais jamais lu, donc en apprenant la nouvelle je me suis précipité pour l’acheter et je m’y suis déjà plongé.
J’ai donc pu lire la préface d’Aragon, qui rappelle ses liens personnels et familiaux avec l’Art nouveau, qui précise les relations entre Mucha et la Sécession ou les avis contradictoires d’Apollinaire sur le sujet en général et sur Gaudi en particulier. Ainsi, Apollinaire écrivait-il en 1911 « Puissent nos architectes ne pas s’inspirer de ses fantaisies » mais 3 ans plus tard, s’exprimait finalement ainsi :
C’est un des architectes modernes les plus personnels. Il a porté très haut entre autres choses, l’art des terrasses et de tout ce qui se trouve en général sur les toits des maisons…

Des passionnantes premières pages écrites par Roger-Henri Guerrand (et je suppose que le reste est de la même qualité), je retiendrai cette phrase du comte Léon de Labordes en 1856 : « L’avenir des arts, des sciences et de l’industrie est dans leur association »… Reste à continuer ma lecture pou enrichir mes connaissances… et compléter de temps en temps ce blog afin de vous donner envie d’acheter l’ouvrage de ce grand homme qu’était R.H. Guerrand… ce que vous diront tous ceux qui l’ont cotoyé.

Recherche de carreaux de faïence

Une lectrice de ce blog, voisine du joli immeuble de la rue Melingue mais bientôt résidente d’un immeuble de 1905, est à la recherche de carreaux de faïence Art nouveau pour décorer sa future salle de bain. Carreaux d’époque ou bien modernes avec ces mêmes motifs…

L’un de vous, chers lecteurs, saurait-il où s’en procurer ?

Installation de la station Guimard au musée d’Orsay

Le magazine « Urban mag« , magazine interne du groupe RATP, explique dans un article du numéro de novembre 2009, l’installation de l’entrée de métro actuellement à Orsay, pour l’exposition « Art nouveau revival ».

On y apprend que les différents éléments ont été montés à blanc dans deux ateliers de la RATP, puis que les pièces y ont été ajustées entre elles. Le montage final a été réalisé sur place, à Orsay, de même que le passage de la patine et du vernis.
La RATP possède dans ses équipes de nombreux corps de métiers, ce qui permet une maintenance permanente des entourages ; rappelons que ceux-ci sont classés aux monuments historiques depuis 1978. Néanmoins, l’entretien des soubassements en pierre est sous-traité… en pierre de Comblanchien, précise-t-on dans l’article dans lequel j’aurais appris que le panneau en pierre de lave sur lequel est écrit « Métropolitain » est appelé un cornichon.
Et puis, c’est l’occasion de rappeler que les entourages Guimard ont été à l’origine au nombre de 167 (rien que ça !), et ceux dans 107 stations. On peut aujourd’hui en admirer 89 à l’entrée de 66 stations sur 8 lignes de métro…

Art nouveau revival à Orsay…

Je me suis (enfin) rendu ce samedi au musée d’Orsay pour voir l’exposition « Art nouveau revival« . Le moins que l’on puisse dire, c’est que je l’ai vue dans de mauvaises conditions : les petites salles ne sont pas faites pour accueillir tant de public. Ajoutons à cela qu’une séance de cinéma m’attendait et que je venais de voir l’exposition sur James Ensor : j’avais donc l’esprit fourbu et un peu ailleurs. J’ai donc survolé l’exposition, qui de toute façon, lorsque l’on connait bien l’Art nouveau et que l’on fréquente musées et expositions temporaires, n’apprend pas grand chose et ne montre pas grand chose de nouveau.

Mais tout de même, je suis trop négatif (mais je le serai toujours au sujet de l’exiguïté des salles en question !)… J’ai découvert certains noms ou vu certaines pièces originales pour la première fois : une table d’appoint d’Hermann Obrist, un fauteuil de Bruno Paul, un autre d’Eugenio Quarti, de grands tirages photographiques présentant par exemple la salle escargot de Bugatti ou l’intérieur du magasin Die Contentinal par Van De Velde. Quel plaisir également d’avoir face à soit les originaux de quelques affiches, telle l’immense création d’Orazi pour la Loïe Fuller et l’affiche Rajah par Henri Meunier ou encore des estampes d’Aubrey Beardsley.

Parmi les création influencées par l’Art nouveau, ma préférence va du côté des affiches de cinéma de Nosferatu, Peau d’Âne ou Le Frisson des Vampires… mais également du mobilier, tel le bureau de Carlo Mollino de 1950.

J’aurai tout de même intérêt à profiter de mes quelques jours de vacances fin décembre pour y retourner à des moments plus calmes… et je vous conseille d’en faire autant.

Evidemment, un catalogue a été édité. Je fais mal mon travail de chroniqueur car je l’ai simplement survolé… je l’achèterai probablement un peu plus tard.

PS. Emmanuelle Lequeux, journaliste du journal Le Monde qui a fait un petit billet sur cette exposition, devrait revoir sa copie : Salvador Dali et son tamanoir sortent, sur la photo pour Paris Match, d’une station de métro Guimard, rue de Lyon à Paris… et non pas d’une quelconque architecture barcelonaise de Gaudi.

Lalique en vente à Bruxelles

Si vous avez des milliers d’euros à dépenser avant Noël, rendez-vous à Bruxelles le 14 décembre… Plus sérieusement, les ventes aux enchères sont toujours l’occasion sur les sites et les blogs spécialisés, de voir de très belles pièces. Le blog « Eloge de l’art » nous présente trois bijoux de Lalique dont le premier est bien loin du travail « Art nouveau » qui a fait connaître le maître.

Rendez-vous sur : http://elogedelart.canalblog.com/archives/2009/11/28/15960884.html

Henri Lecoeur

Le numéro 118 de la revue « Vivre en Val d’oise » (novembre – décembre 2009) consacre un article à Henri Lecoeur, architecte local ayant réalisé de nombreuses constructions sur l’actuelle communauté de Communes du Parisis : Cormeilles-en-Parisis, Montigny-lès-Cormeilles, La Paris, La Frette. L’article est agrémenté de belles photographies de quelques façades et deux extraits de la revue « L’architecture Usuelle » des années 1903-1905.
Parmi celles présentées, ma construction préférée est celle du 18 rue Jean Lefebvre, à La Frette, avec sa baie vitrée en arc outrepassé.

J’en profite pour remercier l’auteur, Jean-Pierre Denis, pour cette information et pour les messages qu’il m’envoie.

Un petit tour dans Nogent

J’ai un nouveau travail à Nogent-sur-Marne depuis cette semaine, et ce vendredi j’ai enfin pu profiter du beau temps pour aller dans les petites rues voir… ça :

Voilà… C’était juste pour mettre l’eau à la bouche de ceux que ne connaissent pas Nogent, en attendant que je rédige quelques billets sur cette ville et en particulier sur les Nachbaur, principaux architectes Art nouveau nogentais…