Un blog autour de l'art nouveau

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mercredi 30 janvier 2008

Formations par Drouot

Une amie m'a informé hier de l'existence de cycles de formations (ouvertes à tous, sauf quelques-unes nécessitant un certain niveau de connaissance) faites par Drouot. Information bien tardive, car le cycle le plus intéressant avait lieu à l'automne, avec pour thème : Le mobilier et les objets Art Nouveau et Art Déco. Il était consitué de 7 formations d'1h30 et d'une visite aux Arts décoratifs.

J'essaierai de ne pas louper cela l'année prochaine, ce programme était très alléchant.

D'autres formations, terminées ou en cours, ont un rapport à l'Art Nouveau :
- "Décorer sa demeure : du style Louis XV au Design" : la 3ème partie traitait de "l'éclectisme du XIXème siècle et la rupture de l'Art Nouveau"
- "Les grands créateurs de bijoux" : deux formations avec comme sujet "le bijou de 1850 à 1900 : Chaumet, Poiret" et "le bijou Art Nouveau : René Lalique".
On notera également, dans le cycle "Distinguer le vrai du faux à travers des cas pratiques", une formation intitulée "La verrerie Art Nouveau : expertise sur pièces".

A l'année prochaine alors, peut-être...

mardi 29 janvier 2008

Mes livres

Nathalie m'avait demandé de faire la liste des ouvrages que je possède sur l'Art nouveau, voilà qui est chose faite.
Je ne pense pas en avoir oublié car j'en ai relativement peu, mais il me reste à rendre cette liste plus ergonomique et plus utile (moteur de recherche, classement par thème, mots clés...). Il me reste aussi à... acheter d'autres ouvrages.

Voir ma liste de livres.

jeudi 24 janvier 2008

Cocorico enfin !

Mes 10 numéros de Cocorico sont arrivés !



Une bien amusante plongée dans l'époque que voici ! Des publicités en tout genre. Côté textes je n'ai pas eu le temps de me pencher dessus. Et de belles illustrations de Cossard, Kupka, Mucha, etc. En voici une de Popineau :


Voilà de quoi garnir régulièrement ce blog et dans un premier temps de quoi compléter ma liste.

mercredi 23 janvier 2008

IsadoraCaps et San Remo

Aujourd'hui, une petite police de caractère que j'ai utilisée sur mon journal de janvier. Cette police est téléchargeable sur dafont. Malheureusement on n'a aucune information sur le créateur pour rendre à César... On est très loin de la grâce (et de la gloire) des Auriol ou Böcklin, mais elle contient quelques caractères intéressants. C'en est resté à l'état de brouillon, puisque certains caractères ne semblent pas finis, et la qualité n'est pas très nette... mais l'auteur nous offrira peut-être un jour une version bien plus élaborée. On va dire que ce billet est un hommage aux typographes anonymes...

police de caractères isadoracaps

Mais, il y a un mais, voilà qu'elle a d'étranges similitudes avec une autre police, la San Remo, surtout la même esperluette (bizarre, elle fait un peu tache sur San Remo). Le créateur est Dieter Steffmann, mais aucune trace d'Isadora sur son site... M'enfin, cliquez si vous voulez télécharger la San Remo... et faites-en bon usage.

police de caractères san remo

mardi 22 janvier 2008

Inauguration de l'exposition sur Alexandre Charpentier : veni, vedi, retourneri

Je suis allé ce soir à l'inauguration de l'exposition sur Alexandre Charpentier, qui a lieu du 22 janvier au 13 avril 2008.

L'exposition a lieu dans les petits espaces où j'avais par exemple pu voir La Donation Rispal. Des pièces malheureusement trop exiguës, la foule étant assez nombreuse ce soir : je n'ai pas pu profiter pleinement de l'exposition, en particulier dans la première salle où se trouvent les médailles et dans la salle avec la période des baigneuses. Prévoyant d'y retourner, j'ai juste parfois haussé mes épaules de devoir regarder au-dessus de celle d'un autre. Mais j'ai pu prendre la mesure du talent de cet artiste complet.

Parmi toutes les beautés, je retiendrai donc de cette petite visite - pendant laquelle, bêtement, je n'ai pas pris de notes et suite à laquelle je n'ai pas acheté le catalogue (je comptais attendre une deuxième visite...) :

- la belle affiche de Manuel Orazi pour le magasin "La Maison Moderne". J'ai été surpris de voir cette oeuvre ici, mais en fait l'une des pièces que l'on aperçoit sur cette réclame - la plus à droite - est "Le Penseur", de Charpentier.

