Un carnet à dessins

Jolie manière d’approcher la biennale Art nouveau de Bruxelles, à laquelle, comme à chaque édition, je n’ai pas assistée… voici donc les croquis (à l’aquarelle) de :

http://groseil.canalblog.com/archives/2011/11/01/22542924.html

Et si vous consultez le blog en question un peu plus en profondeur, vous découvrirez aussi ceci :

http://groseil.canalblog.com/archives/2011/09/22/22119680.html

Et voilà, je retourne dans mes autres activités

PS. Parmi mes autres activités il y a la photo, d’ailleurs je participe très prochainement à ceci :
http://galerieminiature.wordpress.com

 

 

Castel (bouche) b(ée)

Dimanche 9 octobre, nous avions rendez-vous, ma moitié et moi-même, chez monsieur S, résident au Castel B, Castel Béranger bien sûr, vous l’aurez deviné. Pendant une heure, il nous a fait partager ses vastes connaissances sur ce lieu où il habite depuis onze ans. Ca méritait d’être écrit sur ce blog, et je pourrais simplement reporter ce que j’ai écrit dans mon journal.

Ecrire sur le Castel Béranger, ça peut vite vous emporter dans des descriptions, des images, des exclamations et des superlatifs… Voilà, je vais faire mon flemmard, ne rien dire de plus…  mais soyez rassuré, à l’intérieur c’est tout aussi étonnant.

 

14, rue d’Abbeville

Notre promenade de jeudi dernier – car je ne travaillais pas ce jour-là – nous emmena plus ou moins par hasard rue du Faubourg Poissonnière. En nous retournant vers la rue d’Abbeville, ô surprise… ça :

J’avais déjà vu la façade en photo mais mon souvenir était très flou. N’est-ce pas elle qui fait la couverture de ce petit livre que j’ai offert à F ? Bref, en tout cas, une fois devant, quelle exubérance ! Les fleurs en grès qui ornent la travée centrale de leurs énormes pétales verts avec les briques de la façade. La porte est joliment décorée de volute (mais je n’ai pas fait de photo, et je n’avais pas un grand angle donc elle n’apparait pas au-dessus). En y regardant d’un peu plus près, on peut constater qu’il y a même sur les autres travées… des chardons sous le balcon !

Après une petit recherche sur Internet, j’apprends que l’immeuble a été inscrit au titre des monuments historiques le 22 avril 1986. Il a été construit en 1901 comme immeuble de rapport pour Mme Balli, par les architectes Alexandre et Édouard Autant, et décoré par l’incontournable céramiste Alexandre Bigot.

Au départ, c’est surtout le coin des deux rues, au numéro 16, qui nous avait fait nous retourner… mais ceci sera une autre histoire.

L’Appolonide

Les obsédés d’Art nouveau auront tort d’aller voir le film L’Appolonide pour y apercevoir quelque élément modern style… si ce ne sont quelques volutes sur un tatouage…

Mais ils auraient tort de ne pas aller voir l’Appolonide, jolie chronique de maison close. Ce film gracieux nous plonge en 1899 dans une superbe ambiance d’époque : meubles, papiers peints, vêtements, bijoux… la reconstitution est superbe. On veillera juste à fermer les yeux à un moment du film, car on n’y nage pas vraiment dans la légèreté. Litote.

NB. Cela se passe dans une maison close, hein… je vous fais pas un dessin, n’emmenez pas vos jeunes enfants.

Il faudrait revenir…

… Parce qu’il y aura toujours des choses à dire sur ce blog. Je n’ai pas croisé beaucoup d’Art nouveau depuis mon retour du Japon, mais si j’ai évité la quantité, j’ai touché, oui oui touché, la qualité.

Ceci par exemple : 

 

Et là, ceux qui ne savent pas ce que c’est vont dire « Hein mais c’est quoi ça ? » et ceux qui savent sont priés de se taire… Non, sérieux, très bientôt vous en saurez plus.

Pour la qualité il y a aussi eu de la chaise dont on ne dira strictement rien ici et un dîner entre artnouveux duquel je suis un peu arrivé en retard et parti trop tôt (1h35 tout de même) et trop vite…

En attendant Mme Ballu épouse M trouve que c’est dommage parce qu’elle aimait bien ce blog, alors rien que pour elle je vais essayer de refaire surface ici (j’entends les autres grogner, tiens…)

A très vite alors !

Boutiques à Kyoto

C’est amusant comme les noms de boutiques en français sont nombreux à Kyoto. Salons de coiffure, pâtisseries « françaises » – je mets des guillemets car parfois ce n’est pas tout à fait français – boutiques de mode… C’est parfois très amusant d’ailleurs, avec des traductions ou des slogans approximatifs. Je conseille cependant la pâtisserie « Rigole« , qui fait des choux à la crème délicieux.

Mais bref, je m’éloigne du sujet… La boutique « Cheveux sur » qui doit être un salon de coiffure, a une entrée très influencée par l’Art nouveau, avec mini marquise en plastique et porte qu’on pourrait qualifiée de néo – Castel Béranger… Je vous laisse juger du bon goût décoratif de l’ensemble…

Et puis j’ai découvert cet après-midi cette façade (les constructions modernes de Kyoto sont assez invraisemblables) :

J’ai dû traverser pour voir l’entrée…

A l’intérieur c’était du même acabit.

Voilà… Pour des photos moins Liberty(cides), rendez-vous sur :

http://www.avec-un-z.net/voyages/japon/

Konnichiwa

… Cela veut dire « bonjour » en japonais, et j’envoie à tous mes lecteurs un salut du Japon où je passe de merveilleuses vacances, principalement à Kyoto.

J’aurais peut-être l’occasion de faire un billet sur les motifs ayant influencé l’Art nouveau, si j’en croise…  Mais évidemment, ici comme ailleurs, on retrouve un peu de graphisme Art nouveau sur les vitrines, comme pour ce bar à Osaka.

À bientôt !

