Conférence à St-Pierre-d’Oléron

Une conférence sur l’Art nouveau, par Alexandre Paléologue, auteur du livre « L’Art nouveau en Poitou-Charentes » (que je croyais avoir chroniqué… tiens tiens tiens…), aura lieu le lundi 9 mars à St-Pierre-d’Oléron :

http://www.utl-marennes-oleron.fr/9-mars-2015-l-art-nouveau-a113790878

http://www.sudouest.fr/2015/03/03/a-la-decouverte-de-l-art-nouveau-dans-la-region-1846840-1584.php

Selon la source, ce sera une conférence sur l’Art nouveau ou bien une conférence sur l’Art nouveau en Poitou-Charentes… Qu’importe…

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De la démesure d’une porte…

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager cette porte… sur une maison « contemporaine » d’un style néo-classico-bidule qui dénote dans mon quartier, au milieu des vieilles maisons japonaises et des constructions modernes en revêtement plastique (appelées « Panasonic houses » par une amie). Le résineux gravé dans le bois grimpe jusque dans le vitrail du dormant…
(C’est donc le bois dormant, comme dirait la Belle…)

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L’Art nouveau, c’est le pied

… Bon désolé, elle est facile… Mais en pleine recherche iconographique pour continuer d’agrémenter ce blog, je viens de tomber sur ça :

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… Ces chaussures ont été dessinées en 2010 par Christopher Leykam, mais ont-elles été fabriquées ?

Sources :

https://www.behance.net/gallery/15605275/Horta-and-Guimard

http://www.spacecoolhunting.eu/en/parsepage.php?tpl=tpl_news_detail&sqlpam1=6192

 

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Susan Sontag, Le Style « Camp »

Nelly Kapriélan, dans son livre «Le Manteau de Greta Garbo», cite un passage du livre de Susan Sontag, Le Style « Camp ».  A l’heure où j’étais en train de faire quelques menus travaux techniques et graphiques sur ce blog, voilà qui tombait à pic :

Dans le domaine de la personnalité, le « Camp » affirme un goût notoire pour ce qui est à l’évidence affaibli ou fortement exagéré. L’androgyne est sans aucun doute une des figures dominantes de l’imagerie d’une sensibilité « camp ». Exemples : les sveltes, sinueuses, évanescentes silhouettes des peintures ou de la poésie préraphaélite ; les corps minces, graciles, asexués des estampes et des affiches « Modern’Style », ou en incrustations sur des lampes et des cendriers ; le mystère de l’androgyne dans la parfait beauté d’une Greta Garbo. Le goût « camp » rejoint ici une prédilection générale, qui est évidente bien que rarement admise : l’attirance sexuelle dans ses modes les plus raffinés (et les plaisirs non moins raffinés) se fonde sur des caractéristiques contradictoires à la norme de chaque sexe. C’est une certaine touche de féminité qui semble parfaire la beauté des hommes virils, une nuance de virilité qui accomplit la beauté des femmes…

… Je vous ai mis le passage entier, mais j’aurais pu m’arrêter à « Garbo »…

Si (en poussant un peu le bouchon et en osant quelques clichés sexisto-pigeonnants.) les visages préraphaélites peuvent être considérés comme un peu masculins (mâchoires carrées…) chez Waterhouse ou Rossetti (sans oublier Fernand Khnopff, mais ça va lancer le débat sur qui est / qui n’est pas préraphaélite), en revanche je cherche l’androgynie et les silhouettes sveltes et évanescentes chez les peintres préraphaélites… globalement en vain…

Et surtout c’est amusant comme je n’ai pas cette image-là en tête dans l’Art nouveau, et que pour moi, la représentation de la femme y est très sexuée. Un de mes premiers billets, sur l’absinthe, abordait cet aspect… En essayant de me souvenir un peu, il est vrai que les visages féminins sur les façades de Liège ou de Prague peuvent avoir des traits masculins… et que Sarah Bernhard en Lorenzaccio sur l’affiche de Mucha va dans le sens de la réflexion de Sontag mais c’est un peu facile… Me voilà alors cherchant sur Internet une réponse objective… plutôt du côté du Jugendstil et du sezessionstil… et… je me dis qu’on n’a pas du voir les mêmes cendriers…

