Archives de catégorie : Promenades franciliennes

Guimard à Nogent

Ceux qui habitent plutôt dans le Val-de-Marne que dans le 16ème et qui voudraient voir des fontes dessinées par Hector Guimard peuvent se rendre… à Nogent. En effet, la clinique vétérinaire de la rue Jacques Kablé a, comme appuis de fenêtres, des fontes Guimard. Je ne le savais pas lorsque fin novembre de l’an dernier, me promenant à la recherche de nachbaurismes, je suis tombé là-dessus :


C’est bête, mais ça fait toujours un choc…

On voit ici deux modèles de fontes. Ces appuis de fenêtres, au premier comme au deuxième étage, étaient composés d’éléments modulables qui existaient en plusieurs hauteurs et plusieurs largeurs. Ils permettaient de réaliser quasiment toutes les longueurs possibles. Ils étaient vendus sur catalogue à partir de 1909 par les fonderies de Saint Dizier… dont on peut avoir un aperçu sur fontesdart.org

Merci à F. Descouturelle pour ses informations. J’en profite pour signaler l’énorme travail de ce dernier pour recenser les fontes Guimard. Direction le site du Cercle Guimard pour en savoir plus. Un premier dossier, concernant les fontes réalisées par les fonderies Durenne, Le Val d’Osne et Bigot-Renaux, est en ligne. On y retrouve presque exclusivement les fontes du métropolitain, mais également celles du Castel Béranger.

Allez, un gros plan pour la route ?

Visites guidées à Nogent-sur-Marne

Dans le cadre des journées du patrimoine, la Ville de Nogent-sur-Marne organise des visites guidées pour découvrir son patrimoine Art nouveau, les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h30 à 12h. Le parcours est d’environ 3 km, il montre les éléments les plus beaux de l’architecture Art nouveau de Nogent… Vous savez, toutes ces grilles, toutes ces céramiques, toutes ces portes que je dois montrer ici depuis novembre (mais que j’ai quand même déjà un peu montré) !

Grâce à Georges Nachbaur, seul puis accompagné de ses deux fils, Nogent a un très joli patrimoine Art nouveau. Cette famille a construit un très grand nombre de villas et immeubles à Nogent mais également au Perreux, la ville voisine. Certaines oeuvres ont disparu, mais il en reste encore tellement ! Il est aussi très intéressant de voir la diversité de leurs réalisations et surtout l’évolution du style Nachbaur. La visite permettra d’avoir un aperçu de leur(s) styles(s)… et de celui d’un autre architecte, Georges Damotte, qui a réalisé quelques immeubles assez « classiques » (mais avec quelques particularités intéressantes, de jolis oriels par exemple) et quelques villas Art nouveau qui jalonneront évidemment la visite… A ne pas manquer !

Le lieu de rendez-vous est le Carré des Coignard, 150 grande rue Charles de Gaulle, ouvert de 10h à 12h et de 15h à 19h ces jours-là pour l’exposition « Promenade dans l’Art nouveau : de Guimard aux Nachbaur« .

Les visites sont réalisées par Clara Maillard, guide conférencière et auteure du site http://www.architecture-nogent.fr/.

Les réservations se font par mail à evenements@ville-nogentsurmarne.fr (laissez bien vos coordonnées nom, tél, mail), par téléphone au 01 43 24 63 70… ou auprès de moi !

Allez… un petit aperçu ?

PS. Pour les frileux, je rappelle une fois de plus que Nogent est tout près de Paris (ça touche le bois de Vincennes !)…

Un petit tour dans Nogent

J’ai un nouveau travail à Nogent-sur-Marne depuis cette semaine, et ce vendredi j’ai enfin pu profiter du beau temps pour aller dans les petites rues voir… ça :

Voilà… C’était juste pour mettre l’eau à la bouche de ceux que ne connaissent pas Nogent, en attendant que je rédige quelques billets sur cette ville et en particulier sur les Nachbaur, principaux architectes Art nouveau nogentais…

Clichy-la-Garenne – allées Gambetta

En me rendant au concert de l’orchestre symphonique de Clichy dimanche, j’ai un peu levé le nez sur les allées Gambetta, rue où se trouve le théâtre Rutebeuf. Elles sont bordées de nombreux immeubles probablement construits à partir du dernier quart du 19ème siècle, dans des styles néo-quelque chose, où le classicisme l’emporte sur le reste.

Néanmoins, on trouve quelques éléments décoratifs Art Nouveau. Quelques ferronneries de porte, ou bien…

En arrivant de la station de métro, c’est cette porte que j’ai vue en premier, au numéro 12 :

Et hop, on lève le nez sur la façade :

Le numéro 14 a une façade presque jumelle, avec les mêmes alignements de briques… mais non colorées. La porte quant à elle n’a rien d’original. Pour l’Art Nouveau, on ne remarquera à cette adresse que des ferronneries industrielles extrêmement courantes (on les retrouve même sur un immeuble faisant face à la gare de Saintes) :

Passons devant le théâtre et traversons la rue.
Aux numéros 19 et 19bis, on pourra éventuellement s’étonner de la dissymétrie du rez-de-chaussée, mais on remarquera surtout les portes, encadrées de feuilles et bogues de marronniers.

