Archives de catégorie : Expositions

Hector Guimard, précurseur du design

Pour célébrer les 150 ans de la naissance d’hector Guimard, le Cercle Guimard organise une exposition exceptionnelle à l’hôtel Mezzara, chaque week-end jusqu’au samedi 9 décembre inclus.

Voilà bien longtemps que le grand public n’avait pas eu accès à ce bâtiment, seule construction réalisée par Guimard appartenant à l’état, en l’occurence au ministère de l’Éducation nationale, et qui était un internat hébergeant une quinzaine de lycéennes jusqu’en 2015.

Pour ma part, si je ne fais pas d’erreur, j’avais découvert à la fois l’oeuvre de Guimard et les activités de l’association en 2006, lors de l’exposition « L’album d’un collectionneur » dans ces mêmes lieux… Un coup de coeur qui m’avait alors entraîné sur le chemin de ce blog  et un peu plus tard comme membre de ce Cercle.

L’exposition « Hector Guimard, précurseur du design » est l’occasion de découvrir une petite partie des archives photographiques redécouvertes en 2015 aux Arts décoratifs. Ces images, sont complétées par des objets, fac-similés de catalogues, cheminée, etc. afin de montrer l’incroyable étendue du travail de designer de Guimard. Ce dernier fit construire en 1903 des ateliers, avenue Perrichont — Perrichont prolongée !!, crieront les esprits précis et pointus —, afin de centraliser la production de ses pièces. Pour l’occasion, le Cercle Guimard a réalisé une maquette de ces bâtiments détruits — comme tant d’autres !!, crieront les esprits précis et nostagliques —  dans les années 60. L’histoire de l’Hôtel Mezzara, où le commanditaire n’a vécu que 3 ans, est également mise en avant, avec en particulier des photographies inédites.

Bref, si j’annonce cette événement avec beaucoup de retard, il vous reste tout de même 4 week-ends pour y courir… et peut-être m’y rencontrer.

Exposition « Hector Guimard, précurseur du design »
Hôtel Mezzara
60, rue La Fontaine
75016 Paris
Les samedis et dimanches jusqu’au 9 décembre, de 10h à 18h.

En savoir plus :
http://www.lecercleguimard.fr/fr/hector-guimard-precurseur-design/ 

 

Exposition sur Jules Lavirotte

Jules Lavirotte est l’un des grands noms de l’Art nouveau parisien, surtout connu pour l’architecture flamboyante et exubérante du 29 avenue Rapp et du « Ceramic Hôtel » du 34 avenue de Wagram… L’association Taylor lui consacre une exposition du 2 au 25 mars !

Et on me glisse en commentaire que le catalogue de l’exposition est aussi la première monographie de cet architecte.

Entrée gratuite.

Adresse :
1,rue La Bruyère – 75009 Paris
Métro Saint-Georges (ligne 12)

Du 2 au 25 mars 2017
Du mardi au samedi de 14h à 20h.

En savoir plus :
http://www.taylor.fr/expoDetail.php?id=429

News from nowhere

Voilà qui tombe bien mal ! Car a lieu jusqu’au 19 octobre la rencontre entre William Morris (dont j’ai oublié de vous parler récemment lorsque son nom a été évoqué par José Levy lors d’une présentation de son travail) et la Maison d’art Bernard Anthonioz, lieu d’art contemporain de Nogent-sur-Marne que j’aimais fréquenter avant d’habiter au Japon.

Je vous laisse y aller pour moi ! 🙂

Plus de précisions dans le communiqué officiel :

William Morris, figure du mouvement Arts and Crafts réalisait le mobilier des maisons qu’il habitait, comme à Kelmscott Manor, villégiature du Gloucestershire qui donna son nom à sa maison d’édition. Il y publia en 1890, News from Nowhere (or an Epoch of Rest), nouvelle d’anticipation projetant une société idéale au début du XXIème siècle.
Pour l’exposition éponyme, Xavier Antin rapproche le bâtiment de la MABA de Kelmscott Manor et de l’histoire de ce polymathe anglais, à la fois fabricant de textiles et d’ameublement, artiste, écrivain, éditeur, personnage politique et proto-penseur d’une utopie sociale du design. Poursuivant son exploration de la réappropriation des moyens de production, Xavier Antin transforme l’espace d’exposition de la Maison d’Art Bernard Anthonioz en atelier de production et invite Will Holder, designer, artiste et éditeur anglais à écrire un nouveau chapitre de The Middle of Nowhere, adaptation de l’oeuvre originale de Morris à l’orée du XXIIème siècle.

Maison d’art Bernard Anthonioz
16 rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne
Ouvert au public, tous les jours de 12h à 18h, sauf les mardis et les jours fériés. Entrée libre.
http://maba.fnagp.fr/infos-pratiques/

 

Exposition « Papier peint et Art nouveau »

Ah ! Je redonne enfin un peu de vie à ce pauvre blog (que certains qualifieraient facilement, voire à juste titre,  de moribond), pour annoncer l’exposition « Papier peint et Art nouveau » qui aura lieu du 26 avril 2014 au 17 mai 2015 au musée de Papier Peint de Rixheim (ville du Haut-Rhin, située dans l’agglomération de Mulhouse).

Dans l’histoire du papier peint, le mouvement Art nouveau a tenu une place importante autour de 1900. Objet de consommation, le papier peint, par l’intermédiaire de ses manufacturiers et de ses dessinateurs, va intégrer l’esthétique Art nouveau dans ses créations, la faisant pénétrer à la fin du 19ème siècle dans tous les intérieurs, les plus riches comme les plus modestes. Cet élément de modernité à la portée de tous se maintiendra au-delà du phénomène de mode dans la décoration jusqu’à la Première Guerre mondiale et aux premières prémices de l’Art Déco. À travers les riches collections du Musée, l’exposition s’intéressera à ce phénomène rare qui voit un style rencontrer tous les publics en étudiant, pour le domaine du papier peint, aussi bien les processus de création et de fabrication, que les pratiques de diffusion et d’utilisation.

Le commissariat scientifique est assuré par Jérémie Cerman, auteur d’un livre magnifique sur ce sujet.

Exposition « L’idéal Art nouveau » à Evian

Et voici que (presque sans vergogne) je copie-colle en partie le communiqué du site web de la Ville d’Évian afin que vous ne manquiez pas cette information et que je vous la fournisse précise (l’information) :

Affiche exposition Art nouveau à EvianLe Palais Lumière présente jusqu’au 12 janvier 2014 l’un des fonds exceptionnel du musée départemental de l’Oise de Beauvais : la collection d’Art nouveau.

Le parcours de l’exposition s’articule autour de deux chefs-d’œuvre : le mobilier de la salle à manger de l’architecte-décorateur belge Gustave Serrurier-Bovy et du français Henry Bellery-Desfontaines. Un ensemble exceptionnel qui sera remonté dans sa configuration d’origine quasi complète au Palais Lumière.

Pour la première fois, le public pourra découvrir l’extravagante cheminée du céramiste Emile Müller, Les Flammes jamais exposée, ainsi que les trois panneaux en céramique japonisants de Théodore Deck.

Céramique mais également peinture se déploient dans tout le parcours : toiles et pastels symbolistes (Alphonse Osbert, Edgard Maxence…), les portraits de la Belle Epoque d’Antonio de La Gandara, ou encore les œuvres des Nabis et post-Nabis.

Cette exposition « hors les murs » se tient dans le cadre de la rénovation architecturale et muséographique amorcée en 2012 et 2013 par le musée départemental de l’Oise de Beauvais en vue de la faire découvrir à un public nombreux.

Commissariat : Josette Galiègue, Conservateur en Chef au Musée départemental de l’Oise.

Tous les jours 10h-19h (lundi 14h-19h) et les jours fériés.

Palais Lumière
Quai Albert-Besson
74500 Evian

Pour retrouver le communiqué sans mes quelques coupes mais AVEC les documents à télécharger (dépliant, dossier pédagogique) :

http://www.ville-evian.fr/france/DT1206090808/videotheque/Exposition-en-cours.html

Masculin / Masculin

Je n’ai pas pour habitude de parler de choses légères sur ce blog, mais voici que ce dimanche je me suis rendu à Orsay voir l’exposition sur le nu masculin… occasion pour moi de reprendre une autre habitude, celle de chercher de l’Art nouveau là où ne l’attend pas forcément.

On sait combien l’Art nouveau a mis en valeur la femme, quelle fût habillée ou plus légèrement vêtue, qu’elle s’appelât Sarah Bernhardt ou Loïe Füller. On pourra pour cela, par exemple, se référer au catalogue de l’expo « 1900 » (au Grand Palais, en 2000), avec page 255-256, l’article justement intitulé « L’inflation des images féminines« . Mais qu’en est-il de l’homme ? Jusqu’à présent, je ne m’étais pas vraiment posé la question (mais j’en imagine qui sourient en lisant ça…). Voici que l’expo d’Orsay y répond en partie.

