Archives de catégorie : Objets

Une assiette… mais quelle assiette !

Mon dîner de samedi, entouré de passionnés d’art nouveau, aura été un moment… comment dire… Art nouveau ? Retrouver Adeline Guimard sur une photo, en apprendre un peu plus sur la vie privée d’Hector, contempler encore plus de cartes postales… et ce jusqu’au dessert :

Notons cependant que nous avons d’autres sujets de conversations… Mais ce n’est pas le sujet ici.

Vente de la collection Yves St Laurent / Pierre Bergé

La vente aux enchères de la collection d’YSL et Pierre Bergé aura beaucoup fait parler d’elle hier et aujourd’hui. Un article sur le web signalant des meubles art nouveau dans le catalogue, je suis allé fouiner dans le catalogue en ligne de Christie’s… mais la période Art nouveau n’y est représentée que par une verseuse en serpent de Vilmos Zsolnay.

On peut supposer que le/la journaliste a confondu Art nouveau et Art déco…

Coïncidence, quelques noms contemporains de l’Art nouveau, Christofle et Daum, sont présents dans des œuvres…. avec serpents. Mais plus tardives.

Une bouche de métro chez vous ?

… Mais oui ! C’est possible ! Et pour seulement 1,10 euro !

On trouve en effet des cartes postales à découper pour réaliser une maquette de divers monuments parisiens, dont la bouche de métro de la station Pigalle. Si ça se trouve, cela existe depuis longtemps… toujours est-il que j’ai découvert cette « chose » dimanche au magasin de la Conciergerie…

Papier peint Art Nouveau

J’ai reçu récemment un courriel de la part de la société Inaltera, maison de papier peints haut-de-gamme français, qui met en vente actuellement une partie de ses archives.

papier peint Art Nouveau © inalteraParmi ces archives figurent des décors muraux exclusifs imprimés par Zuber (Rixheim) dans les années 1960 dans le style Art Nouveau. Il s’agit de panneaux dont vous pourrez apprécier quelques photos sur le site suivant:
www.inaltera.com/prof/panoramiques.html
Cliquez sur « next » en dessous des images pour voir les panneaux Art Nouveau

Les décors sont des impressions artisanales d’époque. Les archives concernant l’époque Art Nouveau comportent plusieurs décors, en 2/3 coloris, dont les stocks se situent autour d’une trentaine de panneaux par référence.
Les décors mesurent entre 1,5 et 2 m de haut, pour une largeur de 0,75m.

Je n’ai aucune part dans la société, et je fais de la pub gratuitement, vous vous rendez compte ? Je suis vraiment un gars hyper sympa.
Mais bon, ça peut peut-être vous intéresser, non ?

Pour plus d’information, contactez Xavier Zorn: deco.international@inaltera.com

Le louvre des antiquaires

Comme ont dit D et F qui m’avaient donné rendez-vous ce matin, le Louvre des antiquaires, c’est comme un musée puisque l’on peut voir de belles choses et… que l’on ne peut pas acheter. Et c’est même mieux qu’un musée puisque l’on peut toucher les objets.

D et F souhaitait y voir une pièce précise, et moi j’en profitai pour me rincer l’oeil sur la pièce en question et sur des tables gigognes de Gallé, des meubles Majorelle, des vases aux motifs fleuris en veux-tu en voilà, etc.

Et donc ? Et donc voilà, allez au Louvre des Antiquaires…

Néanmoins j’ai pu faire la connaissance de l’auteur du livre Lé métropolitain d’Hector Guimard. Les spécialistes de l’Art Nouveau sont décidément des personnes très sympathiques.

Un tour chez un antiquaire…

Je continue de parler ici de mes vacances passées du 20 au 27 avril dernier dans le Salento… vacances pendant lesquelles nous sommes allés voir deux antiquaires.

L’un d’eux, qu’on qualifiera plutôt de « débarras poussiéreux » possédait des chaises en bois clair apparemment d’époque (sauf l’assise refaite à neuf)… mais peut-être me trompè-je complètement.
Il faut quand même savoir qu’ils vous glissent là-bas facilement un « Liberty » même si c’est années 30 voire 40, espérant berner le premier venu. C’est de bonne guerre…

Mais nous sommes surtout allés dans un immense magasin d’antiquités : Visconti, à Surano.
Au milieu des nombreux meubles de salons, salles à manger ou chambres, se trouvait une salle à manger d’époque assez « lourde » (que je n’ai pas photographiée dnas son sombre recoin), quelques détails de-ci de-là tels de jolis boutons de tiroir, une lampe Gallé (ben voyons…)

… et surtout un ensemble salon / salle à manger qui nous plaisait énormément :

Le charme de cet ensemble (complété de deux fauteuils que l’on n’a pas vus) venait tout d’abord de la table, étroite, dont les pieds en oblique était complétés par un élément de soutien arrondi qui rejoignait la table. Mais l’éléments principal était le canapé, avec miroir au-dessus du dossier et bordé de chaque côté d’une console avec vitrine et miroir. Le tout était décoré de très jolies plaques en laiton représentant des marguerites. On retrouvait ces mêmes plaques en laiton, en plus petit format, en haut des dossiers des chaises et sous le plateau de la table :

On en aurait eu besoin sur place on l’aurait acheté mais le plateau de la table était abîmé, les chaises étaient branlantes et il aurait fallu changer tous les tissus défraîchis et pas à notre goût. La console cassée à gauche sur la photo (sur laquelle était posée une sculpture affreuse) méritait réparation, mais le magasin pouvait s’en charger et en effet ils possédaient tous les morceaux.
On pouvait même se le faire livrer sur Paris (pour le prix global franchement ça valait le coup) mais il faut savoir raison garder.

