7 rue des Fêtes – 75019

Après la toute petite balade dans le quartier dimanche, je reviens comme prévu sur une des plus intéressantes façades du quartier, située au 7 rue des Fêtes, dans le 19ème arrondissement. Cette petite rue est située entre la rue de Belleville et la place des Fêtes.

Coincée entre deux immeubles contemporains et pas très jolis on remarque d’abord de loin les courbes de la façade, créant une continuité entre les encorbellements et la partie principale de la façade. Mais inutile de s’approcher beaucoup pour voir, ici ou là, les peu nombreuses mais imposantes (et très belles à mon goût) sculptures aux motifs de chardons décorant la façade.

On en retrouve tout d’abord au premier étage à la base des encorbellements :

Il faut ensuite lever la tête – malheureusement on a peu de recul lorsqu’on est face au bâtiment – pour voir les éléments supportant le balcon du quatrième étage :

Et enfin, levons encore un peu plus la tête : des petits éléments décoratifs agrémentent le dessous des lucarnes.
Ce sont également des chardons que l’on retrouve sur les ferronneries. On en retrouve de deux types :

Quant à la porte, est-elle d’origine ?

D’aspect plus récente, elle contient les initiales AB… Pour qui ? Pourquoi ?

Ce ne sont pas les noms de l’entrepreneur ou de l’architecte qui nous fourniront un indice, puisque les inscriptions sur la façade nous informent sur les noms :
– du constructeur : F. Henry
– de l’architecte : H.G. Richter

Je n’ai pas trouvé d’information sur ce H.G. Richter, donc je crains que mon billet ne se termine ici…

Mise à jour du 6 février : lisez le commentaire… et remercions le mateur de nouilles pour ses informations.

2 réflexions au sujet de « 7 rue des Fêtes – 75019 »

  1. Le mateur de nouilles

    Il y a évidemment une réponse à tout. Cet architecte Richter, qui habitait alors 72, rue de Rome (et qui émigra ensuite à Saint-Denis) est plutôt rare à Paris. Effectivement, les initiales AB ne peuvent pas être les siennes, ni celles de l’entrepreneur. Car il s’agit très probablement de celles du propriétaire, qui s’appelait Bignier, et qui habitait 29, rue Fessart. La demande de permis est du 15 février 1907. Cela ne permet sans doute pas d’avancer plus. Mais cela permet au moins d’expliquer ces curieuses initiales qui se rencontrent plus volontiers dans les étages supérieurs, dans un écusson.

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  2. Arnaud

    Pour l’anecdote, j’ai découvert hier que le résident du 4ème étage (avec le balcon) est un ami… Mais à l’époque de ce billet, nous ne nous connaissions pas…
    Bientôt une petite visite !

    Répondre

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