mardi 24 août 2010
Metz : un tour au(x) musée(s)
Par Arnaud R, mardi 24 août 2010 à 22:29 :: Promenades régionales
Alors... Pour le musée des Beaux Arts, rien d'intéressant, si ce n'est un surprenant auto-portrait d'Émile Friant alors âgé de 16 ans (et un pauvre Gustave Moreau mais bof).
Du côté du Centre Pompidou, il faut au moins aller admirer la très belle architecture extérieure. J'adore, j'adhère, je trouve ça complètement magique, je pleurerais presque de joie en voyons ces angles sortir de ses rondeurs. Immédiatement, en voyant la structure de soutien et la charpente en bois, j'ai pensé à Horta et à son fameux "Abandonnons la feuille et la fleur, ne gardons que la tige"...
J'avais vu le lieu en photo, mais en vrai, sous un beau ciel bleu, c'est étonnant... et totalement photogénique ! L'intérieur en revanche est très décevant, il y a des surplombs sur certains endroits moches, et les escaliers sont justes innommables : des escaliers de parkings, la peinture blanche en plus ! Quel scandale ! Courons nous griser dans les escaliers de la fondation Caixa à Madrid ! Certains espaces d'exposition m'ont en revanche bien plu (le 3ème étage permet vraiment de profiter de la perspective sur la grande baie... mais bref, je m'éloigne de l'Art nouveau là... quoi que...
Du côté des œuvres, le Centre Pompidou présente en ce moment "Qu'est-ce qu'un chef d'œuvre". Lorraine oblige, on y retrouve trois magnifiques pièces de l'École de Nancy :
- "La main aux algues" d'Émile Gallé, réalisée en 1904 (Gallé pourra le 24 septembre de la même année) et à laquelle le musée d'Orsay avait consacrée une exposition en 2004... un de mes premiers pas dans l'Art nouveau.
- le vase "Les hommes noirs" de Gallé réalisé en collaboration avec Prouvé qui conçut les décors et les personnages. Ce vase, qui fut présenté à l'exposition universelle de 1900 est une référence à l'affaire Dreyfus, avec deux citations : “Hommes noirs d’où sortez-vous ?” (sur le col du vase) et "Nous sortons de dessous terre". Elles sont tirées d'un poème de Pierre-Jean Béranger (1780-1857), anti-clérical et pamphlétaire.
- "La Toussaint" merveilleux tableau d'Émile Friant (sur lequel je m'étais déjà extasié à Nancy), peint en 1888.
Et voilà ! Pour l'architecture messine, il faudra revenir !














Voilà bien longtemps que je promettais de parler d'une autre construction saintaise méritant sa place ici. Il s'agit du Temple Protestant. 









Mais le principal architecte de cette rue fut César Pain (1872 - 1946). 
...ou par les plaques de céramique qui ornent les façade d'une signature et d'une date.

















Son rez-de-chaussée est constitué de magasins, dont l'un d'eux a semble-t-il conservé les boiseries de façades d'origine.
