Généalogie

Voici ce que j’ai retrouvé en trouvant mes emails… Une petite stylisation du métropolitain de ce cher Hector, par la RATP elle-même. Je laisse le tampon du Cercle généalogique de Saintonge pour laisser un indice quant à la provenance de cette trouvaille.

Cette année, j’y vais !

Où ça ? A la Hublotière bien sûr !

Comme chaque été, les propriétaires ouvrent les portes de leur jardin (aaaaah) pour admirer (ooooooh) leur belle villa. On ne profite que de l’extérieur, certes, mais c’est déjà très généreux de leur part (pendant que d’autres saccagent Guimard) d’offrir leurs façades à nos yeux ébahis et nos esprits esbaudis.

Et c’est quand ?
Du 18 au 30 juillet et du 29 août au 30 septembre 2011, du lundi au samedi inclus.
De 12 h à 18 h.
Visite guidée sans rendez-vous avec conférencière à 12 h 30, 14 h, 15 h 30 et 17 h.

… Et je rappelle l’existence du site http://hublotiere.free.fr/

Qui m’accompagne ?

L’hôtel Aubecq ressuscité

Depuis le 1er juillet et jusqu’au 9 octobre, une exposition aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique met à l’honneur l’un des chefs d’oeuvre de Victor Horta : l’Hôtel Aubecq.

L’Hôtel Aubecq a été construit entre 1900 et 1904 au 521 avenue Louise à Bruxelles.

En 1948, un descendant de M. Aubecq vend l’hôtel… (huées du public)… qui est démoli pour être remplacé par un immeuble. La façade principale — le bâtiment comptait trois façades — est heureusement démontée (en environ 640 pièces), mais ce n’est qu’en 2001 que la Région de Bruxelles-Capitale en fait l’acquisition.

Pour cette exposition, la façade, qui avait déjà été reconstituée dans les années 80, a été reconstituée dans un entrepôt (rue Navez) et peut être admirée à plat.

L’exposition présente également une vingtaine de pièces de mobilier, réalisées par Victor Horta pour cet Hôtel, ainsi que des documents d’archives (plans…).

A noter d’après Wikipédia, qu’une partie des vitraux, des boiseries et certains meubles sont exposés à Paris, au musée d’Orsay.

En savoir plus :
www.aubecq.be

Site web pour le musée Carnavalet

Le musée Carnavalet s’offre enfin un beau et vrai site web :

http://www.carnavalet.paris.fr

Pour les amateurs d’Art nouveau qui ne le sauraient pas encore, le musée Carnavalet permet de voir dans les collections permanentes (donc gratuitement) la bijouterie Fouquet réalisée par Mucha. Un lieu tellement exceptionnel qu’une page lui est consacré sur le site :

http://www.carnavalet.paris.fr/fr/collections/la-boutique-du-bijoutier-georges-fouquet

… Et c’est là que je réalise que j’ai perdu les photos que j’avais prises en mars 2008. Mars 2008 ? Je n’y suis pas retourné depuis ?? Le temps passe si vite…

Marcel Bovis – Foire du Trône

En feuilletant le livre « Le sens caché de la photographie » de Ian Jeffrey, je tombai sur une photographie de Marcel Bovis intitulée « Foire du Trône, 1955 ». Elle représente un comptoir Art nouveau à la décoration (un peu trop) foisonnante avec fleurs et simili-rococo. D’un côté le futur client d’une attraction, de l’autre la guichetière et derrière elle le reflet du client.

La photographie en question est dans la base Mémoire du Ministère de la culture :

Voir la photographie

Voire la fiche technique de la photographie.

 

Cocorico n°25

Petit exemple tout simple de graphisme Art nouveau avec la dernière page du numéro 25 de Cocorico (paru le 15 janvier 1900) par A. Cossard. Celui-ci a réalisé de nombreuses illustrations pour cette revue.

Barcelone

Trottoir devant la Casa Batllo

Trottoir devant la Casa Batllo

Barcelone, ah Barcelone ! C’est dans cette cité, en août 2001, que j’ai découvert l’architecture des années 1900, avec la visite du Palau Güell et de la casa Mila et toutes les façades modernistes de l’Eixample ou d’autres quartiers. A l’époque l’Art nouveau m’était étranger, peut-être avais-je aperçu une affiche de Mucha ou un tableau de Klimt ici ou là. J’avais pourtant habité deux mois à Darmstadt en 1997. Bref… il a fallu quelques années de plus pour me pencher sérieusement sur l’Art nouveau et faire le rapprochement avec l’émotion ressentie lors de ces visites barcelonaises.

Pavillon Mies van der Rohe

Pavillon Mies van der Rohe

Mai 2011, presque dix ans plus tard, me revoici dans la capitale catalane pour un week-end seulement. A vrai dire, j’ai également savouré sur place non seulement la gastronomie locale, mais également l’architecture contemporaine (avec en particulier l’hôtel où nous logions) et celle des années 20 avec la visite du pavillon Mies Van der Rohe construit en 1929 pour l’exposition universelle – c’était le pavillon allemand – et reconstruit dans les années 80.

Pavillon Mies van der Rohe

Pavillon Mies van der Rohe

 

 

 

 

 

 

… Splendide ! Mais nous sommes ici pour parler Art nouveau n’est-ce pas…

Lors de ces trois jours, nous avons visité deux lieux modernistes admirables mais très différents l’un de l’autre :
– le Palau de la musica catalana ;
– la Casa Batllo.

Palau de la musica catalana

Palau de la musica catalana

Pour le palais de la musique catalane, nous avons eu la chance d’avoir un guide pour nous tout seuls… Le Palau est l’un des deux seuls lieux de concert Art nouveau dans le monde où se jouent encore des concerts (presque un par jour), l’autre lieu étant la maison municipale de Prague que j’ai justement visitée en mars (et cela mériterait un ou deux billets).

L’endroit est très beau, ma mère vous montrera sa belle carte postale si vous allez la voir, avec une salle de concert grandiose au nombre de sièges impressionnants. Les années 1900, grâce aux progrès techniques, ont offert aux lieux de spectacles des dimensions hors du commun… Ce n’est pas Guimard et son éphémère salle de concert qui nous contredirait.