Je me suis intéressé aux œuvres des années 1890 – 1910, sans chercher forcément un style purement Art nouveau, et j’ai donc noté sur mon petit carnet les noms de :
– Georges Desvallières (Les tireurs à l’arc – 1895) ;
– Herni Camille Danger (Fléau – 1901), toile néo-classico-terrifiante ;
– Karl Sterrer (Le Titan – 1910) avec une signature totalement secession ;
– Paul Richer (La poursuite – vers 1900) ;
– Egon Schiele et des autoportraits (Aaaaah Schiele, quelles pures merveilles, quelle dureté, peut-être parmi les plus belles pièces présentées) ;
– Rodin (Balzac – 1894) ;
– Ludwig Von Hoffmann (Garçons se baignant – 1908)
– Georges Minne (Agenouillé à la fontaine – 1898), dont une sculpture similaire m’avait tapé dans l’oeil à Berlin ;
– ce cher Koloman Moser (Le Printemps – vers 1900)
– Kupka ;
– Hodler ;

… La liste n’est pas exhaustive.

Et pour finir, toute dernière toile de l’exposition, L’École de Platon, de Jean Delville. Cette toile immense de 1898 montre un groupe d’hommes assis autour de Platon. Cette toile m’a réellement surpris – sans pour autant me plaire – puisqu’elle regroupe des éléments stylistiques particuliers de l’époque : les corps verts à la Hodler ou la Moser, les paons (mais blancs), les glycines et surtout des visages très Knopfiens. Un coup d’oeil sur le web et je découvre que je connais déjà ce peintre, vu par exemple à l’expo Wagner à la Cité de la Musique.

… Mais là, vous me direz, et alors ? Une conclusion ? Une analyse ?

Je passe sur l’exposition, qui est plus un catalogue – tel que je viens de le faire – qu’une réflexion vraiment intéressante sur la nudité. La question du désir et de la sexualité (homo ou pas, mais les femmes artistes souffraient déjà de l’inégalité, alors on passe…) est un peu trop survolée à mon avis… mais la partie sur l’idéalisation du corps masculin (héroïque…) est intéressante. Bref, ce n’est que mon humble avis. Toujours est-il que l’expo remet un peu de corps musclés – où sont les poils ?? – dans la balance des styles 1900, et qu’elle nous rappelle combien cette période n’était pas uniquement un champ d’expérimentation… les styles pompiers avaient encore de beaux jours devant eux.

Reste qu’il est toujours agréable de voir à quelques dizaines de centimètres un Egon Schiele ou un Koloman Moser. Alors rien que pour ça… tous à Orsay ! (Mais faites-vous inviter…)

Guim’art contemporain

Aujourd’hui, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant, à la Maison d’art Bernard Anthonioz de Nogent… une station Guimard. Une fausse. Version magnet’. Oui oui magnet, à poser sur un frigo… un petit objet grossier, vert foncé, représentant vaguement un édicule à côté d’un couple d’amoureux assis sur un banc.

Je ne serai pas aussi doué que Giulia, la conférencière du lieu, pour expliquer la présence de cet objet sur une sculpture de métal, mais disons que l’artiste questionne (sur la série d’oeuvres en question) le rapport qu’elle avait autrefois avec les statues, voulant y apporter sa « patte » par un sticker, un graffiti… Le mini-édicule voisine donc un univers à la fois enfantin et bourré de clichés parisiens.

Ce n’est qu’en sortant de l’exposition qu’on parla Nachbaur et architecture, en passant devant le 4 rue de l’Abbé Guilleminault. Mais ceci une autre histoire…

Expo photo à Gérardmer

Je ne voudrais pas décevoir le maire de Gérardmer, mais je ne promets pas de venir dans les Vosges pour voir leur « été Art nouveau », mes destinations de vacances m’entraînant en d’autres contrées beaucoup beaucoup plus à l’est (puisque je retourne au Japon) et beaucoup plus au sud (puisque Saintes et Agen).

En revanche, cher lecteur, tu es chaleureusement invité à te rendre à la Médiathèque de cette jolie ville en juillet ou août (houhoutte ?) pour y découvrir des photographies de l’Art nouveau à Nancy et Strasbourg… et pour ensuite participer à ce blog en faisant une petite chronique. D’accord ?

À noter dans ce cadre une conférence sur l’Art nouveau le vendredi 27 juillet à 20h…

Voilà, j’ai presque tout dit, et tout le reste est par ici :

http://mediathequegerardmer.hautetfort.com

Les arts décoratifs japonais face à la modernité / 1900-1930

Ce mercredi 13 octobre s’ouvrait la nouvelle exposition de la Maison du Japon, consacrée aux arts décoratifs japonais des années 1900 à 1930. Elle durera jusqu’au 23 décembre.

Les amoureux de l’Art nouveau se souviennent de la très belle exposition qui a eu lieu à la Maison du Japon, sur les katagami et le japonisme, exposition qui montrait clairement l’influence du style japonais sur les modernistes de la fin du 19ème. (http://art-nouveau.style1900.net/?2007/08/28/4-katagami-les-pochoirs-japonais-et-le-japonisme). Rappelons que le Japon a ouvert ses frontières commerciales dans les années 1850 (avec pour oorigine ouverture forcée des ports au commerce avec l’étranger par le commodore Matthew Perry en 1854), son style attirant petit à petit les foules, lors des expositions universelles en particulier. C’est aussi par la passion de certains « personnages » (Siegfried Bing qui réalisa la revue « Le Japon artistique » dans les années 1888-90, les frères Goncourt en particulier Edmond, amoureux et collectionneur) ou artistes célèbres au style japonisant (Monet, Manet…) que le style japonais se fit influent.
Cette nouvelle exposition nous montre comment, à la fin de l’ère Meiji (1868-1912), le Japon revient sur le devant de la scène, en conservant un style bien à lui, mais en se nourrissant à son tour d’influences… tel l’Art nouveau… la boucle est bouclée.

A voir : près de 80 piè­ces pro­ve­nant du National Museum of Modern Art de Kyoto et d’autres gran­des col­lec­tions de l’Archipel. Céra­mi­ques, de tex­ti­les, laques…

A noter le jeudi 18 novem­bre : col­lo­que sur les arts déco­ra­tifs japo­nais et la moder­nité

Informations pratiques :
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 19h.
Nocturne le jeudi jusqu’à 20h

Prix d’entrée : 5 €
Tarif réduit : 3,50 €
Gratuit : adhé­rents, moins de 12 ans
Gratuit les jeu­dis pour la per­sonne accom­pa­gnant un adhé­rent.

Maison de la culture du Japon
101 bis, quai de Branly
75015 Paris
Métro « Bir Hackeim » ou RER C « Champ de Mars »
http://www.mcjp.fr/
Page de l’exposition : http://www.mcjp.fr/francais/expositions/les-arts-decoratifs-japonais-face-161/les-arts-decoratifs-japonais-face
Ca me donne envie d’écrire un long et beau billet sur le japonisme, mais là je ne suis pas sorti de l’auberge si je me lance dans cette aventure. En attendant, je vous conseille ce document que je viens de découvrir (et que je n’ai pas lu en entier mais je suis sûr qu’il est très bien) : http://dominique.chipot.pagesperso-orange.fr/haikus/fiches/japon_artistique.pdf

N’oubliez pas le guide

Grande première pour moi ce vendredi : voilà que j’ai commenté l’exposition que j’ai mise en place avec mes amis du Cercle Guimard et mes collègues de la Ville, à Nogent-sur-Marne. La visite commentée était réservée aux employés de la Ville… et pour des raisons d’organisations, aucune autre visite n’est prévue. Cependant les membres du Cercle Guimard seront sur place le 18 et 19 septembre pour vous accueillir. Pour celles et ceux qui veulent un petit souvenir, chiffres en fonte et poignées de porte seront en vente.

Bref… la visite… ma foi, ça ne s’est pas trop mal passé, je suis plutôt content de moi. Reste tout de même, pour être plus à l’aise la prochaine fois, à un peu réviser le vocabulaire nachbauro – guimardo – modern style. J’étais parfois à court d’adjectifs ! 🙂
Mais je m’étais déjà penché toute la semaine sur les influences architecturales de l’Art nouveau (surtout français), en particulier la notion de rationalisme, Viollet-le-duc, Anatole de Baudot, Franz Jourdain, etc. Tout cela est vraiment passionnant… quoi qu’un peu complexe pour tout retenir facilement.

Bref bref, tout ça pour vous rappeler que l’expo c’est jusqu’au 19 septembre !

Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur
Carré des Coignard (voir le plan)
150, grande rue Charles de Gaulle
94130 Nogent-sur-Marne

Entrée libre
Du mardi au vendredi de 15 h à 19 h
Samedi et dimanche de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h

Accès :
RER E : Nogent – Le Perreux (à 300 m)
RER A : Nogent-sur-Marne, puis bus 114 ou 120 (arrêt Marché)

P.S. Puisque je suis l’un des organisateurs de l’exposition ET que je travaille à proximité du lieu d’exposition ET que j’y serai les 18 et 19 septembre, n’hésitez pas à m’envoyer un mail si vous voulez m’y voir !

Allez, quelques images :

Hector Guimard - exposition à Nogent Art nouveau Hector Guimard Hector Guimard Hector Guimard

Exposition « Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur »

Après l’hôtel Mezzara et le musée Horta, le Cercle Guimard présente à nouveau son Album d’un collectionneur, lors de l’exposition Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur organisée par la ville de Nogent-sur-Marne du 4 au 19 septembre.

