Archives de catégorie : Graphisme

Aubrey Beardsley en couv’

Ceux qui me lisent depuis le début se souviennent peut-être de mon amour pour Aubrey Beardsley. En vitrine d’une librairie, il y a quelques jours, un ouvrage « exhibait » un dessin du maître…

Voici donc que sur ce blog prude on dévoile une érection ? Quel scandale ! Mais… pas une seule ?! TROIS !

Allons allons on reprend ses esprits… L’illustration se nomme « The Lacedaemoniam ambassadors » et provient d’une édition de Lysistrata (d’Aristophane) de 1896.

… Quant au livre en question, il est édité aux éditions La Musardine.

D…Y

Debussy, Dessay.

Natalie Dessay vient de sortir un disque de mélodies de Debussy. Qui dit musique d’époque 1900 dit pochette vaguement inspirée de Mucha… et évidemment la police Böcklin ! Tant qu’à faire dans le cliché, allons-y franchement…
L’autre fonte, que j’oserai qualifier de « mackintoshienne », nous épargne heureusement une dégoulinade totale. Après une petite recherche, je découvre que c’est Copasetic : (www.dafont.com/fr/copasetic.font). Une police gratuite ? Ben oui…

Tiens à propos de police de caractères je n’ai jamais parlé de « Un Monstre à Paris« …

Un carnet à dessins

Jolie manière d’approcher la biennale Art nouveau de Bruxelles, à laquelle, comme à chaque édition, je n’ai pas assistée… voici donc les croquis (à l’aquarelle) de :

http://groseil.canalblog.com/archives/2011/11/01/22542924.html

Et si vous consultez le blog en question un peu plus en profondeur, vous découvrirez aussi ceci :

http://groseil.canalblog.com/archives/2011/09/22/22119680.html

Et voilà, je retourne dans mes autres activités

PS. Parmi mes autres activités il y a la photo, d’ailleurs je participe très prochainement à ceci :
http://galerieminiature.wordpress.com

 

 

Konnichiwa

… Cela veut dire « bonjour » en japonais, et j’envoie à tous mes lecteurs un salut du Japon où je passe de merveilleuses vacances, principalement à Kyoto.

J’aurais peut-être l’occasion de faire un billet sur les motifs ayant influencé l’Art nouveau, si j’en croise…  Mais évidemment, ici comme ailleurs, on retrouve un peu de graphisme Art nouveau sur les vitrines, comme pour ce bar à Osaka.

À bientôt !

Généalogie

Voici ce que j’ai retrouvé en trouvant mes emails… Une petite stylisation du métropolitain de ce cher Hector, par la RATP elle-même. Je laisse le tampon du Cercle généalogique de Saintonge pour laisser un indice quant à la provenance de cette trouvaille.

L’Art nouveau appliqué à Star Wars

J’aurais dû parler de la vente Art nouveau / Art déco exposée au Palais de Tokyo. J’aurais dû parler mon séjour à Prague. J’aurais dû parler de l’affiche de Brigitte. J’aurais dû faire plaisir à tous ceux qui attendent le retour de ce blog… Mais je fais simplement ceci : un lien vers un page web.

http://cinema.fluctuat.net/blog/48793-l-art-nouveau-applique-aux-affiches-de-star-wars-iron-man-et-alien.html

Joli, non ? Dommage que les auteurs de ces dessins ne soient pas mentionnés. Si vous en savez plus, merci d’utiliser les commentaires.

Le réseau Bombyce.

Sous ce titre étrange se cache le nom d’une bande-dessinée, ou plutôt de deux tomes dont le premier est paru en 1999 et le deuxième en 2002. Le dessinateur avoua à la sortie des ouvrages son goût pour l’art nouveau, en particulier pour Victor Horta. Cela se retrouve dans l’ambiance des planches, que ce soit dans l’architecture de la ville où se passe le récit que dans les scènes d’intérieur aux décors foisonnants.

