Archives de catégorie : Général

Bienvenue sur Style 1900 !

Ce blog quitte la rue des Pyrénées pour s’installer définitivement ici.
Il reste quelques petits problèmes d’affichage d’images mais ce sera très vite réparé !

J’espère changer un peu le design du site prochainement pour quelque chose de plus Art nouveau… mais mes nombreux autres projets me demandent du temps, d’où mon absence ces derniers temps.

A très bientôt pour de nouveaux billets (cela dit y en a un juste en-dessous) !
Arnaud

Nancy, en attendant.

Un dîner entre amateurs d’art nouveau, quelques fontes Guimard et un vase Daum dans une cave, la lecture de la préface du « Hector Guimard » de Georges Vigne un soir de bienvenue panne d’Internet… et d’autres infos glanées sur le web : j’ai de quoi rédiger des billets ici (sans compter ceux qui trainent dans mes cartons depuis des mois ou depuis Rouen), mais je n’ai pas trouvé pas le temps, mes moments libres étant consacrés au futur site web du Cercle Guimard, qui avance petit à petit.

Histoire d’illustrer ce blog, voici donc… du Guimard :
Hector Guimard, Nancy Et d’autres photos prises elles aussi à Nancy :
Hector Guimard, Nancy Hector Guimard, Nancy Hector Guimard, Nancy Hector Guimard, Nancy Hector Guimard, Nancy

Dieppe – Seine-Maritime

Une envie de voir la mer, une idée, et hop… j’étais à Dieppe ce week-end pour un séjour improvisé d’environ 24 heures. Ayant jeté un oeil vite fait sur le web, j’avais vu qu’il y avait au moins une maison à photographier pour ce blog…

C’aurait pu être celle-ci, avec ses garde-corps industriels et son renfoncement en arrondi au premier étage :

C’aurait pu être celle-ci, face au port, avec des ferronneries moins courantes et ses jolis coloris :

Mais non. C’était celle-ci, située Grande Rue :

On y retrouve les petites briques typiques de la région, mais les encorbellements, les boiseries rondes des fenêtres du 3ème étage, les arrondis au-dessus des fenêtres* des 2ème et 4ème étages lui offrent un aspect Art nouveau qui saute aux yeux au milieu de toutes les autres constructions dieppoises.
Agrémentée de surcroît par des lignes bleues qui entoure le renfoncement bicolore et une corniche originale (comment la décrire… en forme de trèfle ?)… cette jolie façade aura eu la chance d’être baignée par le soleil avant que nous ne nous rapprochions de la gare.

Faute de fournir plus d’informations sur cette construction, je vous mets une version grand format du haut de la façade

Je retournerai probablement à Dieppe, ne serait-ce que pour profiter de la piscine d’eau de mer chauffée… Si un lecteur connait mieux cette ville et d’autres éléments Art nouveau qui s’y trouveraient, qu’il n’hésite pas à laisser un commentaire…

* Sauf erreur il y a un terme pour ces vitres au-dessus des fenêtres… mais je ne le retrouve pas !

Des chocolats Art Nouveau ?

S’il y a un bordelais parmi les lecteurs de ce blog, j’aimerais qu’il me fasse l’honneur d’aller à Pâques chez Darricau, place Gambetta et d’en ramener quelques photos. En effet, d’après un article lu sur le web, ce chocolatier aurait choisi comme thème, cette année, l’Art Nouveau.

Mais le (vilain) site web du chocolatier présentant les créations de Pâques 2008, peut-être verra-t-on bientôt les créations de cette anneé ?