Le Cercle Guimard exposera quelques 120 cartes postales anciennes sur le thème de l’architecture Art nouveau en général (Paris, Ile-de-France et province) et du Style Guimard en particulier (cartes postales publicitaires, villas, immeubles et métro). Deux éléments en fonte du métropolitain et des reproductions de croquis, prêtés par la RATP seront également exposés.
Le style Art nouveau, dans les domaines du graphisme, du mobilier et des arts décoratifs sera illustré par quelques exemples représentatifs (revues, planches de recueils spécialisés, mobilier). Par le biais de photographies grand format de Mathieu Génon, l’exposition fait le lien avec le patrimoine architectural de Nogent, très marqué par les réalisations des architectes Nachbaur (le père et ses deux fils) et Georges Damotte.

Des membres du Cercle Guimard seront présents lors des Journées du Patrimoine les 18 et 19 septembre.

Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur Carré des Coignard (voir le plan) 150, grande rue Charles de Gaulle 94130 Nogent-sur-Marne

Entrée libre Du mardi au vendredi de 15 h à 19 h Samedi et dimanche de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h

Accès : RER E : Nogent – Le Perreux (à 300 m) RER A : Nogent-sur-Marne, puis bus 114 ou 120 (arrêt Marché)

P.S. Puisque je suis l’un des organisateurs de l’exposition ET que je travaille à proximité du lieu d’exposition ET que j’y serai les 18 et 19 septembre, n’hésitez pas à m’envoyer un mail si vous voulez m’y voir !

Jules Chéret à l’affiche !

Enfin ! Jules Chéret (1836 – 1932) sera mis l’honneur du 23 juin 2010 au 7 novembre 2010 au musée de la publicité. Artiste multiple, Chéret est considéré comme l’inventeur de l’affiche moderne. Il en réalisera un millier avant de se tourner vers 1895 – il a alors 59 ans – vers la peinture de fresques. En 1890, on lui remet la légion d’honneur en qualité de créateur d’une industrie d’art depuis 1866 pour l’application de l’art à l’impression commerciale et industrielle. Voilà un bon résumé de son talent et de son œuvre.

Musée de la publicité
107, rue de Rivoli
Palais du Louvre 75001 Paris
01 44 55 57 50

Horaires :
Du mardi au dimanche de 11h à 18h. Le jeudi jusqu’à 21h.

Tarifs :
réduit : 7.5€
normal : 9€

Crime et châtiment – nouvelle exposition du musée d’Orsay

Le musée d’Orsay nous offre jusqu’au 27 juin 2010 l’exposition « Crime et Châtiment » que j’ai eu la chance de voir ce dimanche. Très belle exposition (dont le thème est clairement exposé dans le titre…. besoin d’un dessin ?), avec une scénographie agréable (en tout cas adaptée à la foule), même si c’est peut-être un peu fouilli, je ne sais pas, chaque salle thématique est un peu posée là sans nous offrir un fil conducteur ou un texte d’introduction, certes il ne faut pas prendre le spectateur pour un idiot mais bon… bref… parlons plutôt d’Art nouveau…

L’Art nouveau à proprement parler n’est que très très peu présent dans cette exposition puisque il est surtout question de peinture et de dessin. Son plus bel exemple est celui d’un papier peint Art nouveau sur une photographie de crime prise 129 avenue de Gennevillers le 2 janvier 1909. On retrouve également une forme d’arc outrepassé se terminant en volute dans un dessin de Schwabe.

Les artistes de la période Art nouveau sont cependant assez présents. Parmi les noms très connus :
– Victor Prouvé, avec une peinture de 1882 : « la Sorcière » ;
– Steinlen, célèbre auteur du « Chat Noir », avec quelques dessins ;
– Toulouse-Lautrec avec ce qui semble être une publicité pour un « feuilleton » dans le journal Le Matin (1893) intitulé : » Au pied de l’échafaud – Mémires de l’Abbé Fauré » ;
– Valloton et une gravure sur bois de 1894 ;
– Emile Friant, peintre naturaliste de l’Ecole de Nancy, avec un tableau de 1908 (La Peine capitale) ;
– Munch avec des oeuvres des années 1906 * 1907 (« Cupidon et Psyché« , « La mort de Marat » ;
– Schiele (Aaaah merveilleux Schiele !) et trois dessins ;

Parmi les noms que j’ai découverts (ou oubliés ?) : le nom déjà cité de Schwabe avec en particulier une étonnante toile symboliste de 1907 intitulée La Vague, Franz Von Stuck avec un Lucifer malhreureusement très mal exposé à côté de la guillotine, Lefy Dhurmer avec une Méduse ou une Sorcière des années 1897 ou encore Alfred Kubin et son « Le Sacrifice » de 1903.

Et puis je pourrais terminer en parlant de Gustave Moreau, symboliste présent à trois reprises dans l’exposition, mais j’ai déjà cité assez de noms, non ?
Voilà voilà pour cette liste un peu à la Prévert… Je vous laisse… Vous pouvez aller consulter les résultats des élections !

PS. Le catalogue coûte 49 euros… 49 euros de lectures interminables agrémentées de vignettes. Pfff…

PPS. Le Musée d’Orsay interdit dorénavant TOUTE photo dans TOUT le musée… Elle est pas moche la vie ?

Exposition Mucha à Mâcon

Le musée des Ursulines de Mâcon présente du 5 mars eu 16 mais l’exposition « Autour des affiches d’Alfons Mucha ». Les affiches du célèbre illustrateur seront présentées en regard d’autres pièces représentatives de l’Art nouveau que posséde le musée, à savoir des oeuvres réalisées par des artistes tels que F. Médaille, Elisabeth Sonrel, Emile et Gaston Bussière, Augustin Poupart, Jean Plumet et Jean Montmessin, Georges Mathey et des céramiques de la manufacture de Sèvres.

En parallèle sont proposées des conférences, en particulier :
– Dimanche 14 mars à 15h : Les collections Art nouveau du musée des Ursulines
– Dimanche 28 mars à 15h : Le mobilier Art Nouveau
– Dimanche 25 avril à 15h : Alfons Mucha, Gaston Bussière des carrières parallèles
– Samedi 15 mai de 19h30 à 23h : La nuit des Musées – Animation musicale : voyage à travers des concerts de musique de chambre en collaboration avec le Conservatoire à Rayonnement Départemental du Mâconnais-Val de Saône.

Musée des Ursulines
5 rue des Ursulines – 71000 MÂCON

Du mardi au samedi : 10h – 12h, 14h – 18h.
Dimanches et jours fériés : 14h – 18h.
Fermée les lundis et le 1er mai.

Tél. 03 85 39 90 38
Fax. 03 85 38 20 60
E-mail : musees@ville-macon.fr

www.musees-bourgogne.org

www.macon.fr

En attendant Camille Martin

En prévision de l’exposition sur Camille Martin qui aura lieu du 26 mars au 29 août 2010, cinq salles du musée de l’Ecole de Nancy seront fermées au public à partir du 17 février 2010. En conséquence, le tarif réduit sera appliqué pour tous à partir à partir de cette date.

Il s’agira de la première exposition consacrée à tous les domaines d’activité de l’artiste, avec la présentation d’une centaine d’oeuvres.
Camille Martin, moins renommé que Gallé ou Majorelle, fut, à l’image de Victor Prouvé, l’un des artistes les plus complets de l’Ecole de Nancy : peintre, relieur, décorateur, graveur, illustrateur… Et son travail ne se limita pas – loin de là ! – à cette merveilleuse affiche pour la première exposition de la future Ecole de Nancy.

Petit copier-coller depuis la page du Musée de l’Ecole de Nancy pour finir :
Nous ne possédons que très peu d’archives sur la vie et la carrière de Camille Martin , c’est pourquoi nous sommes à la recherche de toute oeuvre et information pouvant enrichir notre connaissance sur cet artiste. Nous remercions par avance toute personne pouvant nous y aider.

Alors cher lecteur, n’as-tu rien dans tes tiroirs ?

http://www.ecole-de-nancy.com/web/

Mairies, des maisons peu communes

Le Musée et les Archives de Nogent-sur-Marne proposent jusqu’au 30 mai 2010 l’exposition « Mairies des maisons peu communes (Hôtels de Ville en Val-de-Marne (1800 – 1989)« .

Au musée, on retrouve l’histoire des hôtels de ville du département du Val-de-Marne. Certains ont été construits à la fin du 19ème siècle, mais aucun ne se démarque alors par son audace architecturale. On est dans l’éclectisme le plus pur, marqué par une certaine rigidité classique ou par un oeil tourné vers le souvenir de la surenchère baroque… Le préfet veillait d’un oeil stricte sur les concours qui régissaient les nouvelles réalisations, tandis que les municipalités n’avaient simplement aucun pouvoir. Evidemment, il y a sur ces panneaux quelques détails que l’on appréciera, quelques informations qui nous surprendront… des années 1900 ou de bien plus récemment. Cette exposition fort intéressante mérite vraiment une petite visite pour quiconque aime l’architecture !

Aux archives, la partie de l’exposition qui la complète, saura plus contenter les amoureux du style fin de siècle. Elle présente en effet les toiles marouflées réalisées par le peinte Karbowski entre 1889 et 1992, pour décorer le salon d’honneur de la mairie de Nogent-sur-Marne. D’un style agréablement naturaliste, elles tranchent fortement avec les autres propositions des finalistes du concours, présentées dans l’exposition.

