Un blog autour de l'art nouveau

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 27 novembre 2007

Cocorico

La revue Cocorico, dirigée par Paul Boutigny, a été publiée entre le 31 décembre 1898 et le 1er mai 1902, soit 63 numéros au total.

J'ai tenté de réaliser la liste des artistes ayant apporté leur pierre à cet édifice. Cliquez pour voir la liste des numéros de Cocorico...

La liste n'est pas complète, mais comme on peut le constater, de nombreux écrivains de l'époque ont participé à l'enrichissement des colonnes de cette revue : Alphonse Allais, Charles Baudelaire, Georges Courteline, Jules Renard, Willy, Stéphane Mallarmé...
Mais côté illustrations la publication ne fut pas en reste. Parmi les illustrateurs, on peut citer par exemple Grün, Chéret, Kupka, Steinlen (et son si beau coq illustrant l'affiche ci-contre), Georges Auriol (qui signa la couverture du numéro 59) et surtout Mucha. Celui-ci travailla pour le bi-mensuel dès le 1er numéro, dessina le frontispice du bi-mensuel (cf ci-dessous) et illustrant de nombreuses couvertures. Certinas dessins furent d'ailleurs repris par l'imprimerie Champenois...



Je vous laisse admirer à ce sujet certaines oeuvres de Mucha réalisées pour Cocorico sur trois pages web fort bien documentées :
http://richet.christian.free.fr/cocorico/cocorico.html
http://richet.christian.free.fr/cocorico/cocorico2.html
http://richet.christian.free.fr/cocorico/cocorico3.html


cocoricoPour l'anecdote - c'est ce qui m'a donné l'envie d'une note sur ce blog - je regrette amèrement d'avoir manqué l'acquisition de certains exemplaires sur ebay, mon agenda ne correspondant pas aux heures de fin d'enchère.
Mais on retrouve des exemplaires en vente chez les bouquinistes en ligne... sûrement chez les autres bouquinistes aussi d'ailleurs. La gazette de Drouot nous apprend à ce sujet que la série complète a été vendue 2 900 euros à Drouot en octobre 2005...

Pour l'anecdote (bis) : un restaurant de Cologne, en Allemagne, porte même le nom de "Restaurant Cocorico" en hommage à la revue : http://www.derfeilenhof.de/3,0,restaurant-cocorico,index,0.html

Voilà, il me reste à affiner mes recherches en allant fouiner dans les rayonnages des bibliothèques.

lundi 26 novembre 2007

Wagner (en attendant l'exposition...)

Je ne retrouve ni où ni quand j'ai pris cette photographie (ce n'est pas sérieux, il suffirait d'une simple recherche), mais voici une couverture de partitions pour illustrer ce lundi...

dimanche 25 novembre 2007

Retour sur le 19 octobre à Nancy !

Le 19 octobre 2007, malgré les grèves qui sévissent en France, le TGV Paris-Est/Nancy est maintenu. Alors pas une hésitation, dès 5h du matin je fonce à la conférence organisée par le réseau Art nouveau Network sur les mécènes et les commanditaires de l’Art nouveau. Comme Arnaud a été plus rapide que moi, je ne vais m’étendre sur le colloque puisque les actes sont en ligne mais juste apporter quelques informations supplémentaires puisque j’y étais !

Ce qui semble important de retenir lors de cette journée c’est le rôle du commanditaire et son implication idéologique, sociale, esthétique… L’Art nouveau a séduit une clientèle variée (public, privée…), d’origines sociales et culturelles très variées : des commerçants (Miss Catherine Cranston – Charles Rennie Mackintosh à Glasgow), des magistrats (Henry Hirsch – Emile Gallé en France), des critiques d’art (Roger Marx – Emile Gallé), la noblesse (cour de Hollande – Louis Majorelle, Grand Duke Ernst Ludwig de Hesse – les artistes de la Colonie à Darmstadt comme Josef Maria Olbrich), des industriels (Leopold Rudolf Kindermann - Gustaw Landau-Guntenteger à Lodz), des artistes (le peintre Albert Ciamberlani – Paul Hankar, Adolphe Crespin à Bruxelles).

L’implication des mécènes, commanditaires et clients de l’Art nouveau ont permis l’explosion du talent des artistes. Les artistes sont soutenus, encouragés, ils ont une grande part de liberté et cette confiance va bien au-delà d’une simple relation commerciale. Grâce aux artistes, les commanditaires valorisent leur amour de l’Art nouveau. Par exemple, après la mort d’Emile Gallé, Henri Hirsch, son plus fidèle client et ami, sera un de ses plus grands défenseurs. En 1934, il se plaindra du manque de Gallé dans les collections permanentes des musées parisiens et sera l’un des principaux prêteurs pour différentes expositions et musées. Il conserva sa collection jusqu’à sa mort.


