Un blog autour de l'art nouveau

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mercredi 30 avril 2008

Un tour chez un antiquaire...

Je continue de parler ici de mes vacances passées du 20 au 27 avril dernier dans le Salento... vacances pendant lesquelles nous sommes allés voir deux antiquaires.


L'un d'eux, qu'on qualifiera plutôt de "débarras poussiéreux" possédait des chaises en bois clair apparemment d'époque (sauf l'assise refaite à neuf)... mais peut-être me trompè-je complètement.
Il faut quand même savoir qu'ils vous glissent là-bas facilement un "Liberty" même si c'est années 30 voire 40, espérant berner le premier venu. C'est de bonne guerre...


Mais nous sommes surtout allés dans un immense magasin d'antiquités : Visconti, à Surano.
Au milieu des nombreux meubles de salons, salles à manger ou chambres, se trouvait une salle à manger d'époque assez "lourde" (que je n'ai pas photographiée dnas son sombre recoin), quelques détails de-ci de-là tels de jolis boutons de tiroir, une lampe Gallé (ben voyons...)

... et surtout un ensemble salon / salle à manger qui nous plaisait énormément :

Le charme de cet ensemble (complété de deux fauteuils que l'on n'a pas vus) venait tout d'abord de la table, étroite, dont les pieds en oblique était complétés par un élément de soutien arrondi qui rejoignait la table. Mais l'éléments principal était le canapé, avec miroir au-dessus du dossier et bordé de chaque côté d'une console avec vitrine et miroir. Le tout était décoré de très jolies plaques en laiton représentant des marguerites. On retrouvait ces mêmes plaques en laiton, en plus petit format, en haut des dossiers des chaises et sous le plateau de la table :


On en aurait eu besoin sur place on l'aurait acheté mais le plateau de la table était abîmé, les chaises étaient branlantes et il aurait fallu changer tous les tissus défraîchis et pas à notre goût. La console cassée à gauche sur la photo (sur laquelle était posée une sculpture affreuse) méritait réparation, mais le magasin pouvait s'en charger et en effet ils possédaient tous les morceaux.
On pouvait même se le faire livrer sur Paris (pour le prix global franchement ça valait le coup) mais il faut savoir raison garder.

mardi 29 avril 2008

Balcons du Salento

Les ferronneries industrielles de type Art Nouveau sont assez nombreuses, en France, sur les bâtiments de l'époque, mais on retrouve toujours un peu les mêmes, avec fleurs d'iris ou surtout feuilles de marronniers. On les a pour la plupart déjà aperçues sur ce blog.

J'ai remarqué à Lecce et à Corigliano trois balcons identiques, en plus ou moins bon état. Les voici :




Celui en meilleur état est sur la piazza San Nicola à Corigliano :


Le jeu, pendant mes prochaines vacances là-bas, va-t-il être de répertorier leurs jumeaux ?

dimanche 27 avril 2008

Corigliano d'Otranto

Me voici de retour de vacances... Pour ceux qui l'ignorent, j'étais dans le Salento, tout là-bas en bas du talon de la botte italienne, petit coin des Pouilles dont la ville principale est Lecce.
Résidant à Corigliano d'Otranto pour ces vacances (et pour les prochaines en août), je me suis un peu promené dans les rues, et comme dans de nombreux villes et villages du Salento on retrouve ici et là quelques détails de style Liberty disséminé sur les façades. J'avoue ne pas avoir tout photographié, surtout parce que j'en ai repérés alors que nous circulions en voiture. Mais cela me permettra d'avoir de nouvelles choses à montrer en septembre...

Voici donc un linteau dans le style "liberty" assez représentatif du style local, quelques éléments floraux et/ou géométriques se glissant dans une base décorative classique.

mercredi 16 avril 2008

Musée d'Agen - suite

Pour compléter le petit billet de la semaine dernière sur le musée d'Agen, voici la photo d'un Lachenal envoyé par un fidèle lecteur...