Un employé de Lalique aux Tuileries

Alors que j’ai aujourd’hui terminé la lecture des correspondances de Lalique, j’apprends que la toute dernière sculpture installée au jardin des Tuileries, un nu féminin en bronze répondant au nom de « Standing Woman » a été réalisée en 1932 le sculpteur franco-américain Gaston Lachaise (1882 – 1935).
J’apprends surtout l’existence de cet artiste, et surtout (pourquoi en parlerais-je sinon ?) le fait qu’il ait travaillé dans l’atelier de René Lalique dans les années 1904 – 1905. Je n’ai pas trouvé d’informations précises sur ce qu’il y faisait. Jeune prodige, il était présent au Salon des Artistes Français en 1899, mais il choisit l’argent de ce travail chez le maître plutôt que la gloire pour se payer le billet qui l’emmènera à Boston rejoindre sa muse, Isabel Dutaud-Nagel…

En tout les cas, aux Tuileries, on le repère Lachaise.

Oups pardon je me suis trompé de blog, je suis sérieux normalement ici…

La Loïe Fuller

Si la femme fut une très grande inspiration pour l’Art Nouveau, il est une femme qui le fut plus que toutes les autres : la Loïe Fuller.

Loie Fuller Cette danseuse américaine (1862 – 1928) raconte dans ses mémoires comment, en 1891, le hasard d’un costume trop long transforma aux yeux du public alors présent ses mouvements de gêne en un vol de papillon. Les mouvements devinrent alors une danse, et par un jeu de voiles et de lumière, elle habilla la scène et fit tourner la tête des plus grands, surtout à partir de son arrivée à Paris aux Folies-Bergères en 1892.

Loie Fuller par RodinElle enthousiasma Rodin (cf. ci-contre) qui s’était déjà intéressé au French-Cancan, inspira Mallarmé, Debussy disait qu’elle interprétait sa musique avec virtuosité, et Isabella Duncan se rappella dans son autobiographie les sentiments qu’elle éprouva en voyant Loïe Füller danser. Elle y utilisa un vocabulaire floral fort à propos pour décrire une « représentante » de l’Art nouveau :

« Devant nos yeux, elle se métamorphosait en orchidées multicolores, en fleurs de mer ondoyantes, en lys qui s’élevaient comme des spirales. C’était tout la magie de Merlin, une féérie de lumières, de couleurs, de formes fluides. »

(On peut d’ailleurs considérer qu’Isadora Duncan succéda à Loïe Fuller comme inspiratrice des artistes. Ironie du sort, Isadora Duncan mourut au volant de sa voiture… étranglée par son écharpe !)

Evidemment, les volutes de ses voiles ne pouvaient qu’attirer les illustrateurs de l’époque pour réaliser ses affiches, tel Chéret :


ou Pal :

Henri de Toulouse-Lautrec, probablement touché par ce « renouveau » féminin, lui qui en avait tant vu au milieu des bordels de Paris, et des danseuses en frou-frou, la représenta à plusieurs reprises : la dessina, la peignit en 1892, puis 1893, parsemant alors sa danse des voiles de poussière d’or.
Loie Fuller par Toulouse Lautrec, 1892 Loie Fuller par Toulouse Lautrec, 1893

En 1894, c’est William Bradley qui représenta sa compatriote (avec Serpentine danse) d’une manière presque amusante : on n’y voit que les pieds dépassant d’un jeu de courbes.
Loie Fuller par William Bradley
La danseuse se retrouva au fil des ans sur des bijoux, des céramiques (par Clément Massier par exemple) ou des sculptures par (pour n’en citer que deux) Francois Rupert-Carabin ou Bernhardt Hoetger. Ce sculpteur allemand avait d’ailleurs travaillé avec Rodin et ses premiers bronzes était très influencé par le travail du maître et par l’Art Nouveau français.

Bernhardt Hoetger et ceux qui la représentèrent à partir de 1900, pour être autant envoûtés, avait-il vu la danseuse en spectacle lors de l’Exposition Universelle de 1900 ? Alors à son apogée artistique, elle y avait son propre théâtre dans la rue de Paris. Ce théâtre avait été réalisé par le jeune architecte Henri Sauvage. Le bâtiment était à l’image de la danseuse : celle-ci était représentée en plein relief au-dessus de l’entrée principale, le reste de la façade ondulant sous les voiles sculptés. C’est Manuel Orazi qui avait réalisé l’affiche pour son théâtre que l’on peut voir ci-contre.

