Archives de catégorie : Musées

Conférence à Beauvais aujourd’hui

Vous ne savez pas quoi faire et vous avez encore le temps d’être à Beauvais à 16h ? Aujourd’hui, au musée départemental, conférence sur le thème « L’art nouveau dans les collections du musée »… Mais téléphonez avant tout de même, l’information provient du Parisien et n’est pas présente sur le site web du Conseil Général.

Musée départemental de l’Oise
1, rue du Musée
60000 BEAUVAIS
Tél. : 03 44 10 40 50

http://www.oise.fr/Informations_pratiques.81.0.html

Un nouveau meuble Gallé au musée des Arts décoratifs

Un petit billet il y a quelques jours annonçait la vente de la succession de Jean Bourgogne, petit-fils d’Émile Gallé, à l’hôtel Drouot. Au cours de cette vente qui eut lieu le 20 mars, le Musée des arts décoratifs de Paris a préempté l’un des meubles, à savoir le médaillier « Les Primevères ».

D’une ligne générale plutôt simple, ce meuble est surtout un splendide travail de marqueterie. Il a été présenté à l’Exposition universelle de Paris 1900, puis exposé lors de la rétrospective Gallé à Paris, au Musée du Luxembourg, en 1985. L’essentiel, aujourd’hui, est de savoir quand il sera exposé au Musée des Arts décoratifs.

Voir aussi un article sur le site de l’hôtel Drouot.

Source de l’information : La Tribune de l’Art.

La salle à manger de l’Hôtel Guimard – correction

Une petite visite aujourd’hui au Petit Palais m’a permis de compléter les informations notées sur le billet publié hier soir. J’aurais pu, cela dit, regarder un peu plus attentivement mes photographies pour constater les différences notées en premier :

Tout d’abord, un seul fauteuil et huit chaises sont exposées. Deux des chaises n’ont pas le cuir d’origine.
De plus: les oeuvres exposées dans les vitrines des buffet sont :
– pour le buffet de gauche : céramiques de Pierre-Adrien Dalpayrat.
– pour le buffet du fond : pièces d’orfèvrerie de Henri Husson.

On peut également voir une cheminée en fonte bronzée dans la salle attenante. Datées « vers 1910 » et donnée par Guimard, on peut supposer qu’elle était également à l’hôtel Guimard.

Une version corrigée du billet verra le jour très prochainement.

La salle à manger de l’Hôtel Guimard

(voir également le correctif ce jour-ci dans un autre billet en attendant une nouvelle version mise à jour)

Pour voir du mobilier Guimard gratuitement, l’une des solutions qui s’offrent au parisien et au touriste est la visite des collections permanentes du Petit Palais. En effet, on peut y admirer la salle-à-manger que Guimard avait réalisé pour l’hôtel Guimard, au 122 avenue Mozart (Paris XVIème).
Hector Guimard épouse la peintre Adeline Oppenheim le 17 février 1909, et la construction de leur hôtel particulier est terminée en 1910. Les jeunes époux Guimard attendent cependant que l’aménagement intérieur soit terminé pour s’y installer, en mai 1913. Ils y vivront jusqu’en 1930.

En 1948, soit 6 ans après le décès de son époux, Adeline Guimard décide de faire don à l’État de cet hôtel particulier. Le don est refusé, et elle se retourne vers trois musées pour leur faire don du mobilier : le musée des beaux-Arts de Lyon pour sa chambre à coucher — car chacun avait sa chambre, et l’on n’a d’ailleurs aucune idée de ce à quoi ressemblait la chambre de l’architecte malgré les nombreuses photographies existant pour les autres pièces — , le musée de l’École de Nancy pour divers éléments et le Petit Palais pour la salle-à-manger. On notera qu’elle remit également la pendule (appelée régulateur ?) du vestibule au musée des Arts Décoratifs de Paris. L’hôtel est vendu, et Adeline repart aux Etats-Unis où elle fait don d’éléments d’aménagement et de documents à quelques musées.

Le salon que l’on peut voir au Petit Palais est une belle mise en lumière du délicat talent de l’architecte et une élégante définition de l’Art Nouveau où tout devait être décoratif.


