Un blog autour de l'art nouveau

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lundi 31 mars 2008

Roma - piazza del Parlamento

Je n'ai pas eu le temps, ces derniers jours, de mettre en ligne le moindre billet. Mais en fouillant dans mes photos italiennes, j'ai trouvé deux photos d'un bâtiment de la piazza del Parlamento à Rome. Le bâtiment est des plus éclectique :
... Mais il arbore ici ou là quelques éléments floraux, tel que cette jolie frise qu'on peut admirer à hauteur du haut de la porte :

Je n'en sais pas plus sur le bâtiment, mais décidément Rome regorge de surprises...

mardi 25 mars 2008

Conférences gratuites à Orsay, à ne pas manquer !

Vous savez déjà grâce à ce blog qu’Orsay nous fait redécouvrir un artiste méconnu, Alexandre Charpentier, et ce jusqu’au 13 avril 2008.

Vous savez aussi que, le 10 mars, nous avons visité l’exposition dans des conditions exceptionnelles grâce au mateur de nouilles.

Mais vous ne savez peut-être pas encore qu’Orsay organise des conférences gratuites autour de Charpentier.

Donc, le lendemain de la visite, je suis retournée au musée pour la conférence : « Alexandre Charpentier, naturalisme et art nouveau » d’Emmanuelle Héran, conservateur au musée d’Orsay et commissaire de l’exposition.

Et je peux vous dire que c’était exceptionnel !
J’avais déjà assisté à une conférence d’Emmanuelle Héran à l’Ecole du Louvre et apprécié ses talents d’oratrice.
J’aime tout particulièrement sa simplicité, sa clarté, ses parallèles parfois osés entre Charpentier et Fernand Léger et surtout son sens du partage.

Tout au long de la conférence, elle distille de précieuses informations d’actualités.

On apprend qu’une exposition sur Victor Prouvé se prépare à Nancy, que le château d’Agde, construit entre 1898 et 1901, par Emmanuel Laurens, est entièrement décoré art nouveau et est actuellement en cours de restauration, qu’une frise de Charpentier (bas-relief des “Boulangers” - 1897) est visible au square Scipion dans le 5ème arrondissement - mais notre mateur de nouilles en avait déjà parlé - et qu'il faut rendre visite au discret musée Chéret à Nice.

Ces informations nous mettent l’eau à la bouche quant à de prochaines escapades…

Elle nous fait découvrir également les coulisses de l’exposition avec quelques photos du montage du billard : les quatres pieds se dévissent – Ikéa avant l’heure !

Mais revenons à notre sujet, et à cette rétrospective qui rassemble environ 180 œuvres, dont une grande partie est conservée au musée d’Orsay.

Brillante, la carrière de Charpentier est brève : son premier succès date du salon de 1883 (La Jeune Mère), mais il est véritablement lancé au début des années 1890 et crée sa dernière œuvre en 1905 (La Famille heureuse, disparue).

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il mélange les genres et les styles. Artiste protéiforme, il décline souvent ses œuvres en plusieurs combinaisons : grande plaque, petite plaque, carton d’invitation, sculpture… Il travaille toutes les techniques : grès, étain, bronze, argent, papier gaufré… C’est un touche-à-tout à qui tout réussi.

Et ce n'est pas tout, violoncelliste, la musique joue un rôle important dans son œuvre.

Dans la salle d’exposition consacrée à ce thème, vous trouverez le pupitre aux quatre nervures (visuel de l’affiche, du catalogue d’expo…) et un meuble composé de quatre casiers dont l'un d'entre eux présente le violoncelle de l’artiste - le chiffre quatre faisant référence au quatuor.

Charpentier côtoie les grands compositeurs de son époque. Il fait notamment la rencontre de Debussy en 1893, grâce aux mécènes les frères Fontaine.

Imprégné de références musicales, l'artiste les transpose dans son oeuvre aux titres évocateurs : « Fantaisie sur fond de violon » en est un exemple.

En 1896, il fonde le groupe L’Art dans Tout, et crée avec ses collaborateurs des ensembles décoratifs qui pour la plupart ont disparu ; sa célèbre salle à manger commandée par le banquier Adrien Bénard (le même qui confie à Guimard, en août 1899, le soin de concevoir de nouvelles entrées pour le métropolitain) a pu néanmoins être sauvée et remontée au musée d’Orsay.

