Archives de catégorie : Sauvegarde du patrimoine

Que va devenir l’hôtel Mezzara ?

Le Cercle Guimard se mobilise pour la création d’un centre culturel et touristique à l’hôtel Mezzara, qui risque d’être vendu. Ce serait une consécration pour l’œuvre d’Hector Guimard et l’Art nouveau parisien !

Le Cercle Guimard a donc besoin de soutiens, et surtout d’adhérents, pour obtenir la reconnaissance d’utilité publique. Cette reconnaissance est indispensable pour que l’association puisse jouer un rôle décisif dans l’avenir de l’Hôtel Mezzara d’Hector Guimard.

http://www.lecercleguimard.fr/HG/fr/centre-guimard-hotel-mezzara/

Le chalet blanc fait grise mine

Dans un article intitulé « Comment sauver la maison d’Hector Guimard » sur un blog du journal Le Monde, la journaliste Pascale Kramer s’inquiète de l’état du la villa Le Chalet blanc (construite par Hector Guimard en 1908) qui se dégrade.

http://sceaux.blog.lemonde.fr/2012/05/29/comment-sauver-la-maison-dhector-guimard/

Embarras de la mairie, inquiétude du Cercle Guimard, problèmes financiers du propriétaire, l’article résume bien la situation et pointe du doigt le nœud du problème pour la sauvegarde de ce type de patrimoine : Comment conjuguer les coûts, les aspects administratifs (classement à l’inventaire, droit de regard de la Mairie) et le droit de propriété privée ?

L’hôtel Aubecq ressuscité

Depuis le 1er juillet et jusqu’au 9 octobre, une exposition aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique met à l’honneur l’un des chefs d’oeuvre de Victor Horta : l’Hôtel Aubecq.

L’Hôtel Aubecq a été construit entre 1900 et 1904 au 521 avenue Louise à Bruxelles.

En 1948, un descendant de M. Aubecq vend l’hôtel… (huées du public)… qui est démoli pour être remplacé par un immeuble. La façade principale — le bâtiment comptait trois façades — est heureusement démontée (en environ 640 pièces), mais ce n’est qu’en 2001 que la Région de Bruxelles-Capitale en fait l’acquisition.

Pour cette exposition, la façade, qui avait déjà été reconstituée dans les années 80, a été reconstituée dans un entrepôt (rue Navez) et peut être admirée à plat.

L’exposition présente également une vingtaine de pièces de mobilier, réalisées par Victor Horta pour cet Hôtel, ainsi que des documents d’archives (plans…).

A noter d’après Wikipédia, qu’une partie des vitraux, des boiseries et certains meubles sont exposés à Paris, au musée d’Orsay.

En savoir plus :
www.aubecq.be

Destruction d’une maison à Rueil Malmaison

Une construction aux multiples décorations Art nouveau a été détruite ce mois-ci pour faire place à un immeuble de logements. Si j’ai appris l’information par le blog dont je parle dans le billet précédent…

http://eli-paseosartnouveau.blogspot.com/2011/06/destruaction-dune-maison-art-nouveau-au.html

… il faut également aller sur « La Tribune de l’Art » pour y lire un billet très complet datant de novembre 2010.

http://www.latribunedelart.com/…

On y apprend en particulier l’origine des éléments décoratifs en céramique, de chez Janin et Guérineau, et le fait que ceux-ci devaient être déposés… ce qui est un moindre mal(maison). D’après La Tribune de l’Art, une conservation partielle du bâtiment aurait pu être étudiée pour la construction, afin de lier l’utile (puisque ce seront des logements sociaux) à l’agréable.

Weissenburger en flammes

La maison de l’architecte Lucien Weissenburger a subi de graves dommages dans un incendie, dans la nuit de vendredi à samedi. Partagée en appartements, elle avait été rénovée tout récemment ! L’incendie s’est déclaré dans l’un des appartements, qui a été ravagé.
http://www.estrepublicain.fr/

Weissenburger, architecte de l’École de Nancy dont j’ai parlé brièvement récemment, avait construit cette maison en 1904 au 1 boulevard Charles V. Évidemment, il avait fait appel à d’autres artistes locaux : Majorelle pour les pièces de mobilier et la ferronnerie et Grüber. Ce dernier y a conçu ce que l’on considère comme l’un de ses chefs-d’oeuvre, la « Baie des Magnolias ». Le lieu était également le bureau de l’architecte.