Je n’ai jamais lu cette bande-dessinée, je viens juste de découvrir son existence grâce à une recherche sur Internet, où l’on peut en savoir un peu plus ici ou là :

Interview de l’auteur en 2000 après la sortie du tome 1 :
http://www.bdparadisio.com/intervw/cecil/intcecil.htm

Interview de l’auteur en 2006 :
http://www.objectible.net/objectible/Interviews/InterviewCecil/body.html

Reste à aller du côté des librairies et des bibliothèques pour voir cela de plus près… et d’attendre le tome 3 (s’il sort un jour).

Vanessa Paradis… encore !

Jamais deux sans trois ! Après une pochette d’album d’inspiration doucement klimtienne, après un live tout droit sorti de chez Mucha, l’Art nouveau est encore au rendez-vous pour le troisième disque successif de Vanessa Paradis. Elle a pioché cette fois, dans un style… mmm… plutôt jugenstil, non ?

Les éléments décoratifs sont repris de « Art nouveau designs » * paru chez Pepin Press (cf. ci-contre et page 23 du livre)… mais les sources ne sont pas citées dans cet ouvrage. La photographie est de Bettina Rheims…. Et Bettina Rheims, la célèbre photographe, est tout de même la fille de Maurice Rheims, l’un de ceux qui a redonné ses lettres de noblesse à l’Art nouveau dans les années 1960. La boucle est bouclée.
Le dernier clip de Vanessa Parais baigne d’ailleurs dans une ambiance très « vieilles images 1900″… Et j’apprends en cherchant un peu sur internet qu’elle incarnait la Loïe Füller dans un clip de 2007 (« Dès que j’te vois »).

Si des fans de la chanteuse lisent ce blog, peut-être peuvent-ils nous fournir plus d’informations sur l’amour de celle-ci pour le modern style ?

* tout comme la couverture de la réédition du livre de R.H. Guerrand d’ailleurs.

L’intervention

22 mai 1885. Victor Hugo meurt. Chéret a déjà de belles années d’affichiste derrière lui, Samuel Bing commence à être connu pour ses ventes d’objets japonais, William Morris a créé son entreprise dix ans plus tôt, Rosseti est décédé en 1883, Hector Guimard s’apprête à entrer aux Beaux Arts, Gaudi a déjà commencé la Sagrada Familia… L’Art nouveau n’est pas encore né, mais l’art bouillonne…

Et donc, comme vous vous en doutez en voyant l’affiche, je vous parle de Victor Hugo simplement parce qu’une jolie police sécessionnisto-mackintoshienne* a été utilisée pour l’affiche de sa pièce l’Intervention, actuellement jouée à l’Akteon Théâtre. La police en question s’appelle Rivanna, elle est disponible sur dafont.com

* c’est évident :
http://new.myfonts.com/fonts/letterperfect/kolo/
http://www.crmsociety.com/

Jo Krasevich

Les bacs des disquaires, probablement au rayon indépendant, ont une nouvelle pochette Art Nouveau. La photo est jolie mais le graphisme est peut-être un peu grossier malheureusement. Serait-il sorti tout droit d’un livre offrant nombre d’élements graphiques Art nouveau ?
Qu’importe, ne boudons pas notre plaisir…

Tout cela me fait rebondir sur la question récente d’une lectrice, me demandant d’où pouvait venir le revival Art Nouveau actuel… Je ne me suis pas vraiment penché sur la question, qu’elle ne m’en veuille pas si son message est resté jusqu’à présent sans réponse.

L’absinthe

S’il est une boisson qu’on associe facilement aux années 1900 (ou plutôt au 19ème siècle et au début du 20ème), c’est bien l’absinthe. Cet alcool était tellement consommé à partir de 1870 qu’on l’appelait alors « boisson nationale » : il avait alors remplacé le vin, qui avait subi le phyloxera et l’oïdium, et il avait surtout, par l’évolution des moyens de production, vu son prix baisser.

