Un blog autour de l'art nouveau

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lundi 29 septembre 2008

35 rue Faidherbe (75012)

L'immeuble du 35 rue Faidherbe aurait pu passer inaperçu à mes yeux hier, avec sa façade classique...


Mais mon regard s'est porté sur les consoles...
Pour y découvrir ça :
Mais oui ! Des chardons sous le balcon !

On en trouve même de deux styles, selon qu'ils se trouvent sous le balcon situé au deuxième étage (cf. ci-dessous) pour soutenir l'encorbellement, ou sous les fenêtres et balcons du 3ème étage pour décorer les corbeaux :

C'est bien, dorénavant j'ai du vocabulaire, j'espère juste l'utiliser correctement.

Erratum du 10 octobre : c'est au numéro 35 pas au 36.

dimanche 28 septembre 2008

Chartres en lumière

Du 11 avril au 20 septembre, la ville de Chartres se mettait en lumières. Et l'Art nouveau était particulièrement au rendez-vous comme on peut le constater sur le blog "On va voir si je m'y tiens".

On reconnais aisément sur les photographies les œuvres de Mucha et Klimt.

Merci à ma collègue Sandra qui m'a fait découvrir cette info sur ce blog... et à la blogueuse !

vendredi 26 septembre 2008

Dictionnaire d'architecture

J'ai enfin trouvé mon bonheur avec un dictionnaire d'architecture d'un tout petit format et d'un tout petit prix édité aux éditions Jean-Paul Gisserot. Rédigé par Mathide Lavenu, et Victorine Mataouchek, il est idéal pour les amateurs comme moi, avec de nombreux croquis.

Je vais donc être à présent un peu plus à l'aise avec le vocabulaire de ce domaine lorsque je décrirai une jolie façade Art nouveau... Bonne nouvelle, non ?

jeudi 25 septembre 2008

Autour de Serrurier-Bovy : dessins d'architectes Art Nouveau - Liège.

En complément de l'exposition sur Serrurier-Bovy au MAMAC de Liège, le Cabinet des Estampes et des Dessins présente une sélection de documents, dessins, projets à l'aquarelle d’architectes et de décorateurs liégeois.


Les architectes liégeois ont été influencés par Gustave Serrurier-Bovy - lui-même architecte avant de se tourner vers les arts décoratifs - car celui-ci organisa en 1895 une exposition intitulée "L’œuvre artistique" au Casino Grétry à Liège. Il y présentait le mouvement Arts and Crafts, l’école de Glasgow ou encore les travaux des symbolismes belges, faisant naître un mouvement de renouveau créatif sur la ville.

Cette exposition permettra en particulier de découvrir les bâtiments qui ont été détruits ou transformés : le Palais des Sports, Les Bains Grétry, le Palmengarten Vénitien, la salle de spectacle "La Renommée", les galeries liégeoises.

Plus d'informations :
www.cabinetdesestampes.be

mercredi 24 septembre 2008

L'ecole de Nancy dans les Inrockuptibles

Le magazine "Les Inrockuptibles", à l'occasion de la sortie du film "Entre les murs", propose page 95 du numéro de cette semaine un tour d'horizon un peu tordu des sites d'écoles sur le web (école du rock, école des loisirs, écoles des femmes pour un site sur Molière, le site du film school of rock...).
Or le premier de la liste est le site de... l'école de Nancy !
http://edn.nancy.fr/web

Le lien est accompagné d'un très bon résumé de l'école de Nancy et de son musée. De quoi faire découvrir à leurs lecteurs quelque chose d'un peu différent et tellement moins contemporain qu'à l'habitude : une bonne surprise, non ?

mardi 23 septembre 2008

Serrurier-Bovy - Acteur du futur

Le MAMAC (Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain) de Liège propose, du 27 septembre 2008 au 18 janvier 2009 une exposition consacrée à Gustave Serrurier-Bovy (1858-1910), architecte et designer liégeois.

L'exposition présente Serrurier-Bovy, qui se détourna assez rapidement de son métier d'architecte, comme un designer inventif tourné vers l'avenir, et pas uniquement comme un artiste Art nouveau. De nombreuses pièces seront présentées, provenant des fonds publics ou de collections privées.

Pour avoir une idée du travail de l'artiste, rendez vous sur la galerie photo du site des musées de Liège.

Autre lien :
Le site du MAMAC.

Je reviendrai demain sur l'autre exposition "Art nouveau" de Liège qui aura lieu aux mêmes dates. Sera-ce une bonne raison pour y retourner ?

lundi 22 septembre 2008

Liège

Suite à mon (superbe) week-end à Liège, voici un petit résumé de l'Architecture Art Nouveau liégeoise...