On n’y retrouve malheureusement pas les moulures qui ornaient la pièce, mais les buffets, la table, les six chaises, les deux fauteuils et les boiseries habillant les murs. La pièce est toujours éclairée par le même lustre et est agrémentée de quelques céramiques. Je ne sais pas si elles décoraient la pièce à l’époque mais une des photographies montre le vase toujours posé au centre de la table.

hector guimard, petit palais, détail d'un fauteuil

Puisque l’on ne peut pas entrer dans la pièce et s’approcher des objets, on se référera au livre de Georges Vigne (p. 262 à 271) pour s’amuser de la présence du monogramme où un G et un O (pour Oppenheim, nom de jeune fille d’Adeline) sont entrelacés ou pour voir de nombreux détails des boiseries sur les splendides photographies.

Petit Palais
Avenue Winston Churchill – 75008 Paris
Accès gratuit au collections permanentes.
Horaires : ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf lundi et jours fériés.

Source :
Hector Guimard – Georges Vigne, Félip&eacute, Ferré

 

Musée de l’échevinage – Saintes (17)

Le mauvais temps a du bon, puisque aujourd’hui il m’a un peu poussé à aller visiter deux musées de la ville de Saintes :
– le musée du Présidial, qui présente des œuvres du 15ème au 18ème siècle (tableaux, huiles sur bois et céramiques puisque l’on est au pays de Bernard Palissy) ;
– le musée de l’échevinage où sont rassemblées des peintures du 19ème et 20ème siècle.

Mais ce dernier présente aussi un ensemble mobillier des années 1900, où quelques lignes discrètes rappellent l’art nouveau français de l’époque et surtout une jolie collection de pièces de la Manufacture de Sèvres en grande majorité des années 1890 – 1910.

J’apprends par le catalogue vendu modestement 2 euros, que ces vases, biscuits et médaillons édités à Sèvres ont été attribués par la Manufacture au musée de Saintes en 1908, cette politique ayant été généralisée à l’époque dans les villes de provinces pour légitimer la création contemporaine.

La collection présente aujourd’hui correspond donc plus ou moins à ce don, certaines pièces ayant disparues, d’autres provenant de collectionneurs.

Et du côté du style véritablement Art Nouveau ?
Vases aux formes de coloquinte, aux motifs de saponaire, ou de clématite, aux reliefs en feuilles de chardon, représentant un épi de maïs… on retrouve ici aussi bien la joliesse du japonisme et de l’Art Nouveau qu’une certaine « audace potagère ».
Ma préférence ira surtout pour :
Saintes, musée de l'échevinage - Vase de la manufacture de Sèvres - croquis– un vase de Monfort de 1907 décorés de branches de céleri, les feuilles recouvrant la zone évasée. Le catalogue montre même un dessin préparatoire
– un vase de Verrières de 1907, à la forme plus classique mais aux belles arabesques
– un vase modelé de 1899, aux teintes oranges et brunes, décorés de digitations – joli terme utilisé dans le catalogue – végétales formant les anses. Les digitations en question ressemblent à des algues, en vérité je n’arrive pas à déterminer ce qu’elles représentent. Ne pouvant prendre de photos, je me suis amusé à faire un croquis du vase, que l’on voit ci-contre. Je vous le livre tel quel, ça ne vous dérange ?

Ce modeste musée méritait donc un petit tour un jour de pluie, le prix d’entrée étant plus que raisonnable (1,70 euros, et même 3 euros pour les deux musées) et l’accueil charmant.

NB. J’apprends par ce même catalogue que le frère de Jules Chéret, Joseph Chéret, a été directeur des travaux d’art de la manufacture de Sèvres à partir de 1887 (jusqu’à sa mort en 1894 ??).

Musée d’Agen – suite

Pour compléter le petit billet de la semaine dernière sur le musée d’Agen, voici la photo d’un Lachenal envoyé par un fidèle lecteur…

Edmond Lachenal – le père – et Raoul Lachenal – le fils – furent de très importants céramistes dont j’ignorais l’existence (je débute hein, je débute…). J’imagne que c’est Edmond l’auteur de ce vase.

En recherchant quelques informations sur ce nom, j’ai découvert le site ceramique1900 : profitez donc pour aller y faire un tour :
www.ceramique1900.com/

Attendons à présent les photos de Spicynico pour un troisième tour…

Les réserves du musée d’Agen

Chickenbaby a visité lundi le musée d’Agen.