A la pause-café, ce fut l’occasion de rencontrer « L’Association des Amis de l’Ecole de Nancy » qui publie un magazine annuel sur l’Art nouveau. J’ai pu acheter le n°23 de Septembre. La maquette (ci-contre) est élégante, les illustrations en couleur et on y trouve des articles sur l’architecture à Ljubljana, un génie des matériaux : Jacques Gruber, des focus sur des œuvres, des actus… Bref, 46 pages pour le plaisir de l'oeil.

Ce fut également l’occasion de revoir la somptueuse collection de vases Gallé, Daum... du Musée de Nancy et de rêvasser longuement devant ces libellules, liserons, ombellifères et autres beautés diaphanes et translucides.

A Nancy, il suffit de se rendre à l’Office de Tourisme pour comprendre que l’Art nouveau tient une place prépondérante : une exposition pour découvrir l’Art nouveau par pays, des dépliants sur l’Art Nouveau (Bruxelles, Terrassa, Riga, Glasgow… On ne sait quelle prochaine destination choisir...) et un circuit art nouveau de la ville. A ne louper en aucun cas !

Et même au McDonalds de Nancy, l’Art nouveau est au rendez-vous, il rime avec Wi-Fi.

dimanche 18 novembre 2007

Guimard chez Horta

Le musée Horta de Bruxelles accueille jusqu'au 13 janvier 2008 l'exposition "Le style Guimard - Album d'un collectionneur", réalisée par le Cercle Guimard.

L'exposition avait déjà eu lieu durant l'été 2006 à l'hôtel Mezzara, elle présente des cartes postales et autres supports publicitaires édités par Guimard. Je laisse au musée Horta la présentation de l'événement... l'occasion d'aller faire un tour sur son site.

Et je laisse au mateur de nouilles le loisir d'une note explicative... http://paris1900.blogspot.com

samedi 17 novembre 2007

Colloque du 19 octobre à Nancy - suite

Le réseau art nouveau propose sur son site un peu de lecture (résumés et pdf à télécharger) suite au colloque organisé à Nancy le 19 octobre 2007, pour lequel Nathlie nous fit sa première (et unique pour l'instant) note. C'est ici :
http://www.artnouveau-net.eu/get_pageFR.asp?jezik=FR&stran=61

L'art nouveau en Poitou-Charentes

J'ai eu beau habiter à Saintes, Angoulême, Poitiers et La Rochelle et séjourner ponctuellement à Niort, je ne m'intéressais pas à l'art nouveau à cette époque. Et pourtant...

art nouveau en poitou charentes - alienor.orgAfin de rattraper le temps perdu, j'ai commencé à rechercher quelques informations sur internet, et j'ai découvert un joli site web qui fournit une analyse du mouvement, avec en parallèle des illustrations provenant de quelques musées et bâtiments de la Région. Je vous invite donc à jeter un oeil sur l'"Art nouveau en Poitou-Charentes".

A la lecture du site, j'apprends qu'il est intéressant d'aller visiter le musée Sully de Châtellerault (actuellement en travaux et ne possédant pas de site web), que la ville de Niort possède des façades stylisées à l'époque par Georges Lasseron ou qu'une faïencerie de Parthenay créa des céramiques Art nouveau. Pour les arts graphiques, c'est le département de la Charente qui est cité en exemple, avec le musée du papier d'Angoulême et la ville de Cognac : le commerce de cet alcool à l'époque engendra la création de nombreux supports (étiquettes, publicités...).

Le site est loin d'être une présentation exhaustive de l'Art nouveau régional (ainsi, la Charente-Maritime est absent du site... j'aurais justement l'occasion de parler bientôt de prochainement de Saintes et Royan), mais il permet au moins de prouver que le Poitou-Charentes n'est pas qu'un splendide musée à ciel ouvert de l'Art roman.

mercredi 14 novembre 2007

Pampelune

Pampelune, ancienne capitale du royaume de Navarre, mérite un détour pour sa splendide cathédrale gothique autour de laquelle gravite un joli centre-ville.

Juste un peu d'histoire...
Après quelques négociations ardues avec l'armée, la Mairie de Pampelune a obtenu en 1888 une autorisation pour réaliser le premier élargissement de la ville, encore dans l'enceinte entourée de murailles, mais dans des terrains contrôlés par les militaires. Cet agrandissement de la zone habitable a obligé à abattre les remparts de San Antón et la Victoire, et le rebellín de Sainte Teresa, mais a permis à la ville de s'offrir un petit ravallement architectural.