Boisson fort courue chez certains artistes de l’époque, l’absinthe sera l’objet de quelques toiles de Van Gogh, Toulouse-Lautrec ou Degas (et son célèbre Dans un café nommé également l’Absinthe). Mais, à cette époque où l’affichage publicitaire se développe, l’absinthe sera surtout placardée dans les rues ou sur les murs des cafés.

absintheLe lien principal entre ces affiches et l’Art nouveau est la représentation féminine. La femme, évoquée par nombre d’artistes modernistes à cette époque est, pour les publicitaires, une représentation ou une représentante du plaisir. La voici donc sur de nombreuses affiches, souriante, qui tend son verre ou tient une bouteille. La voilà aussi qui savoure avec un large sourire sa boisson préférée – c’est mon péché mignon, dit-elle pour l’absinthe Terminus.
Ou bien la voilà aguicheuse sur la si belle affiche pour l’absinthe Berthelot (ci-dessous) ou chez « L’absinthe Parisienne » (« bois donc… tu verras bien » dit-elle), voire même très légèrement vêtue, une affiche d’Auzolle ou une autre de Tamagno laissant apparaître un sein.


Les autres caractéristiques Art nouveau des affiches sont les habituelles marques graphiques : polices de caractères innovantes et lignes en coups de fouet. C’est le cas par exemple de la marque Vichet, ou de l’absinthe Blanqui, qui après une affiche représentant le visage du fondateur, représente par deux fois une jeune femme au milieu de lignes sinueuses.

La plus connue des publicités est celle de l’absinthe Robette, créée par le graphiste belge Privat-Livremont . De style on ne peut plus Art nouveau, avec une police moderne et des volutes décoratives, elle représente justement une femme recouverte d’un léger voile. Son corps paraît au travers tandis qu’elle tient, bras tendus, un verre d’absinthe. Par cette position, sorte d’offrande aux cieux, on retrouve d’ailleurs un peu de l’imagerie mythologique. L’affiche est réalisée en 1896, et le style de l’auteur se verra souvent comparé à celui de de Mucha à tort ou à raison.

Du côté des illustrateurs, c’est Cappiello qui s’est le plus illustré dans ce domaine, avec la création de quatre affiches, résolument modernes, à partir de 1901. On pense alors au graphisme festif et coloré de Grün qui officie depuis une dizaine d’années comme affichiste. Mais le style de Cappiello, qui fera surtout sa renommée après la guerre de 14-18, se reconnait surtout par ses aplats de couleurs vives ou de noir et une technique plus basée sur la ligne et la silhouette que sur les détails.

L’absinthe fut interdite en France en 1915 (plusieurs années après ses voisins européens et les Etats-Unis), car elle contenait des composants nocifs, en particulier la thuyone. Les affiches de lutte contre ce breuvage ou contre l’alcoolisme en général furent parfois assez jolies, mais ce n’était pas leur but premier : elles étaient plutôt faites pour faire peur. Il ne faut pas oublier non plus que l’alcoolisme était un véritable fléau à l’époque.

Dans les petites bizarreries sans grand intérêt, une compilation de chansons sur l’absinthe a justement comme pochette l’affiche pour Vichet, avec en guise d’encadrement l’illustration de Joseph Auschentaller pour le poème Ver Sacrum de Ferdinand Von Saar.

J’ajoute également l’existence d’une pâle imitation de Koloman Moser pour l’apéritif « Fleurs du mal » (mais oui mais oui) dont j’ai déjà parlé dans un petit billet :

Pour plus d’informations sur cet alcool, vous pouvez également vous rendre au musée de l’absinthe d’Auvers-sur-Oise, sur le site l’heure verte, ou, pour les parisiens à la boutique « Vert d’absinthe » située dans le Marais.