Santé !

Pour célébrer… euh… rien de particulier, nous avons ouvert une bouteille de champagne ce soir. L’occasion d’un petit motif Art Nouveau. Après ça, vais-je avoir l’esprit assez pour terminer un article plus conséquent ?


L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Tapis de souris et autres…

Mon premier cadeau de Noël fut… un tapis de souris, offert par Nathalie. Tous les cadeaux de Nathalie m’ont fait très plaisir, mais puis-je avouer, ma très chère amie, que le décalage entre Mucha et la présence de ce profil sur un tel objet est un peu déroutant ?


© Mucha trust

Le deuxième et le troisième cadeau furent… deux marques pages Mucha, dans une carte Mucha.


© Mucha trust

Le dernier cadeau fera l’objet d’une note à part.

L’arum tant convoité

C’était un dimanche un peu comme les autres. Nous allions déjeuner chez belle-maman. Au moment de nous installer à table, que voyons-nous sur la table en guise de dessous-de-plat ? Un magnifique carreau de faïence représentant un arum.

arum

Face à notre extase et à notre désolation de voir l’usage de l’objet, belle-maman rangea fissa la pièce… La semaine suivante, il avait été transformé en élément décoratif, délicatement posé sur un chevalet…

On peut supposer qu’il date des années 1900. Quand bien même il ne daterait pas de cette période, il mérite sa place sur ce blog, non ?

Paul Iribe modernisé

Paul Iribe est né en 1883 à Angoulême. Il fait partie de ceux qui, dans les années 1910, prirent le relais des créateurs art nouveau, soit pour continuer à moderniser les arts décoratifs, soit pour revenir vers un art plus traditionnel.
En 1912, il conçoit du mobilier pour l’appartement de Jacques Doucet. Une de ses plus célèbres pièces est une petite commode exposée au musée des Arts décoratifs, inspirée du XVIIIème siècle, mais résolument moderne et témoin de ce glissement de l’art nouveau vers l’art déco. Dessinée par Paul Iribe, elle fut réalisée par Clément Rousseau.

Dans le numéro de novembre de « Beaux Arts magazine« , le supplément « ébénisterie d’art » nous présente le travail d’un ébéniste de 23 ans, Ludovic Avenel, lauréat cette année du prix Liliane Bétancourt pour l’Intelligence de la Main. Il a conçu une copie conforme de la commode en question, mais également un deuxième version dans des matériaux de notre époque. Ainsi, le caoutchouc a remplacé l’ardoise, l’ébène a cédé la place à des matériaux composites répondants aux noms de corian ou alubocon et le galuchat a été remplacé par du papier aluminium* de la même texture (texture créée par un pressage de vrai galuchat sur le papier métallique).

Evidemment je ne voulais pas me limiter à cet article dans « Beaux Arts » et j’ai trouvé un très joli portrait sur le site Maison à part.

Voilà vraiment un artiste qui s’inspire avec intelligence de ses prédécesseurs, tout en faisant évoluer son art. Une réelle réjouissance…

Questions pour une théière

Je parlais, dans un de mes tout premiers billets, d’une théière art nouveau achetée chez un antiquaire de Saint-Jean-de-Luz. Je reviens (enfin) sur le sujet, car sait-on jamais, l’un de mes lecteurs aura peut-être une réponse à nos interrogations…

La théière est en cuivre, sa partie principale est décorée de fleurs de perce-neige ; la anse est apparemment en bronze. Le bouton du couvercle semble être en bois, et je pense qu’il n’est pas d’origine.

Elle repose sur un chauffe-plat dont le support circulaire est en cuivre et dont les pieds (la plus jolie partie de l’ensemble, en bronze) représentent des fleurs (des pensées ?). La sculpture du pied est vraiment délicate. Le brûleur est également en cuivre, il n’a pas été utilisé.

La première question, est pas des moindre, est de savoir si la théière et le chauffe-plat étaient conçus pour être ensemble : on ne retrouve pas les mêmes fleurs, la forme de la anse n’est reprise nulle part… le haut aurait presque un aspect oriental. La similitude entre les deux parties se fonde sur les matériaux… et le tout reste harmonieux, mais cela suffit-il ?

La deuxième question : est-ce d’époque ? Si ce n’est pas le cas, c’est plutôt réussi… L’antiquaire a quand même osé nous dire que ça pouvait être du Van de Velde (hi hi et moi je suis la soeur d’Émile Gallé) mais ça ne se ressentait pas dans le prix (heureusement).