Il ne reste plus qu’à vous rendre à Nogent (faites-signe,ej e serai peut-être dans le coin…), puisque de toute façon l’exposition est gratuite.

Musée de Nogent
36, boulevard Gallieni. 01 48 75 51 25.
Ouvert le mardi, mercredi, jeudi, dimanche de 14 à 18 h et le samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

Archives municipales
2, avenue du Maréchal Franchet d’Esperey. 01 43 94 95 94
Ouverture le lundi, mardi, mercredi, jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h et le vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

Art nouveau revival à Orsay…

Je me suis (enfin) rendu ce samedi au musée d’Orsay pour voir l’exposition « Art nouveau revival« . Le moins que l’on puisse dire, c’est que je l’ai vue dans de mauvaises conditions : les petites salles ne sont pas faites pour accueillir tant de public. Ajoutons à cela qu’une séance de cinéma m’attendait et que je venais de voir l’exposition sur James Ensor : j’avais donc l’esprit fourbu et un peu ailleurs. J’ai donc survolé l’exposition, qui de toute façon, lorsque l’on connait bien l’Art nouveau et que l’on fréquente musées et expositions temporaires, n’apprend pas grand chose et ne montre pas grand chose de nouveau.

Mais tout de même, je suis trop négatif (mais je le serai toujours au sujet de l’exiguïté des salles en question !)… J’ai découvert certains noms ou vu certaines pièces originales pour la première fois : une table d’appoint d’Hermann Obrist, un fauteuil de Bruno Paul, un autre d’Eugenio Quarti, de grands tirages photographiques présentant par exemple la salle escargot de Bugatti ou l’intérieur du magasin Die Contentinal par Van De Velde. Quel plaisir également d’avoir face à soit les originaux de quelques affiches, telle l’immense création d’Orazi pour la Loïe Fuller et l’affiche Rajah par Henri Meunier ou encore des estampes d’Aubrey Beardsley.

Parmi les création influencées par l’Art nouveau, ma préférence va du côté des affiches de cinéma de Nosferatu, Peau d’Âne ou Le Frisson des Vampires… mais également du mobilier, tel le bureau de Carlo Mollino de 1950.

J’aurai tout de même intérêt à profiter de mes quelques jours de vacances fin décembre pour y retourner à des moments plus calmes… et je vous conseille d’en faire autant.

Evidemment, un catalogue a été édité. Je fais mal mon travail de chroniqueur car je l’ai simplement survolé… je l’achèterai probablement un peu plus tard.

PS. Emmanuelle Lequeux, journaliste du journal Le Monde qui a fait un petit billet sur cette exposition, devrait revoir sa copie : Salvador Dali et son tamanoir sortent, sur la photo pour Paris Match, d’une station de métro Guimard, rue de Lyon à Paris… et non pas d’une quelconque architecture barcelonaise de Gaudi.

Art nouveau et Art déco au Musée de Reims

Du 13 novembre 2009 au 25 janvier 2010, le musée des Beaux-arts de la ville de Reims propose l’exposition « Art nouveau / Art déco… un art de vivre. Trésors récents pour un nouveau musée« . Celle-ci présentera les dernières acquisitions et la collection du musée.

La scénographie, dans l’esprit de la fin du 19ème et des années 20 et 30, permettra par exemple de mettre en valeur un vitrail de Jacques Grüber ou des pièces d’Emile Gallé : la chambre à coucher dite « Aux dahlias », la vitrine dite « La Forêt », une coiffeuse, du luminaire et de la verrerie.

Reims n’étant qu’à 45 minutes de train de Paris, une petite visite s’impose, non ?

Renseignements :
Musée des Beaux-arts de Reims
8, rue Chanzy
Tél. 03.26.35.36.00
http://www.ville-reims.fr/fr/culture/a-visiter/musee-des-beaux-arts/index.html

Horaires et tarifs :
Ouverture tous les jours sauf mardis de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.
Entrée : pass 3 € (une entrée pour tous les musées municipaux valable un mois). Gratuit : – de 16 ans, lycéens, étudiants, RMIstes, demandeurs d’emploi, RSA, Mission Locale pour la Jeunesse de Reims et 1er dimanche du mois.

Art Nouveau Revival. 1900.1933.1966.1974

Le musée d’Orsay propose à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 4 février 2010 l’exposition Art Nouveau Revival qui traite de l’influence de ce mouvement ou du regain d’intérêt pour celui-ci à différentes périodes du 20ème siècle.

Je n’ai pas pu me rendre à l’inauguration hier, je reviendrai donc sur ce sujet très prochainement, une fois l’exposition visitée.

Plus d’information : http://www.musee-orsay.fr/fr/accueil.html

Tiffany au Luxembourg

Le Musée du Luxembourg propose à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 17 janvier 2010 l’exposition : « Louis Confort Tiffany : Couleurs et lumière« 

C’est la première fois qu’une exposition est entièrement consacrée à cet artiste, le plus célèbre représentant Art Nouveau des arts décoratifs américains et des arts du verre en particulier.

Quelques 160 œuvres illumineront l’exposition : vases, objets, bijoux, etc. Des documents d’époque (photos, dessins, aquarelles viendront compléter le parcours. Un ensemble de vitraux sera vraisemblablement le clou de l’exposition.

Le scénographe est Hubert Le Gall qui avait déjà oeuvré pour celle de René Lalique, ce qui laisse présager une belle surprise…
Je ne suis pas un grand amoureux de Tiffany, mais je connais en vérité assez peu son oeuvre et je suis impatient de découvrir tout cela !
Pour les nord-américains – y en a-t-il parmi mes lecteurs? – l’exposition voyagera ensuite à Montréal du 11 février au 2 mai 2010 puis à Richmond (EU) au Virginia Museum of Fine Arts du 29 mai au 15 août 2010.

Toulouse-Lautrec aux Arts décoratifs

Sur les 31 affiches réalisées par Toulouse-Lautrec, le musée des Arts décoratifs en possède 26. Les voici de retour sur les murs du musée, avec, en parallèle, des affiches réalisées en 2001 par 100 artistes contemporains.

Pas besoin de se précipiter, l’exposition a lieu jusqu’au 3 janvier 2010 (et ce depuis le 18 juin 2009). Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, le site du musée lui rend également hommage avec une dizaine de page consacrée à la vie et l’oeuvre de l’affichiste.

www.lesartsdecoratifs.fr

La collection Dutailly au Festival de Chaumont

Le festival d’affiches de Chaumont aura lieu du 16 mai au 14 juin. Parmi les nombres expositions, on pourra retrouver une partie de la collection Dutailly sur les promenades et au square Philippe Lebon.

Gustave Dutailly (1846 – 1906) fut un homme politique passionné par les affiches au point de rassembler près de 5 000 pièces. On retrouve parmi sa collection tous les grands noms de l’affiche Art nouveau : Henri de Toulouse-Lautrec, Jules Chéret, Pierre Bonnard, Leonetto Cappiello, Eugène Grasset, Adolphe Léon Willette, Jules Alexandre Grün…, etc.

Dutailly a légué en 1905 sa collection à la ville de Chaumont.

Plus d’informations : programme téléchargeable en PDF (Reportez-vous surtout au plan sur la dernière page du pdf)

Source : wikipédia

Rétrospective Majorelle à Nancy : « Majorelle, un art de vivre moderne »

Il faudra évidemment se rendre à Nancy avant le 30 août pour visiter la rétrospective Majorelle. Celle-ci commence le 2 mai, et aura lieu aux galeries Poirel. Elle retracera bien sûr le parcours de Louis Majorelle ébéniste, mais évoquera aussi l’histoire des ateliers qui virent le jour avec son père Auguste dans les années 1860 pour se terminer presque 100 ans plus tard.

L’exposition de découpera ainsi :
Majorelle, un savoir-faire : les styles d’Auguste et Louis Majorelle avant l’Art nouveau
Le meuble d’art : l’évolution du mobilier Majorelle des années Art nouveau jusqu’au années 1940.
Du dessin à l’image publicitaire commerciale : dessins préparatoires et importance du support publicitaire dans la réussite de l’entreprise Majorelle.
Objets d’art, objets de diffusion : les autres techniques de Louis Majorelle (céramique, luminaires, métal)
Majorelle ensemblier : le travail de Majorelle comme décorateur.

… Il ne reste plus qu’à prendre des billets de train pour Nancy, en espérant un temps ensoleillé cette fois… Il est d’ailleurs préférable de s’y rendre après le 27 mai, car le musée de l’Ecole de nancy mettra alors en avant (et ce jusqu’en janvier 2010) le pavillon de l’Ecole de Nancy de l’exposition Internationale de l’Est de la France qui eut lieu en 1909.

Galeries Poirel
3, rue Victor Poirel – 54000 NANCY
Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 18h
Tarifs : 8 € ou 6 € (avec le musée de l’Ecole de Nancy)
Tarif spécial : 4 € pour les visiteurs de l’exposition « Emile Gallé, Nature et symbolisme. Influences du Japon », présentée au musée Georges de La Tour de Vic sur Seille, sur présentation de leur billet d’entrée du 5 mai au 30 août2009.

www.ecole-de-nancy.com

Expos galléiennes en Moselle

Le musée départemental Georges de La Tour de Vic-sur-Seille présentera l’exposition « Emile Gallé. Nature et symbolisme, influences du Japon« , du 5 mai au 30 août 2009. L’exposition présentera de nombreuses pièces de Gallé provenant de collections à l’étranger.

