Hector Guimard, précurseur du design

Pour célébrer les 150 ans de la naissance d’hector Guimard, le Cercle Guimard organise une exposition exceptionnelle à l’hôtel Mezzara, chaque week-end jusqu’au samedi 9 décembre inclus.

Voilà bien longtemps que le grand public n’avait pas eu accès à ce bâtiment, seule construction réalisée par Guimard appartenant à l’état, en l’occurence au ministère de l’Éducation nationale, et qui était un internat hébergeant une quinzaine de lycéennes jusqu’en 2015.

Pour ma part, si je ne fais pas d’erreur, j’avais découvert à la fois l’oeuvre de Guimard et les activités de l’association en 2006, lors de l’exposition « L’album d’un collectionneur » dans ces mêmes lieux… Un coup de coeur qui m’avait alors entraîné sur le chemin de ce blog  et un peu plus tard comme membre de ce Cercle.

L’exposition « Hector Guimard, précurseur du design » est l’occasion de découvrir une petite partie des archives photographiques redécouvertes en 2015 aux Arts décoratifs. Ces images, sont complétées par des objets, fac-similés de catalogues, cheminée, etc. afin de montrer l’incroyable étendue du travail de designer de Guimard. Ce dernier fit construire en 1903 des ateliers, avenue Perrichont — Perrichont prolongée !!, crieront les esprits précis et pointus —, afin de centraliser la production de ses pièces. Pour l’occasion, le Cercle Guimard a réalisé une maquette de ces bâtiments détruits — comme tant d’autres !!, crieront les esprits précis et nostagliques —  dans les années 60. L’histoire de l’Hôtel Mezzara, où le commanditaire n’a vécu que 3 ans, est également mise en avant, avec en particulier des photographies inédites.

Bref, si j’annonce cette événement avec beaucoup de retard, il vous reste tout de même 4 week-ends pour y courir… et peut-être m’y rencontrer.

Exposition « Hector Guimard, précurseur du design »
Hôtel Mezzara
60, rue La Fontaine
75016 Paris
Les samedis et dimanches jusqu’au 9 décembre, de 10h à 18h.

En savoir plus :
http://www.lecercleguimard.fr/fr/hector-guimard-precurseur-design/ 

 

Exposition sur Jules Lavirotte

Jules Lavirotte est l’un des grands noms de l’Art nouveau parisien, surtout connu pour l’architecture flamboyante et exubérante du 29 avenue Rapp et du « Ceramic Hôtel » du 34 avenue de Wagram… L’association Taylor lui consacre une exposition du 2 au 25 mars !

Et on me glisse en commentaire que le catalogue de l’exposition est aussi la première monographie de cet architecte.

Entrée gratuite.

Adresse :
1,rue La Bruyère – 75009 Paris
Métro Saint-Georges (ligne 12)

Du 2 au 25 mars 2017
Du mardi au samedi de 14h à 20h.

En savoir plus :
http://www.taylor.fr/expoDetail.php?id=429

Visite guidée : Le nouveau Paris de 1900

Le Cercle Guimard propose une visite guidée le samedi 11 mars prochain.

Cette visite sera l’occasion de découvrir des constructions d’Hector Guimard au cœur de la capitale et d’apprécier le bouillonnement artistique qui s’empare des façades à l’aube du XXe siècle.

Plus d’information et réservation sur le site web de l’association :

Le nouveau Paris de 1900

L’Art nouveau est-il passé de mode ?

… c’est le titre d’un article de France Bleu Sud Lorraine paru cette semaine :

https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/l-art-nouveau-est-il-passe-de-mode-1487355902

Bonne question, quand on sait à quel point les modes passent, et combien l’Art nouveau a vu l’intérêt qu’on lui porte faire des vagues et des sinusoïdes depuis 1900, comme un hommage à ses propres lignes…

L’article trop bref ne répond pas à la question et ne prend comme avis que ceux de commissaires-priseurs. Il faudrait aussi aller voir du côté des réseaux sociaux, des ventes d’ouvrages et des chiffres d’entrées dans les expositions pour avoir une réponse objective.

La journaliste ignore par exemple que l’Art nouveau vient de faire son apparition dans… la chaussure de sport. Adidas vient en effet de lancer un modèle (pour femmes…) que je vous laisse découvrir.

http://www.adidas.fr/chaussure-adizero-ubersonic-2.0-art-nouveau/BB5819.html

 

Que va devenir l’hôtel Mezzara ?

Le Cercle Guimard se mobilise pour la création d’un centre culturel et touristique à l’hôtel Mezzara, qui risque d’être vendu. Ce serait une consécration pour l’œuvre d’Hector Guimard et l’Art nouveau parisien !

Le Cercle Guimard a donc besoin de soutiens, et surtout d’adhérents, pour obtenir la reconnaissance d’utilité publique. Cette reconnaissance est indispensable pour que l’association puisse jouer un rôle décisif dans l’avenir de l’Hôtel Mezzara d’Hector Guimard.

http://www.lecercleguimard.fr/HG/fr/centre-guimard-hotel-mezzara/

Klimt photographié

Ça alors ! L’information n’est pas tout à fait récente, mais je viens de la découvrir et ça me donne envie de reprendre du service sur ce blog.

La photographe Inge Prader (http://www.prader.at/) a mis en scène certaines toiles de Gustav Klimt pour les photographier, le tout au profit de la recherche sur le virus du sida.