A l'instar de San Sebastian et Pampelune dont j'ai déjà (brièvement) parlé ici il y a environ un an, Liège a connu un important développement démographique à partir de la deuxième moitié du 19ème siècle. Industrialisation drainant les populations vers la ville, assainissement des bords de Meuse, voire influence d'un certain Baron Haussmann... la ville se transforma et de nouveaux quartiers résidentiels virent le jour.
L'Exposition Universelle de 1905 fut elle aussi un événement important pour l'urbanisme liégeois, mais il ne reste comme grandes constructions que le très académique Palais des Beaux Arts et le pont de Fragnée que je comparais justement au Pont Alexandre III - toutes proportions gardées, simplement à cause de ses clinquantes dorures - avant d'apprendre qu'il avait été construit dans les mêmes "conditions" que son cousin parisien pour l'expo de 1900. Les années qui suivirent, de nouveaux quartiers prirent encore place.

On retrouve donc dans la cité wallonne de très nombreux lotissements datant des années 1895 à 1910.
Durant ces années, on peut dire pour simplifier que les architectes locaux (Jaspar, Nusbaum, Comblen, Thuillier, etc.) osèrent peu - en particulier sur la structure des bâtiments -, et restèrent très influencé par le style mosan, offrant aux habitants des habitations au style nommé "vieux Liège", la brique rouge pour matériau principal, la brique blanche de Silésie venant se glisser ça et là.
L'Art Nouveau local est donc - à quelques exceptions près - baigné d'une certaine tradition architecturale.
En fait, c'est sur l'aspect décoratif que l'Art Nouveau s'est surtout fait sa place, avec ferronneries en coup de fouet, visages féminins sculptés, sgraffite sous les attiques ou au-dessus des portes en guide d'enseigne commerciale...
D'ailleurs, les boîtes-aux-lettres telles que celle ci-contre sont légion sur les bâtiments de l'époque.
9 rue Ernest de Bavière, Liège - Arch. Barsin 16 rue Grandgagne, Liège - Arch. Devignée
3 rue de la commune, Liège - Arch. Lagasse 10 rue Henri Blès, Liège - Arch. Paul Ledent
51 rue du Vieux Mayeur, Liège - Arch. Nusbaum
Seul Victor Rogister prit le pari d'un modernisme convaincu, et construisit des maisons dont les façades sont influencées par le style Viennois : façades blanches, garde-corps aux lignes droites, baies vitrés circulaires, pilastres décorés de visages fermés. Chacune de ses constructions mériterait (méritera ?) un billet... même celle de la rue Sélys que nous avons manquée et qui d'après nos informations était la plus belle.
Place du Congrès, Liège - Victor Rogister

Voilà un tout petit résumé de ce que j'ai appris sur l'Art Nouveau à Liège, une très jolie ville qui nous aura fait parcourir des kilomètres et des kilomètres. Je reviendrai évidemment sur Liège dans des billets plus précis (et pas uniquement sur Victor Rogister et ses merveilles), par exemple sur Sérurier-Bovy et sa maison qui nous a fait grimper jusqu'à Coigne alors qu'elle est actuellement en réfection, ou avec un billet retraçant notre très intéressante visite guidée en Outremeuse (l'un des quartiers de Liège).

Source : "Une histoire de l'architecture à Liège vers 1900" par l'absl Ar&fact.

vendredi 19 septembre 2008

Et voici Liège...

Je pars demain pour deux jours liégeois... avec évidemment de l'Art Nouveau au menu, dont une visite guidée.

A dimanche soir ou lundi pour mes premières impressions de cette découverte touristique.

lundi 15 septembre 2008

Quelques travaux sur ce blog

Bonjour à tous,

Juste un petit mot pour signaler que ce blog est en travaux, et qu'il vient d'emménager sur http://art_nouveau.ruedespyrenees.net... en attendant un "vrai" nom de domaine.

Je suis en train d'ajouter quelques fonctionnalités qui permettront une meilleure recherche et une meilleure navigation... voire avouons-le un meilleur référencement afin de sortir un peu ce blog de la confidentialité. Ne vous étonnez donc pas de voir apparaître un nuage de tags multicolore dans la colonne de droite, en attendant mieux... et une liste complète de tags (j'ai 150 billets à rattraper !).

J'ai également modifié le formulaire de commentaires, lui ajoutant une case pour éviter le spam... Vos commentaires seront à présent directement mis en ligne sans besoin de ma validation... à condition d'être sur http://art_nouveau.ruedespyrenees.net...

dimanche 14 septembre 2008

Portrait de Monsieur et Madame Corbin

Portrait de M. et Mme Corbin - © Musée de l’Ecole de Nancy
Ce tableau a été peint par Victor Prouvé en 1906.

