Archives de catégorie : Promenades parisiennes

Castel (bouche) b(ée)

Dimanche 9 octobre, nous avions rendez-vous, ma moitié et moi-même, chez monsieur S, résident au Castel B, Castel Béranger bien sûr, vous l’aurez deviné. Pendant une heure, il nous a fait partager ses vastes connaissances sur ce lieu où il habite depuis onze ans. Ca méritait d’être écrit sur ce blog, et je pourrais simplement reporter ce que j’ai écrit dans mon journal.

Ecrire sur le Castel Béranger, ça peut vite vous emporter dans des descriptions, des images, des exclamations et des superlatifs… Voilà, je vais faire mon flemmard, ne rien dire de plus…  mais soyez rassuré, à l’intérieur c’est tout aussi étonnant.

 

14, rue d’Abbeville

Notre promenade de jeudi dernier – car je ne travaillais pas ce jour-là – nous emmena plus ou moins par hasard rue du Faubourg Poissonnière. En nous retournant vers la rue d’Abbeville, ô surprise… ça :

J’avais déjà vu la façade en photo mais mon souvenir était très flou. N’est-ce pas elle qui fait la couverture de ce petit livre que j’ai offert à F ? Bref, en tout cas, une fois devant, quelle exubérance ! Les fleurs en grès qui ornent la travée centrale de leurs énormes pétales verts avec les briques de la façade. La porte est joliment décorée de volute (mais je n’ai pas fait de photo, et je n’avais pas un grand angle donc elle n’apparait pas au-dessus). En y regardant d’un peu plus près, on peut constater qu’il y a même sur les autres travées… des chardons sous le balcon !

Après une petit recherche sur Internet, j’apprends que l’immeuble a été inscrit au titre des monuments historiques le 22 avril 1986. Il a été construit en 1901 comme immeuble de rapport pour Mme Balli, par les architectes Alexandre et Édouard Autant, et décoré par l’incontournable céramiste Alexandre Bigot.

Au départ, c’est surtout le coin des deux rues, au numéro 16, qui nous avait fait nous retourner… mais ceci sera une autre histoire.

Visites guidées à la Villa Berthe

Pour celles et ceux qui souhaitent faire un tour chez Guimard, des visites guidées sont organisées à la Villa Berthe, appelée aussi la Hublotière, au Vésinet, jusqu’à fin septembre. La maison étant habitée, vous ne verrez que la façade et le jardin, mais on peut tout de même remercier les propriétaires que de nous faire profiter du lieu.

En tout cas, même le Parisien s’y est intéressé : http://www.leparisien.fr/

Et si vous ne pouvez pas vous déplacer : http://hublotiere.free.fr/

48, rue des petits champs – 75002 Paris

Petite promenade jeudi dernier… et un arrêt rue des petits champs, devant un immeuble qui fait presque le coin avec l’avenue de l’opéra.

L’immeuble est très décoré, avec de nombreuses sculptures florales autour des portes, sur les consoles, etc.

Et finalement, j’ai trouvé quoi une fois de plus ? Des chardons sous le balcon !

Guimard, encore !

J’ai profité de l’un de mes après-midi de congés de la semaine dernière pour (enfin) aller du côté du seizième arrondissement. Le temps incertain ne m’y a poussé qu’en fin d’après-midi, je n’ai donc fait qu’un petit tour…

… du côté de la rue La Fontaine tout d’abord, pour revoir l’hôtel Mezzara…


…Puis le Castel Béranger et voir l’entrée refaite…

… Puis encore un peu plus haut et l’ensemble de la rue Agar…


… ensuite 122 avenue Mozart et 124 avenue Mozart, adresses où je n’étais encore jamais allé (dingue, non ?)

… L’endroit est vraiment très intéressant, car permet de voir du Guimard de 1909 avec l’hôtel Guimard, et du Guimard de 1924 avec l’immeuble Houyvet.

… Et après un petit saut de métro et de RER, j’ai pu enfin, car j’avoue je n’y étais jamais allé non plus (dingue, non ?), oui j’ai pu enfin allé voir l’édicule de la Porte Dauphine…

… Sans oublier que le matin, j’étais passé rue Pavée, et que je m’étais évidemment arrêté faire… hop… un petit cliché !

22 rue Greneta (75002 Paris)

Le bâtiment du 22 rue Greneta ne mérite pas vraiment qu’on lève la tête. Alors on regarde simplement la porte de gauche, on se demande si l’autre porte était, à l’origine, décorée, on remarque que la poignée est en tout cas équivalente… et l’on continue son chemin parce qu’il fait quand même un peu trop froid pour traîner.

118 rue Réaumur

Tiens tiens, revoici la rue Réaumur, avec le numéro 118 cette fois :

Le bâtiment est à proximité de chez moi, et j’adore lever le nez pour le regarder. Sa façade a la particularité de présenter une immense surface vitrée avec structure métallique sur les 2ème, 3ème et 4ème étage, mais le 2ème étage n’est pas en reste avec surtout son bow-window que l’on voit sur la photo au-dessus.

Les quelques éléments décoratifs (sculptures en pierre ou coups de fouets en métal) permettent de lui offrir un très léger cachet Art nouveau, mais même sans ces quelques très jolis froufrous il mériterait sa place ici pour sa structure si particulière.

Ce qui est amusant c’est qu’en regardant de plus près les photos, j’ai découvert des feuilles de marronniers bien cachées dans le balcon. Ci-dessous à gauche au milieu. Elles viennent compléter celles du garde-corps du 4ème étage. Je dis garde-corps mais je doute que ces grandes baies vitrées s’ouvrent. Quoi que… Bref : je ne sais pas.