Pour en savoir plus, je vous renvoie à la critique de Jean-David Jumeau-Lafond dans la Tribune de l’Art.

Ne manquez pas non plus la dernière conférence autour de Charpentier à Orsay le 8 avril à 18h30 : « Alexandre Charpentier, un artiste engagé pour l'art social » par Catherine Méneux, docteur en Histoire de l'art, à l'université Paris-IV Sorbonne.

Ah ! "L'Art dans Tout"... et si la devise d'Alexandre Charpentier était possible ?

lundi 24 mars 2008

Art nouveau à l’Hermitage

Lorsque j'ai été alertée par l'un de mes nombreux fils RSS de cette exposition art nouveau, j'ai immédiatement pensé que je ne pourrai pas y aller car Saint-Pétersbourg, çà fait un peu loin. Mais lorsque j'ai réalisé qu'il s'agissait de l'Hermitage à Amsterdam, j'étais aux anges car la visite devenait accessible. Surtout que l'arrivée du printemps s'accompagne souvent de petites escapades ! Alors direction Amsterdam pour une exposition qui rassemble quelques-unes des plus grandes œuvres russes et françaises de l'art nouveau. On y retrouvera les artistes Emile Gallé et les frères Daum jusqu’au 5 mai 2008. Ca ne vous dit pas ?

vendredi 21 mars 2008

La carte postale en Suisse au temps de l'Art Nouveau

Pour faire écho à l'exposition sur la carte postale photographique qui a lieu actuellement à l'Hôtel de Sully, un tour sur le web permet de compléter les informations sur les premières décennies d'usage de la carte postale.

Par exemple, la ville de la Chauds-de-Fonds, en Suisse, important centre d'Art Nouveau, a organisé du 7 mars 2006 au 28 janvier 2007 l'exposition "La carte postale en Suisse au temps de l'Art Nouveau"

On retrouve donc sur le site de la ville de La Chaux-de-Fonds une page web très complète sur l'histoire de la carte postale.

Première Correspondenz-Karte, considérée comme la première carte postale, en 1869. Première carte Suisse en 1871. Première carte postale publicitaire en France en 1873 pour La Belle Jardinière...
La carte postale se démocratise vraiment dans les années 1890, son développement allant de pair avec l'amélioration des techniques de reproduction et d'illustration. A Vienne, Milan, Londres ou Paris, un tel support à grande diffusion va alors intéresser les milieux artistiques (maisons d'éditions, revues telles que Jugend ou Cocorico), même s'il faut avouer que ces cartes illustrées furent alors minoritaires - 90% des cartes étaient photographiques. Les maîtres du graphisme Art Nouveau vont donc participer à l'engouement pour les cartes postales (Mucha, Moser, Chéret, Martini, Kirchner, pour n'en citer que quelques-uns) et les expositions et concours se multiplier.


Football Club de la Chaux-de-fondsEn Suisse (comme ailleurs), toutes ces petites pièces d'époque, disséminées et oubliées, sont aujourd'hui connues grâce aux collectionneurs, tels que Charles Ballif à La Neuveville et d’Armand Studer à La Chaux-de-Fonds. Mais La Chaux-de-Fonds a été un assez important centre de création par le biais de son école d'art. La page web se clôt donc par la présentation de quelques cartes suisses, où sapin et volutes s'entremêlent.

En réalité, la page web se termine par une présentation thématique de la carte postale Art Nouveau, mais faute d'un texte accompagnant ces dernières illustrations, voilà qui tombe un peu comme un joli cheveu dans une très bonne soupe. (Mais ne voyez pas derrière cette dernière phrase un avis négatif sur cette page : elle est très intéressante et très bien illustrée.)

Voilà, pour en lire un peu plus, rendez-vous sur http://cdf-mh.ne.ch

lundi 17 mars 2008

Musée du papier d'Angoulême

Lors de ma prochaine visite à Angoulême - loin d'être planifiée - je devrais peut-être aller au musée du Papier, dit "Le Nil".

En effet, ce lieu présente matériels et documents en relation directe ou indirecte avec la papeterie industrielle, depuis le début de cette aventure technique et artistique dans le courant du 19ème siècle.
Et évidemment, on y trouvera quelques pièces en relation avec l'Art Nouveau, comme le laisse entrevoir le site web du musée :


J'avais d'ailleurs déjà eu l'occasion d'évoquer brièvement ce lieu lorsque j'ai émis un petit billet au sujet du site web "Art nouveau en Poitou Charentes".