Ce lieu a récemment déménagé ses réserves pour enfin les exposer dignement. Parmi les œuvres à présent mises en valeur, on trouve quelques vases Art Nouveau…

Et comme Chickenbaby est très gentil, il a pensé à moi et il m’a envoyé des photos pour illustrer ses propos.
(SpicyNico, qui l’accompagnait, est lui aussi très gentil et il a lui aussi des photos pour moi, je dis parce que bon je voudrais vexer personne, hein…)

Musée du papier d’Angoulême

Lors de ma prochaine visite à Angoulême – loin d’être planifiée – je devrais peut-être aller au musée du Papier, dit « Le Nil ».

En effet, ce lieu présente matériels et documents en relation directe ou indirecte avec la papeterie industrielle, depuis le début de cette aventure technique et artistique dans le courant du 19ème siècle.
Et évidemment, on y trouvera quelques pièces en relation avec l’Art Nouveau, comme le laisse entrevoir le site web du musée :

J’avais d’ailleurs déjà eu l’occasion d’évoquer brièvement ce lieu lorsque j’ai émis un petit billet au sujet du site web « Art nouveau en Poitou Charentes« .

N’hésitez par à visiter le site : http://www.angouleme.fr/museep/… et à visiter aussi la jolie cité charentaise (où j’ai vécu 2 ans… mais dois-je rappeler qu’à l’époque je n’étais pas obnubilé par les années 1900).

PS. Si je peux me permettre, un musée avec une telle thématique pourrait peut-être s’offrir un autre graphisme pour son site web… Mais bon, on n’est pas là pour ça…

Musée des Arts décoratifs

Le musée des Arts décoratifs de Paris présente une très belle collection d’objets Art nouveau. Je ne peux que conseiller d’y aller (et d’y retourner), sans oublier de passer par la galerie des bijoux qui présente de splendides oeuvres de Vever, Lalique, Fouquet…

Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer (et pour les autres), le site web du musée présente de très belles pièces de Gallé, Grasset, Guimard, Majorelle… accompagnés de passionants commentaires. Il permet également la visite d’une ou deux pièces en visite panoramique, telle que celle-ci.

Le seul petit défaut des pages c’est qu’on a un peu tendance à s’y perdre, mais il est bon de s’y perdre pour découvrir de belles surprises dans les recoins. Bonne visite virtuelle !

La bijouterie Fouquet

J’ai visité à deux reprises le musée Carnavalet, musée de l’histoire de Paris. Celui possède une salle admirable, où est reconstituée la bijouterie Fouquet, décorée par Mucha.

Georges Fouquet prit la direction de la bijouterie Fouquet en 1895, en succession de son père, un des plus grands bijoutiers parisiens de l’époque. L’exposition universelle de 1900 approchant, Fouquet contacta Mucha, déjà célèbre pour ses affiches – la première, pour le Gismonda avec Sarah Bernard, date de 1894. Les bijoux créés alors par Mucha firent sensation, et Fouquet souhaita prolonger cette collaboration lorsqu’il déménagea sa boutique pour s’installer au 8 rue Royale.

La nouvelle boutique ouvrit en 1901, et le tout-Paris put alors admirer l’ambiance audacieuse du lieu… S’inspirant de la nature, l’artiste incrusta motifs floraux, coraux, animaux dans le mobilier, les murs, les éléments de soutien, les moulures… le tout teinté de couleurs chaudes, avec en point d’orgue deux magnifiques paons sculptés, l’un des deux déployant sa roue devant un vitrail rétro-éclairé.

Fouquet conserva la décoration intacte jusqu’en 1923, pour la remplacer par un environnement plus moderne. Mais, infiniment respectueux du travail du maître, il fit démonter et conserver les élements dans un entrepôt, avant d’en faire don en 1941 au musée Carnavalet. L’installation actuelle ne date pourtant que de 1989.

Nous devons une immense gratitude à Fouquet d’avoir sauvegardé ce chef d’oeuvre, que l’on peut donc admirer dans sa mise en forme d’origine. Ainsi, la mosaïque du sol et le décor intérieur ont été reconstitués grâce aux dessins de Mucha conservés au musée. Mais une illustration vaut mieux qu’un long discours :
www.linternaute.com
Un blog

Personnellement, je regrette qu’elle soit au fond d’un couloir et qu’on n’ait pas beaucoup de perspective pour admirer la vitrine, mais le lieu est vraiment magique.
Tiens, et si j’y retournais bientôt ?