Plus d’informations sur : unesaisonenmoselle.over-blog.com
(Les blogs offrent parfois plus d’informations que les sites officiels)

Quelques jours avant, le Centre culturel Jacques Brel, de Thionville, proposera du 21 au 30 avril une exposition d’œuvres inspirées du travail d’Emile Gallé. L’exposition s’intitule « DES TONNEAUX ET DES PINCEAUX – La nature au Pays des Trois Frontières à la manière de Gallé« . Il faudra se rendre sur place pour comprendre où sont les tonneaux du titre…

Plus d’informations sur www.centre-jacques-brel.com

Une expo fantôme à Rouen ?

Cherchant quelques informations sur la Gare de Rouen découverte avec surprise ce dimanche, j’ai appris que le musée des Beaux Arts de Rouen proposait actuellement l’exposition « Entre Art nouveau et Art déco : la ferronnerie à son apogée« .

Aucune information sur leur site web, je les ai donc appelés, mais la personne à l’accueil avait vaguement entendu parlé de cela. J’ai donc envoyé un e-mail pour apprendre que cette exposition avait été annulée.

Donc si vous tombez sur cette information sur internet, ne vous ruez pas à Rouen ! Cependant, vous aurez la chance, si vous ne la connaissez pas, de découvrir la gare de Rouen… qui, bien qu’érigée après 1914, mérite un billet ici. Mais ce ne sera pas pour ce soir.

Mucha à Montpellier

Je n’irai pas voir l’expo Mucha à Vienne… parce qu’elle sera à Montpellier cet été ! J’ai appris cela en lisant Beaux Arts magazine aujourd’hui… Quelle bonne nouvelle ! L’expo sera ensuite à Munich à l’automne. Comme je compte aller dans la capitale bavaroise rendre visite à une amie, je pourrais même éventuellement m’amuser à voir l’exposition une seconde fois…
Non pas que je n’aie pas envie d’aller visiter Vienne, mais ce sera pour plus tard.

Alfons Mucha
Musée Fabre, Montpellier
Du 20 juin au 20 septembre 2009.

http://museefabre.montpellier-agglo.com

Visite de « Paris et ses expositions universelles »

J’ai visité aujourd’hui en compagnie d’Olivier P. l’exposition que j’annonçais la semaine dernière, à la Conciergerie.

Oserais-je dire ici que l’exposition est assez décevante ? Non, car elle n’a jamais prétendu présenter toutes ces expositions dans les moindres détails. Elle revient avec concision et clarté sur les travaux pharaoniques qu’ont engendrées ces expositions et l’on passe une bonne heure à s’étonner ou s’amuser. On pourrait tout de même être déçu par le peu de clichés présentés, et se demander par exemple si la porte monumentale de 1900 n’aurait pas mérité une photographie mettant plus en valeur sa taille. Mais satisfaisons-nous d’un tel retour sur ces moments extraordinaires que l’on rêverait de revivre.

Côté année 1900 et Art Nouveau, on s’y contente d’une petite photographie du pavillon de la Finlande, et tout de même d’un grand tirage du Pavillon Bleu décoré par Serrurier Bovy.

Le court texte présentant cette dernière exposition internationale parle d’ailleurs de l’Art Nouveau. Il y est écrit :

A la munificence architecturale et à l’éclectisme dominant marqué de réminiscences classiques qui tentent de gommer le brutalisme des architectures industrielles, répondent quelques modestes pavillons où l’Art Nouveau cherche à inventer une nouvelle voie, qui s’exprime d’une manière encore plus libre dans les aménagements intérieurs et les arts décoratifs.

On sent que l’auteur de ces lignes, tout comme nous, auraient aimé plus d’audace, de légèreté et de modernité dans les constructions.

Avant de finir ce petit billet je ne dois pas oublier de signaler qu’on peut y admirer la projection d’une partie de la reconstitution en 3D du Quai des Nations. A partir d’éléments de l’époque (principalement photographiques), Laurent ANTOINE a tenté de nous plonger dans les rues de l’Exposition… Pour en savoir plus, ruez-vous sur le site web de son génial concepteur (ou allez à la Conciergerie).

Paris et ses expositions universelles, architectures, 1855-1937

Jusqu’au 12 mars, les expositions universelles de 1855, 1867, 1889 et 1900 sont mises à l’honneur à la Conciergerie, ainsi que les expositions de 1925, 1931 et 1937.

Ce sont principalement deux-cents photographies qui tentent de refléter la grandiloquence de ces moments… et des monuments qui furent construits pour ces occasions, la plupart ayant été détruits.
Evidemment on s’intéressera surtout à celle de 1900 qui a vu naître le Grand Palais, le Petit Palais ou le Pont Alexandre III, mais même en 1900 les bâtiments restèrent plutôt « classiques » – plus clinquants qu’originaux dirais-je -, à quelques exceptions près. Je reviendrai justement sur l’une des ces exceptions dès ce week-end.
L’exposition nous permettra en tout cas de nous plonger dans un Paris bien différent de celui que l’on connait aujourd’hui. Ayant déjà vu de nombreuses photographies de l’expo 1900 (je possède un ouvrage sur ce sujet et ma mère en possède un encore plus complet), j’espère surtout que la qualité des photos sera très bonne et que j’en découvrirai de nouvelles. A noter que je possède également un amusant guide édité à l’époque par le Bon Marché à destination des visiteurs. Sur 350 pages, il est illustré de gravures et des plans de l’exposition…
Bref, rendez-vous à la conciergerie avant le 12 mars !

« Paris et ses expositions universelles, architectures, 1855-1937» La Conciergerie
2, boulevard du Palais 75001 Paris
(Métro Châtelet, Saint-Michel ou Cité)
Tél. : 33 / (0)1 53 40 60 80

Ouvert tous les jours de 9h à 17h ; du 1er mars au 12 mars, de 9h30 à 18h

Emil Nolde

L’exposition sur Emil Nolde (1867 – 1956), qui se termine aujourd’hui au Grand Palais, était l’occasion pour moi de découvrir ce peintre de la couleur. Des couleurs lumineuses, vives, dans lesquelles il chercha la plus grande force expressive possible.

Les liens entre Nolde et le mouvement de l’Art nouveau sont plutôt minces sur la forme — le peintre, de toute manière, lutta toujours pour son indépendance artistique et ses relations avec les mouvements furent relativement éphémères et toujours houleuses —, mais celui-ci ayant débuté sa carrière de peintre à la fin du 19ème siècle, il croisa les chemins des avant-gardistes de tout bord des années 1900. C’est donc surtout sur le fond que sa recherche de renouveau stylistique est à mettre en parallèle avec ce(s) mouvement(s). Parler de forme en parlant d’Art nouveau, étant donné les différences entre chaque pays, est de toute façon un peu… mmm… stupide ?

C’est ainsi qu’en 1897, alors sous son véritable nom d’Emil Hansen, il publie dans la revue Jugend (curieusement traduit, dans l’album de l’exposition, de manière non littérale par « Art nouveau ») deux aquarelles réalisés lors de ses excursions en montagne. La revue Jugend fut la revue qui défendit le plus le mouvement Art-nouveau outre-Rhin au point de donner son nom au Jugendstil. Nolde se rend également à l’exposition universelle de 1900, où il fait la découverte des peintres danois. Ces mémoires parlent-elles de ce qu’il a ressenti en se rendant à Paris et de se qu’il pensa alors de l’Art nouveau français ? En fait, ce sera surtout Van Gogh qui l’influencera ; mais, toujours dans l’esprit de se senti indépendant artistiquement, ce n’est que longtemps après que ses œuvres les plus vangoghiennes seront peintes : autoportrait en 1917, tournesols en 1928…

En 1905, année où il découvre Gauguin à Weimar, Nolde expose son tableau « Jour de moisson » au salon de la Libre Esthétique de Bruxelles, puis, un an plus tard, il expose à la Sécession berlinoise, dont il devient membre de droit en 1908 (après avoir été membre de Die Brücke)… jusqu’en 1910, son tableau La Pentecôte étant refusé par le mouvement.

L’anecdote « amusante » au sujet de ce « Jour de moisson » exposé à la Sécession berlinoise est relevé par Nolde lui-même dans ses mémoires : « Nous explorons les salles à la recherche du tableau, de « mon premier tableau » présenté à la Sécession berlinoise.. Nous le découvrons, accroché au-dessus de la porte des toilettes. D’abord interloqués par cette « place d’honneur », nous finissons par apprendre qu’après le refus de mes œuvres et le départ du jury, Paul Cassire a lui-même transporté le tableau à l’intérieur mais n’a trouvé que cet emplacement de disponible. »

Dernière remarque : dans l’exposition, l’œuvre la plus proche formellement de l’Art nouveau français est une gravure représentant une jeune femme. Ce profil à la pointe sèche et eau forte sur acier est proche de ce que les illustrateurs de l’époque nous ont offert.

Pour ce qui ont encore le temps, courez voir cette exposition cet après-midi !