Façade du Palau de la musica catalana

Façade du Palau de la musica catalana (sous un soleil de plomb)

 

En dehors de l’extraordinaire polychromie du palais, j’ai surtout aimé les personnages féminins se détachant de l’arrière de la scène, offrant une espèce de magie, de présence fantasmagorique… Il faudrait que j’aille me faufiler dans mes souvenirs pour avoir des choses plus pertinentes à raconter, mais contentons-nous de ceci.

Mais le pauvre Palau souffre d’une rude concurrence dans ce billet espagnol. Car malgré la beauté du lieu, il n’y règne pas la folie de la casa Batllo. Sauf erreur elle n’était pas ouverte aux visites en 2001… et en ce 30 mai 2011, jour de mon anniversaire, ce fut un bien beau cadeau. Qu’en dire, sinon qu’il faut le voir pour le croire.

J’avais vaguement vu avant de partir quelques photos de l’intérieur, mais tellement peu que je fus… comment dire… retourné ? C’est plein de surprises, de rondeurs, de poignées à caresser, de boiseries voluptueuses, de sensualité, de couleurs, de féérie, d’humour… J’ai passé mon temps bouche bée ou souriant, comme tous les visiteurs d’ailleurs. Et en même temps c’est une vraie construction, un vrai travail d’architecte, une vraie réflexion sur ce qu’est un lieu de vie. Les puits de lumière ne sont qu’un exemple, mais quel exemple, de la force architecturale de la Casa Batllo.

Ah la la… Quelle émotion, de surcroît la visite est très longue, on se promène dans une très grande partie du bâtiment, jusqu’au toit… Bon allez, je vous laisse avec quelques images, je vais rêver de formes ovoïdes…

 

Destruction d’une maison à Rueil Malmaison

Une construction aux multiples décorations Art nouveau a été détruite ce mois-ci pour faire place à un immeuble de logements. Si j’ai appris l’information par le blog dont je parle dans le billet précédent…

http://eli-paseosartnouveau.blogspot.com/2011/06/destruaction-dune-maison-art-nouveau-au.html

… il faut également aller sur « La Tribune de l’Art » pour y lire un billet très complet datant de novembre 2010.

http://www.latribunedelart.com/…

On y apprend en particulier l’origine des éléments décoratifs en céramique, de chez Janin et Guérineau, et le fait que ceux-ci devaient être déposés… ce qui est un moindre mal(maison). D’après La Tribune de l’Art, une conservation partielle du bâtiment aurait pu être étudiée pour la construction, afin de lier l’utile (puisque ce seront des logements sociaux) à l’agréable.

Barcelona

Je n’ai pas publié sur ce blog la moindre petite photo de Prague où je suis allé récemment, mais je viens de passer deux jours à Barcelone, où j’ai visité le musée de la musique catalane et la Casa Battlo. J’étais allé à Barcelone en 2001, et j’ai pu voir cette fois deux lieux que je n’avais pas visité alors… C’était tout simplement merveilleux !

Allez, à très vite pour d’autres photos…

L’Art nouveau appliqué à Star Wars

J’aurais dû parler de la vente Art nouveau / Art déco exposée au Palais de Tokyo. J’aurais dû parler mon séjour à Prague. J’aurais dû parler de l’affiche de Brigitte. J’aurais dû faire plaisir à tous ceux qui attendent le retour de ce blog… Mais je fais simplement ceci : un lien vers un page web.

http://cinema.fluctuat.net/blog/48793-l-art-nouveau-applique-aux-affiches-de-star-wars-iron-man-et-alien.html

Joli, non ? Dommage que les auteurs de ces dessins ne soient pas mentionnés. Si vous en savez plus, merci d’utiliser les commentaires.

Réouverture des portes !

Il suffisait de voir l’oeil larmoyant de mes camarades, tellement désolés que ce balcon ait vu ses chardons faner et mourir en octobre, pour que je reprenne la plume et du service. Oserais-je avouer qu’après l’organisation de l’exposition à Nogent, j’avais fait une surdose de modern style ?

Quoi qu’il en soit me revoici, vous narrant brièvement notre visite guimardienne au Louvre des Antiquaires, l’un des antiquaires ayant bientôt en vitrine une… heu… une vitrine justement. Du Hector Guimard en l’occurence et du beau, du raffiné, de l’élégant qu’on verrait bien chez soi. Quant au point de vue des spécialistes, je recopie un bout de message dans lequel on me précise que l’on y voit apparaître le fameux coquillé Guimard, qui sera plus usité dans sa période classique. Le meuble est en chêne clair, et j’appris à l’occasion que les bois de fruitiers qu’utilisait souvent Guimard étaient beaucoup plus fragiles. Voilà, c’est dit… Et pour donner envie d’y aller, un petit détail de la bête en image :

Hector Guimard

Ceux qui veulent la voir attendront encore quelques jours que la vitrine prenne place hors de l’arrière boutique (et qu’un vase du même artiste soit installé sur l’un des étagères).

Pour trouver la boutique et son fort sympathique propriétaire, il suffit d’entrer au Louvre des Antiquaires par l’entrée côté métro Palais Royal, la boutique est à gauche, immanquable avec son mobilier Majorelle ou son si joli miroir où la queue d’un paon se pare de pièces de verre…

Allez ! Si Guimard ne vient pas à vous, allez donc à lui !

Les arts décoratifs japonais face à la modernité / 1900-1930

Ce mercredi 13 octobre s’ouvrait la nouvelle exposition de la Maison du Japon, consacrée aux arts décoratifs japonais des années 1900 à 1930. Elle durera jusqu’au 23 décembre.

