L’opéra de Sarah

Mucha est de retour sur les murs de Paris ! En effet, un spectacle intitulé « L’opéra de Sarah » raconte actuellement la vie de Sarah Bernhardt (et l’on m’a dit beaucoup de bien de ce spectacle).

L’affiche reprend le personnage de l’affiche de Gismonda, mais regardant vers la droite et sans la palme. Cette affiche fut un véritable tremplin pour la carrière de Mucha, alors inconnu, et la première d’une longue série de collaborations entre les deux artistes.

En vérité, elle ne fut pas l’affiche utilisée lors des premières représentations — la première eut lieu le 31 octobre 1894 —, mais pour en savoir plus sur la genèse de cette affiche, rendez-vous sur l’incontournable site web de Christian Richet.

Cette pièce fut aussi la première collaboration de Sarah Bernhardt avec l’un des maîtres de la joaillerie Art nouveau : René Lalique. Lalique créa en effet les bijoux que l’actrice portait sur scène pour ce rôle. Dans la correspondance de Lalique, on peut d’ailleurs lire une courte lettre de l’actrice, fin octobre 1894 :

Mon cher Lalique
Voulez-vous me rendre le grand service de cacher le rouge de cette ceinture par un rang de perles très fines. Je suis vêtue de blanc et le rouge fait très dur. Je ferai chercher la ceinture demain à dix heures car je répète généralement dès huit heures. Je vous ferai remettre en même temps deux place pour la répétition générale qui est demain. Mon masque est superbe. Mille fois merci et mille compliments.
Sarah Bernhardt.

Comme quoi ma lecture de ses correspondances est un peu utile 🙂

L’opéra de Sarah
Théâtre de l’Œuvre
55, rue de Clichy
75009 Paris
Tél : 01 44 53 88 88

www.alainmarcel.fr

Depuis le 20 janvier et jusqu’au 23 mars 2009
Les mardi , mercredi , jeudi , vendredi , samedi à 21h00
Les dimanche à 15h30

Une réflexion au sujet de « L’opéra de Sarah »

  1. Elsa

    Juste pour préciser que la première collaboration entre Lalique et Sarah Bernhardt remonte avant Gismonda, il a travaillé pour elle en 1893 pour sa parrure dans Izeïl de Armand Sylvestre et Eugène Morand…

    Répondre

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