Un blog autour de l'art nouveau

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jeudi 30 avril 2009

Rétrospective Majorelle à Nancy : "Majorelle, un art de vivre moderne"

Il faudra évidemment se rendre à Nancy avant le 30 août pour visiter la rétrospective Majorelle. Celle-ci commence le 2 mai, et aura lieu aux galeries Poirel. Elle retracera bien sûr le parcours de Louis Majorelle ébéniste, mais évoquera aussi l'histoire des ateliers qui virent le jour avec son père Auguste dans les années 1860 pour se terminer presque 100 ans plus tard.

L'exposition de découpera ainsi :
- Majorelle, un savoir-faire : les styles d'Auguste et Louis Majorelle avant l'Art nouveau
- Le meuble d’art : l'évolution du mobilier Majorelle des années Art nouveau jusqu'au années 1940.
- Du dessin à l’image publicitaire commerciale : dessins préparatoires et importance du support publicitaire dans la réussite de l'entreprise Majorelle.
- Objets d’art, objets de diffusion : les autres techniques de Louis Majorelle (céramique, luminaires, métal)
- Majorelle ensemblier : le travail de Majorelle comme décorateur.

... Il ne reste plus qu'à prendre des billets de train pour Nancy, en espérant un temps ensoleillé cette fois... Il est d'ailleurs préférable de s'y rendre après le 27 mai, car le musée de l'Ecole de nancy mettra alors en avant (et ce jusqu'en janvier 2010) le pavillon de l'Ecole de Nancy de l'exposition Internationale de l’Est de la France qui eut lieu en 1909.

Galeries Poirel
3, rue Victor Poirel - 54000 NANCY
Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 18h
Tarifs : 8 € ou 6 € (avec le musée de l’Ecole de Nancy)
Tarif spécial : 4 € pour les visiteurs de l’exposition « Emile Gallé, Nature et symbolisme. Influences du Japon », présentée au musée Georges de La Tour de Vic sur Seille, sur présentation de leur billet d’entrée du 5 mai au 30 août2009.

www.ecole-de-nancy.com

mercredi 29 avril 2009

Madrid - calle de las Infantas, 23

Dans le quartier de Chueca, mais cette fois à l'opposé de la rue Fernando VI, se trouve un bâtiment dont les ferronneries m'avaient tapé dans l'oeil lors de ma première virée nocturne madrilène. Je n'avais alors gardé en souvenir photographique que les motifs floraux de la porte d'entrée... Des motifs pas vraiment intéressants au demeurant.

Le lendemain, j'ai recherché ce bâtiment (non sans mal)... et j'ai fini par le trouver, calle de las Infantas :


J'ai pu confirmer que les ferronneries, décorées de fleurs, de lignes à la fois en coup de fouet et de motifs géométriques (traits et cercles), méritaient leur place ici :

Deux bow-windows aux grandes baies vitrées viennent joliment agrémenter la façade :
... avec, à leur verticale, des fenêtres arrondies au dernier étage, presque noyées au milieu de sculptures alambiquées :

Ce mélange m'a d'ailleurs un peu rappelé certaines constructions liberty vues dans les Pouilles...

Voilà, comme je n'ai aucune information sur ce bâtiment... et bien... nous allons en rester là !

mardi 28 avril 2009

Agen - la "fameuse" façade du bd Carnot rénovée

L'immeuble du bd Carnot qui avait suscité un billet ici l'an dernier est en train d'être rénové.
Le billet en question est ici :
http://art_nouveau.ruedespyrenees.net/?2008/07/31/139-agen-bd-carnot

Et l'article de Sud-ouest en question est là :
http://www.sudouest.com/lot-et-garonne/actualite/agenais/article/572679/mil/4453449.html

Je vais à Agen dans 10 jours, peut-être ramènerai-je une ou deux photo...

lundi 27 avril 2009

Madrid - Calle Fernando VI, 4

Avant de me rendre à Madrid, on m'avait dit de jeter un oeil au blog Paris1900 pour connaître l'adresse moderniste de la capitale espagnole.
Une fois arrivé à Madrid, j'avais un trou de mémoire concernant l'adresse, jusqu'au moment où, tandis que je me promenais au hasard, j'arrivai calle Fernando VI. Tilt ! L'adresse me revint soudain en mémoire, et je me dirigeai vers le numéro 4...

Et là, quelle ne fut pas ma surprise ! Je ne m'attendais pas, n'ayant lu qu'en diagonale le billet sus-lié, à quelque chose d'aussi imposant.