Les amoureux de l’Art nouveau se souviennent de la très belle exposition qui a eu lieu à la Maison du Japon, sur les katagami et le japonisme, exposition qui montrait clairement l’influence du style japonais sur les modernistes de la fin du 19ème. (http://art-nouveau.style1900.net/?2007/08/28/4-katagami-les-pochoirs-japonais-et-le-japonisme). Rappelons que le Japon a ouvert ses frontières commerciales dans les années 1850 (avec pour oorigine ouverture forcée des ports au commerce avec l’étranger par le commodore Matthew Perry en 1854), son style attirant petit à petit les foules, lors des expositions universelles en particulier. C’est aussi par la passion de certains « personnages » (Siegfried Bing qui réalisa la revue « Le Japon artistique » dans les années 1888-90, les frères Goncourt en particulier Edmond, amoureux et collectionneur) ou artistes célèbres au style japonisant (Monet, Manet…) que le style japonais se fit influent.
Cette nouvelle exposition nous montre comment, à la fin de l’ère Meiji (1868-1912), le Japon revient sur le devant de la scène, en conservant un style bien à lui, mais en se nourrissant à son tour d’influences… tel l’Art nouveau… la boucle est bouclée.

A voir : près de 80 piè­ces pro­ve­nant du National Museum of Modern Art de Kyoto et d’autres gran­des col­lec­tions de l’Archipel. Céra­mi­ques, de tex­ti­les, laques…

A noter le jeudi 18 novem­bre : col­lo­que sur les arts déco­ra­tifs japo­nais et la moder­nité

Informations pratiques :
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 19h.
Nocturne le jeudi jusqu’à 20h

Prix d’entrée : 5 €
Tarif réduit : 3,50 €
Gratuit : adhé­rents, moins de 12 ans
Gratuit les jeu­dis pour la per­sonne accom­pa­gnant un adhé­rent.

Maison de la culture du Japon
101 bis, quai de Branly
75015 Paris
Métro « Bir Hackeim » ou RER C « Champ de Mars »
http://www.mcjp.fr/
Page de l’exposition : http://www.mcjp.fr/francais/expositions/les-arts-decoratifs-japonais-face-161/les-arts-decoratifs-japonais-face
Ca me donne envie d’écrire un long et beau billet sur le japonisme, mais là je ne suis pas sorti de l’auberge si je me lance dans cette aventure. En attendant, je vous conseille ce document que je viens de découvrir (et que je n’ai pas lu en entier mais je suis sûr qu’il est très bien) : http://dominique.chipot.pagesperso-orange.fr/haikus/fiches/japon_artistique.pdf

Zoom sur la maison Bergeret

Un nouvel ouvrage sur l’Art nouveau nancéien vient de paraître… l’occasion de parler à nouveau de la villa Bergeret. Celle-ci est en effet mise à l’honneur par Frédéric Descouturelle (encore lui ! Mais il est partout !) pour les textes et Denise Bloch pour les photographies dans ce « Zoom sur la maison Bergeret« . De page en page, on découvre un grand nombre de détails ou d’objets de la villa en fonction de ce qu’ils représentent : plante (datura, tournesol, rose, iris, lys…), animal (escargot, paon…), ou autre froissement… voire détail coquin, le tout classé par ordre alphabétique. Vitraux, boiseries, poignées, chaises, portes… voici la villa décortiquée dans un bel et passionnant ensemble coloré où résonnent quelques grands noms de l’Ecole de Nancy : Prouvé, Gruber, Vallin mais également Janin, vitrailliste moins connu que Gruber .

Pour ceux qui ont visité l’exposition qui s’est terminée hier à Nogent, on y retrouve le même modèle de chaise dessinée par Eugène Vallin qui y était exposée. Me voilà donc qui découvre tardivement que des épis de blés étaient gravés à l’arrière de la chaise. Ceci aurait pu agrémenter mes petites visites commentées…

On y voit aussi ce qui a disparu, une photo ancienne montrant le si beau portail aux motifs de monnaie du pape… une plante très présente dans cette villa, surtout à l’extérieur (voir les photos de mon billet précédent sur la villa) et dans d’autres réalisations, la villa Jika par exemple.

Zoom sur la Maison Bergeret
Editions : Association d’idées
associationdidees@wanadoo.fr

Weissenburger en flammes

La maison de l’architecte Lucien Weissenburger a subi de graves dommages dans un incendie, dans la nuit de vendredi à samedi. Partagée en appartements, elle avait été rénovée tout récemment ! L’incendie s’est déclaré dans l’un des appartements, qui a été ravagé.
http://www.estrepublicain.fr/

Weissenburger, architecte de l’École de Nancy dont j’ai parlé brièvement récemment, avait construit cette maison en 1904 au 1 boulevard Charles V. Évidemment, il avait fait appel à d’autres artistes locaux : Majorelle pour les pièces de mobilier et la ferronnerie et Grüber. Ce dernier y a conçu ce que l’on considère comme l’un de ses chefs-d’oeuvre, la « Baie des Magnolias ». Le lieu était également le bureau de l’architecte.

Voici quelques photos prises en août 2009, sous un joli soleil de fin de journée… le ciel gris du début de journée avait disparu !

Sources pour le texte : « Le guide Art nouveau de Nancy – Editions de l’est »

La gare de Rouen

J’ai fait connaissance avec la Gare de Rouen en mars 2009. Elle était une étape pour aller à Dieppe et le temps de correspondance m’avait laissé l’occasion d’en sortir… et de découvrir ça :


La gare est imposante, mais élégante, pas comme ces architectures lourdes et indiscrètes que je peux aimer comme un gros gâteau dont je serai vite écœuré. (Dans le genre, celle de Metz, invraisemblable, découverte récemment, dans son jus rhénan et médiéval, la bat à plates coutures….) Bref… la gare de Rouen, donc, me plait.

Inaugurée en 1928 mais sur des plans de 1914, elle est typique de ces constructions à la lisière d’un Art nouveau qui a commencé à faner et un Art déco qui n’ose pas encore s’effeuiller complètement. Elle a, depuis sa construction, perdu quelques auvents que l’on peut voir sur cette carte gentiment envoyée par un lecteur que j’en profite pour saluer. Merci Michel !

Notons qu’à l’époque, elle s’appelait la Gare de la rue Verte… Elle répond aujourd’hui au nom moins coloré de Rouen Rive droite.