La même année, Theodore Heine en fait également une illustration :

Mais l’oeuvre la plus emblématique date de 1901. Cette danseuse de (la) lumière fut alors transformée en pied de lampe, ses voiles devenant l’abat jour. L’artiste est F.R. Larche qui devra sa renommée grâce à ces/ses représentations de la Loïe Fuller en « fée électricité », car il ne se limita pas à un seul essai.

D’après mes rapides recherches dans mes livres et sur le web, la dernière fois que la Loie Füller fut immortalisée fut en 1910, par Koloman Moser :

… Mais mes recherches furent peu poussées : j’aurais sûrement pu trouver bien d’autres exemples de l’engouement qu’elle suscita dans le monde des arts. Je n’ai d’ailleurs pas évoqué le monde de la photographie… ni présenté ici tout ce que j’ai trouvé sur le sujet. Pour un deuxième billet peut-être ?

Citation – 1

Histoire de remplir un peu plus régulièrement ce blog (avec facilité, je vous l’accorde), j’entame une petit rubrique « Citations »…

Quelles fleurs attendre, et quels fruits, si fleuriste et vigneron ignorent les puits d’arrosement, si l’artisan du décor méconnaît la nature, source de fraîcheur, restitution de la sève, bain matinal qui rajeunit, si l’artiste ne pratique pas le culte qui demande et obtient l’inspiration, c’est à dire s’il néglige l’adoration contemplative de la vivante beauté partout répandue ?

Emile Gallé, Gazette des Beaux-Arts, 1897

Champagne !

On avait déjà eu droits aux coups de fouet d’une Demoiselle sur ce blog, revoici en cette période de fête un peu de champagne, avec la marque De Venoge, dont la jolie boîte vient illustrer ce blog aujourd’hui.

En plus il était très bon ! 🙂

Castel Béranger – nouvelles photographies de l’intérieur

Le blogueur Vincenttheone nous avait déjà fait profiter de photographies de l’intérieur du Castel Béranger. Récemment, il a obtenu des photographies d’un appartement du rez-de-chaussée qui était libre, et donc que l’on pouvait visiter par le biais de l’agence immobilière.

Cet appartement était en fait l’atelier d’hector Guimard… et les photographies sont ici : http://vincentthe2.blogspot.com

Paris, architectures en couleurs

Le pavillon de l’Arsenal proposait le 11 septembre, dans le cadre des journées du Patrimoine, la conférence « Paris, architectures en couleurs ».
On peut retrouver en vidéo la conférence sur http://www.pavillon-arsenal.com/videosenligne/collection-8-160.php

Les 30 premières minutes de la vidéo sont une présentation chronologique par Simon TEXIER. Autour des années 1900, ce sont surtout la Samaritaine et le bâtiment du 124 rue Réaumur qui retiennent l’attention de M. Texier. Le 124 rue Réaumur est un immeuble industriel de 1905 à l’ossature en acier riveté dans les teintes rougeâtres. Les bow-windows du 4ème étage lui offre, au-delà de cette couleur, une originalité de forme que l’on remarque facilement, même si la rue Réaumur a vu de nombreuses constructions naître à la fin du 19ème siècle. Elle fait d’ailleurs l’objet d’un parcours d’architecture sur le site de Ville de Paris.

Dans le reste de cette intéressante conférence, la période Art nouveau n’est pas plus mise en avant qu’une autre, mais le Paris Haussmanien qui la précède est l’exemple de la « non couleur » (à considérer que la pierre n’ait pas une couleur). Les intervenants parlent entre autres de la difficulté d’avoir une couleur pérenne sur une façade – les grès flammés permettaient certes des couleurs pérennes mais étaient trop chers – ou de l’évolution de certains bâtiments. Ce fut également pour moi l’occasion d’apprendre que la couleur des bâtiments n’est pas réglementée à Paris.

Voilà…. bon visionnage !