Le centre-ville abrite donc de petites rues d'époque, où se succèdent bow-windows, façades colorées, bow-windows et... façades colorées. Un vrai régal... où les tuyaux de gaz règnent cependant plutôt en maîtres sur les façades. En dehors de ce régal, l'histoire de l'architecture a évidemment laissé ses traces, avec par exemple l'hôtel de ville et sa façade baroque, la plaza del Castillo (aux bâtiments du 18ème mais avec la façade rococo du café iruña), les imposantes arènes ou la citadelle dont la construction s'est terminée vers 1650.

Et l'art nouveau dans tout ça ?
On en trouve quelques éléments aussi bien vers la Calle Mayor que vers la plaza del Castillo (telles ces deux devantures), mais ça reste discret :


Allez, un petit diaporama (un peu de tout, je ne suis pas sectaire) pour donner une idée de ces jolies rues...

samedi 10 novembre 2007

Un petit souvenir de Rome

Au hasard de mes deux séjours à Rome, d'une petite semaine chacun, j'étais suffisamment émerveillé par la beauté de la ville pour ne pas rechercher particulièrement les éléments d'architecture Art nouveau, nommé plutôt Liberty car ce style londonien y était très apprécié à l'époque. Mieux vaut pour cela se rendre à Milan,Turin (où eut lieu l'Exposition Internationale des Arts Modernes et Décoratifs de 1902) ou encore par exemple Lecce dont j'aurais l'occasion de parler une autre fois.

Néanmoins, j'ai ramené de ces séjours une photographie d'une jolie frise de coquelicots.
Coquelicots romains

Il y a probablement d'autres exemples dans la capitale romaine, puisque un ouvrage existe sur ce thème... Mais il fait peut-être plutôt référence au quartier de Coppedé que je n'ai pas visité, construit à partir de 1915 et influencé par de nombreux styles.

mardi 6 novembre 2007

Design contre design

Le Grand Palais propose jusquau'au 7 janvier 2008 l'exposition Design contre Design.
Le principe est de comparer des objets des deux derniers siècles et de mettre par exemple en avant les similitudes de forme entre art contemporain et art déco, ou les influences partagées entre l'art nouveau et le design actuel.

Côté Art nouveau, on retrouve quelques pièces très connues et visibles ailleurs, tel un tabouret de Bugatti exposé à Orsay, ou encore le pupitre à musique de Charpentier, habituellement au musée des Arts décoratifs, dont les lignes ondulent près de celles d'un tabouret de Starck. On y voit aussi de très belles pièces de chez Christofle, un fauteuil de Guimard...

Certes, c'est une très belle collection d'objets de toutes les époques mais... ça ne suffit pas. Je n'ai pas voulu me charger ce jour-là en achetant l'imposant catalogue, et pourtant il me faudra l'acheter pour y voir le réel intérêt pégégogique de l'événement, qui est une grosse déception à mon avis par rapport à l'enjeu de mélanger les genres pour mieux les comparer, les comprendre et les aimer.
Cela dit, d'après connaissancedesarts, on s'éloigne trop de l'exposition dans ce catalogue.

Si vous y allez (car ça vaut quand même un petit peu le déplacement quand on aime les arts décoratifs), surtout prenez un audio-guide, c'est indispensable, mais malheureusement cela vous coûtera 5 euros en plus des 10 euros de l'entrée : bien trop cher pour une telle exposition qui, selon le scénographe, ne relève que du plai

vendredi 2 novembre 2007

Mémoire des rues

Les éditions Parimagine ont créé la collection "Mémoire des rues", présentant des centaines de photographies du Paris des années 1900-1940. J'ai acheté avant-hier l'ouvrage correspondant à mon arrondissement : le 20ème.

Une grande majorité des photographies date des années 1900-1910, et ce fut un petit jeu de chercher, photo par photo, les éléments art nouveau (toujours en place ou ayant disparu depuis). Pas grand chose à me mettre sous la dent, si ce n'est pour de ce qui est toujours existant l'immeuble de la rue Ernest-Lefèvre et le fameux Bocage de la rue Gambetta. Pour les éléments détruits, quelques marquises, mais surtout la façade superbement sculptée (peut-être un poil chargée?) d'une des succursales de la Bellevilloise, au 34 rue de Ménilmontant.

On retrouve également des constructions d'époque ayant été détruites, mais dans un style plus classique. Avec 320 photographies, cet ouvrage est en tout cas une très belle collection de clichés, témoignages de la vie de l'époque. Comparé à d'autres ouvrages similaires, je recommande très chaudement celui-ci.