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News from nowhere

Voilà qui tombe bien mal ! Car a lieu jusqu’au 19 octobre la rencontre entre William Morris (dont j’ai oublié de vous parler récemment lorsque son nom a été évoqué par José Levy lors d’une présentation de son travail) et la Maison d’art Bernard Anthonioz, lieu d’art contemporain de Nogent-sur-Marne que j’aimais fréquenter avant d’habiter au Japon.

Je vous laisse y aller pour moi ! :-)

Plus de précisions dans le communiqué officiel :

William Morris, figure du mouvement Arts and Crafts réalisait le mobilier des maisons qu’il habitait, comme à Kelmscott Manor, villégiature du Gloucestershire qui donna son nom à sa maison d’édition. Il y publia en 1890, News from Nowhere (or an Epoch of Rest), nouvelle d’anticipation projetant une société idéale au début du XXIème siècle.
Pour l’exposition éponyme, Xavier Antin rapproche le bâtiment de la MABA de Kelmscott Manor et de l’histoire de ce polymathe anglais, à la fois fabricant de textiles et d’ameublement, artiste, écrivain, éditeur, personnage politique et proto-penseur d’une utopie sociale du design. Poursuivant son exploration de la réappropriation des moyens de production, Xavier Antin transforme l’espace d’exposition de la Maison d’Art Bernard Anthonioz en atelier de production et invite Will Holder, designer, artiste et éditeur anglais à écrire un nouveau chapitre de The Middle of Nowhere, adaptation de l’oeuvre originale de Morris à l’orée du XXIIème siècle.

Maison d’art Bernard Anthonioz
16 rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne
Ouvert au public, tous les jours de 12h à 18h, sauf les mardis et les jours fériés. Entrée libre.
http://maba.fnagp.fr/infos-pratiques/

 

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Du Guimard à Kyoto ?

Quelle ne fut pas ma surprise, récemment, nuit tombée, d’apercevoir furtivement – nous roulions en scooter – de blanches lignes bien familières. Je suis retourné sur les lieux le lendemain matin et voilà… finalement, ce cher Hector aura semé son élégance jusqu’au Japon !

Ce qui donne d’un peu plus près :

Incroyable, n’est-ce-pas ? Comme j’étais pressé je n’ai pas fait le tour du bâtiment lors de ce premier arrêt le matin, mais ma curiosité m’a bien sûr poussé à un arrêt dans l’autre sens… pour découvrir l’autre façade qui était du même acabit.

M’aborda alors une femme (on l’aperçoit vêtue de rose sur la photo, en bas à droite) qui parlait un français hésitant mais correct. Comme tous les Japonais à cette période de l’année, elle commença en me disant qu’il faisait chaud. Elle me demanda surtout ce que j’étais en train de faire, et me voilà expliquant, avec le vocabulaire le plus simple possible, qui était Guimard, allons allons Madame ce brave Hector… le métro !

Bref… Avant de me montrer une vidéo sur les témoins de Jéhovah, elle m’expliqua que c’était autrefois un hôtel… L’Hôtel Rivage, si l’on en croit ce qui est écrit sur la façade sud. Il me faudrait trouver de vieilles photos pour en savoir plus, car on peut imaginer que les balcons datent d’avant la construction de ce bâtiment des années 80.

… Mais peut-être pas. Car après avoir envoyé cette découverte à mes camarades du Cercle Guimard, le grand spécialiste de la fonte guimardienne m’a répondu que ce modèle… n’existait pas ! Guimard n’a jamais dessiné ce motif précis : c’est une réinterprétation d’un modèle de balcon (le grand modèle GB, pour être précis). Évidemment, il reste d’autres questions, qui, du rez-de-chaussée, restent sans réponse : est-ce de la fonte ? A suivre…

 

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Japansch Zaky

Cher lecteur, tu apprendras peut-être par ce petit billet que j’habite à présent à Kyoto… et pour fêter ça, on ouvre une bouteille !