Voici quelques photos prises en août 2009, sous un joli soleil de fin de journée… le ciel gris du début de journée avait disparu !

Sources pour le texte : « Le guide Art nouveau de Nancy – Editions de l’est »

Gentil & Bourdet à la casse !

L’ancien collège de la Maladière, à Neuchâtel, en Suisse, sera détruit cet été. Construit en 1914, il figure pourtant en première catégorie du recensement communal des bâtiments à préserver, en raison d’éléments de style Art Nouveau, en particulier des céramiques signées Gentil & Bourdet. Mais le bâtiment n’est pas protégé au niveau cantonal. Dans les années 90, le Conseil général de Neuchâtel a voté sa destruction à l’unanimité pour le remplacer par un autre bâtiment. Mais depuis, nulle action législative n’a permis d’annuler cette décision.

Source (et pour plus d’informations) :
http://www.rfj.ch

Visite du 124 rue Réaumur (75002)

Le 124 rue Réaumur pouvait être visité lors des journées du patrimoine. C’est donc ce que je fis le samedi 12 septembre, en compagnie du mateur de nouilles… et en présence de l’architecte chargé de la restauration.

Ce fut l’occasion d’apprendre que la couleur qui orne dorénavant la façade est la couleur d’origine. Les moyens techniques modernes ont permis d’analyser les couches de peinture pour arriver à retrouver cette belle nuance claire nageant entre le bleu, le gris et le vert.
L’intérieur a été entièrement rénové, et la structure en métal qui fait la particularité extérieure du bâtiment est à présent quasiment absente des locaux, en dehors de deux piliers qui ont été conservés au rez-de-chaussée.

Les autres ont dû malheureusement (et étonnament) être recouverts. Seul le quatrième étage pouvait être visité, mais c’est le plus intéressant car c’est celui avec les immense bow-windows :

L’intérieur du bâtiment est bâti autour d’une cour intérieur, offrant encore plus de lumière, en plus des immenses baies vitrées donnant sur la rue Réaumur.

Malheureusement, la verrière (qui se trouve au-dessus du 1er ou 2ème étage ?) est encore en réfection et donc couverte d’une bâche. La structure de la verrière st également en métal, mais aura-t-on la chance de la voir un jour ? Le bâtiment cherche locataire, et on ne peut qu’espérer un ouverture lors d’autres journées du patrimoine (ou de la chance) pour voir la verrière terminée.

Le bâtiment a déjà subi d’autres modifications par le passé. De 1944 à 1973, il est le siège du Parisien Libéré. Les photos d’époque montrent que le balcon du 5ème étage n’avait pas le même aspect : garde-cordes ondulant et énormes médaillons décorés rompaient nettement avec les lignes droites actuelles. On ignore à quelle date ceux-ci furent transformés. En 1975, des aménagement intérieurs sont réalisés, un double-vitrage est posé, et les entrées sont modifiées : la porte centrale disparait, une porte est ouverte à gauche.

Mais les interrogations restent entières pour savoir qui est le véritable architecte de l’édifice. Car les documents datant de 1903, et signés par Chedanne, présentent une façade à 4 travées, et non pas 3 comme celle construite… Chedanne aurait-il fait un autre projet (à savoir les plans pour la façade réalisée) dont les archives auraient disparu ? Un autre architecte aurait-il pris le relai ? Lors de la visite, l’architecte n’était malheureusement pas accompagné d’une autre personne prévue (historien des bâtiments de France ? je ne sais plus précisément) et n’était pas en mesure d’être vraiment précis sur les doutes et les indices… Dommage. Mais mon ami le mateur de nouilles résoudra peut-être cette énigme… ou découvrira peut-être pourquoi les ferronneries des portes ont des détails tellement guimardiens…

Agen – la « fameuse » façade du bd Carnot rénovée

L’immeuble du bd Carnot qui avait suscité un billet ici l’an dernier est en train d’être rénové.
Le billet en question est ici :
http://art_nouveau.ruedespyrenees.net/?2008/07/31/139-agen-bd-carnot

Et l’article de Sud-ouest en question est là :
http://www.sudouest.com/lot-et-garonne/actualite/agenais/article/572679/mil/4453449.html

Je vais à Agen dans 10 jours, peut-être ramènerai-je une ou deux photo…

Vite ! A Bruxelles !