La première gare à cet emplacement est construite en 1847. Mais petit à petit, sa capacité devient insuffisante et son remplacement est décidé en 1900. Il faut alors réaliser une construction qui permettra de relier deux tunnels. Les travaux ne débutent cependant qu’en 1912, avec comme architecte Adolphe Dervaux… Dervaux, ça ne vous dit rien ? Vous voyez les candélabres du métro parisien, les rouges ? Oui oui, c’est lui, l’un des successeurs de notre cher Hector. Les travaux, interrompus par la guerre, durèrent jusqu’en 1924, et la gare fut inauguré en 1928. 4 ans plus tard ? Voilà qui m’étonne mais je prends mes sources sur Internet, alors… décidément, cette gare me remplir de doutes.

La structure de la gare est en béton armé, sans quoi le hall de la gare ne serait probablement pas aussi vaste et ne serait donc pas aussi justement une « salle des pas perdus » :

. Du côté des éléments décoratifs de la façade, ceux-ci restent rares, l’architecte ayant surtout joué sur les formes géométriques discrètes, les lignes découpant les baies, et même une polychromie de la façade que je n’ai remarqué que sur les photos.
Les sculptures dans la façade sont de styles très différents, parfois proches de l’Art déco (motifs de fougères ou personnages) ou à tendance un peu Art nouveau (feuilles et fruits de platane sur le campanile que l’on retrouve dans une représentation plus moderne sur la façade).

On s’amusera même d’y voir des pommes… un hommage au fruit normand ?

La façade est néanmoins dominée par deux imposants personnage : un homme et une femme portant des sacs sur leur épaule. Et entre eux (merci le zoom)… des enfants ?

La gare est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975, et devrait perdre son rôle de gare principale rouennaise dans une dizaine d’années. La capacité d’accueil devient à nouveau insuffisante…

Guimard à Nogent

Ceux qui habitent plutôt dans le Val-de-Marne que dans le 16ème et qui voudraient voir des fontes dessinées par Hector Guimard peuvent se rendre… à Nogent. En effet, la clinique vétérinaire de la rue Jacques Kablé a, comme appuis de fenêtres, des fontes Guimard. Je ne le savais pas lorsque fin novembre de l’an dernier, me promenant à la recherche de nachbaurismes, je suis tombé là-dessus :


C’est bête, mais ça fait toujours un choc…

On voit ici deux modèles de fontes. Ces appuis de fenêtres, au premier comme au deuxième étage, étaient composés d’éléments modulables qui existaient en plusieurs hauteurs et plusieurs largeurs. Ils permettaient de réaliser quasiment toutes les longueurs possibles. Ils étaient vendus sur catalogue à partir de 1909 par les fonderies de Saint Dizier… dont on peut avoir un aperçu sur fontesdart.org

Merci à F. Descouturelle pour ses informations. J’en profite pour signaler l’énorme travail de ce dernier pour recenser les fontes Guimard. Direction le site du Cercle Guimard pour en savoir plus. Un premier dossier, concernant les fontes réalisées par les fonderies Durenne, Le Val d’Osne et Bigot-Renaux, est en ligne. On y retrouve presque exclusivement les fontes du métropolitain, mais également celles du Castel Béranger.

Allez, un gros plan pour la route ?

Journées du patrimoine : villa Bergeret

Comme chaque année, la Présidence de l’université Henri Poincaré de Nancy ouvre ses portes pour les journées du Patrimoine. Or ce lieu n’est autre que la villa Bergeret, fleuron de l’Art nouveau nancéen construit par l’architecte Lucien Weissenburger en 1901-1902.

Pour en savoir plus sur la villa Bergeret sur ce blog ce ne sera pas ici, un jour peut-être, mais pas aujourd’hui… Je vous laisse donc vous diriger vers la page http://www.uhp-nancy.fr/universite/portrait/et_aussi/la_villa_bergeret, rédigée par l’incontournable et passionnant Frédéric Descouturelle. et vers la visite virtuelle : http://www.culture.gouv.fr/lorraine/Bergeret/pageshtm/derouleframe.htm

Mais je vous offre tout de même quelques images, prises le 21 août 2009 sous un temps matinal un peu grisounet malheureusement…

N’oubliez pas le guide

Grande première pour moi ce vendredi : voilà que j’ai commenté l’exposition que j’ai mise en place avec mes amis du Cercle Guimard et mes collègues de la Ville, à Nogent-sur-Marne. La visite commentée était réservée aux employés de la Ville… et pour des raisons d’organisations, aucune autre visite n’est prévue. Cependant les membres du Cercle Guimard seront sur place le 18 et 19 septembre pour vous accueillir. Pour celles et ceux qui veulent un petit souvenir, chiffres en fonte et poignées de porte seront en vente.

Bref… la visite… ma foi, ça ne s’est pas trop mal passé, je suis plutôt content de moi. Reste tout de même, pour être plus à l’aise la prochaine fois, à un peu réviser le vocabulaire nachbauro – guimardo – modern style. J’étais parfois à court d’adjectifs ! 🙂
Mais je m’étais déjà penché toute la semaine sur les influences architecturales de l’Art nouveau (surtout français), en particulier la notion de rationalisme, Viollet-le-duc, Anatole de Baudot, Franz Jourdain, etc. Tout cela est vraiment passionnant… quoi qu’un peu complexe pour tout retenir facilement.

Bref bref, tout ça pour vous rappeler que l’expo c’est jusqu’au 19 septembre !

Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur
Carré des Coignard (voir le plan)
150, grande rue Charles de Gaulle
94130 Nogent-sur-Marne

Entrée libre
Du mardi au vendredi de 15 h à 19 h
Samedi et dimanche de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h

Accès :
RER E : Nogent – Le Perreux (à 300 m)
RER A : Nogent-sur-Marne, puis bus 114 ou 120 (arrêt Marché)

P.S. Puisque je suis l’un des organisateurs de l’exposition ET que je travaille à proximité du lieu d’exposition ET que j’y serai les 18 et 19 septembre, n’hésitez pas à m’envoyer un mail si vous voulez m’y voir !