Sources pour l’écriture de ce billet :
« Petit traité de l’absinthe » de Marie-Claude Delahaye. Très joli ouvrage que je conseille.
« L’absinthe, les affiches » de Marie-Claude Delahaye. Livre passionnant que je conseille également, avec en particulier une première partie sur l’histoire technique et commerciale de l’affiche.

Muchart postal

Jadis, je faisais de l’art postal. J’ai dû réaliser ma dernière enveloppe il y a… 3 ans ? Peut-être y reviendrais-je un jour. En attendant, pour ceux qui aime cette pratique artistique un peu timbrée, je vous invite à participer à celui de Sygal sur le thème de Mucha :
http://projetmucha.canalblog.com/

Bon, on a du temps devant nous, peut-être sera-ce l’occasion pour moi de ressortir la colle ou les aquarelles ?

Le Masque Anarchiste, de Privat-Livemont

Le livre « L’affiche en Belgique – 1880-1980 » a été édité à l’occasion de l’exposition éponyme, au musée de l’affiche qui se trouvait alors rue de Paradis à Paris.
L’exposition avait été organisée à l’occasion du 150ème anniversaire de l’Indépendance de la Belgique, en 1980.

Cet ouvrage présente 152 créations, dont 54 affiches datant d’avant la première guerre mondiale, la plupart d’un style purement Art nouveau. Si l’on regrettera le fait que la plupart des affiches soient en noir et blanc, quelques unes sont tout de même en couleur.
C’est en particulier grâce à ce livre que j’ai découvert l’étonnante affiche suivante : Cette affiche de 1897 annonçait le feuilleton « Le Masque Anarchiste » de Montjuich, qui paraissait dans le quotidien « La Réforme ». Le dessinateur de cette affiche est Privat Livemont (1861-1936), connu entre autres pour son affiche « L’absinthe Robette« , pour laquelle on le compara un peu trop à Mucha. L’affiche de ce feuilleton est pourtant loin de l’univers de Mucha de par la violence qu’elle représente.

Privat Livemont réalisa au moins deux autres annonces, en 1896, pour des feuilletons publiés dans La Réforme : « L’orgueil d’une mère » :

Et « La fille du forain » :

Les expressions et les ambiances laissent encore planer une dramaturgie évidente, qu’on ne retrouve absolument pas Mucha, sauf peut-être dans les yeux de Médée. Mais oublions cette comparaison ! Cet artiste mérite bien mieux… mais ce sera pour une autre fois…

Clin d’oeil d’un lecteur

Jyioné, lecteur et commentateur de ce blog, a réalisé un nouveau dessin d’inspiration Art nouveau :

http://jiyone.fr/cakeboy/?2009/03/01/88-yeah-la-melancolie-enfin-termine

L’auteur de ce blog, pâtissier, avait même fait il y a quelques mois un gâteau art nouveau !

http://jiyone.fr/cakeboy/?2008/12/07/86-chocolat-art-nouveau

En manger rapporte plus des poignées d’amour que des poignées de portes Guimard…

L’opéra de Sarah

Mucha est de retour sur les murs de Paris ! En effet, un spectacle intitulé « L’opéra de Sarah » raconte actuellement la vie de Sarah Bernhardt (et l’on m’a dit beaucoup de bien de ce spectacle).

L’affiche reprend le personnage de l’affiche de Gismonda, mais regardant vers la droite et sans la palme. Cette affiche fut un véritable tremplin pour la carrière de Mucha, alors inconnu, et la première d’une longue série de collaborations entre les deux artistes.

En vérité, elle ne fut pas l’affiche utilisée lors des premières représentations — la première eut lieu le 31 octobre 1894 —, mais pour en savoir plus sur la genèse de cette affiche, rendez-vous sur l’incontournable site web de Christian Richet.

