41 rue de Bagnolet – 75020 Paris

41 rue de BagnoletJ’ai habité rue Ligner (une petite rue en U frôlant le Père Lachaise au sud) il n’y a pourtant pas si longtemps : il y a 4 ans. Ne levant pas forcément les yeux à l’époque, sur les constructions un peu anciennes, je n’avais jamais remarqué le bâtiment faisant le coin de la rue de Bagnolet, c’est à dire au 2, rue Ligner41, rue de Bagnolet.

Il faut dire que la rue Ligner est très étroite (et par conséquent le manque de recul dessert l’immeuble de ce côté), et que côté rue de Bagnolet, il n’y a rien qu’une étroite façade éclectique sur deux travées (cf photo ci-contre).

Mais en me promenant, récemment, j’ai remarqué les ferrures de la porte, constituée de fleurs d’arum.

41 rue de Bagnolet

Évidemment, une telle décoration ne pouvait que m’intriguer et je me suis un peu approché, pour découvrir que l’immeuble était signé… Champy ! Champy ? Oui, Champy, l’architecte du 10 rue Belgrand.

Trouvant bien fade la façade de ce 41 rue de Bagnolet, j’ai évidemment tourné dans la rue Ligner, et là, ce fut beaucoup plus intéressant. Car de ce côté, le bâtiment n’est pas du tout symétrique :

Le côté droit (faisant l’angle avec la rue de Bagnolet) n’a qu’une travée de petites fenêtres, tandis que celui de gauche a deux travées dont l’une est constituée de grandes fenêtres partant du sol (et pas alignées sur les autres). Ces deux côtés sont séparées par un renfoncement (y a-t-il un terme pour ça ?) de trois fenêtres. On constate également que les deux derniers étages ne sont pas construits de la même manière, et que deux fenêtres ont un balconnet blanc (en béton ?) :
Mais l’élément le plus amusant de ce côté est sûrement cette petite porte :

Je réalise qu’il manque une photo rendant vraiment compte de l’intégralité de la façade, qu’il aurait fallu prendre de biais étant donné le peu de recul pour admirer la façade. Mais vous ne m’en voudrez pas, n’est-ce pas ?
Il est également noté sur le bâtiment le nom « H.D. de Folleville », nom probable de l’entrepreneur, puisque le propriétaire, d’après « paris en construction » s’appelait Chauvard. Ce même « paris en construction » m’a appris que l’immeuble date de 1911. Or celui de la rue Belgrand date de 1900 : l’artiste se serait donc assagi au fil des ans, ou ces propriétaires là auraient été simplement plus classiques, dans la logique de l’intérêt pour l’Art Nouveau, en déclin à cette époque ?
J’ai en tout cas envie d’aller voir de plus près les autres constructions de cet architecte… Affaire à suivre.

NB. Si vous connaissez un site web avec le vocabulaire de l’architecture (accompagné d’illustration), merci d’avance pour l’info !

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