Plus d’infos par exemple ici :

http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/21/photos-oeuvres-gustave-klimt-exposition_n_8345160.html

Conférence à St-Pierre-d’Oléron

Une conférence sur l’Art nouveau, par Alexandre Paléologue, auteur du livre « L’Art nouveau en Poitou-Charentes » (que je croyais avoir chroniqué… tiens tiens tiens…), aura lieu le lundi 9 mars à St-Pierre-d’Oléron :

http://www.utl-marennes-oleron.fr/9-mars-2015-l-art-nouveau-a113790878

http://www.sudouest.fr/2015/03/03/a-la-decouverte-de-l-art-nouveau-dans-la-region-1846840-1584.php

Selon la source, ce sera une conférence sur l’Art nouveau ou bien une conférence sur l’Art nouveau en Poitou-Charentes… Qu’importe…

De la démesure d’une porte…

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager cette porte… sur une maison « contemporaine » d’un style néo-classico-bidule qui dénote dans mon quartier, au milieu des vieilles maisons japonaises et des constructions modernes en revêtement plastique (appelées « Panasonic houses » par une amie). Le résineux gravé dans le bois grimpe jusque dans le vitrail du dormant…
(C’est donc le bois dormant, comme dirait la Belle…)

porte-arbre-DSC_9405

L’Art nouveau, c’est le pied

… Bon désolé, elle est facile… Mais en pleine recherche iconographique pour continuer d’agrémenter ce blog, je viens de tomber sur ça :

guimard_leykam_chris_spacecoolhunting_2

horta_leykam_chris_leykam_spacecoolhunting_1

… Ces chaussures ont été dessinées en 2010 par Christopher Leykam, mais ont-elles été fabriquées ?

Sources :

https://www.behance.net/gallery/15605275/Horta-and-Guimard

http://www.spacecoolhunting.eu/en/parsepage.php?tpl=tpl_news_detail&sqlpam1=6192

 

Susan Sontag, Le Style « Camp »

Nelly Kapriélan, dans son livre «Le Manteau de Greta Garbo», cite un passage du livre de Susan Sontag, Le Style « Camp ».  A l’heure où j’étais en train de faire quelques menus travaux techniques et graphiques sur ce blog, voilà qui tombait à pic :

Dans le domaine de la personnalité, le « Camp » affirme un goût notoire pour ce qui est à l’évidence affaibli ou fortement exagéré. L’androgyne est sans aucun doute une des figures dominantes de l’imagerie d’une sensibilité « camp ». Exemples : les sveltes, sinueuses, évanescentes silhouettes des peintures ou de la poésie préraphaélite ; les corps minces, graciles, asexués des estampes et des affiches « Modern’Style », ou en incrustations sur des lampes et des cendriers ; le mystère de l’androgyne dans la parfait beauté d’une Greta Garbo. Le goût « camp » rejoint ici une prédilection générale, qui est évidente bien que rarement admise : l’attirance sexuelle dans ses modes les plus raffinés (et les plaisirs non moins raffinés) se fonde sur des caractéristiques contradictoires à la norme de chaque sexe. C’est une certaine touche de féminité qui semble parfaire la beauté des hommes virils, une nuance de virilité qui accomplit la beauté des femmes…

… Je vous ai mis le passage entier, mais j’aurais pu m’arrêter à « Garbo »…

Si (en poussant un peu le bouchon et en osant quelques clichés sexisto-pigeonnants.) les visages préraphaélites peuvent être considérés comme un peu masculins (mâchoires carrées…) chez Waterhouse ou Rossetti (sans oublier Fernand Khnopff, mais ça va lancer le débat sur qui est / qui n’est pas préraphaélite), en revanche je cherche l’androgynie et les silhouettes sveltes et évanescentes chez les peintres préraphaélites… globalement en vain…

Et surtout c’est amusant comme je n’ai pas cette image-là en tête dans l’Art nouveau, et que pour moi, la représentation de la femme y est très sexuée. Un de mes premiers billets, sur l’absinthe, abordait cet aspect… En essayant de me souvenir un peu, il est vrai que les visages féminins sur les façades de Liège ou de Prague peuvent avoir des traits masculins… et que Sarah Bernhard en Lorenzaccio sur l’affiche de Mucha va dans le sens de la réflexion de Sontag mais c’est un peu facile… Me voilà alors cherchant sur Internet une réponse objective… plutôt du côté du Jugendstil et du sezessionstil… et… je me dis qu’on n’a pas du voir les mêmes cendriers…

Le bord

Même au « fin fond » du Japon — j’entends par là les bords du lac Chuzenji, près de Nikko, spot hautement touristique au milieu des montagnes —, on trouve une police Art nouveau sur un mot français.

LeBord-DSC_5736

News from nowhere

Voilà qui tombe bien mal ! Car a lieu jusqu’au 19 octobre la rencontre entre William Morris (dont j’ai oublié de vous parler récemment lorsque son nom a été évoqué par José Levy lors d’une présentation de son travail) et la Maison d’art Bernard Anthonioz, lieu d’art contemporain de Nogent-sur-Marne que j’aimais fréquenter avant d’habiter au Japon.

Je vous laisse y aller pour moi ! 🙂

Plus de précisions dans le communiqué officiel :

William Morris, figure du mouvement Arts and Crafts réalisait le mobilier des maisons qu’il habitait, comme à Kelmscott Manor, villégiature du Gloucestershire qui donna son nom à sa maison d’édition. Il y publia en 1890, News from Nowhere (or an Epoch of Rest), nouvelle d’anticipation projetant une société idéale au début du XXIème siècle.
Pour l’exposition éponyme, Xavier Antin rapproche le bâtiment de la MABA de Kelmscott Manor et de l’histoire de ce polymathe anglais, à la fois fabricant de textiles et d’ameublement, artiste, écrivain, éditeur, personnage politique et proto-penseur d’une utopie sociale du design. Poursuivant son exploration de la réappropriation des moyens de production, Xavier Antin transforme l’espace d’exposition de la Maison d’Art Bernard Anthonioz en atelier de production et invite Will Holder, designer, artiste et éditeur anglais à écrire un nouveau chapitre de The Middle of Nowhere, adaptation de l’oeuvre originale de Morris à l’orée du XXIIème siècle.