N'hésitez par à visiter le site : http://www.angouleme.fr/museep/... et à visiter aussi la jolie cité charentaise (où j'ai vécu 2 ans... mais dois-je rappeler qu'à l'époque je n'étais pas obnubilé par les années 1900).

PS. Si je peux me permettre, un musée avec une telle thématique pourrait peut-être s'offrir un autre graphisme pour son site web... Mais bon, on n'est pas là pour ça...

samedi 15 mars 2008

Art Nouveau Caps

Parmi les polices téléchargeables gratuitement sur le web, voici aujourd'hui "Art Nouveau Caps", par Dieter Steffmann, typographe fort prolifique.


Pour cette police de caractères, à mon goût, il y est allé un peu fort dans les tortillons et l'on atteint l'aspect "nouilles" tant moqué... Mais il faut de tout pour faire un blog, n'est-ce-pas ?

Allez... cliquez sur l'image, ou bien allez par ici

vendredi 14 mars 2008

Art nouveau design chez Pepin Press

On m'a récemment gentiment offert le livre "Art nouveau design" chez Pepin Press, mais ne pouvant masquer mon embarras, j'ai avoué que je le possédais déjà. C'était la deuxième fois que cela m'arrivait avec ce même ouvrage, décidément le sort s'acharne. Avec ce petit billet, l'adage "jamais deux sans trois" ne se vérifiera peut-être pas.

Si je possède plusieurs ouvrages incluant un cédérom, celui-ci est le seul à la fois spécialisé sur l'Art Nouveau et en couleurs. Il est très utile pour trouver l'inspiration afin de décorer un site (tels les bandeaux ci-dessus, sur la popup 'pourquoi ce blog' ou sur ma liste de livres) ou une affiche, mais parfois la qualité laisse un peu à désirer, en particulier sur le grain des images, souvent trop gros. Certains motifs sont très beaux, un certain nombre, néanmoins, ne me plaisent pas du tout... et quelques-uns à mon avis, ne sont pas vraiment Art Nouveau. Il ne faut pas mettre tous les motifs à fleufleurs dans le même panier, n'est-ce-pas ?

Evidemment la limite de cet ouvrage est l'utilisation : elle ne doit pas être professionnelle ou commerciale. Je doute que Pepin Press fasse la chasse aux fraudeurs, mais bon...

mardi 11 mars 2008

Charpentier à Orsay - retour.

Je suis retourné ce lundi 10 mars au musée d'Orsay, pour voir l'exposition sur Charpentier, pour une visite en petit comité organisée par le Mateur de Nouilles.

Ce fut l'occasion de refaire ce parcours dans des conditions parfaites, avec évidemment en clou du spectacle la salle-à-manger, vidée des éléments qui habituellement la complète (à savoir du mobilier et des objets Art Nouveau). Mais ne limitons surtout pas Charpentier à cette pièce, bien qu'on y retrouve à grande échelle la délicatesse et le sens de l'harmonie de cet artiste complet...

Il est vraiment captivant tout d'abord de se pencher sur les plus petites pièces, comme les portraits sur médailles et les papiers gaufrés (ou encore les serrures du meuble à quatuor). Car Charpentier, formé à la gravure en médailles à l'Ecole des Beaux-Arts, s'est essayé à la plupart des techniques et des matériaux, avec tout de même un point commun sur la plupart de ses œuvres : le bas-relief. Lui-même, d'ailleurs, se qualifiait de "bas-relièfeur" et aimait à aposer du relief sur des fontaines, des dessins, des pichets ou des cartons d'invitation.

L'autre particularité de l'artiste fut de multiplier les versions de ses créations, et les réduisant, les déclinant en plusieurs types de matériaux : on peut ainsi admirer deux versions d'un meuble à layette, ou une "Jeune femme allaitant son enfant" de 1883 (il a alors 27 ans, sa carrière ayant commencé à 21 ans), dont la première version grandeur nature est visible ici en plusieurs tailles et matériaux.

Attiré par la sculpture avant d'être formé à la gravure, Charpentier montrera aussi son talent dans cette art, avec son autoportrait à l'entrée de l'exposition, un adorable visage de jeune fille, un masque en bronze de Louis-Welden Hawkins, ou le groupe "La Fuite de l’heure", sculpture dont une version réduite trône délicatement sur une pendule.


