Archives de catégorie : Cinéma

Jules et Jim

Allez, encore du cinéma…

Jules et Jim, le célèbre film de François Truffaut, débute en 1912. L’Art nouveau laisse encore quelques traces sur les murs en cette période. Ainsi voit-on une enseigne d’hôtel en céramiques Art nouveau et deux affiches, mais comme j’ai oublié lesquelles, le billet sera définitivement très court.

Le fantôme de la Samaritaine

Hier soir, j’ai eu l’immense honneur de voir en avant-première le film de Léos Carax, Holy Motors. Je ne veux pas dévoiler le film (étonnant !) mais on peut y voir une scène magnifique (MA-GNI-FIQUE) dans la Samaritaine en travaux.

« Ils vont en faire un hôtel« , dit la femme à l’homme. Une simple phrase pour dévoiler aux spectateurs qui l’ignorent qu’il y a eu un avant et qu’il y aura un après, que donc le bâtiment est entre deux états.

Les lignes des rampes d’escalier sont assez longuement montrées et offrent un visage délicat à cet endroit vide et sombre (ben oui c’est la nuit), et l’on aperçoit même (très vite) quelques motifs Art nouveau sur les murs du dernier étage.

… Mais je n’en dis pas plus, d’abord parce que je n’ai pas le temps, ensuite parce que j’ai tout dit.

Bye Bye Blondie

Retour du cinéma, où j’ai vu Bye bye Blondie, de Virginie Despentes, film lesbo-punk-mediatico-rock se passant en partie à Nancy. Alors… De l’Art nouveau dans quelques plans ? Heu… un coin de maison non identifié (voire peut-être pas Art nouveau tellement c’est passé vite) et un pignon qui m’a semblé venir de la Villa Bergeret (là encore c’est passé très vite, et après un dîner italien et un verre de vin l’image s’est déjà un peu troublée dans mes souvenirs…) en tout cas ça sentait le Weissenburger.

Et sinon ?

Sinon… Demain, peut-être, un autre jour, peut-être, vous parlerai-je du mobilier liberty dans Mort à Venise

L’Appolonide

Les obsédés d’Art nouveau auront tort d’aller voir le film L’Appolonide pour y apercevoir quelque élément modern style… si ce ne sont quelques volutes sur un tatouage…

Mais ils auraient tort de ne pas aller voir l’Appolonide, jolie chronique de maison close. Ce film gracieux nous plonge en 1899 dans une superbe ambiance d’époque : meubles, papiers peints, vêtements, bijoux… la reconstitution est superbe. On veillera juste à fermer les yeux à un moment du film, car on n’y nage pas vraiment dans la légèreté. Litote.

NB. Cela se passe dans une maison close, hein… je vous fais pas un dessin, n’emmenez pas vos jeunes enfants.

De l’art nouveau chez Lubitsch !

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que la première scène du film « La huitième femme de Barbe bleue« , film d’Ernst Lubitsch de 1932, se passe dans un grand magasin à la décoration Art nouveau ! Le grand magasin en question est sur la Côte d’Azur et l’on peut se demander si le réalisateur a voulu ce décor en pensant à un magasin existant. Une réponse à cette question, cher lecteur ?

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…En fait je pense plutôt ce grand magasin existe… C’aurait été assez fou de construire de tels décors ! Non ?

Séances cinéma

En parallèle à l’exposition « Art nouveau revival », le musée d’Orsay propose la projection de film des années 60 – 70. Cala commence ce vendredi soir à 20h avec Judex de Georges Franju. Je n’ai pas le temps d’être plus précis aujourd’hui, mais en attendant vous pouvez consulter le site du musée d’Orsay :
http://www.musee-orsay.fr

Le hérisson… va-t-il nous piquer ?

Le film « Le hérisson » sort au cinéma le 3 juillet. Le film se déroule dans un immeuble Art nouveau, mais je n’ai pas trouvé de photos du film pour en savoir plus. J’ai appris cela par le biais d’une interview de la réalisatrice sur le site de Cinémovies. Je cite :

J’ai, depuis le début, imaginé un immeuble Art Nouveau. Parce qu’il se dégage de cette architecture quelque chose de romanesque, hors du temps, poétique, mais profondément bourgeois et parisien. J’avais le souhait de faire de cet immeuble un personnage à part entière, cohérent avec la forme que je voulais donner au film. Je voulais éviter l’écueil de la représentation d’une bourgeoisie caricaturale à travers un immeuble haussmannien. Je ne voulais pas d’un luxe clinquant, aux dorures et aux marbres abondants. Je voulais une atmosphère plus énigmatique, plus sombre, plus écrasante et plus décalée. L’histoire devait se concentrer dans l’immeuble, comme dans un immense bocal. Tout en situant le film dans un contexte réaliste, j’ai eu envie de glisser dans ce Hérisson un brin d’onirisme, de fantaisie et de poésie.

