Les villas de la côte de Beauté

villas de la côte de beautéMon séjour du week-end dernier en Charente-Maritime m’a permis de récupérer l’ouvrage que l’on m’a offert récemment et que je n’avais pas pu ramener (car un peu trop lourd) : Les Villas de la côte de beauté en Charente-Maritime
Il présente les villas construites sur cette partie de la côte charentaise de 1850 à 1930. Après le billet écrit récemment sur Royan, voilà de quoi replonger dans ces constructions battues par les embruns ou noyées dans les odeurs de pins, principalement à Royan mais également dans les communes environnantes (St-Georges-de-Didonne, Saint-Palais-sur-Mer, La Tremblade, Vaux-surMer, Les Mathes et Meschers).

Dans la première partie d’une cinquantaine de pages, l’auteur prend une approche thématique (contexte historique et social, matériaux, typologie, style, parties annexes des maisons…). On y a aperçoit comme illustrations certaines villas qui ne sont pas représentées dans la deuxième partie, avec comme exemple principal, pour la période Art Nouveau, la grille de la ville Farniente et la villa Le clos de Vallières aux fenêtres rondes, villa ayant disparu.

Vient ensuite en deuxième partie le catalogue des villas, 180 pages où les villas les plus importantes sont présentées. Pour la période qui nous intéresse on notera les villas suivantes : Clair de Lune (Ronce les bains) et Charles Benoît et leur grande fenêtre arrondie ; Gabrielle (Royan) et sa frise de céramique repérée l’autre jour ; Coquelicot et sa parure de feuilles et de bogues de marronniers à un coin de mur ; Hélianthe et ses frises de céramique au-dessus des portes ; le Lys Rouge, pour laquelle on apprend l’existence à l’origine d’une salle de billard à la décoration particulièrement soignée dont la cheminée est de grès de Gentil et bourdet (Qu’en est-il aujourd’hui ?) ; et enfin (et surtout !) Orchidée, d’Auguste Rateau, dont la porte, les huisseries de la plus grande fenêtre, les colonnes ou les balconnets regorgent de courbes.

Si la villa Orchidée est a priori la plus « Art Nouveau », en revanche sa façade reste plate et son plan bien simple. Or, si les villas de la Côte de beauté restent plutôt discrètes et classiques sur le plan décoratif, s’inspirant principalement de styles régionalistes (basque, normand…) ou anciens (médiéval, renaissance, néo Louis XVI…), elles présentent bien souvent un plan dissymétrique – l’auteur a réalisé lui-même bon nombre de plans pour illustrer ses propos – et des ruptures verticales, par des tourelles d’inspiration médiévale, des belvédères, des saillies, des plans en L…

La troisième partie, enfin, de 80 pages, présente les principaux personnages (architectes ou autres) ayant laissé une trace sur la côte. De quoi retrouver par exemple une très longue biographie de Félicien Balley, architecte d’une maison Art Nouveau à Saintes dont j’ai parlé récemment.

Richement documenté et illustré, cet ouvrage de Frédéric Chassebœuf est vraiment un plaisir de lecture que l’on s’intéresse à l’architecture de près ou de loin.

Un petit coup d’oeil sur le web ?

2 réflexions au sujet de « Les villas de la côte de Beauté »

    1. Arnaud Auteur de l’article

      Bonne question… Vous avez contacté l’éditeur ?

      On me signale qu’on le trouve encore à la FNAC ou à Saintes (maison de la Presse, Centre Leclerc)

      Répondre

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