Cette pièce fut aussi la première collaboration de Sarah Bernhardt avec l’un des maîtres de la joaillerie Art nouveau : René Lalique. Lalique créa en effet les bijoux que l’actrice portait sur scène pour ce rôle. Dans la correspondance de Lalique, on peut d’ailleurs lire une courte lettre de l’actrice, fin octobre 1894 :

Mon cher Lalique
Voulez-vous me rendre le grand service de cacher le rouge de cette ceinture par un rang de perles très fines. Je suis vêtue de blanc et le rouge fait très dur. Je ferai chercher la ceinture demain à dix heures car je répète généralement dès huit heures. Je vous ferai remettre en même temps deux place pour la répétition générale qui est demain. Mon masque est superbe. Mille fois merci et mille compliments.
Sarah Bernhardt.

Comme quoi ma lecture de ses correspondances est un peu utile 🙂

L’opéra de Sarah
Théâtre de l’Œuvre
55, rue de Clichy
75009 Paris
Tél : 01 44 53 88 88

www.alainmarcel.fr

Depuis le 20 janvier et jusqu’au 23 mars 2009
Les mardi , mercredi , jeudi , vendredi , samedi à 21h00
Les dimanche à 15h30

Tea Party – Nancy Peña

Un tout petit article et une toute petite image dans le magazine Les Inrockuptibles… mais ça m’a sauté aux yeux, cette police sur cette couverture…

En effet, le thé qui fume, quelques volutes, la police justement nommée « Art nouveau Caps » et le tour est joliment joué pour le titre de cette bande-dessinée dont l’action se passe en Angleterre à la fin du XIXème siècle. (L’occasion pour moi d’apprendre que la Reine Victoria avait régné de 1837 à 1901, tout de même !).

Cette auteure semble également aimer le Japon — cf. le tome précédent, le Chat du kimono. Je vais me pencher sur son œuvre (voire pourquoi pas la contacter) pour savoir si japonisme et fin de règne victorien ne laisserait pas supposer un intérêt pour le graphisme Art nouveau…

Une petite boîte

Après les volutes d’une soucoupe, voici celle d’une boîte que j’ai ramenée de Nancy…


C’est (évidemment) la police Arnold Böcklin qui est utilisée.

J’espère vous mettre autre chose sous la dent que des bonbons lors du prochain billet !

Une affiche russe

Si aujourd’hui on écrit partout que « fumer tue », on ne s’en préoccupait pas autrefois. Une affiche russe laissait même une femme préférer le parfum du tabac à celui des roses :

L’affiche est sur la vitrine d’un café de la rue Saint-Maur, décorée de nombreuses affiches.

Ojos de Brujos

Un commentaire de Guillaume, il y a déjà quelques semaines, me parlait du dernier album d’Ojos de Brujos, inspiré par Mucha. Je n’avais pas encore pris le temps d’en savoir plus, mais aujourd’hui, enfin, j’ai googlé… et j’ai trouvé ça :

Ojos de brujo

Cela s’avère être l’affiche du groupe en concert, l’album reprenant le même visuel recadré autour de ce cette forme en croissant ouvert vers le bas, tellement caractéristique de l’oeuvre de Mucha.

Je n’ai pas retrouvé les motifs à l’intérieur de ce croissant dans les créations de Mucha, peut-être sont-ils tirés d’une affiche peu connue, mais ils sembleraient plutôt inspirés de l’affiche « La Danse » que l’on voit ci-contre.

Un gros plan (pas propre) pour comparer :

Mise à jour du 4 mai – 19h : Merci à Jiyone pour son commentaire, en effet les motifs en haut et en bas sont repris de « Rêverie » :

La carte postale en Suisse au temps de l’Art Nouveau

Pour faire écho à l’exposition sur la carte postale photographique qui a lieu actuellement à l’Hôtel de Sully, un tour sur le web permet de compléter les informations sur les premières décennies d’usage de la carte postale.

