Barcelone

Trottoir devant la Casa Batllo

Trottoir devant la Casa Batllo

Barcelone, ah Barcelone ! C’est dans cette cité, en août 2001, que j’ai découvert l’architecture des années 1900, avec la visite du Palau Güell et de la casa Mila et toutes les façades modernistes de l’Eixample ou d’autres quartiers. A l’époque l’Art nouveau m’était étranger, peut-être avais-je aperçu une affiche de Mucha ou un tableau de Klimt ici ou là. J’avais pourtant habité deux mois à Darmstadt en 1997. Bref… il a fallu quelques années de plus pour me pencher sérieusement sur l’Art nouveau et faire le rapprochement avec l’émotion ressentie lors de ces visites barcelonaises.

Pavillon Mies van der Rohe

Pavillon Mies van der Rohe

Mai 2011, presque dix ans plus tard, me revoici dans la capitale catalane pour un week-end seulement. A vrai dire, j’ai également savouré sur place non seulement la gastronomie locale, mais également l’architecture contemporaine (avec en particulier l’hôtel où nous logions) et celle des années 20 avec la visite du pavillon Mies Van der Rohe construit en 1929 pour l’exposition universelle – c’était le pavillon allemand – et reconstruit dans les années 80.

Pavillon Mies van der Rohe

Pavillon Mies van der Rohe

 

 

 

 

 

 

… Splendide ! Mais nous sommes ici pour parler Art nouveau n’est-ce pas…

Lors de ces trois jours, nous avons visité deux lieux modernistes admirables mais très différents l’un de l’autre :
– le Palau de la musica catalana ;
– la Casa Batllo.

Palau de la musica catalana

Palau de la musica catalana

Pour le palais de la musique catalane, nous avons eu la chance d’avoir un guide pour nous tout seuls… Le Palau est l’un des deux seuls lieux de concert Art nouveau dans le monde où se jouent encore des concerts (presque un par jour), l’autre lieu étant la maison municipale de Prague que j’ai justement visitée en mars (et cela mériterait un ou deux billets).

L’endroit est très beau, ma mère vous montrera sa belle carte postale si vous allez la voir, avec une salle de concert grandiose au nombre de sièges impressionnants. Les années 1900, grâce aux progrès techniques, ont offert aux lieux de spectacles des dimensions hors du commun… Ce n’est pas Guimard et son éphémère salle de concert qui nous contredirait.

Façade du Palau de la musica catalana

Façade du Palau de la musica catalana (sous un soleil de plomb)

 

En dehors de l’extraordinaire polychromie du palais, j’ai surtout aimé les personnages féminins se détachant de l’arrière de la scène, offrant une espèce de magie, de présence fantasmagorique… Il faudrait que j’aille me faufiler dans mes souvenirs pour avoir des choses plus pertinentes à raconter, mais contentons-nous de ceci.

Mais le pauvre Palau souffre d’une rude concurrence dans ce billet espagnol. Car malgré la beauté du lieu, il n’y règne pas la folie de la casa Batllo. Sauf erreur elle n’était pas ouverte aux visites en 2001… et en ce 30 mai 2011, jour de mon anniversaire, ce fut un bien beau cadeau. Qu’en dire, sinon qu’il faut le voir pour le croire.

J’avais vaguement vu avant de partir quelques photos de l’intérieur, mais tellement peu que je fus… comment dire… retourné ? C’est plein de surprises, de rondeurs, de poignées à caresser, de boiseries voluptueuses, de sensualité, de couleurs, de féérie, d’humour… J’ai passé mon temps bouche bée ou souriant, comme tous les visiteurs d’ailleurs. Et en même temps c’est une vraie construction, un vrai travail d’architecte, une vraie réflexion sur ce qu’est un lieu de vie. Les puits de lumière ne sont qu’un exemple, mais quel exemple, de la force architecturale de la Casa Batllo.

Ah la la… Quelle émotion, de surcroît la visite est très longue, on se promène dans une très grande partie du bâtiment, jusqu’au toit… Bon allez, je vous laisse avec quelques images, je vais rêver de formes ovoïdes…

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *