Un blog autour de l'art nouveau

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mercredi 31 octobre 2007

Les fameuses moulures

Voici les moulures de notre salle-à-manger, représentant des feuilles et bogues de marroniers. Les autres moulures de l'appartement sont jolies mais plus classiques et pas du tout art nouveau.

dimanche 28 octobre 2007

Borotalco

Allez, quelques volutes sur une boîte de talc italien... qui fêtait ses 100 ans en 2004.

jeudi 25 octobre 2007

Musée des Arts décoratifs

Le musée des Arts décoratifs de Paris présente une très belle collection d'objets Art nouveau. Je ne peux que conseiller d'y aller (et d'y retourner), sans oublier de passer par la galerie des bijoux qui présente de splendides oeuvres de Vever, Lalique, Fouquet...

Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer (et pour les autres), le site web du musée présente de très belles pièces de Gallé, Grasset, Guimard, Majorelle... accompagnés de passionants commentaires. Il permet également la visite d'une ou deux pièces en visite panoramique, telle que celle-ci.

Le seul petit défaut des pages c'est qu'on a un peu tendance à s'y perdre, mais il est bon de s'y perdre pour découvrir de belles surprises dans les recoins. Bonne visite virtuelle !

dimanche 21 octobre 2007

Questions pour une théière

Je parlais, dans un de mes tout premiers billets, d'une théière art nouveau achetée chez un antiquaire de Saint-Jean-de-Luz. Je reviens (enfin) sur le sujet, car sait-on jamais, l'un de mes lecteurs aura peut-être une réponse à nos interrogations...

La théière est en cuivre, sa partie principale est décorée de fleurs de perce-neige ; la anse est apparemment en bronze. Le bouton du couvercle semble être en bois, et je pense qu'il n'est pas d'origine.

Elle repose sur un chauffe-plat dont le support circulaire est en cuivre et dont les pieds (la plus jolie partie de l'ensemble, en bronze) représentent des fleurs (des pensées ?). La sculpture du pied est vraiment délicate. Le brûleur est également en cuivre, il n'a pas été utilisé.


La première question, est pas des moindre, est de savoir si la théière et le chauffe-plat étaient conçus pour être ensemble : on ne retrouve pas les mêmes fleurs, la forme de la anse n'est reprise nulle part... le haut aurait presque un aspect oriental. La similitude entre les deux parties se fonde sur les matériaux... et le tout reste harmonieux, mais cela suffit-il ?

La deuxième question : est-ce d'époque ? Si ce n'est pas le cas, c'est plutôt réussi... L'antiquaire a quand même osé nous dire que ça pouvait être du Van de Velde (hi hi et moi je suis la soeur d'Émile Gallé) mais ça ne se ressentait pas dans le prix (heureusement).

vendredi 19 octobre 2007

René Lalique dans la poche

Les éditions Gallimard ont édité en mars 2007 un hors-série Découvertes intitulé "René Lalique - Inventeur du bijou moderne*".

René Lalique, inventuer du bijou moderneDe petit format (13 x 17), cartonné, l'ouvrage est de grande qualité, aussi bien sur la forme - textes concis, feuillets se dépliant - que sur le fond, car tout le génie du créateur est mis à l'honneur ici. Publié à l'occasion de l'exposition qui eut lieu au printemps 2007, il ne remplace pas le catalogue de l'exposition mais il mérite bien plus d'être sur une étagère que les magazines spécialisés sortis alors, dont parfois la qualité des photographies laissaient à désirer.

Le livre revient en neufs feuillets sur l'histoire du Lalique joaillier, de la création de ses premiers bijoux à sa collaboration avec les artistes de l'époque (Sarah Bernardht en particulier), et sur les thématiques qu'il aborda : la faune, la flore, la femme, une allitération à l'image de la poésie qui se dégage de son oeuvre. Et surtout, comme dans l'exposition, il met en lumière la beauté des dessins qui donnèrent naissance à ces bijoux.
Un ouvrage idéal à glisser dans sa poche ou son sac pour rêver dans les transports en commun.

* C'est ainsi que l'historien de l'art Henri Clouzot l'avait nommé en 1933, alors qu'il était à l'époque connu pour ses verreries, et que ses bijoux étaient plus ou moins tombés dans l'oubli.

mardi 16 octobre 2007

Koloman Moser à la Cité de la Musique ?

Koloman Moser, un des représentant de l'art nouveau viennois, avait été mis en avant dans l'exposition "Vienne 1900", aux côtés de Klimt, Kokoschka et Schiele. Seuls ses talents de peintre avaient été mis à l'honneur alors que son travail d'illustrateur est plus à mon goût... et plus représentatif de l'art nouveau.

Cette fois, c'est une de ses peintures qui illustre l'affiche de l'exposition "Richard Wagner - Visions d'artistes" La peinture en question est une version plus colorée et brumeuse de la toile "Le marcheur" qui date de 1914 (ou 1915 selon les sources) mais je ne trouve pas plus d'informations... .

L'exposition présente l'influence de la musique wagnérienne sur l'art (peinture, photographie...) jusqu'aux années 1920. J'en ai lu un article dans "Ligne 8", le magazine de l'opéra de Paris, mais malencontreusement, pour une fois, j'ai jeté le magazine. Je vous laisse donc aller à la Cité de la Musique pour découvrir cette exposition (du 25 octobre 2007 au 20 janvier 2008).

dimanche 14 octobre 2007

Conférence sur la typographie

Les arts décoratifs (111 rue de Rivoli, 75001 Paris) organisent un cycle de conférences par Michel Wlassikoff, intitulé "Graphisme et typographie en France du XVIe siècle à nos jours".
La première de ces conférences a lieu le 24 octobre, avec comme sujet :
"Prédominance de la langue et de la typographie française du XVIe au XIXe siècle. De l’Art nouveau aux avant-gardes (1895-1925)"

Les années "art nouveau" ne seront sûrement pas le sujet principal, mais voilà un programme bien intéressant. Michel Wlassikoff est une pointure, il a publié "Histoire du graphisme en France". Je l'ai déjà vu au cours d'une conférence à Beaubourg, j'espère juste qu'il sera le 24 octobre meilleur orateur que cette fois-là.

Réservation : conference[at]lesartsdecoratifs.fr - Tarifs : 5€ la séance, 2€ tarif réduit.

Colette aussi

C'est sous la signature de Willy qu'est publiée de 1900 à 1903 la série des Claudine de Colette. Notre bibliothèque contient quatre ouvrages de cet auteur : Chéri (1920), le Blé en herbe (1922), la Seconde (1929) et Gigi (1944)... Quatre ouvrages peu contemporain de l'poque qui nous intéresse ici, si j'ose un euphémisme.
Pourtant, lors de la réédition de ces 4 ouvrages en 1971, Flammarion impose pourtant des motifs Art nouveau sur la couverture... En voici la preuve.

Colette est née artistiquement en 1900, ce mélange des genres explique sûrement cela.

vendredi 12 octobre 2007

Olé !

Tandis que je recherchais des informations sur la ville de Pampelune, j'ai trouvé sur un site web allemand consacré au graphisme un article sur les affiches des fêtes de San Fermin, ces fêtes qui furent au centre de certaines pages hemingwayennes... Les affiches en question, sur la période qui nous intéresse ici (allez, on va être large et dire 1890 - 1915), restent assez classiques, mais un peu d'art nouveau s'est glissé dans les typographies. Seule l'affiche de 1905 se démarque... mais juste un peu.

En attendant une ou deux façades pampelonaises dans un prochain billet ici, allez jeter un oeil à http://www.slanted.de/node/95