Archives de catégorie : Expositions

Mairies, des maisons peu communes

Le Musée et les Archives de Nogent-sur-Marne proposent jusqu’au 30 mai 2010 l’exposition « Mairies des maisons peu communes (Hôtels de Ville en Val-de-Marne (1800 – 1989)« .

Au musée, on retrouve l’histoire des hôtels de ville du département du Val-de-Marne. Certains ont été construits à la fin du 19ème siècle, mais aucun ne se démarque alors par son audace architecturale. On est dans l’éclectisme le plus pur, marqué par une certaine rigidité classique ou par un oeil tourné vers le souvenir de la surenchère baroque… Le préfet veillait d’un oeil stricte sur les concours qui régissaient les nouvelles réalisations, tandis que les municipalités n’avaient simplement aucun pouvoir. Evidemment, il y a sur ces panneaux quelques détails que l’on appréciera, quelques informations qui nous surprendront… des années 1900 ou de bien plus récemment. Cette exposition fort intéressante mérite vraiment une petite visite pour quiconque aime l’architecture !

Aux archives, la partie de l’exposition qui la complète, saura plus contenter les amoureux du style fin de siècle. Elle présente en effet les toiles marouflées réalisées par le peinte Karbowski entre 1889 et 1992, pour décorer le salon d’honneur de la mairie de Nogent-sur-Marne. D’un style agréablement naturaliste, elles tranchent fortement avec les autres propositions des finalistes du concours, présentées dans l’exposition.

Il ne reste plus qu’à vous rendre à Nogent (faites-signe,ej e serai peut-être dans le coin…), puisque de toute façon l’exposition est gratuite.

Musée de Nogent
36, boulevard Gallieni. 01 48 75 51 25.
Ouvert le mardi, mercredi, jeudi, dimanche de 14 à 18 h et le samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

Archives municipales
2, avenue du Maréchal Franchet d’Esperey. 01 43 94 95 94
Ouverture le lundi, mardi, mercredi, jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h et le vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

Art nouveau revival à Orsay…

Je me suis (enfin) rendu ce samedi au musée d’Orsay pour voir l’exposition « Art nouveau revival« . Le moins que l’on puisse dire, c’est que je l’ai vue dans de mauvaises conditions : les petites salles ne sont pas faites pour accueillir tant de public. Ajoutons à cela qu’une séance de cinéma m’attendait et que je venais de voir l’exposition sur James Ensor : j’avais donc l’esprit fourbu et un peu ailleurs. J’ai donc survolé l’exposition, qui de toute façon, lorsque l’on connait bien l’Art nouveau et que l’on fréquente musées et expositions temporaires, n’apprend pas grand chose et ne montre pas grand chose de nouveau.

Mais tout de même, je suis trop négatif (mais je le serai toujours au sujet de l’exiguïté des salles en question !)… J’ai découvert certains noms ou vu certaines pièces originales pour la première fois : une table d’appoint d’Hermann Obrist, un fauteuil de Bruno Paul, un autre d’Eugenio Quarti, de grands tirages photographiques présentant par exemple la salle escargot de Bugatti ou l’intérieur du magasin Die Contentinal par Van De Velde. Quel plaisir également d’avoir face à soit les originaux de quelques affiches, telle l’immense création d’Orazi pour la Loïe Fuller et l’affiche Rajah par Henri Meunier ou encore des estampes d’Aubrey Beardsley.

Parmi les création influencées par l’Art nouveau, ma préférence va du côté des affiches de cinéma de Nosferatu, Peau d’Âne ou Le Frisson des Vampires… mais également du mobilier, tel le bureau de Carlo Mollino de 1950.

J’aurai tout de même intérêt à profiter de mes quelques jours de vacances fin décembre pour y retourner à des moments plus calmes… et je vous conseille d’en faire autant.

Evidemment, un catalogue a été édité. Je fais mal mon travail de chroniqueur car je l’ai simplement survolé… je l’achèterai probablement un peu plus tard.

PS. Emmanuelle Lequeux, journaliste du journal Le Monde qui a fait un petit billet sur cette exposition, devrait revoir sa copie : Salvador Dali et son tamanoir sortent, sur la photo pour Paris Match, d’une station de métro Guimard, rue de Lyon à Paris… et non pas d’une quelconque architecture barcelonaise de Gaudi.