Ce bâtiment à but commercial lors de sa construction est dû à l’architecte Joseph-Charles de Montarnal qui d’après parisenconstruction a réalisé deux autres constructions rue Réaumur. Dois-je rappeler que la rue Réaumur a été un immense chantier anti-haussmanien à la fin du 19ème siècle ? Et bien je le rappelle… et j’irai de plus près voir les autres réalisations de ce cher de Montarnal.

36 Rue Greuze – 75016 Paris

Quoi ? Je n’ai pas parlé de ma visite rue Greuze ? Pourtant, le 29 mai, j’avais rendez-vous rue Greuze, devant le 36-38, où se dresse l’un des derniers immeubles réalisés par Guimard.

En effet, grâce au fils d’un guimardologue, j’ai pu visiter un studio situé au dernier étage du numéro 36 (accompagnés de quelques autres guimardologues avertis) . Ce logement correspond en vérité à deux garçonnières réunies en une seule, garçonnières qui à l’époque étaient accessibles par le balcon.

Je vous laisse à présent avec quelques photos (dont une cliquable) de l’immeuble qui baignait ce jour-là et à cette heure-là dans une lumière presque trop franche…
Bon voici aussi trois photos d’éléments dnas la cage d’escalier :

Bon, avec un immeuble de 1928, je pense que je pourrais pas souvent faire plus tardif en matière d’art nouveau…

337 rue des Pyrénées – Paris 20ème

Encore des chardons sous le balcon ?!

Cette console joliment décorée se trouve au 337 rue des Pyrénées, sur un immeuble de A. Philippon construit en 1906.

La construction de la façade n’est pas très originale, mais celle-ci est ornée de nombreuses sculptures florales :
Chardons comme on l’a vu au début, tournesols autour de la porte, elle même décorée de lignes fluides :

et surtout des iris vers lesquels va ma préférence :

Depuis le temps que je devais montrer cet immeuble ! Je suis tout de même passé devant tous les jours pour aller au travail pendant deux ans et demi ! En revanche je n’ai pas trouvé d’informations sur l’architecte, et le site Paris en construction nous parle d’une construction de cet architecte au n°341, illustré justement par un plan de la façade qui faisait angle avec la rue de l’Ermitage. Malheureusement la construction actuelle au 341 n’est plus celle-ci, mais plutôt une construction de type Art déco.

En attendant Hector Guimard, un peu d’Hector Guimard

Le 20 mai étant la date anniversaire de la mort d’Hector Guimard, nous pensions mettre en ligne le nouveau site de l’association « Le Cercle Guimard » ce mercredi. Mais… on a un peu de retard, et il faudra donc attendre la semaine prochaine.

En attendant… comme je ne travaillais pas hier, j’ai fait un petit tour dans le 3ème arrondissement, pour photographier l’Art nouveau local. C’est donc l’occasion pour moi de glisser d’abord ici un peu du métro de la station Bastille :

Mais comme vous le savez peut-être (ou peut-être pas), le 3ème arrondissement possède son Guimard, au coin de la rue de Bretagne et de la rue de Saintonge. Cet immeuble de bureaux a été construit durant la guerre sans que l’on sache précisémen quand. En effet, le permis de construire date de janvier 1914 mais il est déclaré « en construction » en 1919 (source : le livre de Georges Vigne).

Il ne saute pas vraiment aux yeux lorsque l’on passe devant. Mais si on lève le nez et les yeux jusqu’en haut…


…on peut voir la marque du maître :

Je vous laisse également vous référer au site Paris1900

124 rue Réaumur – 75002 Paris

Depuis que je réside à quelques mètres de la rue Réaumur, j’ai l’occasion d’arpenter celle-ci régulièrement. Parmi les constructions qui la bordent, la plupart réalisées autour des années 1900, l’immeuble le plus remarquable au sens premier du terme se situe au numéro 124.

Cette façade métallique il y a encore relativement peu de temps teintée d’un rouge marron est à présent d’un joli bleu gris, plus proche du vert canard en fin de journée (Les esprits perspicaces noteront que les photos de ce billet ont été prises à deux moments différents).

Le bâtiment étant en réfection, on pourrait se demander si ce n’est qu’une couleur provisoire mais il semble que ce sera plutôt la couleur pour les années à venir.

Le bâtiment est assez exceptionnel car la façade est entièrement métallique, avec de grands panneaux rivetés, et de très nombreuses baies.
Le cinquième niveau et ses très larges bow-windows marie à merveille la légèreté des courbes avec la robustesse du matériau employé.

Le sixième niveau, en revanche, est réalisé en brique vernissée, dont l’usage est courant à cette époque :

Enfin, comme on le voit sur la deuxième photo de ce billet, les baies du rez-de-chaussée, en bois, sont décorées par quelques volutes, mais il faudra être patient pour les voir dans leur intégralité. Vivement la fin des travaux !

Et l’architecte dans tout ça ?
L’architecte est Georges Chedanne (1861 – 1940), bien que certains hésitent à lui attribuer cette réalisation.
Il a également réalisé l’Élysée Palace hôtel sur les champs Elysées, l’hôtel Mercedes rue de Presbourg (aujourd’hui siège d’un grand groupe), le Grand Hôtel Château Perrache à Lyon, le Riviera Palace à Monte-Carlo, l’ambassade de France à Vienne… ou encore l’un des immeubles les plus fréquentés de Paris : Les Galeries Lafayette.
Il participa en effet, dès 1908, avec Ferdinand Chanut, à la conception du grand magasin lorsque celui-ci, succès oblige, s’agrandit sur le bvd Haussman et les rues La Fayette et Chaussée d’Antin.

Un reflet

Voici une petite photo prise il y a quelques temps…


Et voici la même chose, sous un autre angle.

Cette photo a été prise… oh et puis non… on va jouer un peu le temps que je rédige le billet… Saurez-vous me dire où elle a été prise ?