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Exposition « Papier peint et Art nouveau »

Ah ! Je redonne enfin un peu de vie à ce pauvre blog (que certains qualifieraient facilement, voire à juste titre,  de moribond), pour annoncer l’exposition « Papier peint et Art nouveau » qui aura lieu du 26 avril 2014 au 17 mai 2015 au musée de Papier Peint de Rixheim (ville du Haut-Rhin, située dans l’agglomération de Mulhouse).

Dans l’histoire du papier peint, le mouvement Art nouveau a tenu une place importante autour de 1900. Objet de consommation, le papier peint, par l’intermédiaire de ses manufacturiers et de ses dessinateurs, va intégrer l’esthétique Art nouveau dans ses créations, la faisant pénétrer à la fin du 19ème siècle dans tous les intérieurs, les plus riches comme les plus modestes. Cet élément de modernité à la portée de tous se maintiendra au-delà du phénomène de mode dans la décoration jusqu’à la Première Guerre mondiale et aux premières prémices de l’Art Déco. À travers les riches collections du Musée, l’exposition s’intéressera à ce phénomène rare qui voit un style rencontrer tous les publics en étudiant, pour le domaine du papier peint, aussi bien les processus de création et de fabrication, que les pratiques de diffusion et d’utilisation.

Le commissariat scientifique est assuré par Jérémie Cerman, auteur d’un livre magnifique sur ce sujet.

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Livre « L’Art nouveau en Poitou-Charentes »

Vous connaissiez peut-être le site sur l’Art nouveau en Poitou-Charentes, voici le livre !

La Direction Régionale des Affaires Culturelles et les Villes et Pays d’art et d’histoire de Poitou-Charentes ont en effet lancé récemment une nouvelle collection : « Laissez-vous conter le Poitou-Charentes ». La première publication est consacrée à l’Art Nouveau.

Voir le carton de présentation (pdf ; 1,3 Mo)

Il est toujours bon de voir paraître des livres portant un regard un peu différent sur des sujets à la bibliographie déjà relativement imposante. Pour l’Art nouveau, la liste des ouvrages spécialisés (généralistes, monographies…) est suffisamment complète pour remplir une étagère de votre bibliothèque, n’est-ce-pas ? Voici donc un oeil posé sur les architectes locaux, n’ayant laissé nulle trace dans les livres, les cours d’histoire de l’architecture ou les mémoires, architectes qu’on imagine avoir feuilleté avec grand intérêt les catalogues de leur époque, rêvant d’un riche industriel leur commandant une résidence secondaire. Bref…

L’ouvrage est très complet, allant au-delà de l’architecture avec par exemple la production de papier à Angoulême ou les collections des musées. Les principales constructions sont ici référencées, mais bien évidemment honneur est fait aux petits détails voire aux éléments de fabrication (très) industrielle qui distillèrent (vocabulaire pas uniquement cognaçais) l’Art nouveau sur nombre de façades voire de façadounettes tristounettes.

L’ouvrage est tellement complet que j’ai pour l’instant lu uniquement quelques pages… en particulier celles concernant les constructions dont j’ai déjà parlé ici. Le livre offre en effet moultes informations complémentaires et autres précisions affinées par un vocabulaire de spécialistes. (D’ailleurs ce blog, oui oui ce blog là que vous lisez là maintenant, a l’honneur d’être cité dans la webographie… flatté me voici !)

J’ai surtout feuilleté les 168 pages à la recherche de quelques surprises visuelles – car il y a beaucoup de photos ! Notons par exemple la villa La Brise à La Rochelle, véritable hymne aux champignons, la villa Les Iris à Niort ou un portail à Champdeniers très tournicotesque…

En tout cas, voilà un ouvrage à offrir ou à vous faire offrir à Noël !

NB. Un tout petit reproche sur la maquette, un peu difficile à lire. Un double colonnage et une gouttière centrale plus large auraient rendu la lecture plus agréable. À corriger pour le prochain ?