Art nouveau et Art déco au Musée de Reims

Du 13 novembre 2009 au 25 janvier 2010, le musée des Beaux-arts de la ville de Reims propose l’exposition « Art nouveau / Art déco… un art de vivre. Trésors récents pour un nouveau musée« . Celle-ci présentera les dernières acquisitions et la collection du musée.

La scénographie, dans l’esprit de la fin du 19ème et des années 20 et 30, permettra par exemple de mettre en valeur un vitrail de Jacques Grüber ou des pièces d’Emile Gallé : la chambre à coucher dite « Aux dahlias », la vitrine dite « La Forêt », une coiffeuse, du luminaire et de la verrerie.

Reims n’étant qu’à 45 minutes de train de Paris, une petite visite s’impose, non ?

Renseignements :
Musée des Beaux-arts de Reims
8, rue Chanzy
Tél. 03.26.35.36.00
http://www.ville-reims.fr/fr/culture/a-visiter/musee-des-beaux-arts/index.html

Horaires et tarifs :
Ouverture tous les jours sauf mardis de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.
Entrée : pass 3 € (une entrée pour tous les musées municipaux valable un mois). Gratuit : – de 16 ans, lycéens, étudiants, RMIstes, demandeurs d’emploi, RSA, Mission Locale pour la Jeunesse de Reims et 1er dimanche du mois.

Art Nouveau Revival. 1900.1933.1966.1974

Le musée d’Orsay propose à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 4 février 2010 l’exposition Art Nouveau Revival qui traite de l’influence de ce mouvement ou du regain d’intérêt pour celui-ci à différentes périodes du 20ème siècle.

Je n’ai pas pu me rendre à l’inauguration hier, je reviendrai donc sur ce sujet très prochainement, une fois l’exposition visitée.

Plus d’information : http://www.musee-orsay.fr/fr/accueil.html

Tiffany au Luxembourg

Le Musée du Luxembourg propose à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 17 janvier 2010 l’exposition : « Louis Confort Tiffany : Couleurs et lumière« 

C’est la première fois qu’une exposition est entièrement consacrée à cet artiste, le plus célèbre représentant Art Nouveau des arts décoratifs américains et des arts du verre en particulier.

Quelques 160 œuvres illumineront l’exposition : vases, objets, bijoux, etc. Des documents d’époque (photos, dessins, aquarelles viendront compléter le parcours. Un ensemble de vitraux sera vraisemblablement le clou de l’exposition.

Le scénographe est Hubert Le Gall qui avait déjà oeuvré pour celle de René Lalique, ce qui laisse présager une belle surprise…
Je ne suis pas un grand amoureux de Tiffany, mais je connais en vérité assez peu son oeuvre et je suis impatient de découvrir tout cela !
Pour les nord-américains – y en a-t-il parmi mes lecteurs? – l’exposition voyagera ensuite à Montréal du 11 février au 2 mai 2010 puis à Richmond (EU) au Virginia Museum of Fine Arts du 29 mai au 15 août 2010.

Toulouse-Lautrec aux Arts décoratifs

Sur les 31 affiches réalisées par Toulouse-Lautrec, le musée des Arts décoratifs en possède 26. Les voici de retour sur les murs du musée, avec, en parallèle, des affiches réalisées en 2001 par 100 artistes contemporains.

Pas besoin de se précipiter, l’exposition a lieu jusqu’au 3 janvier 2010 (et ce depuis le 18 juin 2009). Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, le site du musée lui rend également hommage avec une dizaine de page consacrée à la vie et l’oeuvre de l’affichiste.

www.lesartsdecoratifs.fr

La collection Dutailly au Festival de Chaumont

Le festival d’affiches de Chaumont aura lieu du 16 mai au 14 juin. Parmi les nombres expositions, on pourra retrouver une partie de la collection Dutailly sur les promenades et au square Philippe Lebon.

Gustave Dutailly (1846 – 1906) fut un homme politique passionné par les affiches au point de rassembler près de 5 000 pièces. On retrouve parmi sa collection tous les grands noms de l’affiche Art nouveau : Henri de Toulouse-Lautrec, Jules Chéret, Pierre Bonnard, Leonetto Cappiello, Eugène Grasset, Adolphe Léon Willette, Jules Alexandre Grün…, etc.