On retrouve ces feuilles en motifs un peu plus géométriques au bout des consoles soutenant le balcon central du 2ème étage :

Un peu plus haut on retrouve d’autres motifs végétaux, mais on s’éloigne alors de l’Art nouveau :

Enfin, au numéro 25 l’architecte et l’année sont enfin notée. Un immeuble de 1911, par C. Lemaire, fait l’angle de la rue. Certains travées et les éléments de soutien des balcons sont décorées de sculptures florales…
Mais on s’intéressera surtout ici au dessus de la porte :

Des chardons bien sûr !

Voilà, c’était une petite balade sans grande originalité, mais la ville de Clichy regorge de bâtisses de cette période et il serait bon d’y errer un peu plus longtemps. J’ai d’ailleurs dans mes tiroirs une autre construction clichoise à vous montrer. Une autre fois…

PS. Ami lecteur, je cherche une colocation ou un petit appartement à louer. A l’inverse je libère une chambre (trop petite pour mes trop nombreuses affaires malheureusement). On ne sait jamais, si l’Art Nouveau peut aussi servir à ça…

153-155 bd Brune (75014 Paris)

Un rendez-vous professionnel m’a entraîné jusqu’au boulevard Brune le 21 octobre. C’est en passant devant le n° 155 que j’ai vu, au-dessus de la porte une sculpture représentant des fleurs de datura…

Voyons de plus près :

Un coup d’œil vers le haut et je remarquais d’assez jolies ferronneries aux motifs floraux et géométriques…
Tous ces gardes corps ayant même des lignes en coup de fouet perpendiculaires à la façade :

On retrouve également ces mêmes fleurs de daturas sur les consoles au-dessus des fenêtres centrales (dans le renfoncement) :

La construction a en fait deux entrées, et l’autre porte, au n° 153, est décorée différemment, avec de la glycine cette fois. Cette porte est également décorée par des vitraux aux motifs de fleurs.

En tout cas, cette fois, je n’avais pas oublié de chercher le nom de l’architecte. Je ne pouvais de toute façon pas le manquer…
Un peu pressé (car déjà en retard) je n’ai pas fait plus de photographies…

Mais parisenconstruction.blogspot.com s’arrête au n° 135 sur ce boulevard… où sont passés les autres ?

Boulogne Billancourt – 272 bd Jean Jaurès

J’ai travaillé trois jours de suite à Issy-les-Moulineaux, et en prenant le bus 123, j’ai aperçu le 1er jour un portail tarabiscoté.

Le lendemain j’ai glissé mon petit appareil photo dans mon sac et comme le temps était au beau fixe j’ai pu profiter de ma pause déjeuner pour aller faire quelques photos…

Malheureusement la batterie était quasiment à plat, j’ai donc fait un peu les photos à la volée. De plus j’ai perdu l’habitude d’utiliser cet ancien appareil, ça m’a un peu troublé.

Les photos montrent néanmoins les principales particularités de cette maison trop symétrique…

… principalement le portail et la fleur au-dessus de la porte d’entrée :

Les fenêtres sont entourées de motifs en grès, mais ceux des côtés et au-dessus sont peu représentatifs des années 1900. Sauf erreur on retrouve les trèfles situés en-dessous sur un immeuble de brique de la rue des Fêtes pour les bouches d’aération.
Dans l’empressement je n’ai même pas pensé à essayer d’apercevoir par-dessus le portail le nom de l’architecte ou la date de construction. Mais qu’est-ce qui m’est passé par la tête ? En l’occurence rien.
Un lecteur en saura peut-être plus…

La Hublotière en ligne

La Villa Berthe, au Vésinet, fut longtemps appelée La Hublotière, avant qu’une carte postale de l’époque ne lui rendît son nom originel.

C’est donc sur le site hublotiere.free.fr que l’on peut découvrir l’histoire – et surtout l’apparence – de cette villa, construite alors que l’immense projet du Castel Béranger voyait petit à petit le jour. En effet, le Castel Béranger commença à s’élever rue La Fontaine dans la deuxième moitié de 1895 – Guimard vient alors de réaliser son deuxième voyage à Bruxelles – et fut inauguré en 1898, tandis que l’on estime que la construction de la Villa Berthe se termina début 1897.

Si, au premier coup d’oeil sur sa façade principale symétrique, la Villa Berthe est en apparence une demeure classique, elle est la première réalisation vraiment Art Nouveau de Guimard par ses nombreux détails décoratifs : ferronneries, frise de l’entrée, soupiraux, montants de l’escalier, plafonds… Mais son modernisme était également présent dans la construction – confort, luminosité…

Allez, je n’en dis pas plus et je vous propose de vous plonger dans le site de La Hublotière pour mieux découvrir tout cela… ou également l’inévitable site Paris1900

Autre sources :
– H. Guimard (G. Vigne et F Ferré)