Par exemple, la ville de la Chauds-de-Fonds, en Suisse, important centre d’Art Nouveau, a organisé du 7 mars 2006 au 28 janvier 2007 l’exposition « La carte postale en Suisse au temps de l’Art Nouveau »

On retrouve donc sur le site de la ville de La Chaux-de-Fonds une page web très complète sur l’histoire de la carte postale.

Première Correspondenz-Karte, considérée comme la première carte postale, en 1869. Première carte Suisse en 1871. Première carte postale publicitaire en France en 1873 pour La Belle Jardinière
La carte postale se démocratise vraiment dans les années 1890, son développement allant de pair avec l’amélioration des techniques de reproduction et d’illustration. A Vienne, Milan, Londres ou Paris, un tel support à grande diffusion va alors intéresser les milieux artistiques (maisons d’éditions, revues telles que Jugend ou Cocorico), même s’il faut avouer que ces cartes illustrées furent alors minoritaires – 90% des cartes étaient photographiques. Les maîtres du graphisme Art Nouveau vont donc participer à l’engouement pour les cartes postales (Mucha, Moser, Chéret, Martini, Kirchner, pour n’en citer que quelques-uns) et les expositions et concours se multiplier.

Football Club de la Chaux-de-fondsEn Suisse (comme ailleurs), toutes ces petites pièces d’époque, disséminées et oubliées, sont aujourd’hui connues grâce aux collectionneurs, tels que Charles Ballif à La Neuveville et d’Armand Studer à La Chaux-de-Fonds. Mais La Chaux-de-Fonds a été un assez important centre de création par le biais de son école d’art. La page web se clôt donc par la présentation de quelques cartes suisses, où sapin et volutes s’entremêlent.

En réalité, la page web se termine par une présentation thématique de la carte postale Art Nouveau, mais faute d’un texte accompagnant ces dernières illustrations, voilà qui tombe un peu comme un joli cheveu dans une très bonne soupe. (Mais ne voyez pas derrière cette dernière phrase un avis négatif sur cette page : elle est très intéressante et très bien illustrée.)

Voilà, pour en lire un peu plus, rendez-vous sur http://cdf-mh.ne.ch

Mazzy Star

L’Art nouveau a beaucoup inspiré le graphisme rock psychédélique des années 60, mais depuis… pas grand chose. Pourtant, la pochette du formidable album « She Hangs Brightly » de Mazzy Star est on ne peut plus Art Nouveau puisqu’elle représente…

… Oui : l’entrée de l’hôtel Tassel !

L’hôtel Tassel fut construit en 1892-93 par Victor Horta, à Bruxelles…

Pauvre Koloman

En attendant de publier un billet au goût d’absinthe, je ne résiste pas à publier ce petit comparatif. Voilà ce qu’une marque d’alcool a osé faire avec une des plus célèbres créations des arts graphiques Art nouveau (sans parler du nom de l’alcool) :

Frommes Kalender Koloman Moser

…L’abus d’alcool est définitivement dangereux pour la santé… pour l’imagination et le bon goût aussi.

Absolut Guimard

La marque Absolut est toujours très créative en matière de publicité. Je viens de découvrir qu’elle s’était inspiré il y a de nombreuses années de la station Porte Dauphine pour la version « Absolut Paris ».

L’abus d’Art nouveau n’est pas dangereux pour la santé. A consommer sans modération.

Cocorico

La revue Cocorico, dirigée par Paul Boutigny, a été publiée entre le 31 décembre 1898 et le 1er mai 1902, soit 63 numéros au total.