Mais j'avoue que les œuvres qui restent gravées dans ma mémoire à l'issue de l'exposition sont surtout les éléments d'ébénisterie, en particulier le meuble pour quatuor à cordes (habituellement visible aux Arts Décos) accompagné des deux admirables pupitres, mais aussi deux vitrines en ébène qui malheureusement ne sont pas mises en valeur : si on prête à juste titre attention à ce qu'elles contiennent, il faut aussi s'accroupir pour admirer leurs motifs floraux. Cette exposition réserve donc énormément de surprises, je ne me lasserai pas d'une troisième visite je crois...

Bref bref, courez à Orsay si ce n'est pas déjà fait !

Merci beaucoup à notre guide pour cette visite dans des conditions on ne peut plus idéales.

dimanche 9 mars 2008

Paris en couleurs

La belle exposition "Paris en couleurs" présente des photographies en couleur de notre belle capitale et de son histoire, pour découvrir sous un jour nouveau les façades parisiennes dans les années 1910 (l'autochrome ayant été inventé en 1907 par les frères Lumière), les années d'occupation ou mai 68.

Le principal élément Art Nouveau que l'on y aperçoit est l'entrée d'une station de métro. D'après la légende c'est Porte de Saint-Cloud, mais ce n'est pas possible sauf changement de nom. A vérifier... (Mise à jour du 9 mars - 18h : c'est la station Auteuil... oui, je viens de m'acheter le catalogue). En tout cas on constate étrangement que la plaque "métropolitain" est écrite en blanc sur fond rouge, ce qui est très rare. En vérité je n'en ai vu un exemplaire que dans l'ouvrage de Georges Vigne. Peut-être était-ce plus courant à l'époque ??

On remarque également une enseigne "Crèmerie" rue du Faubourg Saint Denis... Je ne garantie par avoir scruté suffisamment chaque photo pour avoir repéré ce genre de détail.

Mais surtout, on peut voir l'entrée du bâtiment à droite du Moulin Rouge. On ne voit pas très nettement l'élément décoratif juste au-dessus de la porte, mais il semble bien que ce soit de l'Art Nouveau du plus bel effet. On peut voir cette photographie ci-contre et sur le site de la ville de Paris, mais c'est vraiment tout petit...
A titre de comparaison : le Moulin Rouge aujourd'hui.


Voilà... cette belle exposition se termine le 30 mars, elle est gratuite et il faut être patient et faire la queue...

samedi 8 mars 2008

La Photographie Timbrée

Le Jeu de Paume, sur son site de l'hôtel de Sully, présente depuis le 4 mars et jusqu'au 18 mai 2008 l'exposition "La Photographie Timbrée".

La carte postale "traditionnelle", basée sur la photographie de lieux, connut à partir de la fin du 19ème siècle un immense succès populaire - tellement de succès que les services postaux furent parfois complètement débordés. Et qui dit succès, dit tôt ou tard détournement de son usage, pour l'utiliser comme support de promotion (citons Guimard par exemple) ou pour s'en amuser. La carte postale dite "fantaisie" apparut donc dans les années 1900, pour ne pas présenter des lieux mais des couples d'amoureux, des femmes légèrement vêtues ou des scènes comiques : l'exposition nous présente justement ce côté amusant et décalé.

Pour jouer avec l'image, les créateurs, bien souvent anonymes, ont utilisé de multiples techniques sur les photographies (collages, surimpressions, déformations...), techniques que l'on retrouvera dans les mouvements artistiques, surtout dada ou surréaliste (l'exposition montre justement en parallèle, dans la première salle, des œuvres de ces artistes). Et le résultat est toujours décalé, bien souvent amusant voire désopilant...

Et l'Art Nouveau alors ?
Si l'exposition met l'accent sur l'aspect comique des cartes postales, elle expose également quelques éléments plus "sérieux", plus décoratifs, où l'Art Nouveau a un peu sa place. Ainsi, on peut voir une série de 6 cartes postales avec des profils de femmes au milieu de nénuphars dessinés et une série de 4 autres cartes où les cheveux se déroulent en motifs ondoyants.
C'est aussi sur un écran de la deuxième salle qu'il faudra regarder. En effet, sur un écran (dont honnêtement je n'ai pas trouvé la qualité très bonne) défile la collection numérisée de cartes postales de Paul Éluard, qui en était complètement fou, toujours à la recherche de la plus farfelue. On peut alors apercevoir dans sa collection un certain nombre de cartes Art Nouveau, représentant bien souvent une femme au milieu de lignes en coup de fouet.