Je ne vais pas répéter toutes les informations fournies par le mateur de nouilles sur son blog. Vous noterez cependant que la façade a été repeinte depuis la date de ses clichés.
Disons donc simplement que ce bâtiment, appelé Palacio Longoria, abrite depuis 1850 la Sociedad General de Autores y Editores. Il fut bâti par l'architecte José Grases Riera (1850–1919) en 1902-1903 pour Javier González Longoria, un riche financier qui avait parcouru l'Europe. Grases Riera, d'après certains sites web, fut un disciple de Gaudi... mais est-ce bien vrai ?

A présent, plutôt que de décrire cet étonnant décor, frisant le dégoulinant indigeste tout de même de part la taille des ses sculptures, je vous laisse regarder les images...


Et l'intérieur ? D'après le guide "Un grand week-end à Madrid" paru chez Hachette, il est possible de le visiter le 5 octobre. Bon, j'ai tout de même une photo du plafond du hall d'entrée, mais... elle est floue :


Voilà, c'était LE bâtiment Art nouveau de Madrid...

mardi 21 avril 2009

En attendant Madrid...

Une petite boisson gazeuse le temps de vous faire patienter ?




jeudi 16 avril 2009

Villa des Chardons - Romorantin

Finalement je trouve le temps de laisser un petit billet sur ce blog avant de partir 3 jours pour Madrid (où j'essaierai de passer calle Fernando VI).

En effet, j'ai reçu ce matin un message de ce cher Magdo, avec quelques photographies d'une villa se trouvant à Romorantin-Lanthenay dans le Loir-et-Cher :


Cette villa mérite amplement sa place ici puisque elle se nomme la villa des Chardons...

et surtout parce que l'on peut y voir des chardons sous le balcon :


Comme vous pouvez le voir, d'autres chardons, ailleurs que sur les consoles, l'ornent dans les sculptures (au-dessus de la lucarne, au-dessus de la porte...) ou les carreaux de céramiques au-dessus des fenêtres à l'étage.


Peut-être aurai-je un jour plus d'informations sur l'architecte de cette maison... D'ici là : merci Magdo !

mardi 14 avril 2009

L'Art Nouveau dans "Chéri", de Stephen Frears

Je suis allé voir "Chéri" hier au cinéma, et il m'aurait fallu réviser mon petit Mezzara illustré avant d'y aller (et prendre des notes au cours du film) pour écrire un billet plus exact. Mais je jette ici mes impressions sans attendre... complétées par vos avis, chers lecteurs ?

Chéri... donc... permet de voir un peu l'intérieur de l'hôtel Mezzara. Reste à se demander si les appartements ne sont pas en partie une reconstitution ou s'il n'y a pas eu tricherie au montage. La scène où l'héroïne descend les escaliers pour rejoindre son salon en compagnie de Mme Peloux laisse apercevoir une pièce au fond... qui devrait être la seule pièce encore meublée de l'hôtel Mezzara. Il me faudra retourner voir le film pour vérifier cette impression.

"Tricherie" sûre et certaine, l'hôtel Mezzara est censé faire face à une rue, ce qui n'est pas le cas dans la réalité. Cette pauvre Michelle Pfeiffer n'aurait pas dû voir, par la fenêtre, son Chéri s'éloigner dans la rue en face. L'hôtel Mezzara fait en effet face au numéro 37 bis. Reste à essayer de deviner si cette rue est une "vraie" reconstitution (les pavés en moins), la maison en carton-pâte au premier plan étant assez "originale" pour exister vraiment.

On aperçoit également la salle de bain et la chambre de l'héroïne, meublée d'un lit avec tête et pied guimardouillant, une lampe Gallé, et la cage d'escalier est recouverte de papier peint art nouveau. On s'amusera sinon d'un Mucha encadré dans un immonde (permettez cet avis subjectif) cadre doré... C'est passé un peu vite, mais il me semble que c'est le haut de l'Émeraude...

Autres éléments Art nouveau du film : l'introduction (quelques motifs art nouveau, une image de Mucha...) et deux scènes chez Maxim's... Certes c'est minim's, mais ce bain 1900 est tout de même un agréable moment. Et l'on peut supposer que les touristes américains vont être un peu plus nombreux à présent devant le 60 de la rue LaFontaine.

Dernière petite remarque : la Mission cinéma de la Mairie de Paris aurait édité une petit plaquette sur les lieux de tournage du film...