Maison d’art Bernard Anthonioz
16 rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne
Ouvert au public, tous les jours de 12h à 18h, sauf les mardis et les jours fériés. Entrée libre.
http://maba.fnagp.fr/infos-pratiques/

 

Du Guimard à Kyoto ?

Quelle ne fut pas ma surprise, récemment, nuit tombée, d’apercevoir furtivement – nous roulions en scooter – de blanches lignes bien familières. Je suis retourné sur les lieux le lendemain matin et voilà… finalement, ce cher Hector aura semé son élégance jusqu’au Japon !

Ce qui donne d’un peu plus près :

Incroyable, n’est-ce-pas ? Comme j’étais pressé je n’ai pas fait le tour du bâtiment lors de ce premier arrêt le matin, mais ma curiosité m’a bien sûr poussé à un arrêt dans l’autre sens… pour découvrir l’autre façade qui était du même acabit.

M’aborda alors une femme (on l’aperçoit vêtue de rose sur la photo, en bas à droite) qui parlait un français hésitant mais correct. Comme tous les Japonais à cette période de l’année, elle commença en me disant qu’il faisait chaud. Elle me demanda surtout ce que j’étais en train de faire, et me voilà expliquant, avec le vocabulaire le plus simple possible, qui était Guimard, allons allons Madame ce brave Hector… le métro !

Bref… Avant de me montrer une vidéo sur les témoins de Jéhovah, elle m’expliqua que c’était autrefois un hôtel… L’Hôtel Rivage, si l’on en croit ce qui est écrit sur la façade sud. Il me faudrait trouver de vieilles photos pour en savoir plus, car on peut imaginer que les balcons datent d’avant la construction de ce bâtiment des années 80.

… Mais peut-être pas. Car après avoir envoyé cette découverte à mes camarades du Cercle Guimard, le grand spécialiste de la fonte guimardienne m’a répondu que ce modèle… n’existait pas ! Guimard n’a jamais dessiné ce motif précis : c’est une réinterprétation d’un modèle de balcon (le grand modèle GB, pour être précis). Évidemment, il reste d’autres questions, qui, du rez-de-chaussée, restent sans réponse : est-ce de la fonte ? A suivre…

 

Exposition « Papier peint et Art nouveau »

Ah ! Je redonne enfin un peu de vie à ce pauvre blog (que certains qualifieraient facilement, voire à juste titre,  de moribond), pour annoncer l’exposition « Papier peint et Art nouveau » qui aura lieu du 26 avril 2014 au 17 mai 2015 au musée de Papier Peint de Rixheim (ville du Haut-Rhin, située dans l’agglomération de Mulhouse).

Dans l’histoire du papier peint, le mouvement Art nouveau a tenu une place importante autour de 1900. Objet de consommation, le papier peint, par l’intermédiaire de ses manufacturiers et de ses dessinateurs, va intégrer l’esthétique Art nouveau dans ses créations, la faisant pénétrer à la fin du 19ème siècle dans tous les intérieurs, les plus riches comme les plus modestes. Cet élément de modernité à la portée de tous se maintiendra au-delà du phénomène de mode dans la décoration jusqu’à la Première Guerre mondiale et aux premières prémices de l’Art Déco. À travers les riches collections du Musée, l’exposition s’intéressera à ce phénomène rare qui voit un style rencontrer tous les publics en étudiant, pour le domaine du papier peint, aussi bien les processus de création et de fabrication, que les pratiques de diffusion et d’utilisation.

Le commissariat scientifique est assuré par Jérémie Cerman, auteur d’un livre magnifique sur ce sujet.

Livre « L’Art nouveau en Poitou-Charentes »

Vous connaissiez peut-être le site sur l’Art nouveau en Poitou-Charentes, voici le livre !

La Direction Régionale des Affaires Culturelles et les Villes et Pays d’art et d’histoire de Poitou-Charentes ont en effet lancé récemment une nouvelle collection : « Laissez-vous conter le Poitou-Charentes ». La première publication est consacrée à l’Art Nouveau.

Voir le carton de présentation (pdf ; 1,3 Mo)

Il est toujours bon de voir paraître des livres portant un regard un peu différent sur des sujets à la bibliographie déjà relativement imposante. Pour l’Art nouveau, la liste des ouvrages spécialisés (généralistes, monographies…) est suffisamment complète pour remplir une étagère de votre bibliothèque, n’est-ce-pas ? Voici donc un oeil posé sur les architectes locaux, n’ayant laissé nulle trace dans les livres, les cours d’histoire de l’architecture ou les mémoires, architectes qu’on imagine avoir feuilleté avec grand intérêt les catalogues de leur époque, rêvant d’un riche industriel leur commandant une résidence secondaire. Bref…

L’ouvrage est très complet, allant au-delà de l’architecture avec par exemple la production de papier à Angoulême ou les collections des musées. Les principales constructions sont ici référencées, mais bien évidemment honneur est fait aux petits détails voire aux éléments de fabrication (très) industrielle qui distillèrent (vocabulaire pas uniquement cognaçais) l’Art nouveau sur nombre de façades voire de façadounettes tristounettes.

L’ouvrage est tellement complet que j’ai pour l’instant lu uniquement quelques pages… en particulier celles concernant les constructions dont j’ai déjà parlé ici. Le livre offre en effet moultes informations complémentaires et autres précisions affinées par un vocabulaire de spécialistes. (D’ailleurs ce blog, oui oui ce blog là que vous lisez là maintenant, a l’honneur d’être cité dans la webographie… flatté me voici !)

J’ai surtout feuilleté les 168 pages à la recherche de quelques surprises visuelles – car il y a beaucoup de photos ! Notons par exemple la villa La Brise à La Rochelle, véritable hymne aux champignons, la villa Les Iris à Niort ou un portail à Champdeniers très tournicotesque…

En tout cas, voilà un ouvrage à offrir ou à vous faire offrir à Noël !

NB. Un tout petit reproche sur la maquette, un peu difficile à lire. Un double colonnage et une gouttière centrale plus large auraient rendu la lecture plus agréable. À corriger pour le prochain ?

Aubrey Beardsley en couv’

Ceux qui me lisent depuis le début se souviennent peut-être de mon amour pour Aubrey Beardsley. En vitrine d’une librairie, il y a quelques jours, un ouvrage « exhibait » un dessin du maître…

Voici donc que sur ce blog prude on dévoile une érection ? Quel scandale ! Mais… pas une seule ?! TROIS !

Allons allons on reprend ses esprits… L’illustration se nomme « The Lacedaemoniam ambassadors » et provient d’une édition de Lysistrata (d’Aristophane) de 1896.

… Quant au livre en question, il est édité aux éditions La Musardine.

Foulard Guimard

… Merci pour la rime.

C’est en me rendant au musée Adrien Dubouché de Limoges que j’ai découvert que Guimard avait inspiré un très joli carré de soie. J’ai au départ trouvé que cela ressemblait de loin à du Guimard, et puis en y réfléchissant – tilt ! – j’ai pensé aux motifs qu’on voit à Orsay (l’étiquette M’O) m’avait quand même donné un indice.

Et en effet :

http://www.boutiquesdemusees.fr/fr/mode/carre-guimard/5501.html

Pour la modique (hum…) somme de 125 euros, vous pouvez faire plaisir à n’importe qui – j’entends par là homme ou femme-, le résultat étant assez neutre.

NB. J’ai d’autres choses à dire sur ce musée… ne vous inquiétez pas, je ne suis pas qu’une fashionista

Exposition « L’idéal Art nouveau » à Evian

Et voici que (presque sans vergogne) je copie-colle en partie le communiqué du site web de la Ville d’Évian afin que vous ne manquiez pas cette information et que je vous la fournisse précise (l’information) :

Affiche exposition Art nouveau à EvianLe Palais Lumière présente jusqu’au 12 janvier 2014 l’un des fonds exceptionnel du musée départemental de l’Oise de Beauvais : la collection d’Art nouveau.

Le parcours de l’exposition s’articule autour de deux chefs-d’œuvre : le mobilier de la salle à manger de l’architecte-décorateur belge Gustave Serrurier-Bovy et du français Henry Bellery-Desfontaines. Un ensemble exceptionnel qui sera remonté dans sa configuration d’origine quasi complète au Palais Lumière.

Pour la première fois, le public pourra découvrir l’extravagante cheminée du céramiste Emile Müller, Les Flammes jamais exposée, ainsi que les trois panneaux en céramique japonisants de Théodore Deck.

Céramique mais également peinture se déploient dans tout le parcours : toiles et pastels symbolistes (Alphonse Osbert, Edgard Maxence…), les portraits de la Belle Epoque d’Antonio de La Gandara, ou encore les œuvres des Nabis et post-Nabis.

Cette exposition « hors les murs » se tient dans le cadre de la rénovation architecturale et muséographique amorcée en 2012 et 2013 par le musée départemental de l’Oise de Beauvais en vue de la faire découvrir à un public nombreux.

Commissariat : Josette Galiègue, Conservateur en Chef au Musée départemental de l’Oise.

Tous les jours 10h-19h (lundi 14h-19h) et les jours fériés.

Palais Lumière
Quai Albert-Besson
74500 Evian

Pour retrouver le communiqué sans mes quelques coupes mais AVEC les documents à télécharger (dépliant, dossier pédagogique) :

http://www.ville-evian.fr/france/DT1206090808/videotheque/Exposition-en-cours.html

Pendant ce temps, chez Guimard…

Depuis trois mois, le Cercle Guimard remet les pendules à l’heure. On trouve ici (salles de vente) ou là (ebay) des objets en vente que les vendeurs ou les spécialistes – parfois en toute bonne foi – déclarent être de Guimard. C’est effectivement parfois trompeur mais parfois un peu énorme, et voici donc de quoi y voir un peu plus clair :

(Et comme je suis webmestre de ce site, je me permettrai une auto-critique : il va falloir revoir la maquette  – un peu étouffante – et le menu de gauche – un peu confus…)

Masculin / Masculin

Je n’ai pas pour habitude de parler de choses légères sur ce blog, mais voici que ce dimanche je me suis rendu à Orsay voir l’exposition sur le nu masculin… occasion pour moi de reprendre une autre habitude, celle de chercher de l’Art nouveau là où ne l’attend pas forcément.

On sait combien l’Art nouveau a mis en valeur la femme, quelle fût habillée ou plus légèrement vêtue, qu’elle s’appelât Sarah Bernhardt ou Loïe Füller. On pourra pour cela, par exemple, se référer au catalogue de l’expo « 1900 » (au Grand Palais, en 2000), avec page 255-256, l’article justement intitulé « L’inflation des images féminines« . Mais qu’en est-il de l’homme ? Jusqu’à présent, je ne m’étais pas vraiment posé la question (mais j’en imagine qui sourient en lisant ça…). Voici que l’expo d’Orsay y répond en partie.