Allez, quelques images :

Hector Guimard - exposition à Nogent Art nouveau Hector Guimard Hector Guimard Hector Guimard

Images anciennes du Poitou-Charentes

A l’époque où j’avais le temps d’écrire de longs billets, j’avais fait l’éloge d’un livre sur les affiches du Poitou-Charentes. Cognac, papier, tourisme, agriculture… les diverses activités économiques de cette Région (ma région d’origine) furent durant des décennies à l’origine de bien belles réclames…

Suite à un échange de courriels avec Jean-Michel Saizeau, l’un des auteurs, voici l’occasion de faire le lien vers le site web de celui-ci : http://affichesanciennes.free.fr/affiches_PCH

Le site fourmille de bien belles illustrations… principalement des affiche. L’Art nouveau est là, bien sûr (hop, un exemple en cliquant), mais également toutes les époques, ce qui ravira les amoureux du graphisme comme moi.

Il est même possible de faire des échanges. Alors… Bonne découverte !

Metz : un tour au(x) musée(s)

Belle journée ensoleillée à Metz ce samedi 21 août. Je ne connaissais pas la ville et j’y allé pour voir de l’art plus ou moins contemporain : le musée des beaux arts / archéologie, le FRAC et le centre Pompidou, mais l’Art nouveau y a été présent !
Alors… Pour le musée des Beaux Arts, rien d’intéressant, si ce n’est un surprenant auto-portrait d’Émile Friant alors âgé de 16 ans (et un pauvre Gustave Moreau mais bof).

Du côté du Centre Pompidou, il faut au moins aller admirer la très belle architecture extérieure. J’adore, j’adhère, je trouve ça complètement magique, je pleurerais presque de joie en voyons ces angles sortir de ses rondeurs. Immédiatement, en voyant la structure de soutien et la charpente en bois, j’ai pensé à Horta et à son fameux « Abandonnons la feuille et la fleur, ne gardons que la tige »…

J’avais vu le lieu en photo, mais en vrai, sous un beau ciel bleu, c’est étonnant… et totalement photogénique ! L’intérieur en revanche est très décevant, il y a des surplombs sur certains endroits moches, et les escaliers sont justes innommables : des escaliers de parkings, la peinture blanche en plus ! Quel scandale ! Courons nous griser dans les escaliers de la fondation Caixa à Madrid ! Certains espaces d’exposition m’ont en revanche bien plu (le 3ème étage permet vraiment de profiter de la perspective sur la grande baie… mais bref, je m’éloigne de l’Art nouveau là… quoi que…
Du côté des œuvres, le Centre Pompidou présente en ce moment « Qu’est-ce qu’un chef d’œuvre ». Lorraine oblige, on y retrouve trois magnifiques pièces de l’École de Nancy :
– « La main aux algues » d’Émile Gallé, réalisée en 1904 (Gallé pourra le 24 septembre de la même année) et à laquelle le musée d’Orsay avait consacrée une exposition en 2004… un de mes premiers pas dans l’Art nouveau.
– le vase « Les hommes noirs » de Gallé réalisé en collaboration avec Prouvé qui conçut les décors et les personnages. Ce vase, qui fut présenté à l’exposition universelle de 1900 est une référence à l’affaire Dreyfus, avec deux citations : “Hommes noirs d’où sortez-vous ?” (sur le col du vase) et « Nous sortons de dessous terre« . Elles sont tirées d’un poème de Pierre-Jean Béranger (1780-1857), anti-clérical et pamphlétaire.
– « La Toussaint » merveilleux tableau d’Émile Friant (sur lequel je m’étais déjà extasié à Nancy), peint en 1888.

Et voilà ! Pour l’architecture messine, il faudra revenir !

Visites guidées à Nogent-sur-Marne

Dans le cadre des journées du patrimoine, la Ville de Nogent-sur-Marne organise des visites guidées pour découvrir son patrimoine Art nouveau, les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h30 à 12h. Le parcours est d’environ 3 km, il montre les éléments les plus beaux de l’architecture Art nouveau de Nogent… Vous savez, toutes ces grilles, toutes ces céramiques, toutes ces portes que je dois montrer ici depuis novembre (mais que j’ai quand même déjà un peu montré) !

Grâce à Georges Nachbaur, seul puis accompagné de ses deux fils, Nogent a un très joli patrimoine Art nouveau. Cette famille a construit un très grand nombre de villas et immeubles à Nogent mais également au Perreux, la ville voisine. Certaines oeuvres ont disparu, mais il en reste encore tellement ! Il est aussi très intéressant de voir la diversité de leurs réalisations et surtout l’évolution du style Nachbaur. La visite permettra d’avoir un aperçu de leur(s) styles(s)… et de celui d’un autre architecte, Georges Damotte, qui a réalisé quelques immeubles assez « classiques » (mais avec quelques particularités intéressantes, de jolis oriels par exemple) et quelques villas Art nouveau qui jalonneront évidemment la visite… A ne pas manquer !

Le lieu de rendez-vous est le Carré des Coignard, 150 grande rue Charles de Gaulle, ouvert de 10h à 12h et de 15h à 19h ces jours-là pour l’exposition « Promenade dans l’Art nouveau : de Guimard aux Nachbaur« .

Les visites sont réalisées par Clara Maillard, guide conférencière et auteure du site http://www.architecture-nogent.fr/.

Les réservations se font par mail à evenements@ville-nogentsurmarne.fr (laissez bien vos coordonnées nom, tél, mail), par téléphone au 01 43 24 63 70… ou auprès de moi !

Allez… un petit aperçu ?

PS. Pour les frileux, je rappelle une fois de plus que Nogent est tout près de Paris (ça touche le bois de Vincennes !)…

Vente chez Tajan le 23 septembre

Le 23 septembre, à 14h, Tajan fait sa rentrée avec une vente Art nouveau… nombreuses pièces sans signature, créateurs inconnus pour moi, mais aussi grands noms :
– Eugène Gaillard ;
– Van de Velde avec par exemple une épreuve d’affichette Tropon ;
– Horta avec de nombreuses pièces (chaises, banquette…) ;
– Guimard avec un intérieur de cheminée en fonte, une vitrine en chêne et une sellette tripode en noyer.
– Hoffmann ;
– Serrurier Bovy ; – ou encore Majorelle avec un exceptionnel ensemble de bureau !