Voilà, si vous aussi vous voulez jouer au jeu des 7 différences, la parole est à vous...

samedi 11 avril 2009

Rouen (Seine-Maritime)

Je suis allé à Rouen il y a deux semaines, non pas pour de l'Art nouveau mais pour de l'art contemporain au FRAC et pour visiter le musée des Beaux-Arts.

Dans ce très beau musée des Beaux-Arts de Rouen, les années 1885-1915 sont surtout représentées par une belle collection de toiles de Monet et Sisley. On retrouve cependant un Kupka de 1909 ("Gigolette en rouge") qui malgré le titre n'est pas une recette de civet de lapin (oui pardon elle est facile)... et pour reparler de la Loïe Fuller, une statuette (en bronze brut de fonte) de Duchamp-Villon. L'exposition 1900 est elle-même présente par une toile de Jacques-Emile Blancher : "André Gide et ses amis au café Maure de l'exposition Universelle de 1900".
Mais j'ai surtout été marqué par la toile symboliste "L'énigme", d'Alfred Agache.


A la sortie du musée, on remarquera sur le chemin du centre ville une jolie façade un peu gâtée par le temps gris qui planait sur Rouen :



Au FRAC, nul Art nouveau évidemment, mais dans le quartier ou plutôt sur Sotteville-lès-Rouen), on peut s'amuser de quelques jolies maisons fin 19ème dans un style plutôt régionaliste. Cependant, en bus, j'ai juste eu le temps d'apercevoir vers le 40 de la rue d'Elbeuf une façade Art nouveau. Ce fut très bref, je ne serai même pas en mesure de la décrire ici. Il me faudra donc retourner là-bas... ou bien attendre la contribution d'un lecteur ?

L'Art nouveau à Rouen fut autrefois grandement représenté par le théâtre de l'Alhambra, éventré pendant la guerre et démoli en 1946.

Aujourd'hui, l'Art nouveau accueille encore les visiteurs qui arrivent à Rouen par le train... mais je repousse une fois de plus mon petit laïus sur la gare...

jeudi 9 avril 2009

Expos galléiennes en Moselle

Le musée départemental Georges de La Tour de Vic-sur-Seille présentera l'exposition "Emile Gallé. Nature et symbolisme, influences du Japon", du 5 mai au 30 août 2009. L'exposition présentera de nombreuses pièces de Gallé provenant de collections à l'étranger.

Plus d'informations sur : unesaisonenmoselle.over-blog.com
(Les blogs offrent parfois plus d'informations que les sites officiels)

Quelques jours avant, le Centre culturel Jacques Brel, de Thionville, proposera du 21 au 30 avril une exposition d'œuvres inspirées du travail d'Emile Gallé. L'exposition s'intitule "DES TONNEAUX ET DES PINCEAUX - La nature au Pays des Trois Frontières à la manière de Gallé". Il faudra se rendre sur place pour comprendre où sont les tonneaux du titre...

Plus d'informations sur www.centre-jacques-brel.com

mercredi 8 avril 2009

Nancy, en attendant.

Un dîner entre amateurs d'art nouveau, quelques fontes Guimard et un vase Daum dans une cave, la lecture de la préface du "Hector Guimard" de Georges Vigne un soir de bienvenue panne d'Internet... et d'autres infos glanées sur le web : j'ai de quoi rédiger des billets ici (sans compter ceux qui trainent dans mes cartons depuis des mois ou depuis Rouen), mais je n'ai pas trouvé pas le temps, mes moments libres étant consacrés au futur site web du Cercle Guimard, qui avance petit à petit.

Histoire d'illustrer ce blog, voici donc... du Guimard :
Hector Guimard, Nancy Et d'autres photos prises elles aussi à Nancy :
Hector Guimard, Nancy Hector Guimard, Nancy Hector Guimard, Nancy Hector Guimard, Nancy Hector Guimard, Nancy

mercredi 1 avril 2009

Vite ! A Bruxelles !

Max Rosendor était, dans les années 1970, un entrepreneur chargé de la démolition de nombreuses maisons et bâtiments bruxellois. Il a conservé avant destruction de très nombreux éléments ou morceaux d'éléments Art nouveau ou Art déco : vitraux, cheminées, grilles, portes...

Ces objets sont en vente du 3 au 13 avril pour quelques centaines ou milliers d'euros... Et quand on sait qu'il y en a en tout pas moins de 1400, cela laisse rêveur !

Plus d'informations sur www.rosendor.be