Je me suis intéressé aux œuvres des années 1890 – 1910, sans chercher forcément un style purement Art nouveau, et j’ai donc noté sur mon petit carnet les noms de :
– Georges Desvallières (Les tireurs à l’arc – 1895) ;
– Herni Camille Danger (Fléau – 1901), toile néo-classico-terrifiante ;
– Karl Sterrer (Le Titan – 1910) avec une signature totalement secession ;
– Paul Richer (La poursuite – vers 1900) ;
– Egon Schiele et des autoportraits (Aaaaah Schiele, quelles pures merveilles, quelle dureté, peut-être parmi les plus belles pièces présentées) ;
– Rodin (Balzac – 1894) ;
– Ludwig Von Hoffmann (Garçons se baignant – 1908)
– Georges Minne (Agenouillé à la fontaine – 1898), dont une sculpture similaire m’avait tapé dans l’oeil à Berlin ;
– ce cher Koloman Moser (Le Printemps – vers 1900)
– Kupka ;
– Hodler ;

… La liste n’est pas exhaustive.

Et pour finir, toute dernière toile de l’exposition, L’École de Platon, de Jean Delville. Cette toile immense de 1898 montre un groupe d’hommes assis autour de Platon. Cette toile m’a réellement surpris – sans pour autant me plaire – puisqu’elle regroupe des éléments stylistiques particuliers de l’époque : les corps verts à la Hodler ou la Moser, les paons (mais blancs), les glycines et surtout des visages très Knopfiens. Un coup d’oeil sur le web et je découvre que je connais déjà ce peintre, vu par exemple à l’expo Wagner à la Cité de la Musique.

… Mais là, vous me direz, et alors ? Une conclusion ? Une analyse ?

Je passe sur l’exposition, qui est plus un catalogue – tel que je viens de le faire – qu’une réflexion vraiment intéressante sur la nudité. La question du désir et de la sexualité (homo ou pas, mais les femmes artistes souffraient déjà de l’inégalité, alors on passe…) est un peu trop survolée à mon avis… mais la partie sur l’idéalisation du corps masculin (héroïque…) est intéressante. Bref, ce n’est que mon humble avis. Toujours est-il que l’expo remet un peu de corps musclés – où sont les poils ?? – dans la balance des styles 1900, et qu’elle nous rappelle combien cette période n’était pas uniquement un champ d’expérimentation… les styles pompiers avaient encore de beaux jours devant eux.

Reste qu’il est toujours agréable de voir à quelques dizaines de centimètres un Egon Schiele ou un Koloman Moser. Alors rien que pour ça… tous à Orsay ! (Mais faites-vous inviter…)

Guim’art contemporain

Aujourd’hui, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant, à la Maison d’art Bernard Anthonioz de Nogent… une station Guimard. Une fausse. Version magnet’. Oui oui magnet, à poser sur un frigo… un petit objet grossier, vert foncé, représentant vaguement un édicule à côté d’un couple d’amoureux assis sur un banc.

Je ne serai pas aussi doué que Giulia, la conférencière du lieu, pour expliquer la présence de cet objet sur une sculpture de métal, mais disons que l’artiste questionne (sur la série d’oeuvres en question) le rapport qu’elle avait autrefois avec les statues, voulant y apporter sa « patte » par un sticker, un graffiti… Le mini-édicule voisine donc un univers à la fois enfantin et bourré de clichés parisiens.

Ce n’est qu’en sortant de l’exposition qu’on parla Nachbaur et architecture, en passant devant le 4 rue de l’Abbé Guilleminault. Mais ceci une autre histoire…

Royan 1900, livre de Frédéric Chasseboeuf

J’avais déjà parlé il y a quelques années de l’architecture 1900 de Royan et d’un livre de Frédéric Chasseboeuf intitulé « Les villas de la côte de Beauté« .

Ce même auteur, historien et historien de l’art, vient de faire paraître, aux éditions « Bonne Anse », un nouvel ouvrage sur ce sujet, plus précisément un guide architectural. 140 villas et bâtiments sont décryptés par quartier afin de pouvoir profiter des découvertes lors de promenades à Pontaillac ou dans le Parc ; la ville ayant été presque entièrement détruite en 1945, les constructions d’époque – et donc les parcours – se situent, pour simplifier, au nord et au sud de la ville.

Précis, clair, richement illustré, l’ouvrage est une véritable bible sur ce qu’il reste des constructions réalisées entre la fin du 19ème siècle et les années 30 ; castels, villas, néo-ceci, néo-cela, il reflète parfaitement l’étendue des styles qui ont inspirés les architectes durant ces décennies. La première partie de l’ouvrage (« Les clés pour comprendre ») replace les réalisations dans leur contexte de l’époque, avec en particulier un chapitre très intéressant sur les catalogues de l’époque, qui permettaient à certains architectes de l’époque de pasticher leurs confrères – qui eux-mêmes avaient pu puiser leur inspiration ailleurs. De côté de l’Art nouveau, on notera par exemple le portail de la villa Farniente mais surtout la villa orchidée. Au sujet de cette dernière, l’auteur écrit que l’architecte Auguste Rateau a pu – je cite – « profiter des nouvelles tendances, celles d’un style naissant qui venait de toucher, notamment, les bouche des métro« . Le pauvre Hector Guimard n’a pas son nom de cité, mais surtout la villa s’inspire plus, je pense, d’une part du Castel Béranger pour les ondulations des ferronneries, mais aussi d’autres artistes moins « légers » en ce qui concerne les balcons. Qu’importe, je chipote… Bravo à l’auteur pour ce nouvel ouvrage…

Les vacances d’été sont terminées, mais si vous prévoyez un séjour charentais prochainement, n’oubliez pas le guide !