Le futurisme à Paris – une avant garde explosive

Le Centre Pompidou propose jusqu’au 26 janvier 2009 l’exposition « Le futurisme à Paris – une avant garde explosive » que j’ai visitée hier. Evidemment, ça peut paraître étrange que j’en parle sur ce blog mais faute de temps pour des billets spécialisés, j’ai envie d’une petite ouverture vers ce mouvement (principalement pictural) qui est né tandis que l’Art nouveau était sur le déclin. En effet le mouvement futuriste est né en 1909 , plus précidément le 20 février 1909 lorsque le poète italien Filippo Tommaso Marinetti publia en une du Figaro le Manifeste du futurisme.
L’Art nouveau fut à la fin du 19ème siècle une réaction au classicisme et à l’éclectisme qui envahissaient les façades comme les intérieurs ; le futurisme dénonça lui aussi certains mouvements tels que l’impressionnisme mais aussi le cubisme considéré pour certains comme « classique » à cause de son goût pour le nu (Les demoiselles d’Avignon de Picasso, qui date de 1907, reste de part son thème dans la lignée des peintures du 19ème) et des palettes trop fades. Le futurisme voulait également rompre avec le passé en représentant le monde moderne : la vitesse des machines, les métropoles, les foules…

Un autre élément qui me donna envie de ce petit billet est la présence de 5 pastels de Kupka. Frantisek Kupka (1871 – 1957), diplômé de l’Académie de Prague, s’installe à Paris en 1896 après avoir séjourné 3 ans à Vienne. Il commence sa carrière d’artistes en tant qu’illustrateur pour des revues et crée également des affiches pour des cabarets. Il se lie alors d’amitié avec Mucha. Le nom de Kupka a déjà été cité dans ce blog car il a réalisé des couvertures et des illustrations pour Cocorico.
Mais au fil des années, Kupka fera évoluer son travail et surtout sa peinture vers l’abstraction, refusant d’être rattaché au mouvement cubiste.

Voilà c’était un tout petit détour dans les années post Art Nouveau… En tout cas je conseille vivement cette exposition !

Echappées nordiques : les maîtres scandinaves et finlandais en France 1870/1914

Du 10 octobre 08 au 11 janvier 09, le Palais des Beaux-Arts de Lille présente l’exposition « Echappées nordiques : les maîtres scandinaves et finlandais en France 1870/1914« .

Je n’ai pas eu le temps d’éplucher le conséquent dossier de presse ou le dossier pédagogique que l’on peut télécharger en ligne, mais je suppose que l’on trouvera parmi les œuvres exposées quelques pièces susceptibles d’être notées ici. En effet, on y retrouvera par exemple le finlandais Ville Vallgren qui travailla à Paris pendant une trentaine d’années et qui fut exposé chez Bing, et aussi le suédois Carl Larsson dont – je cite le dossier de presse – la majeure partie de la production est redevable au Japonisme et à l’Art Nouveau.

Depuis le temps que je voulais retourner à Lille, je crois que l’occasion va faire le l’Arno… pardon le larron. Ami lecteur si tu veux m’accompagner…

Informations :
http://www.pba-lille.fr/

Autour de Serrurier-Bovy : dessins d’architectes Art Nouveau – Liège.

En complément de l’exposition sur Serrurier-Bovy au MAMAC de Liège, le Cabinet des Estampes et des Dessins présente une sélection de documents, dessins, projets à l’aquarelle d’architectes et de décorateurs liégeois.

Les architectes liégeois ont été influencés par Gustave Serrurier-Bovy – lui-même architecte avant de se tourner vers les arts décoratifs – car celui-ci organisa en 1895 une exposition intitulée « L’œuvre artistique » au Casino Grétry à Liège. Il y présentait le mouvement Arts and Crafts, l’école de Glasgow ou encore les travaux des symbolismes belges, faisant naître un mouvement de renouveau créatif sur la ville.

Cette exposition permettra en particulier de découvrir les bâtiments qui ont été détruits ou transformés : le Palais des Sports, Les Bains Grétry, le Palmengarten Vénitien, la salle de spectacle « La Renommée », les galeries liégeoises.

Plus d’informations :
www.cabinetdesestampes.be

Serrurier-Bovy – Acteur du futur

Le MAMAC (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain) de Liège propose, du 27 septembre 2008 au 18 janvier 2009 une exposition consacrée à Gustave Serrurier-Bovy (1858-1910), architecte et designer liégeois.

L’exposition présente Serrurier-Bovy, qui se détourna assez rapidement de son métier d’architecte, comme un designer inventif tourné vers l’avenir, et pas uniquement comme un artiste Art nouveau. De nombreuses pièces seront présentées, provenant des fonds publics ou de collections privées.

Pour avoir une idée du travail de l’artiste, rendez vous sur la galerie photo du site des musées de Liège.

Autre lien :
Le site du MAMAC.

Je reviendrai demain sur l’autre exposition « Art nouveau » de Liège qui aura lieu aux mêmes dates. Sera-ce une bonne raison pour y retourner ?

Pastis del Mono par Ramón Casas, au Petit Palais

L’exposition « La Nuit espagnole : Flamenco, avant-garde et culture populaire » a lieu jusqu’au 31 août au Petit Palais. Je l’ai visitée ce samedi 23 août.

Présentant des œuvres de 1865 à 1936, elle traverse la période artistique qui nous intéresse ici, mais on y trouve peu de relation avec le « modernismo« , frère espagnol de notre Art nouveau. Seules les informations relatives à Ramón Casas à proximité de son affiche « Anis del Mono » font une référence claire à ce mouvement :

« Ses figures aux cheveux relevés (…) accompagné de forme courbes propres à l’Art nouveau « 

Cette affiche avait été réalisée lors d’un concours lancé par la marque, et gagné par Casas.

Mais pour voir un style vraiment Art nouveau, mieux vaut se tourner vers l’affiche arrivée en deuxième position lors du concours, réalisée par Alexandre de Riquer i Ynglada.
Casas a cependant bel et bien réalisé d’autre affiches « modernistas », qui en effet présentent – pour paraphraser le texte de l’exposition – des figures aux cheveux relevés accompagnées de formes courbes. Tiens, c’est étrange, on retrouve presque la même phrase sur une page web consacrée à Riquer…

Petite remarque subsidiaire : l’exposition date l’affiche de Casas en 1894, or le concours eut lieu en 1898… Je reviendrai un jour sur ces deux artistes catalan, maîtres de l’affiche espagnole des années 1900.

Chez Avedon aussi !

J’ai visité aujourd’hui l’exposition Richard Avedon.
Evidemment je n’y allais pas pour écrire un article sur ce blog… mais au milieu des superbes clichés de l’artiste – en particulier les photos de mode -, on peut apercevoir sur une vitre en arrière-plan des arabesques agrémentées de feuillage.

Le cartel indique :
Carmen avec Robin Tattersat
(robe du soir de Guy Laroche)
Au réveil – Paris août 1957.

Mais il n’existe plus d’établissement se nommant « Au réveil » à Paris… en dehors de « Au réveil Samaritain ». Est-ce le même ?

Hokusaï au musée Guimet

Je continue ma petite série « Expositions » par celle sur Hokusaï, au musée Guimet jusqu’au 4 août. Hokusaï (1760-1849) est surtout connu du grand public pour « Sous la vague au large de Kanagawa » appelée couramment « La Grande Vague« , de la série « trente-six vues du mont Fuji« .

Il influença, tout comme Hiroshige et globalement tout l’art japonais, les artistes de la fin du XIXème siècle, qu’il fussent représentants de l’Art Nouveau ou impressionnistes… On suppose même que cette Vague inspira Debussy pour « La Mer ».

J’ai bien l’intention d’aller voir cette exposition – quelqu’un veut m’y accompagner ? -, j’y reviendrai donc prochainement.

Informations pratiques :
Musée national des Arts asiatiques-Guimet
6, place d’Iéna
75016 Paris
Renseignements : 01 56 52 53 00
http://www.guimet.fr

Jules Chéret à Évian

J’apprends par le magazine « Connaissance des Arts » de cet été l’existence de l’exposition « Jules Chéret, l’esprit et la grâce » depuis le 14 juin et ce jusqu’au 21 septembre.

Jules Chéret, grand affichiste de la fin du 19e siècle et du début du 20e – avec plus de 1000 créations à son actif – est considéré comme l’inventeur de l’affiche moderne avec celle pour Bal Valentino réalisée en 1867.

L’exposition présente un aspect moins connu de son oeuvre, à savoir dessins, peintures et décorations murales.

Informations pratiques :
Palais Lumière Evian, quai Albert Besson – 74502 Evian cedex
Renseignements: +33(0)4 50 83 15 90 / (0)4 50 83 10 00
Tous les jours 10h30-19h (sauf le lundi 14h-19h).
http://www.ville-evian.fr

Victor Prouvé à Nancy

Depuis le 17 mai, et jusqu’au 21 septembre, la ville de Nancy met Victor Prouvé à l’honneur avec trois expositions en trois lieux.

Le Musée des Beaux-Arts de Nancy présente le Victor Prouvé peintre et sculpteur, le Musée de l’Ecole de Nancy se penche sur Victor Prouvé en tant que maître pluridisciplinaire des arts décoratifs et enfin le Musée Lorrain s’intéresse à Victor Prouvé en tant qu’illustrateur. De quoi découvrir ou redécouvrir le talent d’un des grands noms de l’Art nouveau à travers environ 300 oeuvres.