Pour l'Art nouveau c'est un peu maigre, je vous l'accorde... mais pour vous amuser devant des montages absurdes ou pour vous (re)donner envie de faire de l'art postal, cette petite exposition (de plusieurs centaines d'œuvres tout de même !) mérite un petit arrêt à l'hôtel de Sully, 62 rue Saint Antoine.

(Un dernier conseil, surtout regardez défiler les diapos à l'entrée de l'expo... on n'a parfois pas envie de se poser pour voir défiler des images, mais beaucoup des cartes qu'on y voit ne sont pas exposées)

mercredi 5 mars 2008

Les villas de la côte de Beauté

villas de la côte de beautéMon séjour du week-end dernier en Charente-Maritime m'a permis de récupérer l'ouvrage que l'on m'a offert récemment et que je n'avais pas pu ramener (car un peu trop lourd) : Les Villas de la côte de beauté en Charente-Maritime...
Il présente les villas construites sur cette partie de la côte charentaise de 1850 à 1930. Après le billet écrit récemment sur Royan, voilà de quoi replonger dans ces constructions battues par les embruns ou noyées dans les odeurs de pins, principalement à Royan mais également dans les communes environnantes (St-Georges-de-Didonne, Saint-Palais-sur-Mer, La Tremblade, Vaux-surMer, Les Mathes et Meschers).

Dans la première partie d'une cinquantaine de pages, l'auteur prend une approche thématique (contexte historique et social, matériaux, typologie, style, parties annexes des maisons...). On y a aperçoit comme illustrations certaines villas qui ne sont pas représentées dans la deuxième partie, avec comme exemple principal, pour la période Art Nouveau, la grille de la ville Farniente et la villa Le clos de Vallières aux fenêtres rondes, villa ayant disparu.

Vient ensuite en deuxième partie le catalogue des villas, 180 pages où les villas les plus importantes sont présentées. Pour la période qui nous intéresse on notera les villas suivantes : Clair de Lune (Ronce les bains) et Charles Benoît et leur grande fenêtre arrondie ; Gabrielle (Royan) et sa frise de céramique repérée l'autre jour ; Coquelicot et sa parure de feuilles et de bogues de marronniers à un coin de mur ; Hélianthe et ses frises de céramique au-dessus des portes ; le Lys Rouge, pour laquelle on apprend l'existence à l'origine d'une salle de billard à la décoration particulièrement soignée dont la cheminée est de grès de Gentil et bourdet (Qu'en est-il aujourd'hui ?) ; et enfin (et surtout !) Orchidée, d'Auguste Rateau, dont la porte, les huisseries de la plus grande fenêtre, les colonnes ou les balconnets regorgent de courbes.

Si la villa Orchidée est a priori la plus "Art Nouveau", en revanche sa façade reste plate et son plan bien simple. Or, si les villas de la Côte de beauté restent plutôt discrètes et classiques sur le plan décoratif, s'inspirant principalement de styles régionalistes (basque, normand...) ou anciens (médiéval, renaissance, néo Louis XVI...), elles présentent bien souvent un plan dissymétrique - l'auteur a réalisé lui-même bon nombre de plans pour illustrer ses propos - et des ruptures verticales, par des tourelles d'inspiration médiévale, des belvédères, des saillies, des plans en L...

La troisième partie, enfin, de 80 pages, présente les principaux personnages (architectes ou autres) ayant laissé une trace sur la côte. De quoi retrouver par exemple une très longue biographie de Félicien Balley, architecte d'une maison Art Nouveau à Saintes dont j'ai parlé récemment.

Richement documenté et illustré, cet ouvrage de Frédéric Chassebœuf est vraiment un plaisir de lecture que l'on s'intéresse à l'architecture de près ou de loin.

Un petit coup d'oeil sur le web ?

lundi 3 mars 2008

Mazzy Star

L'Art nouveau a beaucoup inspiré le graphisme rock psychédélique des années 60, mais depuis... pas grand chose. Pourtant, la pochette du formidable album "She Hangs Brightly" de Mazzy Star est on ne peut plus Art Nouveau puisqu'elle représente...


... Oui : l'entrée de l'hôtel Tassel !

L'hôtel Tassel fut construit en 1892-93 par Victor Horta, à Bruxelles...