Quelques mois d’absence…

Il y a dans les semaines passées depuis février, quatre mois de formation en communication qui m’ont éloigné de ce blog… mais qui m’ont sûrement donné envie de lui redonner corps. Je dis ça à chaque billet, tiendrai-je enfin ce semblant de promesse ? Pour satisfaire votre curiosité, je précise que j’ai passé un Master 1 en « Communication des Entreprises et des Institutions » au Celsa. Pour le Master 2, on attendra un peu…

Bref. Depuis février, j’ai fait deux séjours à Istanbul et à Berlin. Je n’ai pas cherché dans ces grandes villes les vestiges de l’Art nouveau et du Jugendstil local, mais j’y ai vu quelques traces, quelques volutes, quelques lignes. Le musée de Berlin (mais lequel me direz-vous…) a même offert quelques jolies pièces sécessionnistes.

Istanbul :

 

Berlin :

 

 

Il faudrait…

… que je vous parle de la conférence que vous n’avez pas vue. Ne dites pas que vous n’étiez pas au courant, je vous avais prévenus dans le billet du 13 novembre. Évidemment, je n’avais pas précisé le thème : je l’ignorais moi-même. « Sans Art nouveau », disais-je ? Oh que non… Pascal Rousseau, donc, dans sa conférence du 14 novembre 2012 au Palais de Tokyo, a parlé de l’abstraction dans un art : la danse. Et c’est (évidemment) Loïe Fuller qui fut mise à l’honneur. Je connaissais de la miss Fuller ses représentations, les films qui montrent ses imitatrices, mais j’ignorais tout de l’origine de l’origine de son art, ou du moins avais-je oublié ce détail qui n’en est pas un, le lien avec l’hypnose.Trois mois plus tard, moi-même sous hypnose peut-être, je me réveille et j’ai un peu oublié (ce qu’il a dit, où sont mes notes)…

Sinon je vous signale que le site du Cercle Guimard a encore changé d’adresse, pour diverses raisons techniques et fonctionnelles : www.lecercleguimard.fr et cette fois c’est pour de bon…

Et puis hier une jolie façade Art nouveau à côté de la gare de Valenciennes, le café hôtel Terminus qui est devenu une agence immobilière. Je n’ai pas fait de photo, j’ai souri derrière la fenêtre du taxi en voyant la police « métropolitain » utilisée pour annoncer l’activité actuelle.

Non, vous voyez, je n’ai pas abandonné l’Art nouveau, il continue de m’accompagner… même au travail, lorsqu’il faut relire une page sur l’architecture locale. Il faudrait en écrire plus d’ailleurs. Trouvez-moi un peu de temps, je suis preneur…

Tiens si vous allez voir l’expo Meyerowitz à la MEP, vous verrez une station Guimard. Hasard d’un moment, l’image n’est pas un hommage à la Brassaï, juste un de ces instants décisifs que le photographe capta si bien dans ces belles couleurs des années 60. Et vous, vous me racontez quoi ?

Guimard, Guimard, Guimard

Il faut bien reconnaître qu’il y a des blogueurs bien plus actifs que moi sur le sujet. Allez donc faire un petit tour sur http://www.hguimard.fr/ si vous voulez avoir un aperçu de la vie contemporaine des créations de notre cher Hector, entre ventes aux enchères, objets exposés dans les musées, ventes d’appartement, etc.

Du côté des articles de fond, Georges Vigne a offert au Cercle Guimard les fruits de ses recherches sur la tombe d’Albert Adès. C’est à lire ici :
http://www.hector-guimard.net/fr/

Et puis, évidemment, ne manquez pas le nouveau « Guimard, L’art nouveau du métro« , qui vient d’être réédité chez « La Vie du Rail ». C’est toujours aussi riche d’informations… et évidemment des nouveautés viennent compléter l’ouvrage, en particulier une superbe photo en double page du Pavillon de Bastille.
Pour en savoir plus, c’est par ici : http://laviedurail.com/0115-2911-Guimard-L-art-nouveau-du-metro.html

 

Attractions : Conférences de Pascal Rousseau

Le mercredi 17 octobre avait lieu au Palais de Tokyo la première des conférences du cycle « Attractions » de Pascal Rousseau. Il revenait ou plutôt allait et venait sur les origines de l’abstraction. Les origines, les prémisses, les balbutiements, la procréation… On est passé de Kupka aux toiles futuristes d’une peintre suédoise vers 1860, de Newton à Mondrian en passant par le spiritisme, la représentation du son, la photographie de la pensée (mais oui…) ou encore trois figures style Sécession (qui m’ont fait divagué un court instant en repensant à Liège). Évidemment l’Art nouveau a été cité en exemple : ses arabesques, ses motifs géométriques, Klimt ou Van de Velde. Évidemment Van de Velde ! Je crois qu’il a montré la pub pour Tropon, mais c’était il y a un mois et je n’ai pas pris de notes… Évidemment j’espérais bien un petit papier peint de notre ami Hector Guimard, mais qu’importe, l’essentiel était là, l’Art nouveau était cité.

L’autre point essentiel, c’est que cette conférence était absolument passionnante. D’abord parce que je suis curieux et que sur le sujet de l’abstraction j’ai presque tout à apprendre. Ensuite parce que Pascal Rousseau est brillant, captivant, un orateur sans le moindre de ces « heu » qui rognent un discours.

Rendez-vous donc demain, mercredi 14 novembre pour la suite. Sans Art nouveau mais avec tant à apprendre.

