Archives de catégorie : Restaurants

Le Gallopin

Si vous désirez dîner agréablement dans le quartier de la Bourse, n’hésitez pas à vous rendre au 40 de la rue Notre-Dame des Victoires, au restaurant Le Gallopin.

Pour bénéficier d’un cadre 1900, pensez bien à réserver une table dans la salle de la verrière. Avec un peu de chance, si le temps le permet, la porte centrale de la verrière sera ouverte… ce qui néanmoins aura l’inconvénient de ne pas voir le motif qui décore cette porte :

Les motifs ? De belles branches et fleurs de rosiers ou de capucines… pour ne citer que les plantes que l’on a réussi à reconnaître… puisque l’on a des doutes sur ce qui décore le coin du panneau droit : n’est-ce-pas du sureau ?

Le restaurant a été créé en 1876, époque à laquelle il n’est d’un débit de bières et de vin au détail. Au cours des années suivantes, le lieu s’agrandit sur l’arrière, et c’est en 1900 que la location de la cour intérieure permet à Gustave Gallopin la création de cette verrière. Le lieu a, par la suite, régulièrement changé de propriétaire, chacun, fort heureusement, respectant le décor du restaurant mélangeant différents styles de la fin de 19ème siècle.

De surcroît on y dîne très bien pour un prix raisonnable (29,50€ pour entrée, plat et dessert) et le service est vraiment sympathique. (Et non, je n’ai pas de réductions sur les tarifs malgré la pub !)

La potée des Halles

Presque un mois d’absence… mais me revoici !

Si vous cherchez un petit resto sympa où l’on mange bien rue Etienne Marcel, dirigez vers le numéro 3, à la Potée des Halles.

Vous pourrez, en plus d’y passer un bon moment, y admirer de jolies céramiques.

Le patron m’a dit qu’elles dataient de 1905, qu’elles étaient de Sarreguemines… et que tous les carreaux n’étaient pas d’époque, ce que l’on peut constater : les petits carreaux blancs ont remplacé les couleurs écrues d’origine qui ont, à un ou deux endroits, résisté à l’usure.

Point de signature d’un céramiste dnas la pièce, mais juste un sigle et une adresse : rue de Paradis : (Flûte la photo est floue).

Si les personnages féminins ne sont pas trop à mon goût, manquant peut-être un peu de délicatesse, en revanche les motifs géométriques qui les entourent sont vraiment splendides :
(Notez en haut à gauche les carreaux unis qui seraient peut-être ceux d’origine).

Voilà ! N’hésitez pas à vous y rendre !

Montparnasse 1900

Jeudi 1er mai, j’ai dîné au Montparnasse 1900, brasserie dont le nom suffit pour comprendre qu’elle se trouve quartier Montparnasse et qu’elle date des années 1900.

Inscrit à l’inventaire des Monument historiques en 1984, le lieu a été créée en 1858 et la décoration actuelle date de 1906 après son rachat par Édouard Chartier. Le bouillon Chartier en question devient en 1923 propriété de Rougeot, et ce jusqu’en 1977. Il fut ensuite tenu par Michel Oliver, sous le nom de Bistrot de la Gare. Il fait actuellement partie des restaurants Gérard Joulie, sous le nom Montparnasse 1900.

Comme nous ne sommes pas là pour parler cuisine, tournons-nous vers le décor.
La façade elle-même est d’époque, les encadrements des vitres reprenant les mêmes motifs que l’on verra à l’intérieur. Évidemment, le nom du restaurant utilise la police Boëcklin pour vous accueillir… il faut faire « Belle époque », hein ?
En entrant dans la grande salle où nous avons dîné – il y a une première petite salle à l’entrée -, je fus assez surpris par la « surcharge » des décors. Cette décoration pourrait semblait assez lourde, mais la grandeur de la salle aère tout cela, surplombée par une très belle verrière.

On retrouve les principaux éléments décoratifs caractéristiques de l’Art Nouveau français :
Tout d’abord les motifs floraux dans les céramiques et la verrière.
Les éléments en céramique sont signés Louis Trézel : motifs floraux ou paysages représentent peut-être des paysages de régions accessibles au départ de Montparnasse, tout comme les céramiques de chez Mollard, face à la Gare Saint-Lazare. Les styles sont très différents, je me demande donc si toutes les céramiques sont de Trézel. Car si les paysages évoquaient à François l’école de Pont-Aven, les décors en bas de murs sont plus géométriques, et les motifs floraux sur les murs autour des miroirs représentent de manière plus classique des volubilis et des mûres accrochées à des ronces grimpant le long d’une pergola.

 

Quant à la verrière, sa flore délicate dans des tons oscillant entre le rouge-brun et le jaune contraste avec de grandes fleurs blanches ou d’un bleu très pâle :

Deuxième élément incontournable de l’Art Nouveau local : des lignes ondulantes dans les encadrements des miroirs et vitres, ou plus discrètement les porte-manteaux ;

– Et enfin des personnages féminins dans les sculptures supportant certaines lampes.

Voilà, c’était une petite visite de cette brasserie au charme indéniable… J’ai aussi visité les toilettes, mais je n’y avais pas emmené mon appareil photo : Nathalie m’avait dit que cela était inutile. Et pourtant, les toilettes des hommes, porte de droite, ont un vasistas qui permet de voir de près un vitrail (côté verso) du même style que la verrière. Moralité : toujours emporter son appareil photo dans les toilettes.

Mucha a donc son resto ?!

A l’issue de la conférence sur Charpentier et l’Art social, pour laquelle Nathalie et/ou moi ferons un billet (très ?) prochainement, nous sommes allés dîner à proximité du musée d’Orsay… au Mucha café.

Cette brasserie est un lieu assez cosy et agréable, les velours violacés sont très jolis, mais ne vous attendez pas à y trouver une ambiance Art Nouveau. Quelques imagettes de Mucha et des caractères « Boëcklin » à outrance ne font pas tout… Et ne me demandez pas mon avis sur la cuisine, on n’est pas là pour ça.