Musée de l’échevinage – Saintes (17)

Le mauvais temps a du bon, puisque aujourd’hui il m’a un peu poussé à aller visiter deux musées de la ville de Saintes :
– le musée du Présidial, qui présente des œuvres du 15ème au 18ème siècle (tableaux, huiles sur bois et céramiques puisque l’on est au pays de Bernard Palissy) ;
– le musée de l’échevinage où sont rassemblées des peintures du 19ème et 20ème siècle.

Mais ce dernier présente aussi un ensemble mobillier des années 1900, où quelques lignes discrètes rappellent l’art nouveau français de l’époque et surtout une jolie collection de pièces de la Manufacture de Sèvres en grande majorité des années 1890 – 1910.

J’apprends par le catalogue vendu modestement 2 euros, que ces vases, biscuits et médaillons édités à Sèvres ont été attribués par la Manufacture au musée de Saintes en 1908, cette politique ayant été généralisée à l’époque dans les villes de provinces pour légitimer la création contemporaine.

La collection présente aujourd’hui correspond donc plus ou moins à ce don, certaines pièces ayant disparues, d’autres provenant de collectionneurs.

Et du côté du style véritablement Art Nouveau ?
Vases aux formes de coloquinte, aux motifs de saponaire, ou de clématite, aux reliefs en feuilles de chardon, représentant un épi de maïs… on retrouve ici aussi bien la joliesse du japonisme et de l’Art Nouveau qu’une certaine « audace potagère ».
Ma préférence ira surtout pour :
Saintes, musée de l'échevinage - Vase de la manufacture de Sèvres - croquis– un vase de Monfort de 1907 décorés de branches de céleri, les feuilles recouvrant la zone évasée. Le catalogue montre même un dessin préparatoire
– un vase de Verrières de 1907, à la forme plus classique mais aux belles arabesques
– un vase modelé de 1899, aux teintes oranges et brunes, décorés de digitations – joli terme utilisé dans le catalogue – végétales formant les anses. Les digitations en question ressemblent à des algues, en vérité je n’arrive pas à déterminer ce qu’elles représentent. Ne pouvant prendre de photos, je me suis amusé à faire un croquis du vase, que l’on voit ci-contre. Je vous le livre tel quel, ça ne vous dérange ?

Ce modeste musée méritait donc un petit tour un jour de pluie, le prix d’entrée étant plus que raisonnable (1,70 euros, et même 3 euros pour les deux musées) et l’accueil charmant.

NB. J’apprends par ce même catalogue que le frère de Jules Chéret, Joseph Chéret, a été directeur des travaux d’art de la manufacture de Sèvres à partir de 1887 (jusqu’à sa mort en 1894 ??).

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