Voir le catalogue en pdf

Exposition des pièces : Espace Tajan
37 rue des Mathurins 75008 Paris – T. +33 1 53303030
Jeudi 9 et Vendredi 10 Septembre 2010 de 10 h à 18 h
Du Lundi 13 au Vendredi 17 Septembre 2010 de 10 h à 18 h
Du Lundi 20 au Mercredi 22 Septembre 2010 de 10 h à 18 h
Jeudi 23 Septembre 2010 de 10 h à 14 h
Exposition partielle des lots 27 à 105
Hôtel Frison
37, rue Lebeau 1000 Bruxelles – Belgique
Du mercredi 1er septembre au samedi 4 septembre 2010 de 11 à 18 heures.

http://www.tajan.com/

Peacock’s garden

Voilà un bien joli blog que ce peacock’s garden. Un blog pourtant simple, chaque billet étant simplement constitué d’une illustration et d’un titre – l’oeuvre, l’artiste, l’année.

Le sujet ? Le paon et ses plumes au hasard des arts… Le paon, mais pas uniquement car petit à petit, au fil des billets, l’oiseau en tout genre a fait son nid… telles ces hirondelles voletant sur un peigne de Lalique. Le paon majestueux et les magnifiques plumes qui ornent sa roue ont charmé plus d’un artiste. Et ce, évidemment, lors de la période Art nouveau. Lalique (encore lui), Mucha (merveille des merveilles, n’êtes-vous donc pas encore allé au musée Carnavalet ?) ou Camille Martin (affiche ci-dessous), étonnamment absent du blog…

Camille Martin

A propos de Camille Martin, l’exposition qui lui est consacrée à Nancy se termine à la fin du mois… Vite vite !

Visites guidées à la Villa Berthe

Pour celles et ceux qui souhaitent faire un tour chez Guimard, des visites guidées sont organisées à la Villa Berthe, appelée aussi la Hublotière, au Vésinet, jusqu’à fin septembre. La maison étant habitée, vous ne verrez que la façade et le jardin, mais on peut tout de même remercier les propriétaires que de nous faire profiter du lieu.

En tout cas, même le Parisien s’y est intéressé : http://www.leparisien.fr/

Et si vous ne pouvez pas vous déplacer : http://hublotiere.free.fr/

Coup de fouet… en ligne !

Qu’apprends-je ? La magnifique, merveilleuse, fabuleuse, splendide et passionnante revue « Coup de fouet » est à présent en ligne. Si j’en crois les actualités, c’est depuis le mois de juin… ça va, je n’ai pas trop de retard (de toute façon, vous l’avez constatez, je suis un peu absent depuis fin mai…).

L’avantage, c’est que l’on peut y télécharger en pdf toutes les anciennes parutions, et qu’elles sont même découpées avec un pdf par chapitre. Bon, il faut parler anglais ou catalan, mais les monophones peuvent regarder les images ! Le site, en revanche, est disponible en français.

http://www.coupdefouet.eu/index.php

Exposition « Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur »

Après l’hôtel Mezzara et le musée Horta, le Cercle Guimard présente à nouveau son Album d’un collectionneur, lors de l’exposition Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur organisée par la ville de Nogent-sur-Marne du 4 au 19 septembre.

Le Cercle Guimard exposera quelques 120 cartes postales anciennes sur le thème de l’architecture Art nouveau en général (Paris, Ile-de-France et province) et du Style Guimard en particulier (cartes postales publicitaires, villas, immeubles et métro). Deux éléments en fonte du métropolitain et des reproductions de croquis, prêtés par la RATP seront également exposés.
Le style Art nouveau, dans les domaines du graphisme, du mobilier et des arts décoratifs sera illustré par quelques exemples représentatifs (revues, planches de recueils spécialisés, mobilier). Par le biais de photographies grand format de Mathieu Génon, l’exposition fait le lien avec le patrimoine architectural de Nogent, très marqué par les réalisations des architectes Nachbaur (le père et ses deux fils) et Georges Damotte.

Des membres du Cercle Guimard seront présents lors des Journées du Patrimoine les 18 et 19 septembre.

Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur Carré des Coignard (voir le plan) 150, grande rue Charles de Gaulle 94130 Nogent-sur-Marne

Entrée libre Du mardi au vendredi de 15 h à 19 h Samedi et dimanche de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h

Accès : RER E : Nogent – Le Perreux (à 300 m) RER A : Nogent-sur-Marne, puis bus 114 ou 120 (arrêt Marché)

P.S. Puisque je suis l’un des organisateurs de l’exposition ET que je travaille à proximité du lieu d’exposition ET que j’y serai les 18 et 19 septembre, n’hésitez pas à m’envoyer un mail si vous voulez m’y voir !

Rennes

Je suis allé à Rennes les 12 et 13 juin pour la biennale d’art contemporain et l’exposition « Brouillon »… Mais j’en ai également profité pour ramener quelques images 1900… et de bien jolies !

Rien de purement Art nouveau pourtant.

Soit de simples éléments décoratifs,

Soit quelques feuillages se glissant dans des façades néo-rocaillo-classico..
Au coin de la rue Simon de la Brosse :

Et place Hoche :

Voire de manière encore plus timide :

Soit une inspiration médiévale légère, dont la porte m’a fait penser au style liégeois,

Mais surtout il y a le superbe bâtiment de l’architecte Charles Couasnon, situé place Hoche lui aussi, au numéro 1 :

Et enfin un Art nouveau tellement tardif qu’Art déco (je trouve qu’on est là à la croisée des chemins), puisque la construction date des années 1924-1927, avec la magnifique piscine municipale de la rue Gambetta, décorée par des grès flammés Gentil et Bourdet…

Jules Chéret à l’affiche !