- la salle de billard du baron Vitta, à Évian, pour laquelle on regrette de ne pas être plongé dans la vraie pièce, décorée par Jules Chéret : une simple petite photo nous donne une idée du lieu. On peut admirer les éléments réalisés par Charpentier (table de billard, support pour les queues...).

- le meuble pour quatuor à cordes, qu'on rêverait d'avoir dans son salon, et les fameux pupitres à musique (dont l'un, tout comme le meuble, est exposé au musée des Arts décoratifs). Le pupitre était également (ex)posé à Design contre Design.

- et enfin la salle-à-manger (à sa place habituelle à Orsay), conçue pour la villa de Champrosay de l'industriel Bénard. Cette pièce est un rêve éveillé, un jardin d'Eden d'ébénisterie, un pur bonheur en gros...
On n'a pas le droit de prendre de photos, mais on a le droit d'habitude, enfin je crois, donc voici juste un petit aperçu perso pour agrémenter ce billet :


Voilà, des merveilles, je pourrais en citer tant d'autres... mais je vous invite plutôt à aller voir cette exposition.

PS. Merci Patrick pour le carton !

lundi 21 janvier 2008

Question pour un habitant du 20ème

L'un de mes lecteurs saurait-il situer cette maison ? Ce n'est pas un quizz pour gagner un lot, c'est une question sérieuse, on recherche cet endroit, l'adresse étant cachée par le timbre :



Mise à jour du billet le 21 janvier - 21h15 : Merci à Olivier (cf. les commentaires) pour sa réponse : cette maison était rue d'Annam.

dimanche 20 janvier 2008

Pauvre Koloman

En attendant de publier un billet au goût d'absinthe, je ne résiste pas à publier ce petit comparatif. Voilà ce qu'une marque d'alcool a osé faire avec une des plus célèbres créations des arts graphiques Art nouveau (sans parler du nom de l'alcool) :
Frommes Kalender Koloman Moser


...L'abus d'alcool est définitivement dangereux pour la santé... pour l'imagination et le bon goût aussi.

Hector Guimard - par Georges Vigne.

Hector Guimard, par Georges Vigne et Felipe FerréObligé d'aller dans un grand magasin culturel situé aux Halles, j'ai voulu me faire un petit plaisir ce samedi après une longue heure d'attente au service après-vente. La petite difficulté dans ce grand magasin, si l'on cherche des ouvrages sur l'Art nouveau, c'est que l'on doit naviguer entre le rayon architecture généraliste, le rayon architecture par période, le rayon architectes... et tous les autres thèmes possibles (ébénisterie, joaillerie...). C'est à la fin de ce décevant parcours qu'une large tranche bleue, sur laquelle de nom de Guimard était apposé en blanc, m'est apparue...

Me voilà donc en possession de l'ouvrage de référence sur Hector Guimard, cette bible parue en 2003, écrite par Georges Vigne et illustrée par les photographies de Felipe Ferré. L'ouvrage présente en 400 pages et 107 créations, l'ensemble de l'oeuvre d'Hector Guimard qui s'est étalée entre 1888 et 1940, une oeuvre conséquente, parfois malmenée, parfois détruite malheureusement. L'ouvrage est exhaustif, et rend compte de toutes ces merveilles avec précision, par des textes passionnants et une iconographie foisonnante (photographies, cartes postales d'époque, plans...).

Je n'avais pas d'ouvrage sur Guimard à proprement parler, j'ai comme l'impression que c'est le meilleur choix qui puisse exister...

samedi 19 janvier 2008

La Mouzaia : juste une petite porte

Le quartier de la Mouzaia, situé dans le 19ème arrondissement, a été construit à partir de 1900 jusqu'en 1940. Il est constitué de maisons, la plupart d'un étage seulement (j'ai lu que les carrières en sous-sol fragilisait trop le sol pour supporter de trop lourdes constructions). C'est un lieu agréable pour une promenade, ce le fut en tout cas pour moi quelques fois. Evidemment, j'en avais profité pour fouiner et découvrir un peu d'Art nouveau, mais... mais non rien.


... Presque rien ! Un bel élément Art nouveau est présent dans ce quartier : une très belle ferronnerie de porte :
ferronnerie Art nouveau, quartier La Mouzaia
...On s'en satisfera, non ?