Gustav Adolf Mossa au Palais Lumière d’Evian

En feuilletant dans l’avion le magazine d’Air France la semaine dernière, une illustration m’interpela. Elle représentait un personnage étrange, des pavots lui bordant le visage, habillé d’une sorte de toge décoré de cranes et de fleurs, avec en second plan deux profils de femmes en deuil et en arrière-plan un vol de chauve-souris : cela avait quelques similitudes avec Aubrey Beardsley. Lisant le tout petit texte qui accompagnait l’image, j’appris que l’auteur était Gustav Adolf Mossa et que – je cite – « ses peintures, aquarelles et écrits nous entraînent au cœur de l’Art Nouveau, dont il fut le chantre le plus assidu« . Le but de l’article était en fait de signaler une exposition sur l’artiste actuellement à Évian.

Après quelques recherches sur internet j’apprends donc que Mossa, né en 1883, fut un peintre symboliste des années 1903 – 1918, qui s’inspira surtout d’œuvres littéraires et des mythes bibliques ou grecs. Il devint ensuite notable, en particulier conservateur du musée Chéret à Nice où son œuvre fut cachée, avant d’être redécouverte dans les réserves après sa mort (en 1971).
Alors Mossa, chantre assidu de l’Art nouveau ? A priori la formule semble un peu exagérée. Mais il fut effectivement très influencé par les mouvements préraphaélites ou par l’Art nouveau. Le dépliant de l’exposition précise que l’on retrouve dans ses toiles des éléments provenant de Lalique, Guimard ou de Macintosh.

Le palais Lumière de la Ville d’Évian lui donc consacre une exposition depuis février, et elle se termine le 18 mai… Rendez-vous sur www.ville-evian.fr pour plus d’informations. Le Palais Lumière consacrera d’ailleurs une exposition sur Jules Chéret du 14 juin au 21 septembre 2008.

Télécharger le dépliant de l’exposition.

Art nouveau à l’Hermitage

Lorsque j’ai été alertée par l’un de mes nombreux fils RSS de cette exposition art nouveau, j’ai immédiatement pensé que je ne pourrai pas y aller car Saint-Pétersbourg, çà fait un peu loin. Mais lorsque j’ai réalisé qu’il s’agissait de l’Hermitage à Amsterdam, j’étais aux anges car la visite devenait accessible. Surtout que l’arrivée du printemps s’accompagne souvent de petites escapades ! Alors direction Amsterdam pour une exposition qui rassemble quelques-unes des plus grandes œuvres russes et françaises de l’art nouveau. On y retrouvera les artistes Emile Gallé et les frères Daum jusqu’au 5 mai 2008. Ca ne vous dit pas ?

Charpentier à Orsay – retour.

Je suis retourné ce lundi 10 mars au musée d’Orsay, pour voir l’exposition sur Charpentier, pour une visite en petit comité organisée par le Mateur de Nouilles.

Ce fut l’occasion de refaire ce parcours dans des conditions parfaites, avec évidemment en clou du spectacle la salle-à-manger, vidée des éléments qui habituellement la complète (à savoir du mobilier et des objets Art Nouveau). Mais ne limitons surtout pas Charpentier à cette pièce, bien qu’on y retrouve à grande échelle la délicatesse et le sens de l’harmonie de cet artiste complet…

Il est vraiment captivant tout d’abord de se pencher sur les plus petites pièces, comme les portraits sur médailles et les papiers gaufrés (ou encore les serrures du meuble à quatuor). Car Charpentier, formé à la gravure en médailles à l’Ecole des Beaux-Arts, s’est essayé à la plupart des techniques et des matériaux, avec tout de même un point commun sur la plupart de ses œuvres : le bas-relief. Lui-même, d’ailleurs, se qualifiait de « bas-relièfeur » et aimait à aposer du relief sur des fontaines, des dessins, des pichets ou des cartons d’invitation.

L’autre particularité de l’artiste fut de multiplier les versions de ses créations, et les réduisant, les déclinant en plusieurs types de matériaux : on peut ainsi admirer deux versions d’un meuble à layette, ou une « Jeune femme allaitant son enfant » de 1883 (il a alors 27 ans, sa carrière ayant commencé à 21 ans), dont la première version grandeur nature est visible ici en plusieurs tailles et matériaux.

Attiré par la sculpture avant d’être formé à la gravure, Charpentier montrera aussi son talent dans cette art, avec son autoportrait à l’entrée de l’exposition, un adorable visage de jeune fille, un masque en bronze de Louis-Welden Hawkins, ou le groupe « La Fuite de l’heure », sculpture dont une version réduite trône délicatement sur une pendule.

Mais j’avoue que les œuvres qui restent gravées dans ma mémoire à l’issue de l’exposition sont surtout les éléments d’ébénisterie, en particulier le meuble pour quatuor à cordes (habituellement visible aux Arts Décos) accompagné des deux admirables pupitres, mais aussi deux vitrines en ébène qui malheureusement ne sont pas mises en valeur : si on prête à juste titre attention à ce qu’elles contiennent, il faut aussi s’accroupir pour admirer leurs motifs floraux. Cette exposition réserve donc énormément de surprises, je ne me lasserai pas d’une troisième visite je crois…

Bref bref, courez à Orsay si ce n’est pas déjà fait !

Merci beaucoup à notre guide pour cette visite dans des conditions on ne peut plus idéales.

Paris en couleurs

La belle exposition « Paris en couleurs » présente des photographies en couleur de notre belle capitale et de son histoire, pour découvrir sous un jour nouveau les façades parisiennes dans les années 1910 (l’autochrome ayant été inventé en 1907 par les frères Lumière), les années d’occupation ou mai 68.

Le principal élément Art Nouveau que l’on y aperçoit est l’entrée d’une station de métro. D’après la légende c’est Porte de Saint-Cloud, mais ce n’est pas possible sauf changement de nom. A vérifier… (Mise à jour du 9 mars – 18h : c’est la station Auteuil… oui, je viens de m’acheter le catalogue). En tout cas on constate étrangement que la plaque « métropolitain » est écrite en blanc sur fond rouge, ce qui est très rare. En vérité je n’en ai vu un exemplaire que dans l’ouvrage de Georges Vigne. Peut-être était-ce plus courant à l’époque ??

On remarque également une enseigne « Crèmerie » rue du Faubourg Saint Denis… Je ne garantie par avoir scruté suffisamment chaque photo pour avoir repéré ce genre de détail.

Mais surtout, on peut voir l’entrée du bâtiment à droite du Moulin Rouge. On ne voit pas très nettement l’élément décoratif juste au-dessus de la porte, mais il semble bien que ce soit de l’Art Nouveau du plus bel effet. On peut voir cette photographie ci-contre et sur le site de la ville de Paris, mais c’est vraiment tout petit…
A titre de comparaison : le Moulin Rouge aujourd’hui.

Voilà… cette belle exposition se termine le 30 mars, elle est gratuite et il faut être patient et faire la queue…

La Photographie Timbrée

Le Jeu de Paume, sur son site de l’hôtel de Sully, présente depuis le 4 mars et jusqu’au 18 mai 2008 l’exposition « La Photographie Timbrée« .

La carte postale « traditionnelle », basée sur la photographie de lieux, connut à partir de la fin du 19ème siècle un immense succès populaire – tellement de succès que les services postaux furent parfois complètement débordés. Et qui dit succès, dit tôt ou tard détournement de son usage, pour l’utiliser comme support de promotion (citons Guimard par exemple) ou pour s’en amuser. La carte postale dite « fantaisie » apparut donc dans les années 1900, pour ne pas présenter des lieux mais des couples d’amoureux, des femmes légèrement vêtues ou des scènes comiques : l’exposition nous présente justement ce côté amusant et décalé.

Pour jouer avec l’image, les créateurs, bien souvent anonymes, ont utilisé de multiples techniques sur les photographies (collages, surimpressions, déformations…), techniques que l’on retrouvera dans les mouvements artistiques, surtout dada ou surréaliste (l’exposition montre justement en parallèle, dans la première salle, des œuvres de ces artistes). Et le résultat est toujours décalé, bien souvent amusant voire désopilant…

Et l’Art Nouveau alors ?
Si l’exposition met l’accent sur l’aspect comique des cartes postales, elle expose également quelques éléments plus « sérieux », plus décoratifs, où l’Art Nouveau a un peu sa place. Ainsi, on peut voir une série de 6 cartes postales avec des profils de femmes au milieu de nénuphars dessinés et une série de 4 autres cartes où les cheveux se déroulent en motifs ondoyants.
C’est aussi sur un écran de la deuxième salle qu’il faudra regarder. En effet, sur un écran (dont honnêtement je n’ai pas trouvé la qualité très bonne) défile la collection numérisée de cartes postales de Paul Éluard, qui en était complètement fou, toujours à la recherche de la plus farfelue. On peut alors apercevoir dans sa collection un certain nombre de cartes Art Nouveau, représentant bien souvent une femme au milieu de lignes en coup de fouet.

Pour l’Art nouveau c’est un peu maigre, je vous l’accorde… mais pour vous amuser devant des montages absurdes ou pour vous (re)donner envie de faire de l’art postal, cette petite exposition (de plusieurs centaines d’œuvres tout de même !) mérite un petit arrêt à l‘hôtel de Sully, 62 rue Saint Antoine.