Source : http://www.cinemovies.fr/fiche_info-16795-prod.html

L’Art Nouveau dans « Chéri », de Stephen Frears

Je suis allé voir « Chéri » hier au cinéma, et il m’aurait fallu réviser mon petit Mezzara illustré avant d’y aller (et prendre des notes au cours du film) pour écrire un billet plus exact. Mais je jette ici mes impressions sans attendre… complétées par vos avis, chers lecteurs ?

Chéri… donc… permet de voir un peu l’intérieur de l’hôtel Mezzara. Reste à se demander si les appartements ne sont pas en partie une reconstitution ou s’il n’y a pas eu tricherie au montage. La scène où l’héroïne descend les escaliers pour rejoindre son salon en compagnie de Mme Peloux laisse apercevoir une pièce au fond… qui devrait être la seule pièce encore meublée de l’hôtel Mezzara. Il me faudra retourner voir le film pour vérifier cette impression.

« Tricherie » sûre et certaine, l’hôtel Mezzara est censé faire face à une rue, ce qui n’est pas le cas dans la réalité. Cette pauvre Michelle Pfeiffer n’aurait pas dû voir, par la fenêtre, son Chéri s’éloigner dans la rue en face. L’hôtel Mezzara fait en effet face au numéro 37 bis. Reste à essayer de deviner si cette rue est une « vraie » reconstitution (les pavés en moins), la maison en carton-pâte au premier plan étant assez « originale » pour exister vraiment.

On aperçoit également la salle de bain et la chambre de l’héroïne, meublée d’un lit avec tête et pied guimardouillant, une lampe Gallé, et la cage d’escalier est recouverte de papier peint art nouveau. On s’amusera sinon d’un Mucha encadré dans un immonde (permettez cet avis subjectif) cadre doré… C’est passé un peu vite, mais il me semble que c’est le haut de l’Émeraude…

Autres éléments Art nouveau du film : l’introduction (quelques motifs art nouveau, une image de Mucha…) et deux scènes chez Maxim’s… Certes c’est minim’s, mais ce bain 1900 est tout de même un agréable moment. Et l’on peut supposer que les touristes américains vont être un peu plus nombreux à présent devant le 60 de la rue LaFontaine.

Dernière petite remarque : la Mission cinéma de la Mairie de Paris aurait édité une petit plaquette sur les lieux de tournage du film…

Voilà, si vous aussi vous voulez jouer au jeu des 7 différences, la parole est à vous…

L’Hôtel Mezzara bientôt au cinéma

Le film « Chéri » de Stephen Frears a été en partie tourné à l’Hôtel Mezzara. Un billet du magazine Studio, l’été dernier, laissait déjà apercevoir Michelle Pfeiffer devant cette réalisation d’Hector Guimard, mais la rédaction maladroite laissait penser que la photo avait été prise à Biarritz.

En tout cas, d’après une photo trouvée sur Allociné, l’Art nouveau sera bien à l’honneur… jusque dans l’intimité des personnages.

Il reste à attendre le 8 avril pour voir l’Hôtel Mezzara sur grand écran, mais d’ici là, un dernier clic pour une photo

Lavirotte au cinéma

L’immeuble construit par Jules Lavirotte au square Rapp, dans le 7ème arrondissement de Paris, est visible dans le fil « Dernier domicile connu » de José Giovanni, sorti en salle en 1970. Une séquence vers la fin (au bout d’environ 1h39 de film) laisse entrevoir la grille et la façade… Merci à Magdo de nous avoir montrer ce court passage lors de notre dîner chez lui il y a 8 jours.

Si vous n’êtes invité chez Magdo et si des images fixes vous suffisent, vous pouvez plus simplement retrouver des photos de cette immeuble sur les incontournables sites web : – paris1900.blogspot.com – 1900.art.nouveau.free.fr

Un peu de Gaudi chez Woody Allen

Le dernier Woody Allen « Vicky Cristina Barcelona » – qui m’a plutôt déçu au demeurant – se déroule principalement à Barcelone, et l’un des personnages principaux, Vicky, est étudiante en culture catalane et fan de Gaudi.
On peut donc apercevoir à quelques reprises l’œuvre du maître catalan : le toit de la Pedrera, la salamandre du Parc Güell ou plus subrepticement les balcons de la casa Battlo ou la Finca Güell et son fameux portail.

Cela ne remplace évidemment pas un séjour dans la si belle Barcelone…