.... Suite aux commentaires ci-dessous - mise à jour du 19/01 - 16h30 :
Nous voilà donc avec du Guimard au 2, rue de la Fraternité !
Il y a aussi les fenêtres du n° 6, avec des feuilles de marronnier, ce qui est très classique à l'époque mais ça permet de comparer la délicatesse de Guimard avec le reste. Cela dit les lignes sinueuses sont assez différentes de ce que l'on voit habituellement :
ferronnerie Art nouveau, quartier La Mouzaia

vendredi 18 janvier 2008

Royan

Dès les années 1820, le tourisme balnéaire se développe sur les côtes de la Charente-Inférieure. Mais, en 1870, Royan est reliée à Bordeaux par le bâteau à vapeur et en août 1875, raccordée aux chemins de fer. Très rapidement, des dizaines de milliers de visiteurs - dont de nombreux parisiens - se rendent chaque année dans la petite cité côtière. 71 000 en 1881, 100 000 en 1900. Durant toutes ces années, l'urbanisme royannais va donc subir de nombreux changements, entraînant la percée de quelques avenues sur le front de mer et la construction de nombreuses villas vers Pontaillac au Nord ou sur le Parc au Sud. Les communes attenantes (St-Georges-de-Didonne et Vaux-sur-mer) sont également concernées par ce type de développement, ainsi que Saint-Palais lorsque le "petit train" la relia au bourg de Royan en 1897.
Leurs propriétaires étaient pour la plupart plutôt "sages", et firent construire de jolies bâtisses d'un style qu'on pourra, pour généraliser, qualifier de style "bord de mer" : régionaliste (s'inspirant des styles normands ou basques) et de ce style éclectique en vogue à l'époque. On trouve quelques exemples sur la plage de Pontaillac :
 

On retrouve tout de même quelques détails vraiment Art nouveau sur des ferronneries ou des céramiques du Front de Mer, côté Parc, surtout sur la villa Le Cygne que j'ai pu découvrir lors d'un passage à Royan fin décembre:

 

La maison la plus (d)étonnante du quartier du Parc en a été l'une des toutes premières constructions, bâtie en 1886 par Eugène Gervais... pour lui-même. Cette villa, la villa Koziki, est d'inspiration japonaise. On trouve des informations à son sujet :
- sur le site du Patrimoine royannais
- sur le blog "Un voyage au Japon".

Ayant improvisé ma visite à Royan, je n'ai pas trouvé cette villa dont je connaissais pourtant l'existence. Ni celle-ci, ni au demeurant les villas Orchidée ou Hélianthe et leurs détails art nouveau. Dommage, mais ce sera pour une autre fois.

Le bombardement du 1945 ayant détruit une grande partie de la ville (et les archives municipales), on peut être satisfait que la périphérie n'ait pas trop subi le même sort. La reconstruction de la ville a permis en tout cas de savoureux mélanges :
Mes sources :
- Guide "charente-Maritime - Saintonge", Gallimard
- "Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime", éditions Flohic.

dimanche 13 janvier 2008

Cocorico bientôt à la maison

Je viens d'acquérir sur ebay 10 numéros de Cocorico. De quoi compléter mon billet sur le sujet et narguer Nathalie...

samedi 12 janvier 2008

Santé !

Pour célébrer... euh... rien de particulier, nous avons ouvert une bouteille de champagne ce soir. L'occasion d'un petit motif Art Nouveau. Après ça, vais-je avoir l'esprit assez pour terminer un article plus conséquent ?


L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

lundi 7 janvier 2008

Saintes - publicité cours National

Ce cher Magdo précisait sur un commentaire récent la présence d'une publicité sur une maison saintaise. Cette publicité existe toujours, elle se trouve sur le cours National, à l'angle de la rue Saint-Vivien. Elle est donc plus à proximité des maisons jumelles du 64 cours National que de l'amusante bâtisse de le rue Cuvilliers (quoi qu'à quelques minutes à pieds).

Ce cher Magdo m'a envoyé aujourd'hui une photographie de cette belle publicité en céramique. Elle doit mesurer au moins 1 mètre de hauteur.

samedi 5 janvier 2008

Saintes (Charente-Maritime) - 64 cours National

Lorsque je remonte le cours National de Saintes, je suis sûrement trop concentré par le rond-point au croisement du cours Reverseaux et j'ai en général le regard attiré par la belle façade du Temple. C'est sûrement pour cela que je n'avais jamais prêté attention aux maisons jumelles du 64 - 64bis (juste après la Villa Musso)... La façade de cette construction (datant de 1906-1910 d'après mes sources*) est discrète, mais elle sort tout de même de l'ordinaire sur cette artère.