J’ai tenté de réaliser la liste des artistes ayant apporté leur pierre à cet édifice. Cliquez pour voir la liste des numéros de Cocorico…

La liste n’est pas complète, mais comme on peut le constater, de nombreux écrivains de l’époque ont participé à l’enrichissement des colonnes de cette revue : Alphonse Allais, Charles Baudelaire, Georges Courteline, Jules Renard, Willy, Stéphane Mallarmé…
Mais côté illustrations la publication ne fut pas en reste. Parmi les illustrateurs, on peut citer par exemple Grün, Chéret, Kupka, Steinlen (et son si beau coq illustrant l’affiche ci-contre), Georges Auriol (qui signa la couverture du numéro 59) et surtout Mucha. Celui-ci travailla pour le bi-mensuel dès le 1er numéro, dessina le frontispice du bi-mensuel (cf ci-dessous) et illustrant de nombreuses couvertures. Certinas dessins furent d’ailleurs repris par l’imprimerie Champenois…

Je vous laisse admirer à ce sujet certaines oeuvres de Mucha réalisées pour Cocorico sur trois pages web fort bien documentées :
http://richet.christian.free.fr/cocorico/cocorico.html
http://richet.christian.free.fr/cocorico/cocorico2.html
http://richet.christian.free.fr/cocorico/cocorico3.html

cocoricoPour l’anecdote – c’est ce qui m’a donné l’envie d’une note sur ce blog – je regrette amèrement d’avoir manqué l’acquisition de certains exemplaires sur ebay, mon agenda ne correspondant pas aux heures de fin d’enchère.
Mais on retrouve des exemplaires en vente chez les bouquinistes en ligne… sûrement chez les autres bouquinistes aussi d’ailleurs. La gazette de Drouot nous apprend à ce sujet que la série complète a été vendue 2 900 euros à Drouot en octobre 2005…

Pour l’anecdote (bis) : un restaurant de Cologne, en Allemagne, porte même le nom de « Restaurant Cocorico » en hommage à la revue : http://www.derfeilenhof.de/3,0,restaurant-cocorico,index,0.html

Voilà, il me reste à affiner mes recherches en allant fouiner dans les rayonnages des bibliothèques.

Colette aussi

C’est sous la signature de Willy qu’est publiée de 1900 à 1903 la série des Claudine de Colette. Notre bibliothèque contient quatre ouvrages de cet auteur : Chéri (1920), le Blé en herbe (1922), la Seconde (1929) et Gigi (1944)… Quatre ouvrages peu contemporain de l’poque qui nous intéresse ici, si j’ose un euphémisme.
Pourtant, lors de la réédition de ces 4 ouvrages en 1971, Flammarion impose pourtant des motifs Art nouveau sur la couverture… En voici la preuve.

Colette est née artistiquement en 1900, ce mélange des genres explique sûrement cela.

Olé !

Tandis que je recherchais des informations sur la ville de Pampelune, j’ai trouvé sur un site web allemand consacré au graphisme un article sur les affiches des fêtes de San Fermin, ces fêtes qui furent au centre de certaines pages hemingwayennes… Les affiches en question, sur la période qui nous intéresse ici (allez, on va être large et dire 1890 – 1915), restent assez classiques, mais un peu d’art nouveau s’est glissé dans les typographies. Seule l’affiche de 1905 se démarque… mais juste un peu.

En attendant une ou deux façades pampelonaises dans un prochain billet ici, allez jeter un oeil à http://www.slanted.de/node/95

Pubblicità !

Art nouveau - Santa Maria al BagnoEn triant quelques affaires, j’ai retrouvé cette publicité dans un magazine italien (plus précisément dans le « Qui Salento » d’août 2004). C’est une publicité pour un restaurant dans un tout petit bourg de bord de mer, dans le talon de la botte italienne… Je ne suis pas allé dans ce restaurant, mais d’après mes recherches sur le web, il est situé dans un « palazzo » des années 1900, et la décoration est constituée de merveilleuses fresques style Art nouveau. Pour précision, en Italie on dit plutôt « floreale » ou « liberty »…

On trouve quelques éléments de style « liberty » dans cette région, entre autres vers Nardo justement, j’y reviendrai prochainement…

Je vous laisse cliquer pour voir l’image en grand.