Du Guimard à Kyoto ?

Quelle ne fut pas ma surprise, récemment, nuit tombée, d’apercevoir furtivement – nous roulions en scooter – de blanches lignes bien familières. Je suis retourné sur les lieux le lendemain matin et voilà… finalement, ce cher Hector aura semé son élégance jusqu’au Japon !

Ce qui donne d’un peu plus près :

Incroyable, n’est-ce-pas ? Comme j’étais pressé je n’ai pas fait le tour du bâtiment lors de ce premier arrêt le matin, mais ma curiosité m’a bien sûr poussé à un arrêt dans l’autre sens… pour découvrir l’autre façade qui était du même acabit.

M’aborda alors une femme (on l’aperçoit vêtue de rose sur la photo, en bas à droite) qui parlait un français hésitant mais correct. Comme tous les Japonais à cette période de l’année, elle commença en me disant qu’il faisait chaud. Elle me demanda surtout ce que j’étais en train de faire, et me voilà expliquant, avec le vocabulaire le plus simple possible, qui était Guimard, allons allons Madame ce brave Hector… le métro !

Bref… Avant de me montrer une vidéo sur les témoins de Jéhovah, elle m’expliqua que c’était autrefois un hôtel… L’Hôtel Rivage, si l’on en croit ce qui est écrit sur la façade sud. Il me faudrait trouver de vieilles photos pour en savoir plus, car on peut imaginer que les balcons datent d’avant la construction de ce bâtiment des années 80.

… Mais peut-être pas. Car après avoir envoyé cette découverte à mes camarades du Cercle Guimard, le grand spécialiste de la fonte guimardienne m’a répondu que ce modèle… n’existait pas ! Guimard n’a jamais dessiné ce motif précis : c’est une réinterprétation d’un modèle de balcon (le grand modèle GB, pour être précis). Évidemment, il reste d’autres questions, qui, du rez-de-chaussée, restent sans réponse : est-ce de la fonte ? A suivre…

 

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