La façade est principalement constituée d'éléments classiques (forme des fenêtres, consoles des balcons et des fenêtres, élements décoratifs autour des portes sauf éventuellement les extrémités : voir photo un peu plus bas) et sa symétrie ne permet pas non plus de la considérer comme originale (sauf cette triplette de porte, peut-être).

ferronneries Art nouveau aux motifs de tournesol
Mais comme on peut le constater, les architectes ont su agrémenter cette sobre façade d'éléments Art nouveau :
- les ferronneries des fenêtres et du balcon (cf. ci-dessus et 3ème photo ci-dessous). Elles représentent des tournesols complétés par des sortes de liane s'enroulant autour des tiges, permettant un joli relief. Celles des fenêtres sont disymétriques, offrant une légère impression de mouvement.
- les ferronneries des portes latérales (1ère photo ci-dessous), en coups de fouet.
- la frise de la corniche (2ème photo ci-dessous). On a là un seul motif floral, à savoir ce même tournesol que sur les ferronneries. La frise est néanmoins complétée, entre les fleurs, d'une sorte de feuillages qui fait penser à des fleurs d'artichauts : on remarque d'ailleurs deux feuilles discrètes qui pourraient correspondre à cette plante. Je réalise d'ailleurs que les éléments décoratifs au-dessus des lucarnes de la rue Cuvilliers pourraient bien être des artichauts, de la même famille que les chardons.
- des éléments sculptés dans la pierre (2ème photo ci-dessous) : 1 de chaque côté des fenêtres du 2ème étage, et 4 plus gros sous la frise.
   
Bon, d'accord, là encore pas de quoi s'extasier, mais c'est très joli, non ?

Et les architectes ?


Bally et BaustertFélicien Balley (1867 - 1942) : Architecte de la ville de Saintes, il offre à la ville de nombreuses réalisations : transformation de l'école Lemercier, divers aménagements à l'hôpital, construction de l'école professionnelle d'agriculture, de l'abattoir ou du bureau des Poste... Il a en charge également les constructions des mairies de Chenac, Saint-romain-de-Bnet ou Rétaud. En participant à de nombreux concours, il étend le spectre de ses réalisations bien en dehors du département : Pontivy, Langres, Pauillac, Limoges, Saint-Dizier, Troyes (pour l'hôtel de Ville et des postes, point culminent de sa carrière semble-t-il), jusqu'en Bulgarie où il reçoit le premier prix pour la construction du palais de justice de Sofia. Egalement architecte des monuments historiques, on lui doit la rénovation de nombreux édifices, tel l'Arc de Germanicus de Saintes. Mais la liste de son oeuvre est bien longue, j'en resterai là. On peut se référer au site web de la cité de Chaillot pour quelques informations complémentaires.
Georges Baustert : Il commence sa carrière comme assistant de Félicien Balley, en particulier pour la contruction de la mairie de Chenac. Après la guerre, il oeuvre seul, avec par exemple les monuments aux morts de Burie et Rioux. Architecte de la ville de Saintes également, il réalise des travaux d'aménagement au théâtre ou le kiosque à musique. Président de l'association provinciale des architects du Poitou-Aunis-Saintonge, il est nommé en 1935 membre du comité régional pour l'exposition universelle de 1937.

* Sources :

- "Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime", aux éditions Flohic, dans lequel les auteurs trouvent des comparaisons avec la maison de la rue Cuvilliers... Mouais... On y lit aussi que l'ornement au-dessus de la porte est typiquement Art nouveau. Mouais bis...
- "Dictionnaire bibliographique des charentais", aux éditions Le Croît vif.

vendredi 4 janvier 2008

Petite encyclopédie de l'architecture

J'ai reçu comme cadeau de Noël l'ouvrage "Petite encyclopédie de l'architecture" paru chez Solar.
Il retrace l'histoire des mouvements architecturaux depuis l'art roman jusqu'à aujourd'hui, en présentant sur une double page un petit texte (définition d'un mouvement, biographie d'un architecte, histoire d'un bâtiment...) et de très belles illustrations, certaines en pleine page (une page fait 19cm x 20cm). Il propose également un glossaire qui m'a permis entre autres de m'assurer de la définition de "plateresque", adjectif précédé d'un "néo" dans mon billet sur San Sebastian.