Max Rosendor était, dans les années 1970, un entrepreneur chargé de la démolition de nombreuses maisons et bâtiments bruxellois. Il a conservé avant destruction de très nombreux éléments ou morceaux d’éléments Art nouveau ou Art déco : vitraux, cheminées, grilles, portes…

Ces objets sont en vente du 3 au 13 avril pour quelques centaines ou milliers d’euros… Et quand on sait qu’il y en a en tout pas moins de 1400, cela laisse rêveur !

Plus d’informations sur www.rosendor.be

Guimard en vente sur ebay !

Le propriétaire d’un appartement dans un immeuble Guimard vend des portes Guimard sur ebay. A priori sans le moindre scrupule ni sans une once d’intérêt pour l’œuvre de l’architecte. Je lui ai donc envoyé un petit message :

Bonjour, je suis très surpris de voir une telle vente ici ; certes vous en êtes propriétaire donc libre d’en faire ce que bon vous semble, mais n’avez-vous pas songé à contacter le cercle Guimard, pour montrer le respect que vous avez pour le concepteur de ces portes uniques ? N’avez-vous simplement pas songé à les conserver, puisque ces portes ont été conçues pour cet immeuble, et que le futur acquéreur de cet appartement (dans 10, 20, 50, 100 ans ? …nul n’est immortel) aurait peut-être aimé avoir les éléments d’origine. En tous les cas, disséminer cela à tout vent (les portes puis d’autres éléments ?), alors que les immeubles de Guimard était un tout, est vraiment désolant… Cordialement

… Et je ne suis pas le seul à lui avoir écrit. Ce sera certes un coup d’épée dans l’eau, j’imagine qu’il n’a plus le droit d’arrêter la vente, mais ça pourra peut-être éviter qu’il sème à tout vend, comme la semeuse de Grasset soufflant sur son pissenlit, d’autres éléments de son appartement…

N’hésitez pas vous non plus à lui manifester votre étonnement, voire votre colère.

Sauvegarde de l’hôtel Métropole de Plombières

L’hôtel Métropole, également appelé hôtel du Parc, a été construit en 1904 dans la ville de Plombières (département des Vosges)… Ce n’est pas un chez d’oeuvre de l’architecture Art nouveau, mais des pièces rares, tels les balcons, rampes d’escalier, la serrurerie, etc… le constituent. Sera-t-il malheureusement détruit dans les années qui viennent ?

L’association AVANCEE (http://avancee.free.fr) tente de sauvegarder ce bâtiment, avec entre autres le soutien du Réseau Européen Art Nouveau Network ou du Musée de l’Art Nouveau de Nancy. Le combat dure depuis plusieurs années, la municipalité (propriétaire du lieu) ayant plusieurs fois déposé des permis de démolir, qui heureusement n’ont pas abouti.

Les informations sur le site ne sont plus à jour depuis 6 mois ; j’ai donc contacté l’association pour connaître l’avenir du bâtiment… donc : L’hôtel du Parc a été racheté par un particulier. En théorie l’intervention de l’association devait prendre fin avec cette vente, l’hôtel étant considéré sauvé et destiné à être restauré. Mais il semble à ce jour qu’il n’en est rien et, il est prévu pour AVANCEE de reprendre le flambeau car le projet qu’ils soutenaient a été rejeté à l’unanimité par la municipalité.

Vous pouvez soutenir l’association et en savoir plus sur ce bâtiment en visiant le site http://avancee.free.fr.