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Aubrey Beardsley en couv’

Ceux qui me lisent depuis le début se souviennent peut-être de mon amour pour Aubrey Beardsley. En vitrine d’une librairie, il y a quelques jours, un ouvrage « exhibait » un dessin du maître…

Voici donc que sur ce blog prude on dévoile une érection ? Quel scandale ! Mais… pas une seule ?! TROIS !

Allons allons on reprend ses esprits… L’illustration se nomme « The Lacedaemoniam ambassadors » et provient d’une édition de Lysistrata (d’Aristophane) de 1896.

… Quant au livre en question, il est édité aux éditions La Musardine.

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Foulard Guimard

… Merci pour la rime.

C’est en me rendant au musée Adrien Dubouché de Limoges que j’ai découvert que Guimard avait inspiré un très joli carré de soie. J’ai au départ trouvé que cela ressemblait de loin à du Guimard, et puis en y réfléchissant – tilt ! – j’ai pensé aux motifs qu’on voit à Orsay (l’étiquette M’O) m’avait quand même donné un indice.

Et en effet :

http://www.boutiquesdemusees.fr/fr/mode/carre-guimard/5501.html

Pour la modique (hum…) somme de 125 euros, vous pouvez faire plaisir à n’importe qui – j’entends par là homme ou femme-, le résultat étant assez neutre.

NB. J’ai d’autres choses à dire sur ce musée… ne vous inquiétez pas, je ne suis pas qu’une fashionista

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Exposition « L’idéal Art nouveau » à Evian

Et voici que (presque sans vergogne) je copie-colle en partie le communiqué du site web de la Ville d’Évian afin que vous ne manquiez pas cette information et que je vous la fournisse précise (l’information) :

Affiche exposition Art nouveau à EvianLe Palais Lumière présente jusqu’au 12 janvier 2014 l’un des fonds exceptionnel du musée départemental de l’Oise de Beauvais : la collection d’Art nouveau.

Le parcours de l’exposition s’articule autour de deux chefs-d’œuvre : le mobilier de la salle à manger de l’architecte-décorateur belge Gustave Serrurier-Bovy et du français Henry Bellery-Desfontaines. Un ensemble exceptionnel qui sera remonté dans sa configuration d’origine quasi complète au Palais Lumière.

Pour la première fois, le public pourra découvrir l’extravagante cheminée du céramiste Emile Müller, Les Flammes jamais exposée, ainsi que les trois panneaux en céramique japonisants de Théodore Deck.

Céramique mais également peinture se déploient dans tout le parcours : toiles et pastels symbolistes (Alphonse Osbert, Edgard Maxence…), les portraits de la Belle Epoque d’Antonio de La Gandara, ou encore les œuvres des Nabis et post-Nabis.

Cette exposition « hors les murs » se tient dans le cadre de la rénovation architecturale et muséographique amorcée en 2012 et 2013 par le musée départemental de l’Oise de Beauvais en vue de la faire découvrir à un public nombreux.

Commissariat : Josette Galiègue, Conservateur en Chef au Musée départemental de l’Oise.

Tous les jours 10h-19h (lundi 14h-19h) et les jours fériés.

Palais Lumière
Quai Albert-Besson
74500 Evian

Pour retrouver le communiqué sans mes quelques coupes mais AVEC les documents à télécharger (dépliant, dossier pédagogique) :

http://www.ville-evian.fr/france/DT1206090808/videotheque/Exposition-en-cours.html

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Pendant ce temps, chez Guimard…

Depuis trois mois, le Cercle Guimard remet les pendules à l’heure. On trouve ici (salles de vente) ou là (ebay) des objets en vente que les vendeurs ou les spécialistes – parfois en toute bonne foi – déclarent être de Guimard. C’est effectivement parfois trompeur mais parfois un peu énorme, et voici donc de quoi y voir un peu plus clair :

(Et comme je suis webmestre de ce site, je me permettrai une auto-critique : il va falloir revoir la maquette  – un peu étouffante – et le menu de gauche – un peu confus…)

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