Dans ce résumé de 11 siècles d'architecture en 400 pages et 149 articles, on trouvera forcément qu'il y manque certains éléments mais cet ouvrage est très bien fait et très agréable à lire. Il va en tout cas m'aider à combler de grosses lacunes en décalage avec mon goût (grandissant) pour l'architecture.

Du côté de la période Art nouveau, on retrouve plusieurs articles :
- L'Art nouveau de 1890 à 1914 (un résumé du mouvement, illustré par la maison aux Majoliques à Vienne, l'intitut de Géologie à Budapest et la station Porte Dauphine ;
- Bruxelles de 1892 à 1910 ;
- La Sécession viennoise de 1897 à 1914 ;
- Joseph Hoffmann - Palais Stoclet à Bruxelles - 1905-1911 ;
- Paris entre 1890 et 1910 ;
- Charles Rennie Mackintosh - 1868-1928 ;
- Barcelone entre 1880 et 1905 ;
- La Sagrada Familia à Barcelone commencée en 1882 ;
- Le liberty italien entre 1900 et 1910 environ ;
- Prague et Budapest entre 1898 et 1918 environ ;
- Amsterdam et l'Europe septentrionale entre 1890 et 1918 environ ;
- L'École de Chicago - 1870-1910 ;
- Les prémices du mouvement moderne au début du XXè siècle ;

... Mais ne vous inquiétez pas, je ne me limite surtout pas à ces quelques articles. Tout le reste est splendide. Bon c'était un cadeau mais je recommende chaudement les 35 petits euros de cet ouvrage (j'espère simplement qu'il ne contient pas de bêtises, je prends des pincettes, hein...).

mercredi 2 janvier 2008

Saintes (Charente-Maritime) - rue Cuvilliers

C'était par hasard que j'avais découvert il y a quelques années une maison bien amusante au milieu des bâtisses charentaises qui forment le vieux Saintes, plus précisément derrière l'imposante église Saint-Pierre. J'en avais alors pris une seule photo, mais lors de mon très court séjour à Saintes le week-end dernier, je suis retourné la voir de plus près pour faire quelques clichés à l'heure où le soleil s'apprêtait à disparaître derrière les toits.
Saintes, maison Art nouveau rue Cuvilliers
La façade ne fournit aucune information sur l'architecte ni sur la date de construction, mais l'ouvrage "Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime", aux éditions Flohic, nous fournit quelques indices : on y apprend qu'il s'agit d'une ancienne maison de chanoine dont le réaménagement date de 1904.
Reste à savoir si la partie de la façade à ne pas être Art nouveau est plus ancienne ou plus récente, et reste à s'interroger justement sur ce manque d'harmonie décorative... Il me faudra donc enquêter (ou passer le relais à tout blogueur/lecteur intéressé par cette façade) pour gommer ces points d'interrogations.

Les éléments récurrents sur cette maison sont les rubans, qui épousent les hauts des fenêtres et de la porte, et les motifs floraux. Côté floral, aucune harmonie puisque l'on retrouve des iris sur les côtés de la porte, des nénuphars en haut de la porte, des tournesols en haut de la fenêtre du 1er étage, des tulipes (quoi que je doute sur celle-ci) près des lucarnes, et enfin ce qui semble être des feuilles de chardons sur les motifs décoratifs en haut de ces mêmes lucarnes.
   

N'oublions pas non plus les poignées de la porte :

Les 7 éléments décoratifs alignés à la lisière du toit présentent également des fleurs : pavot, tournesol ou nénuphars. Leur présence, les renflements sur lesquels ils se trouvent, ainsi que le découpage net des lucarnes dû à la forme du toit forme la grande originalité de ce bâtiment.

En dehors de la façade, il y a deux épis sur un toit en léger retranchement, à droite, toit qui semble être celui d'une petite dépendance de la maison. Sont-ils liés à la maison ? Sont-ils d'époque ? Leur style floral complètement différent peut laisser penser une fabrication plus récente... En tout cas ils n'apportent rien d'intéressant à ce brin de fantaisie de la rue Cuvilliers.

Je présenterai très vite une autre façade saintaise, moins originale mais assez belle...