Edmond Lachenal - le père - et Raoul Lachenal - le fils - furent de très importants céramistes dont j'ignorais l'existence (je débute hein, je débute...). J'imagne que c'est Edmond l'auteur de ce vase.

En recherchant quelques informations sur ce nom, j'ai découvert le site ceramique1900 : profitez donc pour aller y faire un tour :
www.ceramique1900.com/

Attendons à présent les photos de Spicynico pour un troisième tour...


mardi 15 avril 2008

Poitou-Charentes : une région s'affiche

On m'a offert récemment le livre "Poitou-Charentes - une région s'affiche", d'Arthur et Jean-Michel Saizeau.

Comme le nom l'indique, cet ouvrage retrace l'histoire de l'affiche picto-charentaise. Paru fin 2007, il semble avoir pour origine le blog affiches.poitoucharentes dont les premiers articles datent de juin 2006.
On retrouve principalement des œuvres datant de la première moitié du 20ème siècle et les affiches des années 1900 présentées dans ces pages sont évidemment le reflet du graphisme l'époque. Et l'Art Nouveau a un peu sa place dans cet ouvrage, par la présence ou l'influence des graphistes les plus célèbres de l'époque, ou par quelques éléments décoratifs floraux ou ondulant.

Comme l'expliquent les auteurs dans l'avant-propos, l'ouvrage est né de leur amour pour ces supports mais aussi de leurs rencontres avec des collectionneurs, des experts, des archivistes, etc. De surcroît l'ouvrage aurait pu se limiter aux affiches du cognac - que l'on peut considérer comme le produit phare de la Région -, puisque l'on en répertorie en tout plus de 300, mais seules 50 d'entre elles ont été mises en avant dans la quatrième et dernière partie de l'ouvrage.

L'ouvrage est en effet découpé en 4 parties thématiques :

1. La part de l'eau.
J'en ai déjà parlé dans mes petits billets royannais : le tourisme s'est développé sur la côte dans la deuxième moitié du 19ème siècle, et surtout dans le dernier quart. Les chemins de fer de l'état sont d'ailleurs à l'origine d'un nombre très important d'affiches - comme ce fut le cas dans de la plupart des régions françaises à potentiel touristique. Royan, Fouras ou encore Rochefort était alors mise à l'honneur par des graphistes comme Champseix, Pal, Lacaze, Boudet ou encore Jacques Palyant qui signe l'affiche "Grande semaine de La Rochelle" où les volutes des vagues, des drapeaux ou des tissus pris dans le vent tranchent avec la rigidité de l'encart informatif.

2. La part de la terre :
L'intérieur des terres avait certes moins d'intérêt pour le touriste attiré par les bains de mer, mais en s'éloignant de la côte les affiches cherchaient à faire découvrir les beautés de la région. Là encore, les chemins de fer de l'état ont produit de nombreuses réclames où sont représentées Saintes, Poitiers ou la Marais Poitevin. Parmi les représentations au style un peu moderne, j'ai surtout noté celle pour les fêtes de charité de Melle, le 19 août 1900. Réalisée par Minos, elle me fait penser à l'affiche de la Revue Blanche de Bonnard.

3. La part de marché :
La région ne vivant bien sûr pas uniquement du tourisme, les affiches locales ont également eu comme objet la promotion des industries régionales (telles que l'industrie du papier en Charente ; cf. mon billet sur le musée du papier) mais aussi de petites entreprises. Jacques Abeillé, pour les biscuits Rouchier, entoure un personnage féminin de volutes, tout comme des graphistes anonymes pour la chapellerie Bruyas ou la lessive La Violette. Mais c'est l'affiche pour "Paris Niort", par Louis Hingres, qui sort définitivement du lot. L'affiche - un calendrier plus précisément - n'a probablement pas été créée pour le magasin de nouveautés de la rue Victor Hugo de Niort, puisque cette même affiche existe pour "Paris voltaire" et est en vente sur plusieurs sites web spécialisés.