Il représente Jean-Baptiste Eugène Corbin et Jeanne Blosse, sa femme. On les voit dans leur appartement de la rue Mazagran, à Nancy.
Eugène Corbin (1864 - 1952), directeur depuis 1901 des Magasins Réunis, était mécène et collectionneur des œuvres réalisées par les artistes l’Ecole de Nancy. Il faisait même appel aux artistes pour décorer les aménagements de ses magasins.


Le tableau est intéressant car, si on y aperçoit du mobilier ancien, il représente surtout le couple devant deux œuvres représentant le travail de l'École de Nancy : un grand vitrail de Jacques Gruber et l’Amphore du roi Salomon réalisée par Émile Gallé. Cette pièce, véritable prouesse technique avait été présentée à l’Exposition universelle de 1900.

Emile Gallé s’était inspiré d’une amphore gallo-romaine qu'il possédait et d'une histoire - Le Livre de Monelle - extraite d’un conte de Marcel Schwob, La Rêveuse paru en 1894. Une citation inspirée de cette histoire est gravée sur l’amphore :
Cette cruche habitait autrefois l’océan. Elle contenait un génie qui était prince. Fille sage saurait briser l’enchantement par permission du roi Salomon qui a donné la voix aux mandragores.

L'extrait exact du livre est le suivant :
La cruche verte devait être fermée par un grand sceau de cuivre, marqué par le roi Salomon. L'âge y avait peint une couche vert-de-gris car cette cruche habitait autrefois l’océan. Et depuis plusieurs milliers d’années elle contenait un génie, qui était prince. Un très jeune fille sage saurait briser l’enchantement à la pleine lune, avec la permission du roi Salomon, qui a donné la voix aux mandragores.


On notera que Gallé a également cité Marcel Schwob sur un vase :
Dans la cruche bleu clair Gianhare avait enclos toutes ses robes marines tissées d’algues

L' imposante Amphore du roi Salomon (qui fut restaurée en 2005), tout comme le Portrait de Monsieur et Madame Corbin et une grande quantité de pièces ayant appartenu à Corbin, sont exposées au musée de l’École de Nancy. En effet, en 1935, Eugène Corbin fit don de sa conséquente collection à la Ville de Nancy : pas moins de 750 œuvres ! La donation Corbin - musée de l'Ecole de Nancy fut inaugurée le 25 mars 1935 dans les Galeries Poirel... Mais la guerre fit fermer ces salles assez rapidement. A la libération, cependant, la donation ne fut pas réexposée, malgré l'insistance d'Eugène Corbin lui-même.

C'est en 1952 que la ville acquit la propriété des Corbin située rue du Sergent Blandan. Des membres de la famille y vivaient encore, et ce n'est donc qu'en 1964 que le musée fut inauguré puis agrandi en 1966 par l'aménagement de l'étage. Il accueille aujourdhui le musée de l'École de Nancy.

jeudi 11 septembre 2008

Jeux en ligne sur www.artnouveau-net.eu

Le site du Réseau Art nouveau propose trois jeux à destination des enfants pour découvrir l'Art Nouveau.

Simples et vraiment didactiques, ces trois jeux sont aussi pour les plus grands... comme moi !

http://www.artnouveau-net.eu/get_page.asp?jezik=FR&stran=641

mercredi 10 septembre 2008

Le Gallopin

Si vous désirez dîner agréablement dans le quartier de la Bourse, n'hésitez pas à vous rendre au 40 de la rue Notre-Dame des Victoires, au restaurant Le Gallopin.


Pour bénéficier d'un cadre 1900, pensez bien à réserver une table dans la salle de la verrière. Avec un peu de chance, si le temps le permet, la porte centrale de la verrière sera ouverte... ce qui néanmoins aura l'inconvénient de ne pas voir le motif qui décore cette porte :

Les motifs ? De belles branches et fleurs de rosiers ou de capucines... pour ne citer que les plantes que l'on a réussi à reconnaître... puisque l'on a des doutes sur ce qui décore le coin du panneau droit : n'est-ce-pas du sureau ?

Le restaurant a été créé en 1876, époque à laquelle il n'est d'un débit de bières et de vin au détail. Au cours des années suivantes, le lieu s'agrandit sur l'arrière, et c'est en 1900 que la location de la cour intérieure permet à Gustave Gallopin la création de cette verrière. Le lieu a, par la suite, régulièrement changé de propriétaire, chacun, fort heureusement, respectant le décor du restaurant mélangeant différents styles de la fin de 19ème siècle.