Enfin ! Jules Chéret (1836 – 1932) sera mis l’honneur du 23 juin 2010 au 7 novembre 2010 au musée de la publicité. Artiste multiple, Chéret est considéré comme l’inventeur de l’affiche moderne. Il en réalisera un millier avant de se tourner vers 1895 – il a alors 59 ans – vers la peinture de fresques. En 1890, on lui remet la légion d’honneur en qualité de créateur d’une industrie d’art depuis 1866 pour l’application de l’art à l’impression commerciale et industrielle. Voilà un bon résumé de son talent et de son œuvre.

Musée de la publicité
107, rue de Rivoli
Palais du Louvre 75001 Paris
01 44 55 57 50

Horaires :
Du mardi au dimanche de 11h à 18h. Le jeudi jusqu’à 21h.

Tarifs :
réduit : 7.5€
normal : 9€

Gentil & Bourdet à la casse !

L’ancien collège de la Maladière, à Neuchâtel, en Suisse, sera détruit cet été. Construit en 1914, il figure pourtant en première catégorie du recensement communal des bâtiments à préserver, en raison d’éléments de style Art Nouveau, en particulier des céramiques signées Gentil & Bourdet. Mais le bâtiment n’est pas protégé au niveau cantonal. Dans les années 90, le Conseil général de Neuchâtel a voté sa destruction à l’unanimité pour le remplacer par un autre bâtiment. Mais depuis, nulle action législative n’a permis d’annuler cette décision.

Source (et pour plus d’informations) :
http://www.rfj.ch

Table du salon de l’hôtel Guimard

Encore une belle, très belle pièce en vente prochainement. C’est une table d’appoint, en poirier, provenant du salon de l’hôtel Guimard qui sera en vente le 9 juin à Drouot… La description faite par Aguttes suffit pour nous faire rver :
à plateau mouvementé entièrement sculpté et nervuré à fond marqueté en loupe. Piétement asymétrique entièrement galbé nervuré et sculpté reprenant des tiges florales.

Mais allez donc sur leur site pour voir ce clair objet de tous les désirs, objet estimé entre 15 000 et 20 000 euros… Le prix d’un soupir…

http://www.aguttes.com

De nombreuses autres pièces de mobilier Art nouveau sont en vente également pour cette vente consacrée aux arts décoratifs du 20ème siècle. On retrouvera donc les noms de Gallé, Majorelle, Larche, Gallé ou encore Koloman Moser, à des prix beaucoup plus abordables. Hep… psst… c’est mon anniversaire bientôt.

Exposition publique le 8 de 11h à 18h et le 9 de 11h à 12h :
http://www.aguttes.com/vo/catalogue.aspx?IDVente=09062010

48, rue des petits champs – 75002 Paris

Petite promenade jeudi dernier… et un arrêt rue des petits champs, devant un immeuble qui fait presque le coin avec l’avenue de l’opéra.

L’immeuble est très décoré, avec de nombreuses sculptures florales autour des portes, sur les consoles, etc.

Et finalement, j’ai trouvé quoi une fois de plus ? Des chardons sous le balcon !

Nouveau projet du Réseau Art nouveau

Le réseau Art nouveau a lancé, le 17 mai, par le biais d’un conférence de presse, son nouveau projet quinquenal : « Art nouveau et écologie ». Ce projet a été sélectionné par la Commission européenne dans le cadre du programme Culture 2007-2013 ; il rassemble les villes suivantes : Bruxelles (BE), Alesund (NO), Aveiro (PT), Bad Nauheim (DE), Barcelone (ES), Bruxelles (BE), Darmstadt (DE), Helsinki (FI), Ljubljana (SI), Nancy (FR), Milan (IT), Riga (LV) et Terrassa (ES), ainsi que trois partenaires associés: Glasgow (UK), La Chaux-de-Fonds (CH) et La Havane (Cuba). Le thème fort et actuel de l’écologie servira de base à de nouvelles réalisations, notamment une exposition itinérante, des conférences et des outils pédagogiques, ainsi qu’une étude de faisabilité pour une exposition inédite destinée au public malvoyant.

Source (parce que j’avoue j’ai presque fait un copier-coller) : http://www.artnouveau-net.eu/get_page.asp?stran=5&jezik=FR

Voir un extrait du journal télé belge : http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/10233/166/

Les tournesols… non pardon… les pavots sur la cheminée

Comme je m’intéresse à l’Art nouveau depuis relativement peu de temps, j’ai encore parfois d’énormes surprises… que des « vieux de la vieille arabesque » n’ont plus depuis longtemps. Ce fut le cas quand un lecteur m’envoya un mail par il voulait vendre un habillage de cheminée et qu’il souhaiter trouver des informations et un moyen de le vendre. Car d’informations, il n’en a aucune. Je lui demandais alors des photographies de l’habillage… roulement de tambours… que voici :


Alors ? Ca vous plait ? C’est à vendre.

Mise à jour du 15 mai : Bon alors tout d’abord ce sont effectivement des pavots, merci au lecteur qui a relevé cette bêtise due à une simple précipitation. (Non parce que j’ai pas l’air comme ça mais j’ai quand même quelques connaissances en terme de fleurs… tiens d’ailleurs quand j’étais petit garçon je vous être jardinier plus tard… bref, je m’éloigne du sujet).

Mais surtout, un membre du cercle Guimard a compulsé son fonds documentaire et a trouvé des informations sur cette cheminée… Je cite : J’ai trouvé l’origine de la cheminée : c’est de Charles Gréber (à Beauvais). Elle est publiée dans le catalogue Gréber Tabary et Commien publié dans les années 1900 (sans plus de précision). C’est donc du grès émaillé H. : 1,17 ; L. : 1,20 ; P. : 0,38. Il y a 5 parties.(…)Je vous joins une photo retrouvée dans un livre sur la famille Gréber.
Et attention… la photo :


Les dimensions et a priori le matériau correspondent et le propriétaire habite en Picardie, à 100km de Beauvais…

Mais là vous allez me demander : « Pourquoi la différence de couleur ? ». Euh…