4. La part des anges :
C'est en effet donné le nom poétique donné à la part d'eau de vie qui s'évapore et cette parri est donc consacrée au cognac.
Tiens tiens, une affiche Comandon serait donc attribuée à Mucha ? Je ne voudrais pas mettre en doute les écrits des auteurs (qui disent que le cadre décoratif est caractéristique du style de Mucha) et certains sites en disent autant, mais pas les deux livres que je possède sur l'auteur. Et je suis perplexe car on est très loin de son style.
Bref, je préfère en tout cas me fixer sur les affiches de Cappiello, qu'elles datent des années 1900 ou qu'elles soint plus bien tardives, mais également admirer ceux qu'il a semble-t-il inspirés (tels Stall, ou Stéphane pour le cognac Briand ) qui ne ce sont pas embarrassés, comme leur "maître", de toutes ces volutes et fanfreluches.
Cappiello a d'ailleurs réalisé en 1912 la plus connue des affiches pour le papier à cigarettes Le Nil, que l'on retrouve dans la 3ème partie.

Voilà... c'était une fois de plus une plongée dans les années 1900 de ma région d'origine.
Pour être le plus honnête possible, ce livre contient une ou deux coquilles (dont une en quatrième de couverture, Cappiello se retrouvant "figure de l'affiche au XIXème"). Mais je conseille fortement cet ouvrage d'une très grande qualité, où chaque illustration (et combien d'illustrations dans ces 140 pages !) est décrite et replacée dans son contexte...

Toutes les illustrations de ce billet ont été prises sur http://affiches.poitoucharentes.over-blog.com/

mercredi 9 avril 2008

Les réserves du musée d'Agen

Chickenbaby a visité lundi le musée d'Agen.

Ce lieu a récemment déménagé ses réserves pour enfin les exposer dignement. Parmi les œuvres à présent mises en valeur, on trouve quelques vases Art Nouveau...

Et comme Chickenbaby est très gentil, il a pensé à moi et il m'a envoyé des photos pour illustrer ses propos.
(SpicyNico, qui l'accompagnait, est lui aussi très gentil et il a lui aussi des photos pour moi, je dis parce que bon je voudrais vexer personne, hein...)



mardi 8 avril 2008

Mucha a donc son resto ?!

A l'issue de la conférence sur Charpentier et l'Art social, pour laquelle Nathalie et/ou moi ferons un billet (très ?) prochainement, nous sommes allés dîner à proximité du musée d'Orsay... au Mucha café.

Cette brasserie est un lieu assez cosy et agréable, les velours violacés sont très jolis, mais ne vous attendez pas à y trouver une ambiance Art Nouveau. Quelques imagettes de Mucha et des caractères "Boëcklin" à outrance ne font pas tout... Et ne me demandez pas mon avis sur la cuisine, on n'est pas là pour ça.

lundi 7 avril 2008

Saintes - rue des Jacobins

Ma courte promenade de samedi dernier dans les rues de Saintes avait pour but d'aller voir de plus près le Temple, construit en 1905-1906. En attendant un billet sur ce sujet, en passant rue des Jacobins, voici ce qu'on peut voir :

Saintes - boîtes au lettres - rue des Jacobins

dimanche 6 avril 2008

Saintes (Charente-Maritime) - Primerose

Si vous arrivez à Saintes depuis Cognac ou Saint-Jean-d'Angély, et que vous prenez le pont Aristide Briant, jetez un coup d'œil sur la gauche au début du pont. Vous pourrez y voir ceci :

Saintes - Primerose

La maison est très classique, j'ignore si elle date de l'époque, mais le léger ovale creusé en haut de porte et fenêtres, et surtout cette jolie petite plaque en céramique méritent bien un accueil sur ce blog.