Dutailly a légué en 1905 sa collection à la ville de Chaumont.

Plus d’informations : programme téléchargeable en PDF (Reportez-vous surtout au plan sur la dernière page du pdf)

Source : wikipédia

Rétrospective Majorelle à Nancy : « Majorelle, un art de vivre moderne »

Il faudra évidemment se rendre à Nancy avant le 30 août pour visiter la rétrospective Majorelle. Celle-ci commence le 2 mai, et aura lieu aux galeries Poirel. Elle retracera bien sûr le parcours de Louis Majorelle ébéniste, mais évoquera aussi l’histoire des ateliers qui virent le jour avec son père Auguste dans les années 1860 pour se terminer presque 100 ans plus tard.

L’exposition de découpera ainsi :
Majorelle, un savoir-faire : les styles d’Auguste et Louis Majorelle avant l’Art nouveau
Le meuble d’art : l’évolution du mobilier Majorelle des années Art nouveau jusqu’au années 1940.
Du dessin à l’image publicitaire commerciale : dessins préparatoires et importance du support publicitaire dans la réussite de l’entreprise Majorelle.
Objets d’art, objets de diffusion : les autres techniques de Louis Majorelle (céramique, luminaires, métal)
Majorelle ensemblier : le travail de Majorelle comme décorateur.

… Il ne reste plus qu’à prendre des billets de train pour Nancy, en espérant un temps ensoleillé cette fois… Il est d’ailleurs préférable de s’y rendre après le 27 mai, car le musée de l’Ecole de nancy mettra alors en avant (et ce jusqu’en janvier 2010) le pavillon de l’Ecole de Nancy de l’exposition Internationale de l’Est de la France qui eut lieu en 1909.

Galeries Poirel
3, rue Victor Poirel – 54000 NANCY
Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 18h
Tarifs : 8 € ou 6 € (avec le musée de l’Ecole de Nancy)
Tarif spécial : 4 € pour les visiteurs de l’exposition « Emile Gallé, Nature et symbolisme. Influences du Japon », présentée au musée Georges de La Tour de Vic sur Seille, sur présentation de leur billet d’entrée du 5 mai au 30 août2009.

www.ecole-de-nancy.com

Expos galléiennes en Moselle

Le musée départemental Georges de La Tour de Vic-sur-Seille présentera l’exposition « Emile Gallé. Nature et symbolisme, influences du Japon« , du 5 mai au 30 août 2009. L’exposition présentera de nombreuses pièces de Gallé provenant de collections à l’étranger.

Plus d’informations sur : unesaisonenmoselle.over-blog.com
(Les blogs offrent parfois plus d’informations que les sites officiels)

Quelques jours avant, le Centre culturel Jacques Brel, de Thionville, proposera du 21 au 30 avril une exposition d’œuvres inspirées du travail d’Emile Gallé. L’exposition s’intitule « DES TONNEAUX ET DES PINCEAUX – La nature au Pays des Trois Frontières à la manière de Gallé« . Il faudra se rendre sur place pour comprendre où sont les tonneaux du titre…

Plus d’informations sur www.centre-jacques-brel.com

Une expo fantôme à Rouen ?

Cherchant quelques informations sur la Gare de Rouen découverte avec surprise ce dimanche, j’ai appris que le musée des Beaux Arts de Rouen proposait actuellement l’exposition « Entre Art nouveau et Art déco : la ferronnerie à son apogée« .

Aucune information sur leur site web, je les ai donc appelés, mais la personne à l’accueil avait vaguement entendu parlé de cela. J’ai donc envoyé un e-mail pour apprendre que cette exposition avait été annulée.

Donc si vous tombez sur cette information sur internet, ne vous ruez pas à Rouen ! Cependant, vous aurez la chance, si vous ne la connaissez pas, de découvrir la gare de Rouen… qui, bien qu’érigée après 1914, mérite un billet ici. Mais ce ne sera pas pour ce soir.