Pour en savoir plus sur le cycle de conférences :
http://www.palaisdetokyo.com/fr/conference/attractions-0

Douane ! Vos papiers (peints) s’il vous plait

Hop hop hop, Kyôto nous attend ! Eh oui, nous retournons là-bas quinze jours…

Je devais faire un retour sur la conférence de Jérémie Cerman sur le papier peint Art nouveau, conférence liée à la sortie du livre mais vous savez déjà tout ça… mais je n’ai pas eu le temps (vous êtes habitués). Malgré mon mutisme, c’était passionnant, et je laisse la parole à La Tribune de l’Art pour un long long article au sujet du livre :

http://www.latribunedelart.com/le-papier-peint-art-nouveau-creation-production-diffusion-article003861.html

 

Jules et Jim

Allez, encore du cinéma…

Jules et Jim, le célèbre film de François Truffaut, débute en 1912. L’Art nouveau laisse encore quelques traces sur les murs en cette période. Ainsi voit-on une enseigne d’hôtel en céramiques Art nouveau et deux affiches, mais comme j’ai oublié lesquelles, le billet sera définitivement très court.

Le fantôme de la Samaritaine

Hier soir, j’ai eu l’immense honneur de voir en avant-première le film de Léos Carax, Holy Motors. Je ne veux pas dévoiler le film (étonnant !) mais on peut y voir une scène magnifique (MA-GNI-FIQUE) dans la Samaritaine en travaux.

« Ils vont en faire un hôtel« , dit la femme à l’homme. Une simple phrase pour dévoiler aux spectateurs qui l’ignorent qu’il y a eu un avant et qu’il y aura un après, que donc le bâtiment est entre deux états.

Les lignes des rampes d’escalier sont assez longuement montrées et offrent un visage délicat à cet endroit vide et sombre (ben oui c’est la nuit), et l’on aperçoit même (très vite) quelques motifs Art nouveau sur les murs du dernier étage.

… Mais je n’en dis pas plus, d’abord parce que je n’ai pas le temps, ensuite parce que j’ai tout dit.

Expo photo à Gérardmer

Je ne voudrais pas décevoir le maire de Gérardmer, mais je ne promets pas de venir dans les Vosges pour voir leur « été Art nouveau », mes destinations de vacances m’entraînant en d’autres contrées beaucoup beaucoup plus à l’est (puisque je retourne au Japon) et beaucoup plus au sud (puisque Saintes et Agen).

En revanche, cher lecteur, tu es chaleureusement invité à te rendre à la Médiathèque de cette jolie ville en juillet ou août (houhoutte ?) pour y découvrir des photographies de l’Art nouveau à Nancy et Strasbourg… et pour ensuite participer à ce blog en faisant une petite chronique. D’accord ?

À noter dans ce cadre une conférence sur l’Art nouveau le vendredi 27 juillet à 20h…

Voilà, j’ai presque tout dit, et tout le reste est par ici :

http://mediathequegerardmer.hautetfort.com

Sortie du livre « Le papier peint Art nouveau. Création, production, diffusion »

Je l’avais évoqué… Voilà voilà, c’est du concret, il est publié…

Jérémie Cerman
Le Papier peint Art nouveau
Création, production, diffusion

Beaux-Arts, 28 x 24 cm, 304 p., relié
200 illustrations tout en couleur
Prix public : 75 €, parution : mai 2012
ISBN : 978-2-84934-093-6 – Distribution Vilo

Alors voilà le texte du dossier de presse hop hop hop un petit copier-coller :

Depuis son renouvellement en Angleterre, grâce à William Morris et aux créateurs du mouvement Arts and Crafts, jusqu’à l’émergence de l’Art nouveau en Europe continentale, le papier peint fut le lieu de toutes les attentions sur les scènes artistiques européennes. Dans le même temps, les fabricants et les dessinateurs spécialisés qu’ils sollicitaient adoptèrent progressivement une esthétique inspirée par l’Art nouveau, jusqu’à ce que ces motifs constituent une part majoritaire des collections commercialisées à partir de 1900. Grâce à une investigation menée au sein des milliers de modèles générés par l’industrie du papier peint, Jérémie Cerman aborde, dans cet ouvrage, de nombreux aspects du phénomène : l’activité des manufactures, les pratiques des ateliers de dessin industriel, le contexte de mise en vente de ces produits… Il montre notamment comment ces articles bon marché ont contribué à une très large diffusion du goût moderne dans les intérieurs de la Belle Époque : cette nouvelle esthétique est venue agrémenter le quotidien de toutes les catégories sociales. D’un style bien marqué par la modernité ou d’un goût parfois plus consensuel, les papiers peints répondirent dans une certaine mesure aux idéaux sociaux de l’Art nouveau.

Spécialiste du papier peint Art nouveau, Jérémie Cerman a déjà publié des articles sur le
sujet, tant en France qu’à l’étranger (États-Unis, Angleterre, Suède et Suisse). Ce livre fait
suite à sa thèse de doctorat, menée sous la direction du Professeur Éric Darragon à
l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et lauréate en 2010 du Prix Richelieu de la
Chancellerie des universités de Paris.

Jérémie Cerman a également co-dirigé la publication des actes du colloque Visible et Lisible. Confrontations et articulations du texte et de l’image (Nouveau Monde éditions, 2007) et enseigné l’histoire de l’art dans les universités de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de Picardie Jules Verne à Amiens. Il est actuellement pensionnaire à l’Institut national d’histoire de l’art et rejoindra l’Université Paris IV en tant que Maître de conférences en septembre 2012.

Cet ouvrage a été publié avec le concours de l’École doctorale 441 Histoire de l’art (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), de l’espace culturel Les 26 Couleurs (Saint-Fargeau-Ponthierry), du Musée des Arts décoratifs de Paris et du Musée du Papier Peint de Rixheim.

L’ouvrage sera présenté mardi 19 juin et une séance de dédicace est organisée le 3 juillet.