(Un dernier conseil, surtout regardez défiler les diapos à l’entrée de l’expo… on n’a parfois pas envie de se poser pour voir défiler des images, mais beaucoup des cartes qu’on y voit ne sont pas exposées)

Perles, une histoire naturelle

Le magazine « L’oeil » de ce mois rappelle (et m’apprend) que le museum national d’histoire naturelle de Paris propose jusqu’au 10 mars une exposition sur les perles.

Evidemment, si je parle de cela ici, c’est que l’exposition, à but scientifique, se termine par une présentation de bijoux, dont évidemment certaines œuvres Art Nouveau. L’article cite comme créateurs René Lalique, les frères Vever, Édouard Colonna, Marcel Bing et Georges Fouquet : on peut donc supposer que ces artistes sont exposés… Georges Fouquet est présent en illustration dans l’article avec un devant de corsage « libellule ».

Le salon de la rue – Strasbourg

Nathalie m’a ramené aujourd’hui de Strasbourg le « petit journal » de « Le salon de la rue – l’affiche illustrée de 1890 à 1910« . Cette exposition se déroule depuis le 26 octobre 2007 et jusqu’au 24 février 2008.

Le petit journal en question est un dépliant qui présente au recto l’affiche de l’exposition, inspirée du Chat Noir de Steinlen, et au verso une présentation de l’exposition, avec le découpage suivant (et une petite illustration à côté de chaque texte) :

  • Affiches de presse – illustré avec Simplicissimus, de Heine
  • Affiches de théâtre – illustré avec Médée, de Mucha
  • Affiches de spectacle – illustré avec Divan Japonais, de Toulouse Lautrec
  • Affiches de commerce – illustré avec le purgatif Géraudet ,de Chéret
  • Affiches de tourisme – illustré avec Trouville, d’Orazi
  • Affiches d’exposition – illustré avec le Salon des Cent de Grasset

Pour illustrer l’introduction et les informations pratiques, il y a aussi Exposition d’affiches artistiques de Kalas, et A Gaiety Lady de Hardy.

Je n’en dis pas plus car Nathalie a visité l’exposition : peut-être nous fera-t-elle l’honneur d’un billet à ce sujet ? D’ici là, pour en savoir plus : http://www.musees-strasbourg.org/

Richard Wagner – Visions d’artistes

L’exposition « Richard Wagner – Visions d’artistes » avait lieu jusqu’au 20 janvier 2008 à la Cité de la Musique. C’est justement ce 20 janvier 2008 que je l’ai visitée…

L’exposition présentait l’influence de Wagner sur les artistes de son époque et des époques suivantes.

En ce qui concerne l’époque qui nous intéresse, le symbolisme était le mouvement le plus en lien avec l’univers wagnérien. Ainsi, Edouard Dujardin, fondateur de la revue wagnérienne, déclara en 1923 au sujet de Wagner que « sa conception de l’art, sa philosophie, sa formule même étaient à l’origine du symbolisme« . Mais un tel point de vue s’avère réducteur, tant le compositeur fut célébré par des artistes de l’époque au style académique ou par des artistes actuels au style… contemporain.

La recherche de l’oeuvre d’art totale par Wagner est un parallèle évident avec l’Art dans tout défendu dans l’Art Nouveau. Mais cette notion n’était pas vraiment abordée dans l’exposition. En revanche, les ponts entre Symbolisme et Art Nouveau sont assez nombreux, en particulier le rejet du classicisme. Si les symbolistes et ceux qu’ils ont influencés (Redon, Khnopff, Delville…) étaient évidemment présents à la Cité de la musique, je ne retiendrai ici que les artistes les plus liés au mouvement Art Nouveau présentés à l’exposition (ou dans le catalogue).

Aubrey Vincent Beardsley. Beardsley (à qui j’ai consacré un petit billet) a en particulier réalisé « Les wagnériens« , paru dans la revue « The yellow Book » qui montre une partie du public de Tristan et Isolde, et également un Siegfried ambigu.
Eugène Grasset : « La Walkyrie« . L’oeuvre présentée est une zincographie de 1893, représentant Wotan emprisonnant la guerrière dans les flammes : point de style « Art Nouveau » à proprement parler ici tout de même.
Simeon Solomon : dessin pour un motif de Parsifal. On voit dans les visages « rossettiens » de cette oeuvre de 1894, l’influence des préraphaélites avec qui il fut ami.
Isidore de Rudder. Lohengrin – tapisserie, 1895. L’artiste a collaboré avec le milieu des arts appliqués bruxellois durant les années 1890.
Boleslas Biegas. Fils de musicien, cet artiste symboliste polonais était au départ influencé par Chopin. En 1901, il devient membre de la Sécession viennoise. Pour l’édition de 1904, il expose une sculpture intitulée « Richard Wagner » où des visages grimaçant, aux pieds d’un Wagner harpiste, rappellent Le Cri de Munch – oeuvre ayant déjà inspiré Biegas pour une sculpture hommage à Chopin, grâce à laquelle il se fit connaître. Il y présenta également un Beethoven, compositeur qui avait été à l’honneur à la Sécession de 1902.
Koloman Moser. C’est ce membre de la Sécession qui figurait sur l’affiche de l’exposition parisienne avec son tableau « Le voyageur » créé en 1918. L’artiste était présent ici avec deux autres toiles : « Vénus dans la grotte » et « wotan et Brünnhilde ».
Les frerès Daum. Le catalogue présente également un superbe objet malheureusement absent pour l’exposition parisienne : un vase Daum, représentant Tristan et Isolde. La pièce est une exception dans l’oeuvre des frères Daum, car elle est une des rares à représenter des personnages. Antonin Daum était un grand admirateur de Wagner et il s’inspira parfois des opéras du compositeur pour d’autres (rares) créations. Le vase en question fut présenté à l’Exposition universelle de 1900.

Pour terminer ce petit billet wagnero-jugenstil, un autre lien un peu plus concret :
Wagner souhaita collaborer avec Josef Hoffmann, futur Secessioniste et fondateur avec K. Moser des Wiener Werkstätte, pour les décors lors de la création du Ring en 1884 (mais les décorateurs refusèrent de transposer les esquisses de Hoffmann, et ne firent que s’en inspirer… à la grande tristesse de Wagner).
A noter qu’auparavant, le maître avait pensé à Arnold Böcklin* : « Voilà quelque chose pour Böcklin, lui seul a l’imagination nécessaire pour cela », aurait affirmé Wagner à propos des décors de la Tétralogie. Mais Böcklin n’accepta pas l’offre et refusa par la suite de réaliser les décors de Parsifal malgré la demande de Cosima.

* En hommage de qui le fondeur Otto Weisert créa la célèbre police Art Nouveau « Arnold Böcklin »… mais cette remarque n’a vraiment rien à faire ici.

Inauguration de l’exposition sur Alexandre Charpentier : veni, vedi, retourneri

Je suis allé ce soir à l’inauguration de l’exposition sur Alexandre Charpentier, qui a lieu du 22 janvier au 13 avril 2008.

L’exposition a lieu dans les petits espaces où j’avais par exemple pu voir La Donation Rispal. Des pièces malheureusement trop exiguës, la foule étant assez nombreuse ce soir : je n’ai pas pu profiter pleinement de l’exposition, en particulier dans la première salle où se trouvent les médailles et dans la salle avec la période des baigneuses. Prévoyant d’y retourner, j’ai juste parfois haussé mes épaules de devoir regarder au-dessus de celle d’un autre. Mais j’ai pu prendre la mesure du talent de cet artiste complet.

Parmi toutes les beautés, je retiendrai donc de cette petite visite – pendant laquelle, bêtement, je n’ai pas pris de notes et suite à laquelle je n’ai pas acheté le catalogue (je comptais attendre une deuxième visite…) :

– la belle affiche de Manuel Orazi pour le magasin « La Maison Moderne« . J’ai été surpris de voir cette oeuvre ici, mais en fait l’une des pièces que l’on aperçoit sur cette réclame – la plus à droite – est « Le Penseur« , de Charpentier.

– la salle de billard du baron Vitta, à Évian, pour laquelle on regrette de ne pas être plongé dans la vraie pièce, décorée par Jules Chéret : une simple petite photo nous donne une idée du lieu. On peut admirer les éléments réalisés par Charpentier (table de billard, support pour les queues…).

– le meuble pour quatuor à cordes, qu’on rêverait d’avoir dans son salon, et les fameux pupitres à musique (dont l’un, tout comme le meuble, est exposé au musée des Arts décoratifs). Le pupitre était également (ex)posé à Design contre Design.

– et enfin la salle-à-manger (à sa place habituelle à Orsay), conçue pour la villa de Champrosay de l’industriel Bénard. Cette pièce est un rêve éveillé, un jardin d’Eden d’ébénisterie, un pur bonheur en gros…
On n’a pas le droit de prendre de photos, mais on a le droit d’habitude, enfin je crois, donc voici juste un petit aperçu perso pour agrémenter ce billet :

Voilà, des merveilles, je pourrais en citer tant d’autres… mais je vous invite plutôt à aller voir cette exposition.

PS. Merci Patrick pour le carton !