Mucha à Montpellier

Je n’irai pas voir l’expo Mucha à Vienne… parce qu’elle sera à Montpellier cet été ! J’ai appris cela en lisant Beaux Arts magazine aujourd’hui… Quelle bonne nouvelle ! L’expo sera ensuite à Munich à l’automne. Comme je compte aller dans la capitale bavaroise rendre visite à une amie, je pourrais même éventuellement m’amuser à voir l’exposition une seconde fois…
Non pas que je n’aie pas envie d’aller visiter Vienne, mais ce sera pour plus tard.

Alfons Mucha
Musée Fabre, Montpellier
Du 20 juin au 20 septembre 2009.

http://museefabre.montpellier-agglo.com

Visite de « Paris et ses expositions universelles »

J’ai visité aujourd’hui en compagnie d’Olivier P. l’exposition que j’annonçais la semaine dernière, à la Conciergerie.

Oserais-je dire ici que l’exposition est assez décevante ? Non, car elle n’a jamais prétendu présenter toutes ces expositions dans les moindres détails. Elle revient avec concision et clarté sur les travaux pharaoniques qu’ont engendrées ces expositions et l’on passe une bonne heure à s’étonner ou s’amuser. On pourrait tout de même être déçu par le peu de clichés présentés, et se demander par exemple si la porte monumentale de 1900 n’aurait pas mérité une photographie mettant plus en valeur sa taille. Mais satisfaisons-nous d’un tel retour sur ces moments extraordinaires que l’on rêverait de revivre.

Côté année 1900 et Art Nouveau, on s’y contente d’une petite photographie du pavillon de la Finlande, et tout de même d’un grand tirage du Pavillon Bleu décoré par Serrurier Bovy.

Le court texte présentant cette dernière exposition internationale parle d’ailleurs de l’Art Nouveau. Il y est écrit :

A la munificence architecturale et à l’éclectisme dominant marqué de réminiscences classiques qui tentent de gommer le brutalisme des architectures industrielles, répondent quelques modestes pavillons où l’Art Nouveau cherche à inventer une nouvelle voie, qui s’exprime d’une manière encore plus libre dans les aménagements intérieurs et les arts décoratifs.

On sent que l’auteur de ces lignes, tout comme nous, auraient aimé plus d’audace, de légèreté et de modernité dans les constructions.

Avant de finir ce petit billet je ne dois pas oublier de signaler qu’on peut y admirer la projection d’une partie de la reconstitution en 3D du Quai des Nations. A partir d’éléments de l’époque (principalement photographiques), Laurent ANTOINE a tenté de nous plonger dans les rues de l’Exposition… Pour en savoir plus, ruez-vous sur le site web de son génial concepteur (ou allez à la Conciergerie).

Paris et ses expositions universelles, architectures, 1855-1937

Jusqu’au 12 mars, les expositions universelles de 1855, 1867, 1889 et 1900 sont mises à l’honneur à la Conciergerie, ainsi que les expositions de 1925, 1931 et 1937.

Ce sont principalement deux-cents photographies qui tentent de refléter la grandiloquence de ces moments… et des monuments qui furent construits pour ces occasions, la plupart ayant été détruits.
Evidemment on s’intéressera surtout à celle de 1900 qui a vu naître le Grand Palais, le Petit Palais ou le Pont Alexandre III, mais même en 1900 les bâtiments restèrent plutôt « classiques » – plus clinquants qu’originaux dirais-je -, à quelques exceptions près. Je reviendrai justement sur l’une des ces exceptions dès ce week-end.
L’exposition nous permettra en tout cas de nous plonger dans un Paris bien différent de celui que l’on connait aujourd’hui. Ayant déjà vu de nombreuses photographies de l’expo 1900 (je possède un ouvrage sur ce sujet et ma mère en possède un encore plus complet), j’espère surtout que la qualité des photos sera très bonne et que j’en découvrirai de nouvelles. A noter que je possède également un amusant guide édité à l’époque par le Bon Marché à destination des visiteurs. Sur 350 pages, il est illustré de gravures et des plans de l’exposition…
Bref, rendez-vous à la conciergerie avant le 12 mars !

« Paris et ses expositions universelles, architectures, 1855-1937» La Conciergerie
2, boulevard du Palais 75001 Paris
(Métro Châtelet, Saint-Michel ou Cité)
Tél. : 33 / (0)1 53 40 60 80

Ouvert tous les jours de 9h à 17h ; du 1er mars au 12 mars, de 9h30 à 18h