Mardi 19 juin 2012 à partir de 18h :

Présentation de l’ouvrage

Institut national d’histoire de l’art, salle Jullian, 1er étage – 2 rue Vivienne – 75002 Paris

En partenariat avec l’ED 441 Histoire de l’art – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

En présence d’Éric Darragon (Professeur émérite d’histoire de l’art, Université Paris 1
Panthéon-Sorbonne) et d’Alain Bonnet (Maître de conférences HDR en histoire de l’art,
Université de Nantes).

Mardi 3 juillet 2012 de 18h à 20h :

Dédicace à la Librairie du Musée des Arts décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris

Un joli petit tour à Nancy

Ah pour une surprise, ce fut une surprise ! Parce que mon anniversaire approchait, Ch. me fit une surprise, celle de m’emmener quelque part, sans que je sache où. Bon, évidemment, une fois arrivés à la Gare de l’est, l’interrogatoire est arrivé à son terme : le train était direct pour Nancy.

C’était donc la troisième fois que je me rendais à Nancy, le 30 mai dernier, après un week-end en groupe, en septembre 2008, et un aller-retour tout seul, en août 2009, pour voir surtout l’exposition Majorelle…

Au programme côté Art nouveau, la visite de la Villa Jika, toujours aussi merveilleuse… ET des photographies, évidemment :

Le chalet blanc fait grise mine

Dans un article intitulé « Comment sauver la maison d’Hector Guimard » sur un blog du journal Le Monde, la journaliste Pascale Kramer s’inquiète de l’état du la villa Le Chalet blanc (construite par Hector Guimard en 1908) qui se dégrade.

http://sceaux.blog.lemonde.fr/2012/05/29/comment-sauver-la-maison-dhector-guimard/

Embarras de la mairie, inquiétude du Cercle Guimard, problèmes financiers du propriétaire, l’article résume bien la situation et pointe du doigt le nœud du problème pour la sauvegarde de ce type de patrimoine : Comment conjuguer les coûts, les aspects administratifs (classement à l’inventaire, droit de regard de la Mairie) et le droit de propriété privée ?

Mais où étais-je donc passé ?

Bon bon bon, il serait peut-être temps de reprendre un peu les choses en main sur ce blog… Je sais, je le promets régulièrement…

En attendant quelques billets (approfondis ou pas), un petit quizz pour voir s’il y en a encore qui viennent par ici. Où étais-je dimanche vers 17h15 lorsque j’ai pris cette photo ?

 

Bye Bye Blondie

Retour du cinéma, où j’ai vu Bye bye Blondie, de Virginie Despentes, film lesbo-punk-mediatico-rock se passant en partie à Nancy. Alors… De l’Art nouveau dans quelques plans ? Heu… un coin de maison non identifié (voire peut-être pas Art nouveau tellement c’est passé vite) et un pignon qui m’a semblé venir de la Villa Bergeret (là encore c’est passé très vite, et après un dîner italien et un verre de vin l’image s’est déjà un peu troublée dans mes souvenirs…) en tout cas ça sentait le Weissenburger.

Et sinon ?

Sinon… Demain, peut-être, un autre jour, peut-être, vous parlerai-je du mobilier liberty dans Mort à Venise

D…Y

Debussy, Dessay.

Natalie Dessay vient de sortir un disque de mélodies de Debussy. Qui dit musique d’époque 1900 dit pochette vaguement inspirée de Mucha… et évidemment la police Böcklin ! Tant qu’à faire dans le cliché, allons-y franchement…
L’autre fonte, que j’oserai qualifier de « mackintoshienne », nous épargne heureusement une dégoulinade totale. Après une petite recherche, je découvre que c’est Copasetic : (www.dafont.com/fr/copasetic.font). Une police gratuite ? Ben oui…

Tiens à propos de police de caractères je n’ai jamais parlé de « Un Monstre à Paris« …

Fantômes ?

Mes billets, qui me permettent dorénavant, presque à chaque édition, de glisser l’adjectif « sporadique », sont parfois comme des fantômes. Planqués dans les placards, les voici qui, un jour, font surface, comme un drap blanc glissant dans un couloir au milieu des troiles d’araignées en faisant wooouuuhhh et peur aux enfants.*

Tout ça pour en venir à ces quelques photos d’Italie. Quatre ans ont passé depuis mon dernier séjour dans les Pouilles, et les bâtisses Art nouveau du coin étaient toujours en attente d’un petit (ou long) billet pour compléter celui sur Lecce. Bref… C’est vers Nardo, je crois, sur la route qui va vers la mer, qu’on peut apercevoir quelques très belles constructions du début du vingtième siècle. Les styles sont néo-classiques, mauresques, liberty, ou mélangent un peu tout cela… Voici en tout cas des photos des deux plus belles.

 

 

 

 

 

 

Je ne ferai aucun commentaire supplémentaire, mais n’hésitez pas…

Ah si en fait je vais faire un commentaire : la deuxième avait l’air un peu abandonnée, ne me demandez pas si elle l’est toujours.

* On notera au passage l’usage indélicat d’un zeugme. Vous n’êtes pas venus ici pour rien.

Conférence à Blois

Oh ben ça alors !

Comme j’expose actuellement des photos à Blois, un coup d’oeil sur Internet pour savoir si par chance de l’Art nouveau ne s’y cacherait pas. Que découvré-je donc ? Une conférence sur le sujet la semaine prochaine :

http://www.blois.fr/Agenda/1070/4-agenda.htm

La conférence a plus précisément pour thème Alexandre Bigot, fameux céramiste, originaire de Mer, près de Blois.

Je vais donc lever un peu plus la tête en allant à Blois, pour voir où se trouvent des céramiques du maître…