De surcroît on y dîne très bien pour un prix raisonnable (29,50€ pour entrée, plat et dessert) et le service est vraiment sympathique. (Et non, je n'ai pas de réductions sur les tarifs malgré la pub !)

mardi 9 septembre 2008

Vanessa Paradis - Divinidylle Tour

Après une légère influence secessionniste sur son album Divine Idylle, Vanessa Paradis a mis les pieds chez Mucha pour la sortie de son album live qui parait le 15 septembre en CD et DVD :


Son site web reprend les mêmes polices et éléments graphiques Art Nouveau :
http://www.vanessaparadis.fr/

Kid Loco

Kid LocoTiens tiens... Kid Loco fait dans l'Art Nouveau à l'occasion de leur nouvel album "Party Animals & Disco Biscuits"... Une pochette avec l'incontournable police Arnold Boecklin™ et un site web (un peu mal fichu) à la homepage 1900:
Kid Loco

... mais qui mélange Art Nouveau et classicisme une fois la page d'accueil passée

Pour voir le site :
http://www.kidloco.com/



Le personnage féminin que l'on retrouve sur cette page web est le logo de leur label F.L.O.R. (cf. l'illustration de droite) mais je ne parviens pas à le trouver sur le web ; je l'ai donc photographiée sur un magazine, d'où la mauvaise qualité. Je ne trouve même pas la page web du label...

lundi 8 septembre 2008

Retour de week-end !

Ah la la chers lecteurs ! Quel week-end ! J'allais à Nancy en sachant qu'elle était un centre important de l'Art Nouveau, mais je n'imaginais qu'il y avait autant de maisons à voir (au milieu d'une architecture globale somme toute classique). Certes, un certain nombre de constructions se limitent à un Art Nouveau purement décoratif, mais quelle belle surprise !

En attendant quelques petits billets... huit petites photos.

poignée de porte, CCI, rue H. Poincaré, Nancyporte, 1 bd Charles V, immeuble - Arch. Weissenburger, Nancy
Porte - 22 rue de la Commanderie - Arch. Biet, Nancyav. Félix Faure, Nancy
villa Les glycines - 5 rue Brice - Arch. Emile André, NancyVilla Jika ou Villa Majorelle - 1 rue Majorelle - Arch Sauvage, grès de Bigot, Nancy
Ah mince c'est encore la C.C.I. çavitrail du 16 rue Emile Gallé par Gruber, Nancy


... Mmm... ça fait un peu trop de bleu tout ça ! Mais c'est pour trancher avec celui qu'on n'a pas eu dans le ciel.

vendredi 5 septembre 2008

Week-end nancéien !

Je pars ce week-end à Nancy - en grande compagnie puisque nous serons 11 - pour visiter (entre autres ?) les expositions sur Victor Prouvé et la Villa Majorelle...

Cela devrait tout aussi sympathique et enrichissant que le week-end bruxellois il y a 4 ans... souvenir d'une époque où je découvrais l'Art Nouveau.

A très vite donc pour un compte-rendu de ces deux jours.

mardi 2 septembre 2008

Dijon (côte d'Or) - 9 rue du Château

Je n'avais absolument pas fait de recherches sur les potentiels éléments Art nouveau de Dijon avant de m'y rendre ce samedi. Mais mon lieu de rendez-vous, rue Musette, était à proximité de deux ensembles Art nouveau, et le hasard a donc bien fait les choses. Certains sites web signalent d'autres architectures Art Nouveau un peu excentrées, je tacherai de m'y rendre la prochaine fois.

Le premier des ensembles vus et photographiés par votre serviteur - je reviendrai sur l'autre dans un autre billet - est un immeuble situé à l'angle de la rue du Château et de la rue du Temple, l'entrée principale étant au 9 rue du Château. Construction harmonieuse de 4 étages, il bénéficie d'un emplacement plutôt idéal, face à une place bien dégagée... mais malheureusement entre deux rues assez étroites.
(Mince, je n'ai pas bien redimensionné mes photos)

Comme on peut le voir, la construction joue surtout sur les ondulations au niveau des éléments de toiture et de balcon du dernier étage.

Son rez-de-chaussée est constitué de magasins, dont l'un d'eux a semble-t-il conservé les boiseries de façades d'origine.



Côté décoratif, le tout est assez discret en dehors de quelques éléments floraux (cf. la photo de la porte ci-dessus ou les photos de toiture), et on notera bien sûr les ferronneries des fenêtres, aux motifs géométriques :

... mais également les gouttières : Certaines vitres ont également des dessins de feuillages. J'ai constaté ceci sur les deux façades, on peut donc supposer un décor d'origine.
Mais que sait-on sur cet immeuble ?
Moi, rien. Mais après quelques recherches sur le web, j'apprends que son architecte est le dijonnais Louis Perreau (architecte du bâtiment voisin de la Poste, un voisinage beaucoup plus académique !) et qu'il date de 1906... ah non, ailleurs il est écrit 1901... Mmmm est-ce bien important ?

Voilà, c'était mon deuxième billet dijonnais... à bientôt pour le suivant !